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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

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huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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soso92

20 août 2013 20:07

Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.

Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.

A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;

Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.

Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,

Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les contemplations)

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soso92

18 août 2013 08:56


Contradictions

Ils cohabitent en moi.
Se battent sans qu’on le voie :

Le passé le présent
Le futur et maintenant
L’illusion et le vrai
Le maussade et le gai
La bêtise la raison
Et les oui et les non
L’amour de ma personne
Les dégoûts qu’elle me donne
Les façades qu’on se fait
Et ce qui derrière est
Et les peurs qu’on avale
Les courages qu’on étale
Les envies de dire zut
Et les besoins de lutte
Et l’humain et la bête
Et le ventre et la tête
Les sens et la vertu
Le caché et le nu
L’aimable et le sévère
Le prude et le vulgaire
Le parleur le taiseux
Le brave et le peureux
Et le fier et le veule…

Pour tout ça je suis seul.

Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978

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soso92

18 août 2013 08:53




Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses,
Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux,
Les bonbons, l’Océan, le jeu, l’azur des cieux,
Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ;
Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d’adieux.
Puis le coeur s’aperçoit qu’il est devenu vieux,
Et l’effet qui s’en va nous découvre les causes.

De ces biens passagers que l’on goûte à demi,
Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.
On se brouille, on se fuit. Qu’un hasard nous rassemble,

On s’approche, on sourit, la main touche la main,
Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble,
Que l’âme est immortelle, et qu’hier c’est demain.

Alfred de Musset

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18 août 2013 08:51

MERCI @Septentrion

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soso92

14 août 2013 20:45

J'ai dans mon cœur.
J'ai dans mon coeur, dont tout voile s'écarte,
Deux bancs d'ivoire, une table en cristal,
Où sont assis, tenant chacun leur carte,
Ton faux amour et mon amour loyal.

J'ai dans mon coeur, dans mon coeur diaphane,
Ton nom chéri qu'enferme un coffret d'or ;
Prends-en la clef, car nulle main profane
Ne doit l'ouvrir ni ne l'ouvrit encor.

Fouille mon coeur, ce coeur que tu dédaignes
Et qui pourtant n'est peuplé que de toi,
Et tu verras, mon amour, que tu règnes
Sur un pays dont nul homme n'est roi !

Théophile Gautier.

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soso92

14 août 2013 20:40

L'Etrangère de Louis ARAGON

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
À démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture,
Ordinairement au mois d'août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux.

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain.
On revient d'une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant !

Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j'étais crédule
Un mot m'était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion.

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie.

Louis Aragon.

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huarsy

12 août 2013 21:58

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.

Pierre de Marbeuf, Recueil des vers

Bonne :dort: - :bisous:

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huarsy

7 août 2013 20:55






Tu es belle, ma mère

Tu es belle, ma mère,
Comme un pain de froment.
Et, dans tes yeux d'enfant,
Le monde tient à l'aise.

Ta chanson est pareille
Au bouleau argenté
Que le matin couronne
D'un murmure d'abeilles.

Tu sens bon la lavande,
La cannelle et le lait ;
Ton coeur candide et frais
Parfume la maison,

Et l'automne est si doux
Autour de tes cheveux
Que les derniers coucous
Viennent te dire adieu.

Maurice Carême





La tranche de pain

Un enfant seul,
Tout seul avec en main
Une belle tranche de pain,
Un enfant seul
Avec un chien
Qui le regarde comme un dieu
Qui tiendrait dans sa main
La clé du paradis des chiens.
Un enfant seul
Qui mord dans sa tranche de pain,
Et que le monde entier
Observe pour le voir donner
Avec simplicité,
Alors qu'il a très faim,
La moitié de son pain
Bien beurré à son chien.

Maurice Carême







Le goûter

On a dressé la table ronde
Sous la fraîcheur du cerisier.
Le miel fait les tartines blondes,
Un peu de ciel pleut dans le thé.

On oublie de chasser les guêpes
Tant on a le coeur généreux.
Les petits pains ont l'air de cèpes
Egarés sur la nappe bleue.

Dans l'or fondant des primevères,
Le vent joue avec un chevreau ;
Et le jour passe sous les saules,

Grave et lent comme une fermière
Qui porterait, sur son épaule,
Sa cruche pleine de lumière.

Maurice Carême

Ils sont courts et rapides à lire - merci à @Vous bonne :dort:

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soso92

6 août 2013 20:09

Nous dormirons ensemble.
Recueil : Le fou d'Elsa (1963)

Que ce soit dimanche ou lundi Soir
ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble.
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble.
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
j'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.

Louis Aragon. (1897 - 1982)

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soso92

6 août 2013 20:01

Si tu t'en vas dit...

