
kankou
La vague et le nuage
Je suis la vague sur la mer houleuse,
Me brisant par instinct sacrificiel,
Avec l’élan d’éternelle amoureuse
Contre l’étoc à l’attrait démentiel.
Et toi, nuage, là-haut dans le ciel,
Viens sous les traits de bruine vaporeuse
Te noyer dans mon remous torrentiel.
Je suis la vague sur la mer houleuse,
T’accueille en mes bras de muse enjôleuse,
Mon bel amant, nutriment substantiel,
Puis me jette sur la crique sableuse,
Me brisant par instinct sacrificiel.
Comme un rite entre nous, confidentiel,
Nos eaux se mêlent en onde sinueuse
Obéissant au rite existentiel
Avec l’élan d’éternelle amoureuse.
Et puis, par une journée chaleureuse,
Tu t’en retourneras, perles au ciel.
Alors me jetterai, seule et pleureuse
Contre l’étoc à l’attrait démentiel.
C’est ainsi que de l’alliance orageuse
Entre vague et nuage naît l’arc-en-ciel
Flottant au soleil, écharpe soyeuse,
Messager de notre amour séquentiel.
Je suis la vague…
par Amarante
huarsy
Poèmes Voeux de Joyeux Noël
Voici un beau poème pour le jour et la fête de Noël
Je veux vous rappeler combien cette nuit est belle
Mes voeux et pensées sont pour vous ma famille
Pour vous aussi une tendre poésie mes chers amis
Plus que des cadeaux je vous souhaite le bonheur
Je veux que le Père Noël pense à vous à toute heure
Que ce réveillon de Noël soit pour vous une buche de miel
Que cette tendre nuit soit une promesse de vie éternelle
Voici un beau poème pour le jour et la fête de Noël
Je veux vous rappeler combien cette nuit est belle
Mes voeux et pensées sont pour vous ma famille
Pour vous aussi une tendre poésie mes chers amis
Je vous aime....
Mon cadeau de poésie: ce beau poème pour le jour et la fête de Noël -
Merci pour vos jolis poèmes - :na:.............:bisous:
huarsy
De peur que je n'apprenne à te connaître trop facilement,
tu joues avec moi.
Tu m'éblouis de tes éclats de rire pour cacher tes larmes.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne dis le mot que tu voudrais dire.
De peur que je ne t'apprécie pas, tu m'échappes de cent façons.
De peur que je te confonde avec la foule, tu te tiens seule à part.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne prends le chemin que tu voudrais prendre.
Tu demandes plus que les autres, c'est pourquoi tu es silencieuse.
Avec une folâtre insouciance, tu évites mes dons.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne prends ce que tu voudrais prendre.
(Le Jardinier d'amour, XXXV)
Rabindranath Tagore
Merci @Frimousse pour ta fidélité - tes poésies m'enchantent - :bisous:
huarsy
Mon beau sapin
Mon beau sapin,
Roi des forêt
Que j'aime ta verdure!
Quand, par l'hiver,
Bois et guérets
Sont dépouillés
De leurs attraits,
Mon beau sapin,
Roi des forêts,
Tu gardes ta parure.
Toi que Noël
Planta chez nous
Au saint anniversaire!
Joli sapin,
Comme ils sont doux
Et tes bonbons
Et tes joujoux!
Toi que Noël
Planta chez nous
Tout brillant de lumière.
Mon beau sapin,
Tes verts sommets
Et leur fidèle ombrage,
De la foi qui
Ne ment jamais,
De la constance
Et de la paix,
Mon beau sapin,
Tes verts sommets
M'offrent la douce image.
Merci pour vos participations - j' aime la lecture de ces poèmes inconnus -
huarsy
Merci pour vos participations -
Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)
L'attente
Quand je ne te vois pas, le temps m'accable, et l'heure
A je ne sais quel poids impossible à porter :
Je sens languir mon coeur, qui cherche à me quitter ;
Et ma tête se penche, et je souffre et je pleure.
Quand ta voix saisissante atteint mon souvenir,
Je tressaille, j'écoute... et j'espère immobile ;
Et l'on dirait que Dieu touche un roseau débile ;
Et moi, tout moi répond : Dieu ! faites-le venir !
Quand sur tes traits charmants j'arrête ma pensée,
Tous mes traits sont empreints de crainte et de bonheur ;
J'ai froid dans mes cheveux ; ma vie est oppressée,
Et ton nom, tout à coup, s'échappe de mon coeur.
Quand c'est toi-même, enfin ! quand j'ai cessé d'attendre,
Tremblante, je me sauve en te tendant les bras ;
Je n'ose te parler, et j'ai peur de t'entendre ;
Mais tu cherches mon âme, et toi seul l'obtiendras !
Suis-je une soeur tardive à tes voeux accordée ?
Es-tu l'ombre promise à mes timides pas ?
