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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

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huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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huarsy

21 octobre 2013 19:54

"La foule" d'Edith Piaf -
Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...

@Missramber - on n'est jamais trop gentille !
Bonne :dort: - :bisous:

















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huarsy

20 octobre 2013 19:25


Brise marine

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Stéphane Mallarmé


Merci @MIssramber d'avoir pris le temps de remonter ce post - tu es vraiment très gentille -

@Frimousse me manque pour TOUT !

Bonne :dort: :bisous:

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huarsy

7 octobre 2013 17:54

C'est à vous que je parle, homme des antipodes,
je parle d'homme à homme
avec le peu en moi qui demeure de l'homme,
avec le peu de voix qui me reste au gosier ;
mon sang est sur les routes, puisse-t-il, puisse-t-il
ne pas crier vengeance...
Un jour viendra, c'est sûr, de la soif apaisée,
nous serons au-delà du souvenir, la mort
aura parachevé les travaux de la haine,
je serai un bouquet d'orties sous vos pieds ;
alors, eh bien, sachez que j'avais un visage
comme vous, une bouche qui priait comme vous.
Quand une poussière entrait, ou bien un songe,
dans l'oeil, cet oeil pleurait un peu de sel.
Et quand
une épine mauvaise égratignait ma peau
il y coulait un sang aussi rouge que le vôtre.
Certes, tout comme vous j'étais cruel, j'avais
soif de tendresse de puissance,
d'or, de plaisir et de douleur.
Tout comme vous j'étais méchant et angoissé,
solide dans la paix, ivre dans la victoire
et titubant, hagard, à l'heure de l'échec ...
Et pourtant, non.
Je n'étais pas un homme comme vous.
Vous n'êtes pas nés sur les routes,
personne n'a jeté à l'égout vos petits
comme des chats encore sans yeux,
vous n'avez pas erré de cité en cité,
traqué par les polices,
vous n'avez pas connu les désastres, à l'aube
les wagons à bestiaux,
et le sanglot amer de l'humiliation,
accusé d'un délit que vous n'avez pas fait,
du crime d'exister,
changeant de nom et de visage
pour ne pas emporter un nom qu'on a hué,
un visage qui avait servi à tout le monde
de crachoir !
Un jour viendra sans doute, où ce poème lu
se trouvera devant vos yeux.
Il ne demande rien ! Oubliez-le, oubliez-le !
Ce n'est qu'un cri, qu'on ne peut pas mettre dans un poème
parfait : avais-je le temps de le finir ?
Mais quand vous foulerez ce bouquet d'orties
qui avait été moi, dans un autre siècle,
en une histoire qui vous semblera périmée,
souvenez-vous seulement que j'étais innocent
et que, tout comme vous, mortels de ce jour-là,
j'avais eu, moi aussi, un visage marqué
par la colère, par la pitié et la joie,
un visage d'homme, tout simplement.

Benjamin Fondane

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huarsy

3 octobre 2013 17:17

Le poème aux poireaux
Message Lary456 le Mer 27 Fév 2013 - 20:31

Le poème aux Poireaux

La hache des licteurs et les faisceaux romains
Formaient les armoiries de notre République
Inspirées comme on sait de la coutume antique
Du temps où l’on clamait l’Etat seul souverain.

A présent tout cela n’est plus qu’ornements vains
Quand même la prison va fermer sa boutique,
Laissant le Criminel plein d’égards juridiques
Libre de tuer, voler sans risque ses voisins.

Lors ayant dépouillé ces symboles vieillots
Que reste-t-il encore qu’on puisse proposer
Qui soit de notre France une image ajustée ?

-« Que n’allez-vous, très cher, opter pour les poireaux ? »
Me dit un moine un jour que j’avais consulté.
Et de fait de poireaux qui pourrait s’indigner ?

