
kankou
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LES "SAINTS DE GLACE"
(petit rappel quant à leur origine, leur nombre et les dictons)
Beaucoup se posent question,
« Vais-je semer, ou bien attendre » ?
Pourquoi tant d’observation,
Pour aller cultures reprendre.
Printemps n’est donc pas suffisant,
Pour les inciter à planter,
* Ou les rendrait-il fainéants,
Au point d’un travail repousser ?
A cela, mains vertes répondent,
Qu’il y a trois saints dangereux,
Quelle est cette idée moribonde,
Être canonisé rend pieux...
J’apprends alors qu’au mois de Mai,
Sur le calendrier ancien,
"Saints Mamert, Pancrace, Servais",
Intriguèrent les physiciens.
Ce sont donc eux les « saints de glace »,
Qui font la pluie et le beau temps,
Trois jours de printemps, bien fugaces,
Du onze au treize Mai durant.
Trois dictons les suivent aussi,
Mais ils sont quatre, dit la légende,
Car « Urbain » intervient ici,
Vingt-cinq Mai, sa main il va tendre.
Quatre, comme les Mousquetaires,
Mais quels sont donc tous ces dictons ?
Je ne puis plus longtemps les taire,
Ils visent aussi vignerons.
Ces dictons sont écrits en vers,
Je commence donc par Mamert,
« Du premier de ces saints de glace,
Souvent, tu en gardes la trace ».
Vient ensuite la Saint Pancrace,
« Qui apporte souvent la glace »,
« Avant Saint Servais point d’été,
Mais après lui, plus de gelée ».
Cela devrait ici finir,
Mais le vigneron doit venir…
« Quand la Saint Urbain est passée,
Le vigneron est rassuré ».
Car « Mamert, Servais et Pancrace,
Sont de la glace les trois saints,
Que Saint Urbain tient dans sa main »...
C'est lui qui clôt les Saints de glace.
Cathy,
huarsy
Merci aux poètes -
16 mars 2012
Pour la poésie, contre ses détracteurs
Avec bientôt le printemps, voici de retour la sinistre ritournelle répétée une fois encore dans l'article du Monde du 3 mars « Poètes, le dernier vers ?» de la mort annoncée, par consomption, élitisme ou gueuserie de la fille rebelle en littérature, la poésie ! La malheureuse serait condamnée pour survivre à se muer en « slam», en «rap » ou en chansonnette… Sombrer dans le borborygme et l’automatisme dégobilleur !
Allons ! Après la guerre, le bonhomme Isou [Isodore Isou 1925-2007] n’avait-il pas déjà tenté de désarticuler le langage et de réduire la poésie à une bousculade de syllabes, à une vocifération de sons inarticulés ? La phtisique a sans doute un certain tempérament pour avoir résisté, et de quelle façon ! On peut compter aujourd’hui plusieurs bons poètes qui sont lus et connus. Par qui direz-vous ? Par l’élite ? Si l’on nomme ainsi les gens de culture, ceux qui donnent envie de sortir le revolver, c’est oui. Quelle hypocrisie de faire semblant de croire que tout un chacun doit pouvoir accéder sans une éducation adéquate à ce qu’il y a de plus ardu en littérature, ce qui demande de la constance, de l’intelligence et une attention soutenue. Extraits de textes poétiques dans le métro ? N’est-il pas évident que nous sommes tous capables de commenter la Relativité d’Einstein, et d’apprécier les mathématiques expérimentales ? Pourquoi pas la poésie, cette fumisterie prétentieuse qui nous importune avec ses «niaiseries grandiloquentes »?
Il y a de tout, partout. Il y a toujours eu de tout, partout. Qui a créé ou choisi le meilleur, ce qu’il fallait retenir pour enrichir les cultures des civilisations ? Mais la nôtre se doit de nourrir son complexe de culpabilité en s’autodénigrant!
