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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

Avatar huarsy

huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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Avatar kankou

kankou

12 juillet 2014 10:21

.☂.☂ Coucou @Huarsy @ Tous .☂.☂

Et la pluie continue

Et la pluie continue à mouiller les carreaux,
Inexorablement, sans jamais s’arrêter,
À croire que les nuages ont les mêmes sanglots
Et qu’au même moment ils se mettent à pleurer.

Ils pleurent sans aucun doute au soleil disparu,
Il a dû se cacher pour sangloter aussi,
Et si vous écoutez quand la nuit est venue
Vous l’entendrez pleurer, et cela fait la pluie.

Il pleure car voyez-vous il a bien du chagrin,
De voir ainsi les nuages pleurer de tout leur cœur,
Mais les nuages eux pleurent, et ça n’a plus de fin,
En voyant le soleil pleurer de son malheur.

Et le soleil qui pleure en voyant les nuages,
Et les nuages qui pleurent en voyant le soleil,
C’est maintenant la pluie, et vous voyez l’image,
Qui se met à pleurer pour comme eux faire pareil.

Et la pluie continue à mouiller les carreaux,
Inexorablement, sans jamais s’arrêter,
Et la voyant tomber, vous voyez le tableau,
Voilà que moi aussi, je me mets à pleurer. (non pas moi ..je me fais une raison ) :rire:

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huarsy

10 juillet 2014 22:13

La chance

En tes rêves, en tes pensées,
En ta main souple, en ton bras fort,
En chaque élan tenace où s'exerce ton corps
La chance active est ramassée.

Dis, la sens-tu, prête à bondir
Jusques au bout de ton désir ?
La sens-tu qui t'attend, et te guette et s'entête
A éprouver quand même, et toujours, et encor
Pour ton courage et pour ton réconfort
Le sort ?

Ceux qui confient aux flots et leurs biens et leurs vies
N'ignorent pas qu'elle dévie
De tout chemin trop régulier ;
Ils se gardent de la lier
Avec des liens trop durs au mât de leur fortune ;
Ils savent tous que, pareille à la lune,
Elle s'éclaire et s'obscurcit à tout moment
Et qu'il faut en aimer la joie et le tourment.

En tes rêves, en tes pensées,
En ta main souple, en ton bras fort,
En chaque élan tenace où s'exerce ton corps
La chance active est ramassée.

Et tu l'aimes d'autant qu'elle est risque et danger,
Que balançant l'espoir comme un levier léger
Elle va, vient et court au long d'un fil qui danse.
Il n'importe que le calcul et la prudence
Te soient chemins plus sûrs pour approcher du but.
Tu veux l'effort ardent qui ne biffe et n'exclut
Aucune affre crédule au seuil de la victoire
Et tu nourris ainsi comme malgré toi
Ce qui demeure encor de ton ancienne foi
En ton vieux coeur contradictoire.

La chance est comme un bond qui s'ajoute à l'élan
Et soudain le redresse au moment qu'il s'affaisse.
Elle règne au delà, de la stricte sagesse
Et de l'ordre précis, minutieux et lent.
Elle est force légère et sa présence allie
On ne sait quelle intense et subtile folie
Au travail ponctuel et chercheur des cerveaux.
Elle indique d'un coup le miracle nouveau.
Les hommes que la gloire aux clairs destins convie
Ont tous, gràce à son aide, incendié leur vie
De la flamme volante et rouge des exploits.
Ils ont crié que la fortune était leur droit
Et l'ont crié si fort qu'ils ont fini par croire
Qu'ils tenaient l'aile immense et blanche des victoires
Sous les poings rabattus de leur ténacité.
Oh ! dis, que n'auraient-ils réussi ou tenté
En notre âge d'orgueil, de force et de vertige
Où le monde travaille à son propre prodige ?

En ta main souple, en ton bras fort,
En chaque élan tenace où s'exerce ton corps,
En tes rêves, en tes pensées,
La chance active est ramassée.
Émile VERHAEREN

Merci à @Vous -

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huarsy

8 juillet 2014 20:29

Voilà, voilà j'ai tout lu - merci @Artemise -

Il faut de la forçe pour exprimer son opinion
Il faut du courage pour l'assumer
De la forçe pour prendre une décision
Du courage pour en accepter les conséquences

De la forçe pour avançer
Du courage pour accepter de s'etre tromper
De la forçe pour affronter le danger
Du courage pour accepter ses limites

De la forçe pour choisir
Du courage pour renoncer
De la force pour accepter les épreuves
Du courage pour en rire

De la force pour dénoncer
Du courage pour se taire
De la force pour gagner sa vie
Du courage pour affronter la misère

