
huarsy
@Lilith59 - merci pour ton annonce qui me désole.
Pou revenir à son poème message.
Je pense que nous en sommes toutes/tous au même point.
Et c'est bien là le problème : que c'est-t-il passé ?
Refaire l'histoire, c'est toujours possible, seulement il faut le VOULOIR des deux ou plusieurs parties.
Bon courage la vie n'est pas faite que de déceptions.
Il y a encore de belles personnes à découvrir et faire un long parcours ensemble.
huarsy
"Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
II enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
II ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n'est assez riche pour s'en passer.
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter.
Il créé le bonheur au foyer
II est le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Rend du courage aux plus découragés.
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne.
Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire,
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre.
Car nul n 'a autant besoin d'un sourire,
Que celui qui ne peut en donner aux autres."
(auteur Raoul Follereau)
lilith59
BONSOIR
je voulais envoyer un MP à leonnia pour lui dire combien j'avais aimé son texte sur le pardon , qui je crois , est indispensable si on veut continuer à vivre libéré .
déçue de voir qu'elle s'est désinscrite , je note ici mon appréciation à son texte ...
touchée par ces paroles auxquelles je crois sincèrement :
"Tu te demandes comment
tu vas arriver à pardonner à ces personnes
qui t'ont fait souffrir. Je vais t'expliquer ce qu'est le pardon
admettons qu'une personne t'a fait du mal,
elle a lancé une attaque contre toi.
Tu souffres des mots blessants
qu'elle a pu te dire.
Pose-toi la question
« pourquoi mon cœur a-t-il été touché à ce point ?
Qu'a-t-elle (cette parole blessante)
réveillé en moi que je ne veux pas voir ?
Pourquoi suis-je si " remuée ", si blessée ? "
c'est à partir de là , qu'on peut comprendre pourquoi ces paroles nous ont tant blessées .
huarsy
Allons plus vite
Et le soir vient et les lys meurent
Regarde ma douleur beau ciel qui me l’envoies
Une nuit de mélancolie
Enfant souris ô sœur écoute
Pauvres marchez sur la grand-route
Ô menteuse forêt qui surgis à ma voix
Les flammes qui brûlent les âmes
Sur le boulevard de Grenelle
Les ouvriers et les patrons
Arbres de mai cette dentelle
Ne fais donc pas le fanfaron
Allons plus vite nom de Dieu
Allons plus vite
Tous les poteaux télégraphiques
Viennent là-bas le long du quai
Sur son sein notre République
A mis ce bouquet de muguet
Qui poussait dru le long du quai
Allons plus vite nom de Dieu
Allons plus vite
La bouche en cœur Pauline honteuse
Les ouvriers et les patrons
Oui-dà oui-dà belle endormeuse
Ton frère
Allons plus vite nom de Dieu
Allons plus vite
Guillaume Apollinaire
Merci - bonne :dort: - à demain
huarsy
Bonjour aux poètes -
En hiver
Le sol trempé se gerce aux froidures premières,
La neige blanche essaime au loin ses duvets blancs,
Et met, au bord des toits et des chaumes branlants,
Des coussinets de laine irisés de lumières.
Passent dans les champs nus les plaintes coutumières,
A travers le désert des silences dolents,
Où de grands corbeaux lourds abattent leurs vols lents
Et s’en viennent de faim rôder près des chaumières.
Mais depuis que le ciel de gris s’était couvert,
Dans la ferme riait une gaieté d’hiver,
On s’assemblait en rond autour du foyer rouge,
Et l’amour s’éveillait, le soir, de gars à gouge,
Au bouillonnement gras et siffleur, du brassin
Qui grouillait, comme un ventre, en son chaudron d’airain.
Emile Verhaeren -
ATTENTION ! ça glisse - bonne journée -
huarsy
La Vérité est amère !
La Vérité est amère !
Mais ses fruits sont délicieux !
Elle a des yeux bien ouverts,
Qui nous éclairent tous les lieux !
Et c’est bien vrai qu’elle nous blesse,
Mais elle est signe de sagesse !
Elle nous libère de l’impasse,
Et du doute qui nous tracasse !
Notre vie est éphémère !
Tous les jeunes deviendront vieux !
Profitons-en pour le mieux.
Vivons, donc, à cœur ouvert !
Acceptons la vérité,
Le chemin de liberté,
Pour la paix de tout le monde,
Sans dialogue ni table ronde !
Salamdag - Taza, Jeudi 1 Mars 2007
kankou
☁ Coucou @Tous ☁
Petit Poème Rigolo :cligne:
On a dit que …..
Il m’a dit que tu avais dit
Alors je lui ai dit
Que ce qu’il avait dit
N’avait rien à voir
Avec ce que j’avais dit
Oui mais elle et d’autres aussi m’ont dit
Qu’il lui avait dit aussi !
Ça ne change rien au fait
Que je n‘ai rien dit
De ce qu’ils disent que j’ai dit !
Ah ! Bon ! Alors je vais leur dire
Que tu n’as rien dit de ce qu’on dit !