Mais je me sens frémir. Moi, ta soeur ! quelle idée !
Toi, mon frère ! ... ô terreur ! Dis que tu ne l'es pas !
huarsy
Attendre des nouvelles les jours de Fêtes, d'Anniversaire.
Attendre que tu viennes pour me couvrir de tes pensées.
Savoir tes occupations plus précieuses, tes heures, tes minutes
T'encombrer ta vie plus que moi !
Savoir ton esprit ailleurs pour ceux qui m'importe peu.
Quitter un seul instant cette course effrénée vers des égarements d'un seul instant.
Quitter pour moi, égoïste que je suis, ces moments exaltants qui te font courir.
Ne vois-tu pas que je suis seul à t'attendre ?.
Ne vois-tu pas que je suis triste de ne pas t'entendre ?.
VB
Ce poème n'est pas adressé aux personnes qui ont la délicatesse de dire "merci" - "bonjour" - "coucou" -
Il est écrit pour tout le monde - les ami(e)s qui nous oublient - je pense principalement aux grand'parents qui attendent des nouvelles de leurs petits-enfants à d'autres périodes que les Fêtes de Fin d'Années pour recevoir une enveloppe - un cadeau et certainement des plus gros possibles !
kankou
Les yeux
On dit... Que les yeux bleus
Sont des yeux d amoureux.
Que les yeux verts
Sont des yeux de vipère.
On dit... Que les yeux marrons
Sont des yeux de cochon.
Que les yeux gris
Sont des yeux de souris.
Bleus, verts, marrons, gris
Qu'importe... S'ils sourient.
Les yeux sont le reflet de nous-mêmes,
Ils expriment notre haine ou notre amour.
Ils sont beaux lorsque lon aime,
Et souvent tristes à la fin du jour.
Mes yeux à moi, ils sont bleus, gris.
Suivant mon humeur, ils varient.
Trahissant pour ceux qui me connaissent,
Mes intimes pensées... de joie... ou de tristesse.
Mais quand mon regard croise le tien
Si tu savais comme je me sens bien.
J'aime tes yeux, tes yeux si bleus.
Parfois, ils sont eux-mêmes
L'un pour l'autre... un peu amoureux.
Ils se regardent et se disent je t'aime.
Comme j'aimerais pouvoir tant dire autant,
Même si avec regret, je ne suis pas ton amant.
Ce que mes yeux tendrement dans les tiens ne cessent,
Par d'infinis regards, encore plus doux que des caresses
De te dire et de souhaiter au plus profond deux.
Ce n'est pas moi, qui ose dire cela, mais mes yeux.
Oui mes yeux, peut-être aussi... tes yeux ?
Nos yeux, qui hésitent à savouer qu'ils sont amoureux.
On dit... Que les yeux gris
Sont des yeux de souris.
Que les yeux marrons
Sont des yeux de cochon.
On dit... Que les yeux verts
Sont des yeux de vipère.
Que les yeux bleus
Sont des yeux d amoureux.
Gris, marrons, verts, bleus
Qu'importe... Sils sont heureux.
Et mes yeux dans tes yeux, je suis heureux.
Mais sois tranquille, ils ne parlent qu'entre eux.
Ils ne diront mots à qui que se soit, ni par défi, ni par jeu.
Non à personne, de ce doux sentiment... qu'il y a entre eux...
Noël Vernois
huarsy
@Coollatitude - merci -
Je m'évertue depuis un an
Dans ce monde quintonicien
Chaque jour, chaque heure
Pour chacune, chacun ait son petit mot de bonheur
J'aimerais tellement que nous ayons un autre œil sur l'autre
Ce mal être se transforme en total bonheur !
S'évertuer à passer ces messages d'Amour
Jamais, je ne me lasserai au détriment de ce cœur
Qui a oublié de battre un jour, des jours pour ne pas
Avoir été comprise. Hier, aujourd'hui et demain !
Bonne :dort:
huarsy
Portrait de l’autre
L’Autre :
Celui d’en face, ou d’à côté,
Qui parle une autre langue
Qui a une autre couleur,
Et même une autre odeur
Si on cherche bien …
L’Autre :
Celui qui ne porte pas l’uniforme
Des bien-élevés,
Ni les idées
Des bien-pensants,
Qui n’a pas peur d’avouer
Qu’il a peur …
L’Autre :
Celui à qui tu ne donnerais pas trois sous
Des-fois-qu’il-irait-les-boire,
Celui qui ne lit pas les mêmes bibles,
Qui n’apprend pas les mêmes refrains …
L’Autre :
N’est pas nécessairement menteur, hypocrite,
vaniteux, égoïste, ambitieux, jaloux, lâche,
cynique, grossier, sale, cruel…
Puisque, pour Lui, l’AUTRE …
C’est Toi
Robert Gélis ("Poèmes à tu et à toi")
@Frimouse - bonsoir l'"artiste" - :bisous:
huarsy
Si je vous dis : j'ai tout abandonné
C'est qu'elle n'est pas celle de mon corps,
Je ne m'en suis jamais vanté,
Ce n'est pas vrai
Et la brume de fond où je me meus
Ne sait jamais si j'ai passé.