De la force pour avancer
Du courage pour ne pas renoncer
De la force pour dire non
Du courage pour exprimer son opinion

De la force pour affronter les autres
Du courage pour s'affronter soi même
De la force pour réussir
Du courage pour se surpasser

De la force pour calmer la peine d'un ami
Du courage pour endurer sa propre souffrance
De la forçe pour endurer l'injustice
Du courage pour l'arrêter

De la force pour aimer
Du courage pour s'en aller...
Patoune

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huarsy

2 juillet 2014 17:27

Merci @Gardien14 - pour ton "coucou" du Sud -
Merci à toutes/tous pour vos participations à ce post que je lis tranquillement le soir venu -

Victor HUGO (1802-1885)

L'oubli

Autrefois inséparables,
Et maintenant séparés.
Gaie, elle court dans les prés,
La belle aux chants adorables ;

La belle aux chants adorés,
Elle court dans la prairie ;
Les bois pleins de rêverie
De ses yeux sont éclairés.

Apparition exquise !
Elle marche en soupirant,
Avec cet air conquérant
Qu'on a quand on est conquise.

La Toilette, cet esprit,
Cette déesse grisette,
Qu'adore en chantant Lisette,
A qui Minerve sourit,

Pour la faire encore plus belle
Que ne l'avait faite Dieu,
Pour que le vague oiseau bleu
Sur son front batte de l'aile,

A sur cet ange câlin
Epuisé toute sa flore,
Les lys, les roses, l'aurore,
Et la maison Gagelin.

Soubrette divine et leste,
La Toilette au doigt tremblant
A mis un frais chapeau blanc
Sur ce flamboiement céleste.

Regardez-la maintenant.
Que cette belle est superbe !
Le coeur humain comme l'herbe
Autour d'elle est frissonnant.

Oh ! la fière conquérante !
Le grand oeil mystérieux !
Prévost craint pour Desgrieux,
Molière a peur pour Dorante.

Elle a l'air, dans la clarté
Dont elle est toute trempée,
D'une étincelle échappée
A l'idéale beauté.

Ô grâce surnaturelle !
Il suffit, pour qu'on soit fou,
Qu'elle ait un ruban au cou,
Qu'elle ait un chiffon sur elle.

Ce chiffon charmant soudain
Aux rayons du jour ressemble,
Et ce ruban sacré semble
Avoir fleuri dans l'Eden.

Elle serait bien fâchée
Qu'on ne vit pas dans ses yeux
Que de la coupe des cieux
Sa lèvre s'est approchée,

Qu'elle veut vaincre et charmer,
Et que c'est là sa manière,
Et qu'elle est la prisonnière
Du doux caprice d'aimer.

Elle sourit, et, joyeuse,
Parle à son nouvel amant
Avec le chuchotement
D'une abeille dans l'yeuse.

- Prends mon âme et mes vingt ans.
Je n'aime que toi ! dit-elle. -
Ô fille d'Eve éternelle,
Ô femme aux cheveux flottants,

Ton roman sans fin s'allonge ;
Pendant qu'aux plaisirs tu cours,
Et que, te croyant toujours
Au commencement du songe,

Tu dis en baissant la voix :
- Pour la première fois, j'aime ! -
L'amour, ce moqueur suprême,
Rit, et compte sur ses doigts.

Et, sans troubler l'aventure
De la belle aux cheveux d'or,
Sur ce coeur, si neuf encor,
L'amour fait une rature.

Et l'ancien amant ? Pâli,
Brisé, sans doute à cette heure
Il se désespère et pleure... -
Ecoutez ce hallali.

Passez les monts et les plaines ;
La curée est dans les bois ;
Les chiens mêlent leurs abois,
Les fleurs mêlent leurs haleines ;

Le voyez-vous ? Le voilà.
Il est le centre. Il flamboie.
Il luit. Jamais plus de joie
Dans plus d'orgueil ne brilla.

Il brille au milieu des femmes,
Tous les yeux lui disant oui,
Comme un astre épanoui
Dans un triomphe de flammes.

Il cherche en face de lui
Un sourire peu sévère,
Il chante, il lève son verre,
Eblouissant, ébloui.

Tandis que ces gaietés franches
Tourbillonnent à sa voix,
Elle, celle d'autrefois,
Là-bas, bien loin, sous les branches,

Dans les taillis hasardeux,
Aime, adore, se recueille,
Et, près de l'autre, elle effeuille
Une marguerite à deux.

Fatal coeur, comme tu changes !
Lui sans elle, elle sans lui !
Et sur leurs fronts sans ennui
Ils ont la clarté des anges.