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huarsy

25 septembre 2013 21:59

la jalousie

qu'est ce que la jalousie?
est ce une preuve d'amour?
de l'égoïsme?
un manque de confiance en soi?
de la protection?
une question qui hélas reste sans réponse
car personne ne peut donner la même...
mais je plains tous ces ^ztres jaloux
qui se gâchent la vie avec des doutes
qui se torturent l'esprit
a imaginer le pire...
et dans tout ça,le jaloux oublie l'essentiel,
dire a sa moitié qu elle est aimée...
Anonyme

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huarsy

21 septembre 2013 19:58

L'amour maternel. Recueil : Poèmes et sonnets (1867)
Il est un amour saint comme l'amour d'un ange,
Un amour dont le ciel ne peut être jaloux,
Et qui change à son gré, par un miracle étrange,
Les louves en brebis et les brebis en loups.
Il donne tout sans rien demander en échange,
Il nous berce du cœur, enfant, sur ses genoux ;
C'est l'amour maternel, amour pur, sans mélange,
Un autre ange gardien que Dieu mit près de nous.
Les fils sont oublieux : quand la vie est amère,
Qu'ils viennent se jeter dans les bras de leur mère,
Des liens de son cœur rien ne brise les nœuds ;
Elle ne craint la mort que pour ces fils qu'elle aime,
Elle sait qu'on survit ;
la mort pour elle-même
N'est qu'un prolongement de l'existence en eux.
Delphis de La Cour.

Bonne soirée aux lecteurs et poètes -

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huarsy

20 septembre 2013 21:59

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaitre de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chaire martyrisée

La fin, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est dans mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leur nuit ma nuit se fonde

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaitre de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Amour et bonheur d'autres sortes
Il tremble l'hiver et l'été
Toujours la main dans une porte
Le coeur comme une feuille morte
Et les lèvres ensanglantées

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaitre de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison (2 fois)

Aimer à perdre la raison pour mon cher et tendre époux -

Merci @Septentrion pour tes participations -

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huarsy

19 septembre 2013 14:55

Merci de nous faire vivre en poésie -
Y a dans mon dictionnaire usé
La définition du baiser
Ceux qui ont écrit ça me font de la peine
Braves gens je vais vous dire la mienne
Car un baiser c'est du fuego
C'est pas de la bave d'escargot
Et les vieux schnoks de l'académie
Devaient encore être endormis

Y a le baiser le baiser fourbu et flapi
La langue qui traîne jusqu'à terre
Comme un spaghetti ramolli
Le baiser qui fait courir tout Paris
Le baiser saignant et garni
Avec un steack-frites une serviette
Et le service est compris
Y a aussi le baiser tirelire qui est certainement le plus rigolo
Accroupis la langue dehors les narines pincées et les miches dans l'eau

Y a le baiser russe inconnu chez les aristos
La langue repliée en faucille
Et l'autre tendu en marteau
Le baiser compétition argentin
En dansant roulez un patin
Les lèvres soudées le souffle court un chronomètre à la main

Et puis y a le baiser d'Zézette
Le plus salé le plus sucré c'est le plus chouette
On dirait un chausson aux pommes
Langue de velours palais d'amour on la surnomme
Je l'aime
Elle m'aime

Y a le baiser le baiser hurleur inédit
Allongés tout nus sous la pluie
Dans un champ d'orties à minuit
Y a aussi le baiser du ruminant
Le baiser du flic menaçant
La langue chargée jusqu'aux dents
D'un kilo de parmesan
Y a aussi le baiser tricot très difficile et très pervers
Avec les langues nouées papilles à l'endroit papilles à l'envers

Y a le marocain la langue roulée en pois chiche
Un chameau carré sous les miches
Et un p'tit nombril boute-en-train
Pis y a le baiser mystique hypocrite
Les lèvres mouillées d'eau bénite
Les deux langues en croix à genoux
Le seul qui n'ait pas de goût

Et puis y a le baiser d'Zézette
Le plus salé le plus sucré c'est le plus chouette
Pour l'apprécier il faut comprendre
Qu'il est sublime comme une truffe sous la cendre
Je l'aime
Elle m'aime

Y a le baiser le baiser indien que j'aime bien
On s'embrasse trois fois sur le cul
Et on dit coucou tu m'as eu
Y a le baiser japonais qui me plait
On avale un grand bol de lait
On s'embrasse trois fois sur les seins
Et puis on dit plus rien

