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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Clown
Couleurs d'Automne
Arbres remplis de fruits qu'en cette saison la nature
Nous donne généreusement !
GaietĂ© dans les vignes oĂč les raisins bien mĂ»rs
Sont cueillis en chantant.
Premiers brouillards et champignons cachés des bois
Nonnettes voilées, bolets bais...
Sous les noyers les enfants cherchent les derniĂšres noix
Que le vent fait tomber.
Dans un grand champ un percheron retourne la terre
En fumant des nasaux
Pendant qu'une volée d'oiseaux se battent à l'arriÚre
Pour quelques vermisseaux !
De temps Ă autre, des aboiements cassent le silence
MĂȘlĂ©s de coups de feu ...
Cache-toi petite biche des chasseurs sans clémence,
Si tu veux vivre heureuse,
Dans les sous-bois colorés et les arbres chargés
D'or, de feu et d'argent.
Tes amis les cerfs se battent comme des enragés,
Pour toi, jeune et charmante !
Pourtant chaque soir le soleil rétrécit sa course
En voyageur pressé.
Et chaque nuit : la Petit' Ours se colle Ă la Grand' Ours
Sans jamais renoncer !
Premiers cheveux blancs qu'on voit dans un miroir
DĂšs l'automne de l'Ăąge,
Derniers vols d'hirondelles qui sentent venir le froid
Et partent vers les plages...
C'est la rentrée, les marrons sont tombés ; les feuilles
Voltigent au vent du Nord
L'enfant tout joyeux saute, les poursuit et les cueille
En sortant de l'école,
Et des plus belles couleurs, il s'en remplit les mains,
Puis les porte Ă sa mĂšre,
Qui pour ne pas décevoir, garde précieusement :
Ce trésor éphémÚre
Jean Claude Brinette
martinemdh
Le matin se lĂšve toujours trop tĂŽt
car le cĆur ne vibre
que la nuit, dans le noir
recouvrant les rĂȘves
un doux velours tendu
Ă la fenĂȘtre, le verbe aimer
conjugué au futur
le contour dâune silhouette
encore inconnue
mais qui viendra un jour
dans ma vie
je la reconnaĂźtrai Ă ses lĂšvres
suspendues Ă la mer
ou Ă sa passion
pour les langues laissant chanter
leurs voyelles
Il faudra me fier Ă ces antennes
quâon sent parfois sous la peau
ces frĂȘles antennes
de papillon en éveil
martinemdh
Merci c'est un petit mot tout simple
mais qui est lourd
mes lĂšvres te l'expriment douceur
il prends naissance au fond du cĆur
un grand merci ,un petit merci
peu importe sa taille
il n'a pas de dimension
que ce soit dans la joie ou la tristesse
c'est un signe de reconnaissance
qui ne connait pas l'indifférence
merci
un petit mot que j'aimerai qu'il te fasse du bien
merci ,merci de m'avoir aidé
merci de m'avoir permis de te le dire .......
martinemdh
La jeunesse n'est pas une période de la vie,
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années :
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'ùme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussiĂšre avant la mort.
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande
comme l'enfant insatiable : