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chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour.....IL s'en donnĂš Ă cĆur joie, en ce moment sur la ville....đšđšđš
Le vent m'a soufflé
par
Les mots bleus...
Jâ unis les semences Ă la terre,
Et désunis les feuilles de leur branche.
Je peux me faire hurlant de colĂšre,
Au travers des plaines blanches.
Me faire rafraĂźchissant,
Quand ton corps est en peine,
Et ĂȘtre un musicien fuyant,
Quand je passe dans les feuillages.
Mon souffle doux nâest quâun murmure,
Qui de tes pensées se joue.
Je parviens Ă faire tes joues rosir,
Et Ă te faire frissonner.
Ăcoute mon chant te berçant
Attisant le feu de ton coeur,
Ou soufflant sur tes larmes,
Pour en inonder tes peurs.
Je suis partout, calme ou fort,
En mer, de tribord Ă bĂąbord,
Je suis le vent du sud ou du nord,
Présent, faisant partie de ton décor.
Et si il fait froid dehors,
Sache que je te fais la bise,
Sur ton nez rougissant,
Je ne soufflerai quâen une lĂ©gĂšre brise.
Dans tes nuits je me ferai discret,
Pour tes rĂȘves de coton
Et si il fait un rien frisquet,
Je tâen demande pardon.
martinemdh
La vie n'a pas d'Ăąge.
La vraie jeunesse ne s'use pas.
On a beau l'appeler souvenir,
On a beau dire qu'elle disparaĂźt,
On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,
Tout ce qui est vrai reste lĂ .
Quand la vérité est laide, c'est une bien fùcheuse histoire,
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens trÚs ùgés remontent en enfance
Et leur coeur bat
LĂ ou il n'y a pas d'autrefois.
Prévert

chantoon
Bonjour....
Bonjour....je suis un peu nostalgique..j'ai vraiment aimÚ cette région de Bretagne...
Aussi il me souvient cette belle poésie de mes années de lycée. Je suis sûre que certains
d'entre vous la rĂ©citeront en mĂȘme temps que de la lire.
Mais je ne crois n'avoir pas apprise toutes les strophes...! Je m'en souviens un peu jusqu'Ă la sixiĂšme.
Oceano Nox
Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous lâaveugle ocĂ©an Ă jamais enfoui ?
Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
Lâouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et dâun souffle il a tout dispersĂ© sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans lâabĂźme plongĂ©e,
Chaque vague en passant dâun butin sâest chargĂ©e ;
Lâune a saisi lâesquif, lâautre les matelots !
Nul ne sait votre sort, pauvres tĂȘtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui nâavaient plus quâun rĂȘve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grĂšve
Ceux qui ne sont pas revenus !
On demande » OĂč sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque Ăźle ?
Nous ontâ ils dĂ©laissĂ©s pour un bord plus fertile ? »
Puis, votre souvenir mĂȘme est enseveli.
Le corps se perd dans lâeau, le nom dans la mĂ©moire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli
On sâentretient de vous parfois dans les veillĂ©es,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
MĂȘle encore quelque temps vos noms dâombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux rĂ©cits dâaventures,
Aux baisers quâon dĂ©robe Ă vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !
BientĂŽt des yeux de tous votre ombre est disparue.
Lâun nâa-t-il pas sa barque et lâautre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits oĂč lâorage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !
Et quand la tombe enfin a fermé leur paupiÚre,
Rien ne sait plus vos noms, pas mĂȘme une humble pierre
Dans lâĂ©troit cimetiĂšre oĂč lâĂ©cho nous rĂ©pond,
Pas mĂȘme un saule vert qui sâeffeuille Ă lâautomne,
Pas mĂȘme la chanson naĂŻve et monotone
Que chante un mendiant Ă lâangle dâun vieux pont !
OĂč sont-ils, les marins sombrĂ©s dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mÚres à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et câest ce qui vous fait ces voix dĂ©sespĂ©rĂ©es
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nousâŠ
Victor Hugo (1802-1885)
Les rayons et les ombres.
baobab
Tandis quâĂ leurs Ćuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
Pour les petites pĂąquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisĂšle des boutons-dâor.
Dans le verger et dans la vigne,
II sâen va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer Ă frimas lâamandier.
La nature au lit se repose ;
Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.