La poésie occidentale qui remonte aux troubadours, bardes et trouvères n’a pas cessé d’évoluer, c’est vrai. Celle du XIXème nous paralyse encore. On ne se remet pas facilement de Rimbaud ou de Mallarmé. Le surréalisme a voulu tout déménager, faire table rase. Né avec la première guerre mondiale, il a sombré après la deuxième, et le mot lui-même, vidé de son sens, est employé à tort et à travers. Quant au mot : poésie, comme le dit Valéry pour le mot liberté : « il a fait tous les métiers ». Dès qu’une personne quelconque veut exprimer un sentiment ou une sensation qu’elle juge impondérable, «idéale » ou simplement différente des choses habituelles, elle s’ébaubit : «c’est poétique !…». La plupart n’ont de la poésie qu’une vague idée et, comme le dit encore Valéry, prennent ce vague pour de la poésie. Sans oublier les fleurettes qui poussent anonymement un peu partout et s’attribuent le mot. On le plaque aussi sur des émotions d’ordre esthétique générées par un paysage, une promenade, une chanson, ou le babil d’un nourrisson. De là vient, peut-être, la défiance craintive que ressentent trop d’intellectuels ou d’artistes vis-à-vis d’un vocable suspect à leurs yeux, ou respectable mais inaccessible, voire « élitiste », aux yeux de presque tous. Les très minces perspectives économiques des courageux éditeurs qui œuvrent pour que ne meure pas cette discipline exigeante et secrète, la poésie, ne favorisent pas sa promotion auprès de ceux qui pourraient se découvrir concernés. Parce que la poésie (gardons le mot, envers et contre tous ses débineurs) s’adresse, en ce qui caractérise l’être humain au plus profond de sa sensibilité et de son intelligence, à l’essentiel mouvant, aux plus fondamentales de ses inquiétudes. Loin d’être une vague impression nuageuse, elle est rigoureusement réelle et précise. (« La poésie, c’est le chiffre » disait Cocteau.) Si elle n’est plus « l’art de faire des vers », son nom, qui vient du grec poièsis , qui se traduit par faire, fabriquer, rappelle qu’il s’agit d’une production de l’esprit construite avec rigueur. Elle a pour matériaux tous les mots et les procédés du langage : allitération, métaphore, image, élision, etc. Et si la Muse d’Alfred a été reléguée dans le passé, l’inspiration, «… au sens romantique du terme, a été rétablie dans tous ses droits » (André Breton) en dépit des sarcasmes dont cette valeur est accablée par les imbéciles.
Le Marché de la Poésie est menacé de disparition. «Marché » ! Voilà un mot qui n’est pas dévalué, contrairement au mot poésie, et qui s’accorde bien mal avec elle ! Dans notre société vouée au profit et à la jouissance matérielle, un autre mot privilégié, un mot-massue pour assommer la poésie, c’est rentabilité ! Oui, la poésie, ça ne rapporte rien! Que vaut un poème sur un bout de papier en face d’une Porsche ou d’un Picasso ? Le poids social d’un poète devant celui d’un footballeur ou d’un trader?
Non je ne suis pas morte. Je suis la grâce et la vérité de l’esprit.
«La poésie est l’expression par le langage humain ramené à son rythme essentiel du sens mystérieux des aspects de l’existence. Elle doue ainsi d’authenticité notre séjour et constitue la seule tâche spirituelle » (Mallarmé).
Jean Barral, Paris
huarsy
La géante - Poéme
Poéme / Poémes d'Charles Baudelaire
Du temps que la
Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.
J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement dans ses terribles jeux;
Deviner si son cœur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux;
Parcourir à loisir ses magnifiques formes;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,
Lasse, la font s'étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d'une montagne.
