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đŸ˜â€ïžđŸ˜˜ POESIES, HAÏKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đŸ˜â€ïžđŸ˜˜

chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
En un mot, disons trois....VENEZ NOUS RÉGALER...
Si vous vous intéressez aux haïkus, venez nous les faire partagez, si vous en avez envie.
Cordialement.

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chantoon16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
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Cordialement.

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chantoon

4 mars 2019 13:27

Eh ben , voilĂ ..j'ai chantonnĂš ce petit couplet de Brasens et depuis je n'arrive plus Ă  m'en dĂ©faire....rooooh....😀😄😂

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chantoon

4 mars 2019 10:53

Bonjour.....IL s'en donnù à cƓur joie, en ce moment sur la ville....💹💹💹

Le vent m'a soufflé
par
Les mots bleus...

J’ unis les semences à la terre,
Et désunis les feuilles de leur branche.
Je peux me faire hurlant de colĂšre,
Au travers des plaines blanches.

Me faire rafraĂźchissant,
Quand ton corps est en peine,
Et ĂȘtre un musicien fuyant,
Quand je passe dans les feuillages.

Mon souffle doux n’est qu’un murmure,
Qui de tes pensées se joue.
Je parviens Ă  faire tes joues rosir,
Et Ă  te faire frissonner.

Écoute mon chant te berçant
Attisant le feu de ton coeur,
Ou soufflant sur tes larmes,
Pour en inonder tes peurs.

Je suis partout, calme ou fort,
En mer, de tribord Ă  bĂąbord,
Je suis le vent du sud ou du nord,
Présent, faisant partie de ton décor.

Et si il fait froid dehors,
Sache que je te fais la bise,
Sur ton nez rougissant,
Je ne soufflerai qu’en une lĂ©gĂšre brise.

Dans tes nuits je me ferai discret,
Pour tes rĂȘves de coton
Et si il fait un rien frisquet,
Je t’en demande pardon.

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chantoon

3 mars 2019 10:59

Bonjour...
@ Koala : Toujours un vrai plaisir que de vous lire et dĂ©couvrir votre prose, merci Ă  vous.😍

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Avatar martinemdh

martinemdh

2 mars 2019 20:33

La vie n'a pas d'Ăąge.
La vraie jeunesse ne s'use pas.
On a beau l'appeler souvenir,
On a beau dire qu'elle disparaĂźt,
On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,
Tout ce qui est vrai reste lĂ .
Quand la vérité est laide, c'est une bien fùcheuse histoire,
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens trÚs ùgés remontent en enfance
Et leur coeur bat
LĂ  ou il n'y a pas d'autrefois.
Prévert

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chantoon

2 mars 2019 17:39

Merci Ă  vous, Clown, il est vrai que nos anciens nous manquent beaucoup. On pourrait en dire encore et encore avec tous nos bons souvenirs. Mais ainsi va la vie. !

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chantoon

2 mars 2019 12:54

Bonjour....

Bonjour....je suis un peu nostalgique..j'ai vraiment aimÚ cette région de Bretagne...
Aussi il me souvient cette belle poésie de mes années de lycée. Je suis sûre que certains
d'entre vous la rĂ©citeront en mĂȘme temps que de la lire.
Mais je ne crois n'avoir pas apprise toutes les strophes...! Je m'en souviens un peu jusqu'Ă  la sixiĂšme.

Oceano Nox


Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l’aveugle ocĂ©an Ă  jamais enfoui ?

Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d’un souffle il a tout dispersĂ© sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l’abĂźme plongĂ©e,
Chaque vague en passant d’un butin s’est chargĂ©e ;
L’une a saisi l’esquif, l’autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres tĂȘtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui n’avaient plus qu’un rĂȘve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grĂšve
Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande » OĂč sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque Ăźle ?
Nous ont’ ils dĂ©laissĂ©s pour un bord plus fertile ? »
Puis, votre souvenir mĂȘme est enseveli.
Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mĂ©moire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli

On s’entretient de vous parfois dans les veillĂ©es,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
MĂȘle encore quelque temps vos noms d’ombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux rĂ©cits d’aventures,
Aux baisers qu’on dĂ©robe Ă  vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

BientĂŽt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L’un n’a-t-il pas sa barque et l’autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits oĂč l’orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupiÚre,
Rien ne sait plus vos noms, pas mĂȘme une humble pierre
Dans l’étroit cimetiĂšre oĂč l’écho nous rĂ©pond,
Pas mĂȘme un saule vert qui s’effeuille Ă  l’automne,
Pas mĂȘme la chanson naĂŻve et monotone
Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont !

OĂč sont-ils, les marins sombrĂ©s dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mÚres à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix dĂ©sespĂ©rĂ©es
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous


Victor Hugo (1802-1885)
Les rayons et les ombres.