Et puis y a le baiser d'Zézette
Le plus salé le plus sucré c'est le plus chouette
A côté de sa bouche en flamme
Le Stromboli n'est qu'un p'tit sorbet de réclame
Je l'aime
Elle m'aime

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Avatar flan

flan

18 septembre 2013 21:10

CONTRE VENT ET MAREE

Maman tu es partie
Tu n'es pas rentrée hier soir
Tu as fais de la peine à papa,il a pleuré!
Tu n'es pas rentrée aujourd'hui non plus
Tu m'as fais de la peine moi aussi,maman
Maman ça fait trois jours qu'on t'as pas vu
Dépèches toi de revenir aujourd'hui
Papa a oublié de m'emmener à la garderie

Mais un peu plus tard,on t'as revue !
Et tu dormais je pense ...
Mais dans un drôle de lit.
O tas tous dit "au revoir"et après tente héléne m'a ramené
on tous allés au restaurant
Y a plein de gens
Mais toi tu n'étais pas là maman ...
Papa est retourné travailler ,et moi je suis allée à la garderie

Les enfants me posent plein de questions ...

Maman reviens vite...
J ne sais pas quoi leur répondre .

Maman c'est mon anniversaire
J'ai eu cinq ans aujourd'hui.

La grand mère de Sandra est morte
Et je crois que j'ai compris

J'ai demandé à papa c'est quoi la mort

IL m'a expliqué ...
IL m'a dit que tu étais avec la grand mère de Sandra .
Et papa m'a dit que tu étais heureuse la bas .

Maman pourquoi tu ne m'as emmené avec toi ?
Maman je m'ennuis sans toi;
Tu n'es pas là pour me consoler .
Je voudrais tant que tu reviennes ici.

Maman jamais je ne t'oublirai!


Christelle Campeau



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huarsy

15 septembre 2013 20:56

Merci aux poètes - j'ai visité le Château de Potelle dans l'avesnois -
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Théophile GAUTIER (1811-1872)

Le château du Souvenir

La main au front, le pied dans l'âtre,
Je songe et cherche à revenir,
Par delà le passé grisâtre,
Au vieux château du Souvenir.

Une gaze de brume estompe
Arbres, maisons, plaines, coteaux,
Et l'oeil au carrefour qui trompe
En vain consulte les poteaux.

J'avance parmi les décombres
De tout un monde enseveli,
Dans le mystère des pénombres,
A travers des limbes d'oubli.

Mais voici, blanche et diaphane,
La Mémoire, au bord du chemin,
Qui me remet, comme Ariane,
Son peloton de fil en main.

Désormais la route est certaine ;
Le soleil voilé reparaît,
Et du château la tour lointaine
Pointe au-dessus de la forêt.

Sous l'arcade où le jour s'émousse,
De feuilles, en feuilles tombant,
Le sentier ancien dans la mousse
Trace encor son étroit ruban.

Mais la ronce en travers s'enlace ;
La liane tend son filet,
Et la branche que je déplace
Revient et me donne un soufflet.

Enfin au bout de la clairière,
Je découvre du vieux manoir
Les tourelles en poivrière
Et les hauts toits en éteignoir.

Sur le comble aucune fumée
Rayant le ciel d'un bleu sillon ;
Pas une fenêtre allumée
D'une figure ou d'un rayon.

Les chaînes du pont sont brisées ;
Aux fossés la lentille d'eau
De ses taches vert-de-grisées
Étale le glauque rideau.

Des tortuosités de lierre
Pénètrent dans chaque refend,
Payant la tour hospitalière
Qui les soutient... en l'étouffant.

Le porche à la lune se ronge,
Le temps le sculpte à sa façon,
Et la pluie a passé l'éponge
Sur les couleurs de mon blason.

Tout ému, je pousse la porte
Qui cède et geint sur ses pivots ;
Un air froid en sort et m'apporte
Le fade parfum des caveaux.

L'ortie aux morsures aiguës,
La bardane aux larges contours,
Sous les ombelles des ciguës,
Prospèrent dans l'angle des cours.

Sur les deux chimères de marbre,
Gardiennes du perron verdi,
Se découpe l'ombre d'un arbre
Pendant mon absence grandi.

Levant leurs pattes de lionne
Elles se mettent en arrêt.
Leur regard blanc me questionne,
Mais je leur dis le mot secret.

Et je passe. - Dressant sa tête,
Le vieux chien retombe assoupi,
Et mon pas sonore inquiète
L'écho dans son coin accroupi. [...]

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Avatar kankou

kankou

15 septembre 2013 06:30

☼ Coucou@Huarsy @Tous ☼ Bon Dimanche :cligne:

CONS SOTS MATEURS

Aux semailles du temps dans un labour de vie
On creuse les sillons de nos journées d’envies
Vient alors le moment où l’on perd tout espoir
Révélant comme un vide sur de nouveaux avoirs

Alors on se rend compte de la folle spirale
Dans cette consommation devenue infernale
Toujours plus, toujours mieux pour n’être plus heureux
Entasser encore trop qui nous sert bien peu

Oubliant les moments où l’on n’a pas donné
Aux autres du temps présent passé à astiquer
A ranger des objets à aller les ach’ter
Faire un jardin propet qui fait notre fierté

Dans la course au paraître des journées surbookés
Reste si peu de place au temps pour méditer
Même l’amour au bout se trouve fatigué
De ces soirées passives devant l’écran TV

Car il faut s’informer se tenir au courant
Des infos trafiquées manipulées souvant
Plonger dans les images et dans les pires drames
Atrocités du monde concentrés de marasmes

Alors une fatigue s’installe dans les cœurs
Déprimes bien chroniques de toutes ces douleurs
Oubliant qu’il suffit de fermer sa TV
D’ouvrir quelques livres, ou bien d’aller marcher

On court chez le médecin pour des médicaments
Des antidépresseurs pour survivre seulement
Alors qu’il suffirait pour avoir du bonheur
Cesser de devenir de tels CONS SOTS MATEURS
Tit’can I

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kankou

11 septembre 2013 09:05

☼ Coucou @Huarsy @ Tous ☼

Sur le net,
pour y voir sans lunettes,
même au clair de la loune,
y'a l'option zoom ou loupe
ou bien contrôle mollette
sur la souris mulotte..."

on se met à la hune
de la hulotte
et on se nyctalope
comme les vers luisants
qui allument l'herbette

et voilà un duo affreloup
pas piqué des verres :rire:

violette (internaute)

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Avatar huarsy

huarsy

10 septembre 2013 22:38

Bonne :dort: aux poètes - merci -
Après trois ans

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle.
Rien n’a changé. J’ai tout revu : l’humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin…
Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m’est connue.
Même j’ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avenue,
- Grêle, parmi l’odeur fade du réséda.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens

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soso92

7 septembre 2013 22:46

Les femmes sont fleurs.

Sonnet.

Il y a des moments où les femmes sont fleurs ;
On n'a pas de respect pour ces fraîches corolles...
Je suis un papillon qui fuit des choses folles,
Et c'est dans un baiser suprême que je meurs.

Mais il y a parfois de mauvaises rumeurs ;
Je t'ai baisé le bec, oiseau bleu qui t'envoles,
J'ai bouché mon oreille aux funèbres paroles ;
Mais, Muse, j'ai fléchi sous tes regards charmeurs.

Je paie avec mon sang véritable, je paie
Et ne recevrai pas, je le sais, de monnaie,
Et l'on me laissera mourir au pied du mur.

Ayant traversé tout, inondation, flamme,
Je ne me plaindrai pas, délicieuse femme,
Ni du passé, ni du présent, ni du futur !

Charles Cros.

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kankou

7 septembre 2013 20:29

Coucou @Tous

Calisson d'Aix

Demoiselle au corsage juste dévoilé
Femme printanière,
Belle endimanché
Radieuse fille d'été.

Une abeille au cœur léger
Une butineuse au sourire endiablé.

Sous sa chatoyante ombrelle
Elle déambule douce mirabelle
Laissant le vent en fin polisson
Soulever en chansons
Sa robe légère et son gai jupon.

Le soleil l'éclabousse de désirs ardent
Et inonde sa chevelure de fins papillons diamant.

Une femme friandise
Une demoiselle calisson
Un péché gourmand... :cligne:
Par Rahansge

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