huarsy
ACHARNEMENT :
J’ai tant perdu de temps sans jamais l’arrêter
Et tant au temps présent ne peut en profiter
Attendant chaque soirs sur mes joues un baiser
Espérant chaque jours dans mes bras vous serrer
Remplir ma vie de vous, guider vos pas vers moi
Et m’offrir en pâture à vos envies de Roi
J’ai déjà tout subi les pires humiliations
Les pires vilainies , les basses réflexions
Monsieur, !! je vous donne encore le choix
De me traquer telle une bête aux aboies
Un animal je suis, Traquée pas cet amour
Sauvage je le deviens, ne veux plus rien du tout
Que vous
Acharnez vous sur moi, videz toutes vos peines
D’un amour délaissé, j’en subirai la haine
Mordez, griffer, tapez, cas j’ai déjà souffert
J’ai dépassé ce stade pour mourir aux enfers
Je ne suis rien, ni personne, mais me donne l’assurance
De pouvoir sans détours affronter la souffrance
Tout en gardant en moi, cet amour grandiose
Ne peux le rendre aujourd’hui, même a petites doses
Le corps froid du serpent n’égal pas mes veines
Où coule un sang frigide, où plus rien de l’ entraîne
Que mes amours me foule du pied dans le ruisseau
Mon âme, au trottoir du malheur, partira sans un mot
Gaetane -
"Il suffit de se regarder, de voir à quel point rester sur le passé avec un tel acharnement sans ouvrir les yeux sur nos erreurs, ne mène qu'aux rancoeurs.
Fermer la porte, ne plus y revenir, considérer qu'il est enfermé dans la boîte du ♥
Tu es QUI ? pour juger : la perle parfaite ! -
Je ne puis me permettre de l'avoir dans ma boîte à bijoux
Donc perle fine, sois achetée, possédée par la richesse de ce monde.
VB -
huarsy
Petit rappel de ce que nous avons tous étudié -
Pensées pour les voyageurs/ses en partance ou revenant d'un court ou long voyage -
:bisous:
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.
Joachim Du Bellay
Merci aux participant(e)s à ce post -
huarsy
Bonjour aux poétes et merci de passer par ici pour lire quelques instants et poser ce qui vous touche, ce qui vous est agréable ou pas.
Et te donner ne suffit plus, tu te prodigues de Émile VERHAEREN
Et te donner ne suffit plus, tu te prodigues :
L'élan qui t'emporte à nous aimer plus fort, toujours,
Bondit et rebondit, sans cesse et sans fatigue,
Toujours plus haut vers le grand ciel du plein amour.
Un serrement de mains, un regard doux t'enfièvre ;
Et ton coeur m'apparaît si soudainement beau
Que j'ai crainte, parfois, de tes yeux et tes lèvres,
Et que j'en sois indigne et que tu m'aimes trop.
Ah ! ces claires ardeurs de tendresse trop haute
Pour le pauvre être humain qui n'a qu'un pauvre coeur
Tout mouillé de regrets, tout épineux de fautes,
Pour les sentir passer et se résoudre en pleurs.
Bonne journée -
huarsy
Le muguet
Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !
Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.
Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !
Les yeux brillants, l’âme légère,
Les fillettes s’en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.
Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !
Maurice Careme
huarsy
La Matinée : Brevet Blanc de Français !
Stressée à en mourir,
Stressée, pressée d'en finir.
Impression d'avoir tout raté.
Mes pensées se bousculent, effrayées.
Vais je avoir ce brevet tant attendu ?
Vais je avoir la mention voulue ?
Peureuse et fatiguée,
Envie de tout arrêter,
De partir en courant,
Fuir toutes ces questions stressantes !
Questions, réponses, notes, travailler, ...
Tout ces mots qui, à leur vu, m'ont dégoûtée.
Orthographe, grammaire, rédaction, ...
Qui demande encore et toujours réflexion.
Matinée enfin terminée,
Mais après midi riche en difficultés.
Ce ne sont que quelques heures dans ma vie,
Et c'est bientôt fini.
Oui, bientôt fini !
Il faut que j'y crois,
Il faut que j'y crois !
Plus que deux heures,
Plus beaucoup de frayeurs.
Il faut que je me calme,
Oui, se calmer ...
(Lya)

maryola
pou z'ott'
Di: quoqu' ché equ'té ma r'amn'né
Tiot lutin ed tin voyach'
ch'equ' t'aré parti tro loin ?
