đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour...J'ai encore des Ă©toiles plein la tĂȘte et les yeux.....đđ
LE FEU D'ARTIFICE
Il fracasse la nuit
File en flÚches effilochées
Dans un grand ciel de suie
Eclate
S'inverse
Se dilate
Se disperse
Fontaine de feu crépitant sa furie
Dans le feutre bleu noir du plein ciel en folie
Des hallebardes jaillissent
Se haussent
Se hissent
Harcellent l'espace et passent
Ăclaboussures de perles
Qui naissent et déferlent
En fines gouttes de sang
MĂȘlĂ©es de vert de jaune de bleu et de blanc
Scintillent
Croissent
S'éparpillent
S'entrecroisent
Meurent et renaissent...
Pour Ă©crire le rĂȘve Ă l'ardoise de nuit...
Et disparaissent.
Gilbert Chatenoud.
PoĂšme rĂ©digĂ© Ă la demande de l'Ă©pouse du poĂšte pendant le feu d'artifice du dimanche 7 aoĂŒt 1994 qu'ils regardaient depuis leur balcon. Ce texte reçut le 2e prix de poĂ©sie libre en 1996 Ă Azay le Rideau.

chantoon
Bonjour, bonjour... đ«đ·
Le bal du 14 Juillet
Ce soir, un bal sera donné,
Je ne pourrais y aller,
Mais je vais en rĂȘver
Et ce sera comme si jây Ă©tais.
Je tâattendrais sur ce pont,
DĂ©corĂ© pour lâoccasion
De rubans de papiers
Et de banniÚres colorées.
Je porterais une jolie robe pour lâoccasion,
Câest quand mĂȘme la fĂȘte de ta nation,
Une date, quand un pays a retrouvé sa liberté
Doit comme il se faut ĂȘtre fĂȘtĂ©e.
Ce soir dans mes rĂȘves, je vais danser
Et je me réjouis que tu sois mon cavalier,
Je te donne rendez-vous sur le pont
Pour le bal de ce 14 juillet aux lampions.
M.H.

chantoon
Bonjour....je regarde Le ciel .....cela sent l'orage, Alphonse Esquiros nous le decrit si bien....on ne peut qu'aimer....đ
âĄïžđŠđšđ©
C'était un beau spectacle au milieu des ténÚbres.
La lune qui sortait de ses voiles funĂšbres,
Et qui glissait entre deux tours ;
L'orage qui là -bas s'avançait dans les nues ;
Le chĂąteau qui voyait, de ses tĂȘtes chenues
L'éclair sillonner les contours.
Les arbres, balancés par le vent qui murmure,
Qui secouaient, la nuit, leur longue chevelure,
Avec un bruit religieux.
La cloche du hameau qui tintait l'agonie,
Et l'Ă©cho qui mĂȘlait une sombre harmonie
A ce concert prodigieux.
PoĂštes, voici l'heure oĂč vos tĂȘtes divines
Doivent, ainsi qu'une ombre errer sur les collines,
Mesurer les cieux d'un coup d'Ćil ;
Planer avec l'orfraie aux penchants de l'abĂźme ;
MĂȘler des sons confus Ă ce concert sublime ;
Chercher la gloire ou le cercueil.
Allez la tĂȘte haute et l'Ćil brillant de flamme,
A la tempĂȘte en feu mĂȘler aussi votre Ăąme ;
Volez sur la croupe des vents ;
Respirez le tonnerre, enivrez-vous d'orage,
Comparez votre cĆur, et voyez si la plage
Gémit autant que les vivants.
Laissez vibrer sur vous les doigts de la nature,
Vous ĂȘtes son clavier, et voici, je le jure,
Son heure d'inspiration ;
Elle fera sortir de vos touches divines
Ces accents dont vous-mĂȘme au milieu des ruines,
Serez en admiration.
Le monde est une harpe immense ; chaque corde
Rend un son merveilleux, se cadence et s'accorde
Sous les doigts d'un musicien.
Le poÚte qui tient le monde en son génie,
De ce vaste concert répétant l'harmonie,
En est l'écho magicien.
Clown
Les yeux..
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu lâaurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lĂšve encore.
Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis dâOMBRE.
Oh ! quâils aient perdu le regard,
Non, non, cela nâest pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce quâon nomme lâinvisible ;
Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il nâest pas vrai quâelles meurent
:Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts Ă quelque immense aurore,
De lâautre cĂŽtĂ© des tombeaux
Les yeux quâon ferme voient encore.
Sully Prudhomme

chantoon
Bonjour...ĂŁ vous amis de la poĂ©sie....ET Ă tous ceux qui passent ici... đđ
DE Coco-nuts. Je crois....
La joie de vivre!
Câest un petit coin de paradis au creux de lâenfer.
Une issue de secours vers la vie.
Câest un grain de folie un regard qui sâĂ©merveille encore quand ton Ăąme est en harmonie.
On la trouve avec le coeur
On la cueille dans une main amie.
Câest comme une vague de bonheur de musiques folles et de couleurs un coeur qui rayonne de vie.
Câest comme une Ăźle au trĂ©sor riche de merveilles et de splendeurs dont tu dĂ©couvres la magie.
Câest lâĂąme joyeuse dâun enfant malgrĂ© la misĂšre malgrĂ© les horreurs qui pardonne et oublie.
Personne ne peut la prendre on ne peut lâacheter ni la vendre.
Câest un don prĂ©cieux et gratuit....
â

