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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

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huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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huarsy

9 novembre 2013 20:19

Merci @Kankou -

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse?

Par: Paul Verlaine

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kankou

9 novembre 2013 14:08

Une exception pour mon 2éme poème de ce jour @Huarsy ..je le mets pendant que je l'ai sous le coude :rire:

Tout voir, tout dire, tout écouter

Vous connaissez tous cette représentation des trois petits primates, assis cote à cote, dont le premier se bouche les oreilles, le second les yeux et le dernier s'empêche de parler. Imaginez maintenant qu'ils fassent le contraire...

Ça y est vous le visualisez, vous le voyez bien, alors vous pouvez aller lire ce qui va suivre, écrit sans prétention et sans arrière pensée, puisque certains ici m'en croient capable en permanence.

Bonne lecture à vous et, si maintenant, je ne vous vois pas, je ne vous entends pas, je ne pourrai pas donc vous répondre !

J' aime bien les écrits de ce Mr Chibani :content:

N’étant pas conformiste
Il m’a plu d’éviter
Ce que les méthodistes
Voulaient dissimuler.

Moi, je voulais tout voir
Ouïr et tout entendre
Comprendre et tout savoir
De cette amie si tendre.

Je l’ai photographiée
Dans toutes ses postures
Sans jamais oublier
Ses secrets de nature.

Puis je l’ai écoutée
Mais là fut ma détresse
Ses mots étaient comptés
Espérant ma largesse.

Alors je lui ai dit
Ma mie vous étiez belle
Mais votre poésie
S’arrêta à pucelle.

Ah que n’avais-je dit
D’une voix de crécelle
Voilà qu’elle maudit
Mes mots et m’interpelle.

Jamais je n’ai ouï
De voix aussi cruelle
Dieu que cela m’ennuie
Je me suis fait la belle.

Rien voir, rien écouter
Ce que j’aurais dû faire
Mais hélas, j’ai parlé
Cela me fut contraire.

Chibani

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kankou

9 novembre 2013 10:03

.☂.☂ Coucou @Huarsy @ Tous .☂.☂

"Bienvenue, nous sommes là".

Tu es venu frapper à notre porte virtuelle
Certainement que tu avais un souci
La maladie bipolaire t'angoisse-t-elle?
Nous sommes là pour comprendre ta vie.

Nous ne sommes pas un forum mais une famille
Ça se soutient, ça pleure ensemble, ça rit
Parfois ça se chamaille et part en vrille
ce n'est que pour mieux s'aimer à l'infini

Certains vont mal, mais ils s'accrochent
d'autres vont mieux, ils tendent la main
La stabilité tant souhaitée est dans la poche
si nous restons ensemble en postant sans fin

Les posts véhiculent tant d'amour
parfois des larmes, et des états d'âme
nous sommes tous humains et dans cette cour
l'entraide , la compréhension, et la vie, nous enflamme

Notre grande maison a les portes ouvertes
On rentre et l'on sort comme on veut
Ceux qui sont partis laissent leur trace , certes
Ceux qui restent se serrent les coudes plus qu'un peu

Bienvenue, nous sommes là, copain
Merci a toi de venir déposer ton fardeau
Ensemble nous porterons les nôtres et le tien
De l'aide et de l'amour ils couleront des flots.

Maria (une internaute)

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huarsy

8 novembre 2013 22:48

Poème pour le 11 Novembre

A vous, soldats,
Hommes, frères, pères, fils,
Qui par devoir, honneur, ou foi,
Êtes partis de vos maisons.

À vous, portés par le courage,
Qui avez combattu à mort
Jusqu'à sauver notre héritage :
La liberté,
L'égalité
Et la fraternité.

À la mémoire de vos vies
Au sacrifice que vous fîtes
Afin d'offrir à notre peuple
L'espoir et la sécurité.
La promesse d'un avenir.

À nous tous, et à ceux qui viendront:
Que notre esprit soit pur et droit
Que notre cœur soit généreux
Que nous soyons dignes de ceux
Qui ont donné leur vie pour nous.
Et que nous n'oubliions jamais
Qui sont ces noms sur cette pierre.
(Creapoeme : Amapoésia )

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huarsy

8 novembre 2013 05:58

Bonjour @Kankou et @Vous-

Autre du même à la même dame

Contente-toi d’un point :
Tu es, je n’en mens point,
Trop chaude à la curée ;
Un coup suffit, la nuit,
L’ordinaire qui suit
Est toujours de durée.
De reins faibles je suis,
Relever je ne puis :
Un cheval de bon être,
Qui au montoir se plaît,
Sans un nouveau surcroît
Porte toujours son maître.
Le nombre plus parfait
Du premier un se fait,
Qui par soi se compose ;
La très simple unité,
Loin de la pluralité
Conserve toute chose.
Le Monde sans pareil
Ne porte qu’un Soleil,
Qu’une Mer, qu’une Terre,
Qu’une eau, qu’un Ciel ardent :
Le nombre discordant
Est cause de la guerre.
Ma mignonne, crois-moi :
Mon cas n’est pas mon doigt,
Quand je puis il me dresse ;
Tant de fois pigeonner,
Enconner, renconner,
Ce sont tours de jeunesse.
Mon cheveu blanchissant
De mon coeur va chassant
La force et le courage ;
L’Hiver n’est pas l’Eté :
J’ai autrefois été,
Tu seras de mon âge.
Hier, tu me bravas,
Couchée entre mes bras :
Je le confesse, Bure,
J’eusse été bien marri,
Au règne de Henri,
D’endurer telle injure.
Lors qu’un printemps de sang
M’échauffait tout le flanc
A gagner la victoire,
Bien dispos, je rompais
Huit ou neuf fois mon bois…
Maintenant, il faut boire !
Ne ressemble au goulu,
Qui son bien dissolu
Tout à la fois consomme :
Cil qui prend peu à peu
L’argent qui lui est dû,
Ne perd toute la somme.
Sois donc soûle de peu ;
De peu l’Homme est repu :
Celui qui, sans mesure,
Le fait et le refait,
Ménager il ne sait
Le meilleur de Nature.
Au lieu que l’inconstant
Jouvenceau le fait tant,
Trop chaud à la bataille ;
Demeurons plus longtemps,
Qu’un de nos passetemps
Quatre d’un autre en vaille.
Il faut se reposer,
Se tâter, se baiser,
D’un accord pitoyable
Faire trêve et paix :
Souvent, les petits mets
Font durer une Table.
Ne fronce le sourcil :
Si tu le veux ainsi,
Bure, tu es servie ;
Je veux, sans m’abuser,
En me jouant, user
Et non perdre la vie.
Pierre de Ronsard, Pièces attribuées
Belle journée et je vous bise :na:

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kankou

7 novembre 2013 15:35

.☂.☂ Coucou @ Tous .☂.☂

L'apparence.

Ici-bas, oh ! vraiment c'est une étrange chose :
Quand on souffre le plus, on prend un air joyeux ;
Quand on porte en son sein le cœur le plus morose,
On met, pour le cacher, un sourire en ses yeux.

De sa peine chacun meurt, et personne n'ose
Ôter à son chagrin son voile insoucieux ;
Homme, on veut être gai comme un enfant bien rose,
Et l'on refoule en soi sa douleur de son mieux.

Dans ce monde d'oubli, voilà, voilà l'usage !
Mais qu'on n'aille donc pas nous juger au visage,
Ni prendre pour du vrai tout ce clinquant moqueur !

Comme un arbre fleurit et verdit à l'écorce
Quand son vieux tronc creusé penche et tremble sans force,
On sourit au dehors, et l'on est mort au cœur.

Évariste Boulay-Paty.....

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huarsy

6 novembre 2013 20:51

Paul VERLAINE (1844-1896)

J'ai presque peur, en vérité

J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
A la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,

Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce coeur tout à vous,
Mon coeur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;

Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
A penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,

Et qu'il vous suffirait d'un geste.
D'une parole ou d'un clin d'oeil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.

Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !


Une blessure verbale fait plus de mal qu'une blessure physique qui cicatrice @Kankou :bisous:

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kankou

4 novembre 2013 18:31

Coucou @Huarsy @ Tous

Les clous

Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d’en planter un dans la barrière du jardin à chaque fois qu’il perdrait patience et qu’il se disputerait avec quelqu’un.

Le premier jour, le garçon planta 37 clous dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprît à se contrôler et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour. Le garçon avait découvert que c’était plus facile de se contrôler que de planter des clous.

Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et lui dit que pour ce jour il n’avait planté aucun clou. Son père lui dit alors d’enlever un clou de la barrière pour chaque jour où il n’aurait pas perdu patience.

Les jours passèrent et finalement le garçon pût dire à son père qu’il avait ôté tous les clous de la barrière. Le père conduisît son fils devant la barrière et lui dit : “Mon fils, tu t’es bien comporté mais regarde, tous les trous qu’il y a maintenant dans le bois. La barrière ne sera jamais plus comme avant.
Quand tu te disputes avec quelqu’un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là.
Tu peux planter un couteau dans la chair d’un homme et après le lui retirer, mais il restera toujours une blessure.
Peu importe combien de fois tu t’excuseras, la blessure restera.” Sache qu’une blessure verbale fait aussi mal qu’une blessure physique.

Origine inconnue

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huarsy

3 novembre 2013 19:56

Un peu de temps, dans le silence d'un fond sonore de musique.
Ces vers relus me donnent un cafard de tous ces gens disparus !
D'un partage d'un temps, éphémère traite mot qui correspond
A ce qui d'un coup t'envole vers un autre lieu, une autre destinée.
Celle pas forcément choisie -

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huarsy

3 novembre 2013 00:11

La grasse matinée

Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ce vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines..
Un peu plus loin le bistrot
café-crème et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !...
Un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
l'assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro franc soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

Jacques Prévert

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huarsy

31 octobre 2013 21:34

L'absence.

Quand je me sens mourir du poids de ma pensée,
Quand sur moi tout mon sort assemble sa rigueur,
D'un courage inutile affranchie et lassée,
Je me sauve avec toi dans le fond de mon cœur !

Tu grondes ma tristesse, et, triste de mes larmes,
De tes plus doux accents tu me redis les charmes :
J'espère ! ... car ta voix, plus forte que mon sort,
De mes chagrins profonds triomphe sans effort.

Je ne sais ; mais je crois qu'à tes regrets rendue,
Dans ces seuls entretiens tu m'as tout entendue.
Tu ne dis pas : « Ce soir ! » Tu ne dis pas : « Demain ! »
Non, mais tu dis : « Toujours ! » en pleurant sur ma main.

Marceline Desbordes-Valmore.

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huarsy

23 octobre 2013 09:15

Une chanson qui a marquée ma jeunesse :



Paroles Le Métèque de Georges Moustaki
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

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soso92

21 octobre 2013 20:19

Automne

Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un cœur que l'on brise

Oh ! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises

Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918) Alcools

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21 octobre 2013 20:05

C'est mimi ce poème !
L'écureuil m'a ému hier soir dans un film !
Rigolo -

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soso92

21 octobre 2013 20:01

L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

Maurice CARÊME (1899-1978)

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