Ouai ! éss su' allé querquer
Pou l' fête et' PAQUES...
Ché bio z'oeufs colorés
Pou offrir a ché z'infants sach'
Ché paniers rimplis
Ed' z'oeufs' in chuqu' é in chocolat
Y arré ossi ché z'oeufs durt'
Equ' jé mi minm'ardessinés
Parèl' equ ti ach l'écol'
Din ch'grind gardin
Pou equ'tou ché z'infants
I vienn'te lé querqué
Du co! ti eul tiote fil'
E ti euch'tiot garchon
Quanqu' t'artrouvra ché z'oeufs
Pinss' à mi euch' tiot lutin
E vou tertous enn'savott' pon
Equ'din ché viux timps ?
In offro a ché z'infants pofs
Ché z'oeuff pou leu repas
Pis j'arré intindu dirr'
Qu'euj' grind Saint Nicolas
I s'promann' aveuc euss' n'âne
Eul vell' ed' PAQUES
Pou l'ardisribué a ché z'infants
Ché paniers rimplis
Ed chucrate é tchiocolat
Du co tiot infant
Pinse a ch' tiot n'âne inn' y ardéposant
Inn' carott' é ch' l'avoine
Comm' cha pou t'armercié
Teu l'intindras ett'dirr' :
Hi-han! hi-han!
Pour vous...
Dis...que m'as-tu rapporté
Petit lutin de ce long voyage
Tu es parti très loin?
Oui je suis allé chercher
Pour la fête de PAQUES...
De beaux oeufs colorés
Pour offrir aux enfants sages
Des paniers remplis
D'oeufs en sucre et chocolat
Il y a aussi les oeufs durs...
Que j'ai moi-même dessinés
Comme toi à l'école
Dans le grand jardin
Pour que tous les enfants
Viennent les chercher...
Donc toi la petite fille
Et toi le petit garçon
Lorsque vous trouverez ces oeufs
Pensez à moi le petit lutin
Et savez-vous
Que dans les temps anciens ?
On offrait aux enfants pauvres
Ces oeufs pour leur repas
Et j'ai entendu dire:
Que le grand Saint-Nicolas
Se promène avec son âne
La veille de PAQUES
Pour distribuer aux enfants sages
Des paniers remplis
De bonbons et chocolat
Alors petit enfant
Pense au petit âne et dépose- lui
Une carotte et de l'avoine
Et pour te remercier
Tu l'entendras te dire :
Hi! han!... hi!han!...
kankou
☁ ☼ Coucou @Huarsy @ Tous ☁ ☼
Bonne Fête de Pâques à tous :cligne:
B bien à vous!
O oeufs en chocolats!
N notre jardin!
N ne pas se tromper!
E etrange cachette!
F fête pascal!
E échange de voeux!
T tous en famille!
E entre deux averses!
D dedans où dehors?
E éclat de rire!
P panier rempli!
A alléchante récolte!
Q quelle humidité!
U union prometteuse!
E elle se régale!
A avoir envie!
T tenir le délit!
O oser en manger!
U un moment d'allégresse!
S savourer cet instant!
par mistral5
gardien14
Les papiers.
Ton doigt, léger d'abord, puis, timide et tremblant,
M'écrivait sur du papier blanc ;
Un beau matin, ce fut sous la teinte discrète
D'une enveloppe violette,
Que, dissertant sur l'âme et l'amour. . . du bon Dieu,
Tu scellas un fin papier bleu ;
Le soir, tu m'adressas bien ravissante chose,
(T'en souvient-il ?) sur papier rose !
Le lendemain, ton cœur jaloux avait souffert
Et je reçus du papier vert.
Puis, toi qu'on dit si douce et que l'on voit si bonne,
Tu me lanças un papier jaune !...
Et voilà qu'aujourd'hui, pour me mystifier,
Tu prends du papier d'écolier !
Ah ! pour qu'en ces couleurs j'ose ou veuille comprendre
C'est trop méchant ou c'est trop tendre !
Jules Canonge.