Si tu t'en vas dit
Ne tarde pas à me revenir
Car sur l'écran de mes insomnies
A la chambre sans rire
Je verrai ton cher visage
Et m'ennuierai de nous Gabriel
Ces nuits bien trop sages
Sont monotones sous la lune sans miel,
Si tu t'en vas demain
Ne tarde pas à me revenir
Tes voyages de raison au loin
Me laissent le cœur en soupir
Les mains vides d'amour
Les lèvres sèches
Si je m'en accommode le jour
La nuit j'essuie une larme sous la mèche...

jill bill

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huarsy

6 août 2013 19:34

Quand nous étions petits
Nous avons fait des songes
Adorables mensonges
Depuis longtemps partis
Dans la blancheur du lit
Où descendaient les anges,
Des musiques étranges
Nous endormaient la nuit

{Refrain:}
Mais le plus joli rêve
C'est le rêve d'amour
Que l'on fait sur la grève
À l'heure où meurt le jour
Une voix enivrante
Monte du flot berceur
Et s'unit, caressante,
À la chanson du cœur

Nous avons lu plus tard
Qu'on a fait dans l'Histoire
De beaux rêves de gloire
Aux plis d'un étendard
Et vous, belle, tout bas,
Rêvez cette folie
D'être toujours jolie
En ne vieillissant pas

{au Refrain}

Il est d'autres enfin
Qui, chercheurs de fortune,
Pour décrocher la lune,
Font des efforts en vain
De chimères grisés,
Leur idéal caresse
Un rêve de richesse
Jamais réalisé

{au Refrain}
parole Le Plus Joli Reve - Lucienne Delyle

Petite rappel de cette chanson !

Merci à vous - bonne :dort:

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kankou

3 août 2013 22:22

:dort: Coucou @ Tous :dort:

J'ai vu de mes yeux vu !

J'ai vu un homme bionique qui roulait des mécaniques

J'ai vu une horloge parlante qui s'l'envoyait pas dire

J'ai vu un homme grenouille avec une palme d'or

J'ai vu un ban de loup-bars avec des crans d'arêtes

J'ai vu un anonyme qui se signait

J'ai vu un parent d'élève qui avait une maîtresse

J'ai vu une femme à barbe qui rasait tout le monde

J'ai vu une danseuse nue qui faisait planche habillée

J'ai vu un policier avec des idées bien arrêtés

J'ai vu un cœur brisé qu'était une bonne pâte

J’ai vu un daltonien qui voyait rouge

J’ai vu un chasseur qui pétait les plombs

J'ai vu un homme sandwich qui mourrait de faim

J'ai vu un patient qu'avait des maux avec une infirmière

Mais aussi ...

J'ai vu un pied de biche qui se disait "à quoi ca cerf ?"

J'ai vu un SMS qui faisait mille feuilles

J’ai vu une glace sans tain qui reprenait des couleurs

Et pour finir ...

J’ai vu le loup et la gnôle

par Zaza_Dabord

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huarsy

30 juillet 2013 08:04

Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

L'isolement

Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : " Nulle part le bonheur ne m'attend. "

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

D'habitude, je passe le soir pour vous lire.
Ce matin, je passe vous dire "bonjour" -
A toutes les personnes seules, je pense et je vais de ces pas voir mes parents -
A ce soir -

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kankou

30 juillet 2013 05:56

☁ ☼ Coucou @ Tous ☁ ☼

Le temps est court !

Malgré les années qu’on moissonne,
Les cheveux gris qui s’additionnent,
On reste quelque part en-dedans
Toujours aussi jeune qu’avant
Quand on atteint la soixantaine…

Malgré l’apparente faiblesse,
Un accordéon de tendresse
Remplit nos cœurs silencieux
Et met des larmes dans nos yeux
Quand on atteint la soixantaine…

Un enfant qui sourit
Et nous voilà conquis !
Malgré un passé qui s’étire,
Malgré l’avenir qui soupire,
On garde toujours dans ses mains
Tout ce qu’on a glané de pain,
Aux abords de la soixantaine…

Toutes les saisons que l’on donne,
Toutes les amours qu’on pardonne
Font de nous des gens plus heureux,
Des assoiffés d’un peu de bleu,
Comme autrefois, à la vingtaine…

Avec une infinie sagesse
On distribue tant de largesses.
On voudrait arrêter le temps,
Vivre sa vie par en-avant
Pour oublier la soixantaine…

Dans un chant qui frémit,
On s’accroche à la vie !
Dans la grande valse du monde,
Où tant de beautés surabondent,
Qu’est-ce donc qu’une année de plus
Au calendrier des vertus
Quand on n’a que… la soixantaine !

(auteur: Camille Labrecque)

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huarsy

29 juillet 2013 20:20

Merci @Doudoumur - bises virtuelles -

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