chantoon
Bonjour, bonjour...
J'avais envie de partager cette belle poésie de Victor Hugo....je l'ai toujours aimée.
Demain, dĂšs lâaube, Ă lâheure oĂč blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu mâattends.
Jâirai par la forĂȘt, jâirai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni lâor du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand jâarriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyĂšre en fleur.
Victor Hugo, extrait du recueil «Les Contemplations» (1856)
martinemdh
[Citation de Clown]
Ballade en novembre
Anne Vanderlove
Qu'on me laisse Ă mes souvenirs,
Qu'on me laisse Ă mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Il pleut
***
:pleure: j'aimais ses chansons-poÚmes, sa musique, sa mélancolie - Merci Anne[Fin de citation]merci Clown de nous rappeler cette belle chanson
martinemdh
l y a des mots, câest pour les dire,
câest pour les faire frire
câest pour rire.
Il y a des mots, câest pour les chanter,
câest pour rĂȘver,
câest pour les manger.
Il y a des mots que lâon ramasse,
des mots qui passent,
des mots qui se cassent.
Il y a des mots pour le matin,
des mots métropolitains,
ou lointains.
Il y a des mots épais et noirs,
des mots légers pour les histoires
des mots Ă boire.
Il y a des mots pour toutes les choses,
pour les lĂšvres, pour les roses
des mots pour les métamorphoses
si lâon os

chantoon
Bonjour....je n'a en ai pas reouvé l'auteur OU l'auteure, je l'ai trouvÚ intéressant.
En guise dâarc en ciel, le dimanche matin,
Neufiesme jour dâoctobre apparut une dame :
Son oeil estoit si clair que de sa vive flame,
Il eut pu faire fondre un roc diamantin.
Tout le peuple flechit son courage mutin
Esprit de grandâ merveille, et jetta lâoeil et lâame
Bien hautement en lâair ou lâhorison sâenflamme,
De ceste impression que formoit le destin.
Un soleil jeune et beau, malgrĂ© lâobscure nue,
En riant luy monstroit sa face revenue,
Apres avoir long temps autre part esclairé :
Il luy communiqua ses lumieres plus belles
Il borda son habit des couleurs naturelles,
De vert, de rouge brun, de jaune et dâazurĂ©.
martinemdh
LE CHANT DU COQ.
Réveille-moi coq matinal, double ton appel
Que jâassiste le lever dâAurore la belle,
Que je salue au firmament, lâastre du berger,
Encore, que je hume lâĂ©phĂ©mĂšre fleur qui naĂźt.
Réveille-moi coq matinal, triple ton appel
Que je salue lâhĂŽte chantant du bois qui gazouille,
Que je fleure lâaubĂ©pine parfumĂ©e, celle
De la verdure ourlée de perles qui mouillent.
Réveille-moi coq matinal, hausse ton appe
Que je loue le nuage azuré, un maßtre
Qui mâannonce un nouveau bienfait du ciel
Pour quâenfin je goutte un nouveau plaisir dâĂȘtr

chantoon
Bonjour...
Je l'ai trouvÚe tout Jolie cette poesie, J'ai eu envie de la partager avec vous, qui aimaient les poémes.
BERGER D'ABEILLES
François Fabié
Le doux titre et lâemploi charmant :
Ătre, en juin, un berger dâabeilles,
Lorsque les prés sont des corbeilles
Et les champs des mers de froment ;
Quand les faucheurs sur les enclumes
MartĂšlent la faux au son clair,
Et que les oisillons dans lâair
Font bouffer leurs premiĂšres plumes !
Berger dâabeilles, je le fus,
A huit ans, la-bas, chez mon pĂšre,
Lorsque son vieux rucher prospĂšre
Chantait sous ses poiriers touffus.
Quel bonheur de manquer lâĂ©cole
Que lâĂ©tĂ© transforme en prison,
De se rouler dans le gazon,
Ou de suivre lâessaim qui vole,
En lui disant sur un ton doux
Pour quâil sâarrĂȘte aux branches basses :
» Posez-vous, car vous ĂȘtes lasses ;
Belles abeilles, posez-vous !
» Nous avons des ruches nouvelles
Faites dâun bois qui vous plaira ;
La sauge les parfumera :
Posez-vous, abeilles, mes belles ! »
Et les abeilles se posaient
En une énorme grappe grise
Que berçait mollement la brise
Dans les rameaux qui bruissaient.
» PÚre ! criais-je, pÚre ! arrive !
Un essaim ! » Et lâon prĂ©parait
La ruche neuve oĂč sans regret
La tribu demeurait captive.
Puis, sur le soir, lorsque, Ă pas lents,
Du fond des pĂątures lointaines
Les troupeaux revenaient bĂȘlants
Vers lâĂ©table et vers les fontaines,
Je retrouvais mon pĂšre au seuil
Comptant ses bĂȘtes caressantes,
Et lui disais avec orgueil :
» Toutes les miennes sont présentes ! »
Le doux titre et lâemploi charmant :
Ătre, en juin, un berger dâabeilles,
Lorsque les prés sont des corbeilles
Et les champs des mers de froment !
François FabiĂ©, Fleurs de genĂȘts