L'éventail de sa bouche, le reflet de ses yeux,
Je suis le seul à en parler,
je suis le seul qui soit concerné
Par ce miroir si nul où l'air circule à travers moi
Et l'air a un visage aimant, ton visage,
A toi qui n'as pas de nom et que les autres ignorent,
La mer te dit : sur moi, le ciel te dit : sur moi,
Les astres te devinent, les nuages t'imaginent
Et le sang de la générosité
Te porte avec délices.
Je chante la grande joie de te chanter,
La grande joie de t'avoir ou de ne pas t'avoir,
La candeur de t'attendre, l'innocence de te connaitre,
O toi qui supprimes l'oubli, l'espoir et l'ignorance,
Qui supprimes l'absence et qui me mets au monde,
Je chante pour chanter, je t'aime pour chanter
Le mystère où l'amour me crée et se délivre.
Tu es pure, tu es encore plus pure que moi-même.
[ Celle de toujours, toute ]
Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
@Kankou - il ne neige plus dans le Nord - c'est beau pourtant la neige mais peu pratique !
@Frimousse - beau poème pour penser aux enfants que le Père Noël ne doit pas oublier !
kankou
Il a neigé
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que le chaton croit rêver.
C'est à peine s'il ose
Marcher.
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que les choses
Semblent avoir changé.
Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
A cette blancheur où se posent,
Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés.
Maurice Carême
huarsy
Tu es plus belle que le ciel et la mer
Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut partir
Le monde est plein de nègres et de négresses
Des femmes des hommes des hommes des femmes
Regarde les beaux magasins
Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
Et toutes les belles marchandises
II y a l’air il y a le vent
Les montagnes l’eau le ciel la terre
Les enfants les animaux
Les plantes et le charbon de terre
Apprends à vendre à acheter à revendre
Donne prends donne prends
Quand tu aimes il faut savoir
Chanter courir manger boire
Siffler
Et apprendre à travailler
Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t’en
Je prends mon bain et je regarde
Je vois la bouche que je connais
La main la jambe l’œil
Je prends mon bain et je regarde
Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t’aime
Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924
J'ai été étonnée d'en voir tant en rentrant........de neige @Frimousse !
kankou
Un marché de noël
Bougies parfumées
Odeurs du marché
Au santal ou au miel
Au nougat ou caramel
NOËL arrive,il vient
Senteur des marrons
Tout chauds,tout bons
Le stress revient
Les lumières clignotent
NOËL sourit tout blanc
Le froid se sent
Les jouets dans la hotte
Tout n'est qu'un éternel
Recommencement
PRESDETOI (internaute )
huarsy
Faire chanter
Le verbe,
Lui donner
Sa verve
En écho
Aux adjectifs
Qualificatifs,
En phrases
Savourées
A l'oreille
Attentive
Aux sons
Qu'ils produisent.
SI FA SI LA jouer
Les mots
Dans tout
L'essence
S'inventent
Des RES, buent
En petites touches
Qui font valser,
Tanguer
D'éMOtion,
A l'uni son,
Les coeurs
Epris
Du beau,
Du triste,
Qui lisent
Les notes
Noires qui
S'accrochent
A notre Terre
Qui n'est pas ronde
Et qui crient
Des plumes et moi.
Inconnu -
@Baiedhalong - enchantée de te voir sur le forum de Lille - merci -
@Frimousse - merci la tendresse, un doux sentiment !
@Laviecontinue - tu écris joliment bien....continue pour notre plaisir de te lire - merci
Bonne :dort:
huarsy
C'est pas gai tout cela ! - merci à vous - bon dimanche -
Gérard de NERVAL (1808-1855)
Gaieté
Petit piqueton de Mareuil,
Plus clairet qu'un vin d'Argenteuil,
Que ta saveur est souveraine !
Les Romains ne t'ont pas compris
Lorsqu'habitant l'ancien Paris
Ils te préféraient le Surène.
Ta liqueur rose, ô joli vin !
Semble faite du sang divin
De quelque nymphe bocagère ;
Tu perles au bord désiré
D'un verre à côtes, coloré
Par les teintes de la fougère.
Tu me guéris pendant l'été
De la soif qu'un vin plus vanté
M'avait laissé depuis la veille ;
Ton goût suret, mais doux aussi,
Happant mon palais épaissi,
Me rafraîchit quand je m'éveille.
Eh quoi ! si gai dès le matin,
Je foule d'un pied incertain
Le sentier où verdit ton pampre !...
- Et je n'ai pas de Richelet
Pour finir ce docte couplet...
Et trouver une rime en ampre.