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Avatar martinemdh

martinemdh

1 mars 2019 21:04

Souffle!il fait si bleu ,mon cher hĂŽte
sur ces brouillards de ton esprit
rouge au seuil de ta maison haute
ne vois tu pas comme je ris
le bonheur est si fragile
et si fugace en vérité
qu'il ne puisse acclimater
qu'au cƓur d'un petit dieu d'argile

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Avatar baobab

baobab

1 mars 2019 12:06

Tandis qu’à leurs Ɠuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
Pour les petites pĂąquerettes,

Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisùle des boutons-d’or.
Dans le verger et dans la vigne,

II s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.
La nature au lit se repose ;

Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.
Tout en composant des solfĂšges

Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
II sÚme aux prés les perce-neige
Et les violettes au bois.
Sur le cresson de la fontaine

OĂč le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrÚne
Les grelots d’argent du muguet.
Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,

II met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son rĂšgne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tĂȘte,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

Théophile Gautier (1811-1872)

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Avatar Clown

Clown

1 mars 2019 11:20

Il tombe encore des grĂȘlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.
Quand les nuages se déchirent,
Le ciel écume de rayons.

Le vent caresse les bourgeons
Si longuement qu'il les fait luire.
Il tombe encore des grĂȘlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.

Les fauvettes et les pinsons
Ont tant de choses Ă  se dire
Que dans les jardins en délire
On oublie les premiers bourdons.
Il tombe encore des grĂȘlons 


Maurice CarĂȘme

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Avatar chantoon

chantoon

28 février 2019 20:58

Vous en souvenez-vous...? Qu'est ce que j'ai aimĂ© l'apprendre et le dĂšclamer...😍

Recueillement.

Sois sage, ĂŽ ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphĂšre obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fĂȘte servile,
Ma douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d’eux. Vois se pencher les dĂ©funtes AnnĂ©es,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traünant à l’Orient,
Entends, ma chĂšre, entends la douce Nuit qui marche.

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

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martinemdh

28 février 2019 20:29

[Citation de Martinemdh]Il suffit
qu'un visage inconnu s’entrouvre dans la rue
qu'un regard inconnu se jette dans mes yeux
qu'une bouche inconnue s'aiguise d'un sourire
qu'une voix inconnue se vĂȘte d'amitiĂ©
qu'une main inconnue serre ma main trĂšs fort
qu'un soleil inconnu darde sur moi ses dents
qu'une vague inconnue se risque sur mes plages
qu'une chair inconnue me prenne dans ses rĂȘts [Fin de citation]j'ai appuyĂ© par erreur je continue la poĂ©sie

j'oublie ma solitude et ses portes murées
j'oublie que mon destin n'a pas d'identité
je ne suis qu'un bourgeon sur la langue des sĂšves
gonflé d'azur et futur de sa fleur
qu'un cocon déchiré par un battement d'ailes
les cloisons de mon cƓur s'abattent en chantant
mon cƓur fait le plongeon de la mort à la vie
Sourgens

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Avatar martinemdh

martinemdh

27 février 2019 17:27

[Citation de Clown]Papillon

J’aimerais, dans ma maison,
Avoir pour seul compagnon
Un trĂšs joli papillon
Qui de saison en saison
Changerait de couleur.

Il serait vert au printemps
Comme les feuilles mignonnes,
Bleu en été, couleur du temps,
Marron dùs que viendrait l’automne
Et, dans les mois d’hiver, tout blanc.

Parfois, pour la fantaisie,
Rose, violet, mauve ou gris,
Mais jamais le papillon noir
De l’ennui et du dĂ©sespoir.

Jean Joubert

***

en pensant aux lavandes de Martine[Fin de citation]Merci beaucoup Clown ,j'aime beaucoup m'occuper des fleurs de mon jardin ,je suis sensible à l'harmonie mais ça devient difficile avec l'ùge ,je vais diminuer un peu ,il faut que je me fasse une raison ....

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Avatar martinemdh

martinemdh

26 février 2019 20:31

Le temps
tu nous coules des doigts ,nous te semons des yeux
mais tu nous fais un cocon tiĂšde ,ĂŽ temps soyeux
avec nos souvenirs filés,tandis que preste
s'échappant de nos voix ,se glissant sous nos gestes
poli ,nacré,vivant ,lumineux et subtil
le présent fuit comme une perle au bout du fil
Paul Géraldy

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chantoon

26 février 2019 17:41

Nous revenons de la plage, l faut bien attendre une bonne heure que la marmaille finisse de prendre sa douche....
En attend an je pianote et je "déguste" vos poésies... Que c'est bon !
Merci à vous...😍😘

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Avatar Clown

Clown

26 février 2019 10:40

Je prendrai dans ma main gauche
Une poignée de mer
Et dans ma main droite
Une poignée de terre.
Puis je joindrai mes deux mains
Comme pour une priĂšre
Et de cette poignée de boue
Je lancerai dans le ciel
Une planĂšte nouvelle
VĂȘtue de quatre saisons
Et pourvue de gravité
Pour retenir la maison
Que j'y rĂȘve d'habiter.
Une ville. Un réverbÚre.
Un lac. Un poisson rouge.
Un arbre et Ă  peine
Un oiseau.
Car une telle planĂšte
Ne tournera que le temps
De donner Ă  l'Univers
La pesanteur d'un instant.


Gilles Vigneault

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