Tout en composant des solfĂšges
Quâaux merles il siffle Ă mi-voix,
II sÚme aux prés les perce-neige
Et les violettes au bois.
Sur le cresson de la fontaine
OĂč le cerf boit, lâoreille au guet,
De sa main cachée il égrÚne
Les grelots dâargent du muguet.
Sous lâherbe, pour que tu la cueilles,
II met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son rĂšgne va finir,
Au seuil dâavril tournant la tĂȘte,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »
Théophile Gautier (1811-1872)
Clown
Il tombe encore des grĂȘlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.
Quand les nuages se déchirent,
Le ciel écume de rayons.
Le vent caresse les bourgeons
Si longuement qu'il les fait luire.
Il tombe encore des grĂȘlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.
Les fauvettes et les pinsons
Ont tant de choses Ă se dire
Que dans les jardins en délire
On oublie les premiers bourdons.
Il tombe encore des grĂȘlons âŠ
Maurice CarĂȘme

chantoon
Vous en souvenez-vous...? Qu'est ce que j'ai aimĂ© l'apprendre et le dĂšclamer...đ
Recueillement.
Sois sage, ĂŽ ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphĂšre obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fĂȘte servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici,
Loin dâeux. Vois se pencher les dĂ©funtes AnnĂ©es,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;
Le Soleil moribond sâendormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traĂźnant Ă lâOrient,
Entends, ma chĂšre, entends la douce Nuit qui marche.
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
martinemdh
[Citation de Martinemdh]Il suffit
qu'un visage inconnu sâentrouvre dans la rue
qu'un regard inconnu se jette dans mes yeux
qu'une bouche inconnue s'aiguise d'un sourire
qu'une voix inconnue se vĂȘte d'amitiĂ©
qu'une main inconnue serre ma main trĂšs fort
qu'un soleil inconnu darde sur moi ses dents
qu'une vague inconnue se risque sur mes plages
qu'une chair inconnue me prenne dans ses rĂȘts [Fin de citation]j'ai appuyĂ© par erreur je continue la poĂ©sie
j'oublie ma solitude et ses portes murées
j'oublie que mon destin n'a pas d'identité
je ne suis qu'un bourgeon sur la langue des sĂšves
gonflé d'azur et futur de sa fleur
qu'un cocon déchiré par un battement d'ailes
les cloisons de mon cĆur s'abattent en chantant
mon cĆur fait le plongeon de la mort Ă la vie
Sourgens
martinemdh
[Citation de Clown]Papillon
Jâaimerais, dans ma maison,
Avoir pour seul compagnon
Un trĂšs joli papillon
Qui de saison en saison
Changerait de couleur.
Il serait vert au printemps
Comme les feuilles mignonnes,
Bleu en été, couleur du temps,
Marron dĂšs que viendrait lâautomne
Et, dans les mois dâhiver, tout blanc.
Parfois, pour la fantaisie,
Rose, violet, mauve ou gris,
Mais jamais le papillon noir
De lâennui et du dĂ©sespoir.
Jean Joubert
***
en pensant aux lavandes de Martine[Fin de citation]Merci beaucoup Clown ,j'aime beaucoup m'occuper des fleurs de mon jardin ,je suis sensible à l'harmonie mais ça devient difficile avec l'ùge ,je vais diminuer un peu ,il faut que je me fasse une raison ....
martinemdh
Le temps
tu nous coules des doigts ,nous te semons des yeux
mais tu nous fais un cocon tiĂšde ,ĂŽ temps soyeux
avec nos souvenirs filés,tandis que preste
s'échappant de nos voix ,se glissant sous nos gestes
poli ,nacré,vivant ,lumineux et subtil
le présent fuit comme une perle au bout du fil
Paul Géraldy
Clown
Je prendrai dans ma main gauche
Une poignée de mer
Et dans ma main droite
Une poignée de terre.
Puis je joindrai mes deux mains
Comme pour une priĂšre
Et de cette poignée de boue
Je lancerai dans le ciel
Une planĂšte nouvelle
VĂȘtue de quatre saisons
Et pourvue de gravité
Pour retenir la maison
Que j'y rĂȘve d'habiter.
Une ville. Un réverbÚre.
Un lac. Un poisson rouge.
Un arbre et Ă peine
Un oiseau.
Car une telle planĂšte
Ne tournera que le temps
De donner Ă l'Univers
La pesanteur d'un instant.
Gilles Vigneault