Le séraphin à l'oeil pur
Les verrait avec envie,
Tant à leur âme ravie
Se mêle un profond azur !

Sur ces deux bouches il semble
Que le ciel met son frisson ;
Sur l'une erre la chanson,
Sur l'autre le baiser tremble.

Ces êtres s'aimaient jadis ;
Mais qui viendrait le leur dire
Ferait éclater de rire
Ces bouches du paradis.

Les baisers de l'autre année,
Où sont-ils ? Quoi ! nul remord !
Non ! tout cet avril est mort,
Toute cette aube est fanée.

Bah ! le baiser, le serment,
Rien de tout cela n'existe.
Le myosotis, tout triste,
Y perdrait son allemand.

Elle ! à travers ses longs voiles,
Que son regard est charmant !
Lui ! comme il jette gaiement
Sa chanson dans les étoiles !

Qu'elle est belle ! Qu'il est beau ! -
Le morne oubli prend dans l'ombre,
Par degrés, l'épaisseur sombre
De la pierre du tombeau.

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gardien14

2 juillet 2014 08:35

Dédié à nos Femmes

Tu m'as demande si je t'aimais bien
Je t'ai répondue que non
Tu m'as demande si tu étais jolie
Je t'ais répondue non
Tu m'as demander si tu étais dans mon cœur
je t'ais répondue non
Tu m'as demander si je pleurerai si tu partais loin
Je t'ai répondue non
Tu as donc commencer a marcher
Je t'ai attraper par la main et je t'ai dit
Je ne t'aime pas bien, mais je t'aime
Tu n'es pas belle, tu es magnifique
Tu n'es pas dans mon cœur, tu es mon cœur
Et je ne pleurerais pas si tu partais, j'en mourrais

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gardien14

2 juillet 2014 08:04

Une Femme est l'amour

Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ;
Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le cœur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

Courbé par le travail ou par la destinée,
L'homme à sa voix s'élève et son front s'éclaircit ;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son cœur s'adoucit.

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
Bien longtemps à l'attendre il faut se résigner.
Mais qui n'aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?

Gérard de Nerval, 1841

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Avatar huarsy

huarsy

28 juin 2014 21:26

Ce soir, je suis :triste: une maman a perdu son enfant de 21 ans lors de l'accident d'avion à Saultain près de Valenciennes accompagné d'un monsieur de 47 ans -
Nous sommes proches et j'ai mal -

Il y a quelque part une maman
Qui pleure son enfant
Celui qui n’est pas sa moitié
Mais elle en entier…
Elle se remémore les jours heureux
Un doux sourire au coin des yeux
Des larmes dans ces sourires attendris
Dans les larmes des souffrances enfouies
Elle s’imagine son petit Prince dormeur
Revenant pour calmer sa douleur
Elle sait que tout cela, c’est rêver…
Mais qui a le droit de l’en empêcher ?
Il y a quelque part une maman
Qui songe parfois, en se cachant
A partir rejoindre son bel enfant
Sans qui tout est dur maintenant
Mais quelque part, tout près de cette maman
Il y a caché dans l’espoir, un enfant
Il ne la quitte jamais des yeux
Un jour elle le saura, et peut-être elle ira mieux
Mais pour croire, il faut du temps….
Myriam -

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28 juin 2014 21:20

L’aube est moins claire, l’air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l’azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! Voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s’en va d’un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu’éblouissait l’été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.
Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L’automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l’été qui s’enfuit est un ami qui part.
Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure,
Adieu, ciel bleu ! Beau ciel qu’un souffle tiède effleure !
Voluptés du grand air, bruit d’ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! Aubes ! Chansons ! Rosées !
Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux !
Hélas ! Vous reviendrez ! Me retrouverez-vous ?

Victor Hugo

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20 juin 2014 11:35

La vie pas la mort

Si toutes les mains se levaient
En signe d'amitié
Avec l'arme du respect
De la vie de l'autre
Pour certain
Il n'y aurait pas de guerre
Et le sang innocent
Ne serait pas versé
De par le monde
Mais la foliede l'homme
Engendre guerre misère

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18 juin 2014 20:19

Je t'attendais...

Se retrouver enfin !
Et s'offrir ce que l'on espère
L'AMOUR ...

Nos corps enlacés
Nos lèvres sur nos lèvres

Effleuré de nos doigts
Nos corps offerts
S'aimer

Se blottir au creux de ton cou
Et s'endormir dans tes bras
Sous de beaux draps de soie

Tu es l'étoile qui brille
Et illumine ma nuit
Tu es mon rayon de soleil

Ma pensée vole vers toi
Et dans le vent s'inscrivent

Ces mots : Je t'aime
Je ne veux que toi
" Toi mon AMOUR "

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17 juin 2014 20:22

L'Andalouse
Avez-vous vu, dans Barcelone,
Une Andalouse au sein bruni ?
Pâle comme un beau soir d’automne !
C’est ma maîtresse, ma lionne !
La marquesa d’Amaëgui !

