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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

Avatar huarsy

huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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huarsy

29 décembre 2013 10:56

Merci @Maryola - d'avoir mis la traduction, j'suis pas fortiche en patois :na: - excellent dimanche -

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Avatar maryola

maryola

29 décembre 2013 10:54

Euj' m'arvo...

Ch'teu pinsé m'arvient é j'arvo...
Ché coquillaches ! ch'teu mer limpite ! purr' !
Eu ch'ciel d'azur ! ché vaques blanques ! bleuss'
Ché pichons ett' tou ché couleurs
Euch' vint qu' i arpouss' ché vaques
Qui s'arjett' edsu ché falaiss'
Eul mouss' des vaques qui inropp nos corps
Inlassés l'in a l'ote din z'in baiser ed fu
J'arvo ché fieurs din ché deunes
Quanqu'in juo din l'sapp' qu'i arcacho
Not' jeuness' é nos amourett' d'infants...




Je me revois...

Cette pensée me revient et je revois
Les coquillages ! cette mer limpide ! pure
Et ce ciel d'azur! les vagues blanches! bleues
Et les poissons de toutes les couleurs
Et le vent qui pousse les vagues
Qui se jettent sur les falaises
Et la mousse des vagues qui enrobe nos corps
Enlacés l'un à l'autre dans un baiser de feu
Et je revois ces fleurs dans les dunes
Quand on jouait dans le sable qui cachait
Notre jeunesse et nos amourettes d'enfants

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huarsy

29 décembre 2013 10:21

Un regard, un sourire, des paroles
Voila que nous nous sommes rencontrés
Un souffle, une pensée, des mots drôles
Et voila que nous nous sommes aimés

Pour un temps, pour la vie, nous n'savions
Le destin a choisi notre voie
Et c'est tous les deux que nous irons
Tout au loin, tout là-bas...

- Roxane L. -

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huarsy

26 décembre 2013 10:32


Voyageuse! ô cosmopolite à présent
Désaffectée, rangée, retirée des affaires.
Un peu en retrait de la voie,
Vieille et rose au milieu des miracles du matin,
Avec ta marquise inutile
Tu étends au soleil des collines ton quai vide
(Ce quai qu'autrefois balayait
La robe d'air tourbillonnant des grands express)
Ton quai silencieux au bord d'une prairie,
Avec les portes toujours fermées de tes salles d'attente,
Dont la chaleur de l'été craquèle les volets...
O gare qui as vu tant d'adieux,
Tant de départs et tant de retours,
Gare, ô double porte ouverte sur l'immensité charmante
De la Terre, où quelque part doit se trouver la joie de Dieu
Comme une chose inattendue, éblouissante
Désormais tu reposes et tu goûtes les saisons
Qui reviennent portant la brise ou le soleil, et tes pierres
Connaissent l'éclair froid des lézards; et le chatouillement
Des doigts légers du vent dans l'herbe où sont les rails
Rouges et rugueux de rouille,
Est ton seul visiteur.
L'ébranlement des trains ne te caresse plus :
Ils passent loin de toi sans s'arrêter sur ta pelouse,
Et te laissent à ta paix bucolique, ô gare enfin tranquille
Au coeur frais de la France.

Valéry Larbaud

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Avatar maryola

maryola

23 décembre 2013 13:18


Un peu d'amitié...

Un jour à ta porte j'ai frappé
Mais tu ne m'as pas ouvert
Car j'ai la couleur de mes pères

Je ne te demandais pas " la charité
Seulement un peu d'amitié
Ne puis-je être fier comme toi ?
Car toi tu as la couleur de tes pères

Regardes ces petits enfants
Noir... jaune... blanc...
Assis sur les bancs de l'école

Ils se donnent la main
Et même partagent leur pain
Alors allons ensemble notre chemin...



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Avatar huarsy

huarsy

20 décembre 2013 17:01

Noël

Le ciel est noir, la terre est blanche ;
- Cloches, carillonnez gaîment ! -
Jésus est né ; - la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid ;
Rien que les toiles d'araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l'échauffer dans sa crèche
L'âne et le boeuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s'ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le choeur des anges
Chante aux bergers : " Noël ! Noël ! "

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Avatar huarsy

huarsy

17 décembre 2013 18:52

Merci @Maryola - c'est bien VRAI !
Seulement les hommes peuvent parfois rester très primaires !
Alors en ces temps de Noël, souhaitons quelques trêves !

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Avatar maryola

maryola

17 décembre 2013 18:50

si toutes les mains se levaient en signe d'amitié avec l'arme de l'amour pour certain il n'y aurait pas de guerre et le sang innocent ne serait pas versé de par le monde mais la folie engendre guerre misère



moi

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huarsy

17 décembre 2013 10:23


Louise ACKERMANN (1813-1890)

L'amour et la mort

(A M. Louis de Ronchaud)

I

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :

Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et qui vont se glacer.

Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse
Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur,
Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse
D'un instant de bonheur ?

Amants, autour de vous une voix inflexible
Crie à tout ce qui naît : "Aime et meurs ici-bas ! "
La mort est implacable et le ciel insensible ;
Vous n'échapperez pas.

Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure,
Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
Et perdus dans le sein de l'immense Nature,
Aimez donc, et mourez !

II

Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile
Quand un charme invincible emporte le désir,
Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile
A frémi de plaisir.

Notre serment sacré part d'une âme immortelle ;
C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps ;
Nous entendons sa voix et le bruit de son aile
Jusque dans nos transports.

Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie
Pâlir au firmament les astres radieux,
Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,
Leur lien pour les cieux.

Dans le ravissement d'une éternelle étreinte
Ils passent entraînés, ces couples amoureux,
Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte
Un regard autour d'eux.

Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe ;
Leur espoir est leur joie et leur appui divin ;
Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe
Leur pied heurte en chemin.

Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,
Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers,
Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire
S'ils mouraient tout entiers ?

Sous le voile léger de la beauté mortelle
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt,
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : " C'est Elle ! "
Et la perdre aussitôt,

Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.
Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée
Pour un être d'un jour !

Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles
Ne puissent t'émouvoir,

Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
Tu dises : " Garde-les, leurs cris sont superflus.
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! "

Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.

III

Eternité de l'homme, illusion ! chimère !
Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain !
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère,
Il lui faut un demain !

Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle
Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés,
Vous oubliez soudain la fange maternelle
Et vos destins bornés.

Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires
Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ?
Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères
En face du néant.

Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles :
" J'aime, et j'espère voir expirer tes flambeaux. "
La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles
Luiront sur vos tombeaux.

Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse
A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ;
La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :
"Nous aussi nous aimons !"

Heureux, vous aspirez la grande âme invisible
Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ;
La Nature sourit, mais elle est insensible :
Que lui font vos bonheurs ?

Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle,
C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor.
Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle,
Et vous laisse la mort.

Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ;
Le reste est confondu dans un suprême oubli.
Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :
Son voeu s'est accompli.

Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines,
Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus,
Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines
Vous jettent éperdus ;

Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre
Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas,
Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre
L'Infini dans vos bras ;

Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure
Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims,
Ces transports, c'est déjà l'Humanité future
Qui s'agite en vos seins.

Elle se dissoudra, cette argile légère
Qu'ont émue un instant la joie et la douleur ;
Les vents vont disperser cette noble poussière
Qui fut jadis un coeur.

Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame
De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,
Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,
Dans les âges lointains.

Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l'amour.
Chacun rapidement prend la torche immortelle
Et la rend à son tour.

Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante,
Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea,
De la tenir toujours : à votre main mourante
Elle échappe déjà.

Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;
Il aura sillonné votre vie un moment ;
En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme
Votre éblouissement.

Et quand il régnerait au fond du ciel paisible
Un être sans pitié qui contemplât souffrir,
Si son oeil éternel considère, impassible,
Le naître et le mourir,

Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,
Qu'un mouvement d'amour soit encore votre adieu !
Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime,
Et pardonnez à Dieu !

A celles/ceux qui quittent ce site et nous reviendrons ressourcé(e)s

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huarsy

14 décembre 2013 14:57

Odile

Odile rêve au bord de l’île,
Lorsqu’un crocodile surgit ;
Odile a peur du crocodile.
Et lui évitant un « ci-git »
Le crocodile croque Odile.

Caï raconte ce roman,
Mais sans doute Caï l’invente
Odile alors serait vivante.
Et, dans ce cas-là, Caï ment.

Un autre ami d’Odile, Alligue,
Pour faire croire à cette mort,
Se démène et intrigue,
D’aucuns disent qu’alligue a tort.

2
Jean Cocteau2

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huarsy

13 décembre 2013 11:07

Citation du message publié par kemola14

Tu es mon trèfle à quatre feuilles


Une feuille pour l’amitié
Celle qui, entre nous est née
Suite à différents sujets partagés
Suite à nos avis échangés

Une feuille pour la complicité
Sentiment de nouveauté
Que tu m’as fait découvrir
Avec grand plaisir

Une feuille pour l’amour
Sentiment beau sans détour
De fil en aiguille
D’un père pour sa fille

Une feuille pour le bonheur
Que nous partageons à toutes heures
Rempli de douceur de nos cœur
Tu es mon porte-bonheur

26/06/2009

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huarsy

10 décembre 2013 18:55

Bonsoir aux poètes -


Bruyants silences

C’est le grand silence de la vie
qui me tinte aux oreilles.
C’est vilain silence qui glapit
rien qu’à lui-même pareil.
C’est bruyant silence de la foule
caquetant tout son saoul.
C’est parfait silence de parlotes
où chacun radote.
Et dans ce guignol
qui ricane
qui rigole
qui me suit
me poursuit
et encore mieux m’isole,
c’est le dur silence de la vie
qui me tinte aux oreilles.
Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978 -
Pas facile de quitter ses amis, de se retrouver dans la maison vide !
Bonne soirée sur Quintonic à @Vous bises -

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Avatar kankou

kankou

6 décembre 2013 10:40

Coucou @ Tous

Invictus de William Ernest Henley en hommage à Nelson Mandela

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

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huarsy

1 décembre 2013 17:01

Les Regrets incluent le poème le plus célèbre de Du Bellay :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison,
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage ?

Plus me plait le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plait l’ardoise fine,

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Lyré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.

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huarsy

30 novembre 2013 21:59

Beauté des femmes…

Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles
Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal,
Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animal
Que juste assez pour dire : « assez » aux fureurs mâles !
Et toujours, maternelle endormeuse des râles,
Même quand elle ment, cette voix ! Matinal
Appel, ou chant bien doux à vêpre, ou frais signal,
Ou beau sanglot qui va mourir au pli des châles !…
Hommes durs ! Vie atroce et laide d’ici-bas !
Ah ! que du moins, loin des baisers et des combats,
Quelque chose demeure un peu sur la montagne,
Quelque chose du cœur enfantin et subtil,
Bonté, respect ! Car, qu’est-ce qui nous accompagne,
Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ?
Paul Verlaine, Sagesse (1881)

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