Ils auraient mieux fait de me dire
Ce qu’ils croyaient que j’avais dit !
Cela aurait évité bien des on-dit
Servis en salmigondis
Arrosé de pipi de chat en bigoudis !
Chantal Champ
huarsy
Bonjour aux poètes -
L'apparence.
Recueil : Sonnets (1851)
Ici-bas, oh ! vraiment c'est une étrange chose :
Quand on souffre le plus, on prend un air joyeux ;
Quand on porte en son sein le cœur le plus morose,
On met, pour le cacher, un sourire en ses yeux.
De sa peine chacun meurt, et personne n'ose
Ôter à son chagrin son voile insoucieux ;
Homme, on veut être gai comme un enfant bien rose,
Et l'on refoule en soi sa douleur de son mieux.
Dans ce monde d'oubli, voilà, voilà l'usage !
Mais qu'on n'aille donc pas nous juger au visage,
Ni prendre pour du vrai tout ce clinquant moqueur !
Comme un arbre fleurit et verdit à l'écorce
Quand son vieux tronc creusé penche et tremble sans force,
On sourit au dehors, et l'on est mort au cœur.
Je fais un "coucou" à @Frimousse - avec qui j'ai toujours de bons rapports -
Merci pour vos participations - bonne journée -
kankou
Coucou @Huarsy @Tous
C'est quoi le bonheur...!!!
Le bonheur ne se mesure pas en stères de bois,
Il est fugace, subtil, vous envahit pour peu parfois,
C'est la magnificence de la biche à l'orée du bois,
Qui vous fait percuter l'oeil, elle n'est pas aux abois.
C'est l'autre jour, quelque chose de je ne sais quoi,
Qui a réveillé votre âme, l'a fait vibrer d'émoi.
C'est aussi cette fine tranche de poésie de bon aloi,
Distillée avec doigté, sensualité, qui vous heurte la paroi.
Non vraiment, le bonheur ne se ramasse pas à la cuillère,
Il frappe parfois à votre porte, ne le laisser pas à l'arrière,
Prêtez une oreille attentive, votre roman, va-t-il l'attirer?
Ne négligez rien, il vous répondra, j'ai rien demandé.
Matérialistes, cumulards, capitalistes de tout acabit,
Etre heureux ne veut pas dire écraser les petits.
Descendez de votre piédestal, pointez un oeil attendri,
Il vient peut-être de passer, garer votre ferrari.
Vous l'avez aperçu, là-bas, très loin, très loin,
Vous humez le relent, il vous pourrit votre destin.
Vraiment, vous êtes à plaindre, admirez la rosée du matin,
Draper la tulipe avec l'épeire en son sein.
Ecarquillez, ou tâchez d'orienter vos mirettes,
Vers ce qui semble pour vous , démesurément obsolète.
par johnkerbere
huarsy
Trois personnes marchaient - Benoît Morard
Dans les deux années qui le suivirent,
Il ne les avait pas vus,
Parce qu'ils étaient derrière.
Ils étaient derrière,
Et grimaçaient derrière son dos:
Ils tiraient la langue,
Faisaient tourner leurs yeux exorbités,
Ils faisaient des bruits, et montraient de l'os.
Et les voilà maintenant tous arrivés.
Ils sont tous arrivés.
Tous les trois sont maintenant
La côte au côté de la côte.
Ils arrivent tous trois sur la montée,
Cette montée qui fait semblant.
Elle est hypocrite, menteuse, et n'a pas d'hôtes.
Tous les trois cherchent,
Ensemble, le meilleur chemin.
Celui qui mène au meilleur,
Celui qui donne et donne encore,
Et qui ne semble jamais être en fin
De dons, qu'il donne à toutes heures.
Venez donc, Mesdames et Messieurs!
Jeunes Filles et jeunes hommes!
La voilà, elle, toute cherchée,
La voilà, maintenant à vos pieds,
Et qui vous montre la ferme
Où vous pourrez vous soigner.
Vous pouvez, vous devez, dorénavant,
Remercier vos compagnons
Qui vous ont devancé
Et qui vous ont sacrifié les sons.
Ceux qui dégoulinaient
Sous les soleils, avant.
Ceux qui vous ont permit,
Sous les arbres, les songes.
Quand vous n’entendrez plus cette douce musique,
Vous saurez qu’il est venu, le temps de répondre.
Il vous attendait, patient et brusque, irrité et placide.
Quand vous verrez que les oiseaux ne peuvent plus pondre,
Vous saurez, alors, que votre règne n’est plus qu’une vague.
Maintenant, c’est fini.
Maintenant, vous pouvez tout regagner.
Maintenant, et ne l’oubliez pas, vous pouvez vivre.
huarsy
La Vengeance Benoit MORARD
Quand une fois il le vit,
Le rocher se tint immobile.
Seul l’herbe qui s’accrochait
En formation éparse remuait
Dans le vent de chaleur.
Il tourna autour plusieurs fois,
Mais resta éloigné à l’heure du choix.
