đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Un tout petit grain de sable
Peut rendre ta vie méconnaissable.
Cette minuscule parcelle de silice
T'amĂšne jusqu'au supplice,
Compliquant ta morne existence
Jusqu'Ă te conduire Ă la potence.
Plus rien ne fonctionne comme avant
L'environnement devient sable mouvant
Pour donner le change
Et recevoir ta part des anges
Ton jardin secret devient ton refuge
Et tu inventes des subterfuges
Pour continuer d'exister
Et contre vents et marées résisterChaque jour tu t'enfermes un peu plus
Vivant comme un reclus
Ton entourage tente de te distraire
Mais tu préfÚres te taire
Et garder, pour toi tes problĂšmes
Pour préserver ceux que tu aimes.
Mais, un jour le petit grain de sable
Qui ta rendu la vie insupportable
Ne grippe plus les engrenages
Et le ciel s'ouvre derriĂšre les nuages
Le soleil réapparaßt, brillant
Jusqu'Ă en ĂȘtre Ă©blouissant
martinemdh
Un rossignol m'a dit, que fais-tu lĂ poĂšte,
Errant de çà et lĂ dans la vaste forĂȘt ?
N'entends-tu pas lĂ -bas sonner des airs de fĂȘte,
Ecoute le concert du chant du roitelet ;
Regarde le ballet des Fées, ces demoiselles
Dansant pour essayer de conquĂ©rir ton cĆur,
Qui pour te plaire enfin se feront toutes belles,
Déroulant sous ton pas un long chemin de fleurs.
Le frais ruisseau m'a dit, regarde-moi poĂšte,
Je m'en vais librement car rien ne me retientMes flots vont doucement ou font des pirouettes,
Au gré de mon humeur, bridés par aucun lien ;
J'enfle, je rétrécis, je fais des cabrioles,
Rien ne peut entraver le cours de mon destin,
Et je trace mon chemin soufflant des gaudrioles,
A l'amoureux transi dans le petit matin.
Les champignons m'ont dit, ne sens-tu pas poĂšte,
Ces légÚres odeurs qui flottent dans les airs,
Ici c'est la Morille et ici la Trompette,
Toutes deux bien cachées sous un doux tapis vert ;
LĂ -bas prĂšs du sapin, sommeille la Girolle,
Et le Bolet te tend son piĂšge satanique,
Vois le blanc Géaster étaler sa corolleAu pied de ce rocher au reflet métallique.
Longtemps j'ai cheminé sous la verte ramure,
Surprenant le Pic-Vert effrayant l'écureuil,
Ecoutant dans le vent le langoureux murmure,
Que font les chants d'amour des Pies et du Bouvreuil ;
Puis soudain devant moi c'est dressĂ© le Grand ChĂȘne,
Noueux, majestueux, semblant ĂȘtre le roiDe ce monde enchantĂ© nature souveraine,
Toile d'impressionniste exposée devant moi.
Un groupe d'escargots qui lentement chemine,
Pareils aux pĂšlerins marchant vers Compostelle,
Croise les bons jolis que fait la rousse hermine,
Poursuivant dans son jeu la verte sauterelle;
Masquée par les buissons, une biche surveille,
Son faon qui quelque peu se perd dans les sous- bois,
Spectacle si touchant, qui toujours m'émerveille,
De la mÚre pour l'enfant constamment en émoi.
Le jour qui déclinait là -bas sue la colline,
De cette féerie fit s'écarter mes pas,
Je me suis retiré d'une allure féline,
Craignant de déranger ce petit monde là ;
En formulant des vĆux pour revenir toujours,
Sous le dÎme élancé de ce feuillage épais,
Pour rechercher l'appui, implorer le secours,
Du divin créateur de ce havre de Paix

chantoon
Bonsoir...bien sĂ»r je me suis interessĂše Ă la petite poĂ©sie bretonne et je suis tombĂ©e sur les RIMADELLOĂ, Entre autres...
Rimadell RimadelloĂčE brezhoneg
Petra e vo roet dâar câhizhier-mañ ?
Dâar câhazhig rouz, ur vriad plouz
Dâar câhazhig du, ur forniad ludu,
Dâar câhazhig gwenn, ur berniad mein,
Dâar câhazhig bouzar, ur dornad mouar.
En français
Que donne-tâon Ă ces chats ?
Au petit chat roux une brasée de paille,
au petit chat noir, une fournée de cendre,
au petit chat blanc, un tas de pierres,
au petit chat sourd, une poignée de mûres.
Quâest ce que des rimadelloĂč ?
Les rimadelloĂč sont des petites poĂ©sies populaires, assimilables Ă des comptines pour enfants. Elles sont transmises Ă lâoral de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©ration, et Ă©taient lâune des clefs de la transmission orale du breton. VĂ©ritable trĂ©sor des illettrĂ©s, les rimadelloĂč ont pour but dâamuser les enfants et dĂ©velopper leur mĂ©moire. Les rimadelloĂč sont Ă©galement utilisĂ©es chez les conteurs pour capter lâattention du public avant de dĂ©marrer leur histoire ou leur lĂ©gende.
martinemdh
Elle disait :bavard ,qui dit n'importe quoi !
fais un effort ! applique toi
c'est la moitié de tes caresses que ta voix
n'en rétrécis pas l'importance !
il peut tenir _ne le sais tu pas ?
tant d'absence dans ta présence
ne gĂąchons pas trop de silence
tĂąche d'ĂȘtre celui que j'ai tant attendu .... Paul Geraldy

chantoon
Bonjour...
La Mer
par Charles Trenet
đđđđđđđđ
La mer
La mer
Qu'on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie
La mer
Au ciel d'été confond
Ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer bergĂšre d'azur
Infinie
Voyez
PrÚs des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées
La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercĂ© mon cĆur pour la vie
martinemdh
Le printemps maladif a chassé tristement
L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide,
Et, dans mon ĂȘtre Ă qui le sang morne prĂ©side
L'impuissance s'étire en un long bùillement.
Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crùne
Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau
Et triste, j'erre aprĂšs un rĂȘve vague et beau,
Par les champs oĂč la sĂšve immense se pavane.
Puis je tombe énervé de parfums d'arbres, las,
Et creusant de ma face une fosse Ă mon rĂȘve,
Mordant la terre chaude oĂč poussent les lilas,
J'attends en m'abßmant que mon ennui s'élÚve...
- Cependant l'Azur rit sur la haie et l'éveil
De tant d'oiseaux en fleur gazouillant au soleil.
Mallarmé
Clown
PrimevĂšre
Elle enfile sa plus belle robe dâapparat
Une fois les frimas enfin disparus
Premier bouquet de la prima vera
FidĂšle, elle sâinstalle au creux du talus.
Le charmant printemps lui tend les bras
Dans lâherbe tendre elle dĂ©pose ses faveurs
Petite fleur aux touches serties dâĂ©clats
La primevĂšre offre ses ravissantes couleurs.
Le premier papillon de saison la butine
Son nectar est dâun goĂ»t savoureux
Tendrement, lâoiseau se mutine
Câest une gerbe pour les amoureux.
De toutes colorations, elle offre son cĆur
douce elle est pour les regards passionnés
Le jardin sâenjolive de tant de splendeur
Dame nature est fiÚre de cette vénusté.
Romantic .