J’ai fait bien des chansons pour elle,
Je me suis battu bien souvent.
Bien souvent j’ai fait sentinelle,
Pour voir le coin de sa prunelle,
Quand son rideau tremblait au vent.

Elle est à moi, moi seul au monde.
Ses grands sourcils noirs sont à moi,
Son corps souple et sa jambe ronde,
Sa chevelure qui l’inonde,
Plus longue qu’un manteau de roi !

C’est à moi son beau corps qui penche
Quand elle dort dans son boudoir,
Et sa basquina sur sa hanche,
Son bras dans sa mitaine blanche,
Son pied dans son brodequin noir.

Vrai Dieu ! Lorsque son oeil pétille
Sous la frange de ses réseaux,
Rien que pour toucher sa mantille,
De par tous les saints de Castille,
On se ferait rompre les os.

Qu’elle est superbe en son désordre,
Quand elle tombe, les seins nus,
Qu’on la voit, béante, se tordre
Dans un baiser de rage, et mordre
En criant des mots inconnus !

Et qu’elle est folle dans sa joie,
Lorsqu’elle chante le matin,
Lorsqu’en tirant son bas de soie,
Elle fait, sur son flanc qui ploie,
Craquer son corset de satin !

Allons, mon page, en embuscades !
Allons ! la belle nuit d’été !
Je veux ce soir des sérénades
À faire damner les alcades
De Tolose au Guadalété.

Alfred de Musset, 1829

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gardien14

17 juin 2014 20:20

Elle

Mon amour se définit aisément,
Par cet être pour qui tout me paraît possible,
Par cet être qui me fait devenir invincible,
Et que j'aime infiniment.

C'est grâce à son regard, à sa présence,
C'est grâce à sa voix, à son aisance,
Que mes sentiments pour elle,
Seront plus fort que toutes les querelles.

En ses yeux je retrouve la flamme qui consumme mon coeur,
En sa voix je retrouve la muse qui dirige mes pas,
Loin d'elle je m'écrase avec fracas,
Réunis, je m'épanouis dans la joie.

Elle est la lumière qui m'éclaire,
Le guide qui me fait avancer,
Seul le son de sa voix m'appaise,
Elle est celle que j'aime.

- Guillaume Coulongeat -

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huarsy

17 juin 2014 18:19

Votre sourire.

Recueil : Les échos du rivage (1857)

Votre sourire est charmant de gaieté ;
Lorsqu'en mon âme où bout parfois l'orage
Il resplendit comme un soleil d'été,
Il y dissipe et chasse tout nuage,
Et je m'apaise à sa sérénité.

Ce doux rayon dans mon cœur reflété,
Oh ! si j'étais poète, à chaque page
Comme en beaux vers ma muse l'eut chanté !
Votre sourire.

Vous n'avez pas besoin en vérité,
D'avoir le sceptre et l'empire en partage ;
Vous n'en sauriez pas en réalité
Être plus reine et régner d'avantage,
Car il vaut bien certes une royauté,
Votre sourire.


Albert Dabadie
(1832-1866)

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huarsy

17 juin 2014 18:12

Tiens, tiens @Esperanza à Lille :rire: :lol:

Merci à vous toutes pour vos participations au post poésies/poèmes -

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire.

Recueil : Les heures claires (1896)

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire,
Mes plus douces pensées,
Celles que je te dis, celles aussi
Qui demeurent imprécisées
Et trop profondes pour les dire.

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire,
À toute ton âme, mon âme,
Avec ses pleurs et ses sourires
Et son baiser.

Vois-tu, l'aube blanchit le sol, couleur de lie ;
Des liens d'ombre semblent glisser
Et s'en aller, avec mélancolie ;
L'eau des étangs s'éclaire et tamise son bruit,
L'herbe rayonne et les corolles se déplient,
Et les bois d'or s'affranchissent de toute nuit.

Oh ! dis, pouvoir, un jour,
Entrer ainsi dans la pleine lumière ;
Oh ! dis, pouvoir, un jour,
Avec des cris vainqueurs et de hautes prières,
Sans plus aucun voile sur nous,
Sans plus aucun remords en nous,
Oh ! dis, pouvoir un jour
Entrer à deux dans le lucide amour !


Émile Verhaeren
(1855-1916)

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maryola

16 juin 2014 18:23

c'est un poème écrit pour ces enfants qui n'ont plus leur papa

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