đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour, bonsoir...
đđđđđđ
Tristesse de la lune
Ce soir, la lune rĂȘve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légÚre caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,
Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pĂąmoisons,
Et promĂšne ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.
Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poĂšte pieux, ennemi du sommeil,
Dans le creux de sa main prend cette larme pĂąle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.
đđđđđđ
Charles Baudelaire (1821-1867)
Les fleurs du mal
martinemdh
âĂ©cole Ă©tait au bord du monde,
LâĂ©cole Ă©tait au bord du temps.
Au dedans, câĂ©tait plein de rondes ;
Au dehors, plein de pigeons blancs.
*
On y racontait des histoires
Si merveilleuses quâaujourdâhui,
DĂšs que je commence Ă y croire,
Je ne sais plus bien oĂč jâen suis.
*
Des fleurs y grimpaient aux fenĂȘtres
Comme on nâen trouve nulle part,
Et, dans la cour gonflĂ©e de hĂȘtres,
Il pleuvait de lâor en miroirs.
*
Sur les tableaux dâun noir profond,
Voguaient de grandes majuscules
OĂč, de lâaube au soir, nous glissions
Vers de nouvelles péninsules.
*
LâĂ©cole Ă©tait au bord du monde,
LâĂ©cole Ă©tait au bord du temps.
Ah ! que ne suis-je encor dedans
Pour voir, au dehors, les colombes !
Maurice CARĂME

chantoon
Bonjour...je me souviens l'avoir apprise. Entre autres....đ
LâĂ©cole Ă©tait au bord du monde,
LâĂ©cole Ă©tait au bord du temps.
Au dedans, câĂ©tait plein de rondes ;
Au dehors, plein de pigeons blancs.
On y racontait des histoires
Si merveilleuses quâaujourdâhui,
DĂšs que je commence Ă y croire,
Je ne sais plus bien oĂč jâen suis.
Des fleurs y grimpaient aux fenĂȘtres
Comme on nâen trouve nulle part,
Et, dans la cour gonflĂ©e de hĂȘtres,
Il pleuvait de lâor en miroirs.
Sur les tableaux dâun noir profond,
Voguaient de grandes majuscules
OĂč, de lâaube au soir, nous glissions
Vers de nouvelles péninsules.
LâĂ©cole Ă©tait au bord du monde,
LâĂ©cole Ă©tait au bord du temps.
Ah ! que nây suis-je encor dedans
Pour voir, au dehors, les colombes !
Maurice CarĂȘme

chantoon
Bonsoir...
Il avait un tablier gris et toujours une cravate.
Je lui disais m'sieur, ou maĂźtre...
J'avais Ă cĆur d'apprendre mes leçons...
Il savait retenir notre attention...
Aprés le repas, tard, il corrigeait nos copies.
Je me souviens encore de ses récitations.
Quand j'étais punie, j'avais honte.
Quand il était fier de moi il me souriait.
MaĂźtre, M'sieur tu me manques...
Papa tu m'as tant appris.
Dimanche 1° septembre 2019
Hommage à mon pÚre, directeur d'école, qui fut aussi mon Maßtre à l'école primaire.
martinemdh
Il est bien loin le temps des pupitres d'école...
D'un cÎté les garçons et de l'autre les filles,
En classe ou en récré, c'était le protocole ;
Les tabliers cachaient habits chics ou guenilles.
Je me souviens encor de l'odeur de la craie,
De la carte de France suspendue au mur...
CÎte à cÎte on s'échangeait nos petits secrets
Penché sur son voisin dans un bruyant murmure.
Puis la rĂšgle claquait et le maĂźtre criait :
"Vous copierez cent fois : je dois me taire en cours !"
Rouge aux joues on plongeait la plume en l'encrier,
Impatients de finir l'histoire dans la cour.
Nos yeux suivaient alors la mouche sur la vitreDans sa danse infernale pour la liberté.
Il est bien loin le temps oĂč l'on faisait le pitre...
Celui de l'insouciance et la fraternité
martinemdh
Voici que la saison décline,
L'ombre grandit, l'azur décroßt,
Le vent fraĂźchit sur la colline,
L'oiseau frissonne, l'herbe a froid.
Août contre septembre lutte ;
L'océan n'a plus d'alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.
La mouche, comme prise au piĂšge,
Est immobile Ă mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l'été fond.
Victor Hugo

chantoon
Bonjour....
Expériences
Je marchais seul
par dessus les étoiles
et crachais le feu
que les hommes pleurent encore
Je vivais comme un Etre
dĂ©muni dâespĂ©rance
et soufflait dans le vide
jusquâĂ ne plus souffrir
JâĂ©prouvais tous les maux
comme on aime les autres
et soulevait lâOrdalie
sur un GĂ©ant dâAcier
Je dormais sans dormir
dans les limbes dâantan
et voyageait sans vivre
au firmament dâun corps
Je parlais mille langues
inconnues et immondes
et me réveillait nu
au milieu de lâAurore
Jâavais encore espoir
que le temps mâabandonne
et voulais terminer
avec lâinfiniment perdu
Winston Perez
martinemdh
une Ombre passe,
Celle de ma vie,
Puis elle trépasse,
Il est midi !
Entre ombre et lumiĂšre,
Elle va et vient,
Sans autre repĂšre,
Que cet instant méridien.
Je pense et j'oublie,
Je vis et je rĂȘve,
Tant d'envies,
Parfois une trĂȘve...
Les jours se fondent,
Toujours passer midi,
Pour retrouver cette Ombre,
Celle de ma vie !
Merci beaucoup Chatoon,Clown pour vos vĆux,ça me fait du bien au cĆur
martinemdh
Comme toute chose en ce monde,
Le Temps a de multiples visages...
Il passe sans compter les secondes,
Mais nous libĂšre peu Ă peu de la cage !
Il nous permet d'exister,
Nous force toujours Ă avancer,
Nous entraßne irrémédiablement vers l'aprÚs,
Mais nous donne l'Instant Ă aimer.
Que serions-nous sans l'Instant ?
Certains rĂȘvent d'Ă©ternitĂ©,
Mais quel fardeau pourtant,
Là aucune sérénité...
Les étapes sont nos marches,
La projection de l'Inconnu
Dessine les portes de l'Arche
D'un autre royaume au-delĂ des nues...
L'immobilité ne résiste pas,
Le Temps toujours passe,
La vie lui doit son pas,
Soumise de guerre lasse.
Alors aimons l'Instant,
Vivons-le intensément,
Alors soyons présents,
Soyons le Temps !