Son souffle s’entendait mieux que silence
Et ses dents, blanchies par les vents,
Se laissaient entrevoir dans l’écume.
Il humait l’air,
Mais ne sentait rien.
Ni même le parfum
De cette bourrasque pris en route.
Il parut soudain décider.
Et frappa le rocher.
Le coup tonna et s’étendit
Par delà les montagnes ;
Par delà les mers et les déserts.
Et le monde parut témoin de l’acte vengeur.
Rien ne se produisit.
Le silence était revenu.
Imperturbable et sans nuance,
Ni colère au dit.
Quel mauvais sentiment !!!! que je n'ai pas -
kankou
Coucou @Huarsy @ Tous
@Huarsy ..Moi aussi ..je déteste les douleurs ..j'ai envie des fois de les jeter par la fenêtre :rire:
L’ordinateur et l’éléphant
Parce qu'il perdait la mémoire
Un ordinateur alla voir
Un éléphant de ses amis
-C'est sûr, je vais perdre ma place,
Lui dit-il, viens donc avec moi.
Puisque jamais ceux de ta race
N'oublient rien, tu me souffleras.
Pour la paie, on s'arrangera.
Ainsi firent les deux compères.
Mais l'éléphant était vantard
Voilà qu'il raconte ses guerres,
Le passage du Saint-Bernard,
Hannibal et Jules César...
Les ingénieurs en font un drame
Ça n'était pas dans le programme
Et l'éléphant, l'ordinateur
Tous les deux, les voilà chômeurs.
De morale je ne vois guère
A cette histoire, je l'avoue.
Si vous en trouvez une, vous,
Portez-la chez le Commissaire;
Au bout d'un an, elle est à vous
Si personne ne la réclame.
Jean Rousselot
huarsy
Douleur, je vous déteste
L'Honneur de souffrir
ANNA DE NOAILLES.
Douleur, je vous déteste ! Ah ! que je vous déteste !
Souffrance, je vous hais, je vous crains, j'ai l'horreur
De votre guet sournois, de ce frisson qui reste
Derrière vous, dans la chair, dans le coeur...
Derrière vous, parfois vous précédant,
J'ai senti cette chose inexprimable, affreuse :
Une bête invisible aux minuscules dents
Qui vient comme la taupe et fouille et mord et creuse
Dans la belle santé confiante - pendant
Que l'air est bleu, le soleil calme, l'eau si fraîche !
Ah ! " l'Honneur de souffrir " ?... Souffrance aux lèvres sèches,
Souffrance laide, quoi qu'on dise, quel que soit
Votre déguisement - Souffrance
Foudroyante ou tenace ou les deux à la fois -
Moi je vous vois comme un péché, comme une offense
A l'allègre douceur de vivre, d'être sain
Parmi des fruits luisants, des feuilles vertes,
Des jardins faisant signe aux fenêtres ouvertes...
De gais canards courent vers les bassins,
Des pigeons nagent sur la ville, fous d'espace.
Nager, courir, lutter avec le vent qui passe,
N'est-ce donc pas mon droit puisque la vie est là
Si simple en apparence... en apparence !
Faut-il être ces corps vaincus, ces esprits las,
Parce qu'on vous rencontre un jour, Souffrance,
Ou croire à cet Honneur de vous appartenir
Et dire qu'il est grand, peut-être, de souffrir ?
Grand ? Qui donc en est sûr et que m'importe !
Que m'importe le nom du mal, grand ou petit,
Si je n'ai plus en moi, candide et forte,
La Joie au clair visage ? Il s'est menti,
Il se ment à lui-même, le poète
Qui, pour vous ennoblir, vous chante... Je vous hais.
Vous êtes lâche, injuste, criminelle, prête
Aux pires trahisons ! Je sais
Que vous serez mon ennemie infatigable
Désormais... Désormais, puisqu'il ne se peut pas
Que le plus tendre parc embaumé de lilas,
Le plus secret chemin d'herbe folle ou de sable,
Permettent de vous fuir ou de vous oublier !
Chère ignorance en petit tablier,
Ignorance aux pieds nus, aux bras nus, tête nue
A travers les saisons, ignorance ingénue
Dont le rire tintait si haut. Mon Ignorance,
Celle d'Avant, quand vous m'étiez une inconnue,
Qu'en a-t-on fait, qu'en faites-vous, vieille Souffrance ?
Vous pardonner cela qui me change le monde ?
Je vous hais trop ! Je vous hais trop d'avoir tué
Cette petite fille blonde
Que je vois comme au fond d'un miroir embué...
Une Autre est là, pâle, si différente !
Je ne peux pas, je ne veux pas m'habituer
A vous savoir entre nous deux, toujours présente,
Sinistre Carabosse à qui les jeunes fées
Opposent vainement des Pouvoirs secourables !
Il était une fois...
Il était une fois - pauvres voix étouffées !
Qui les ranimera, qui me rendra la voix
De cette Source, fée entre toutes les fées,
Où tous les maux sont guérissables ?
Bonne :dort: et merci
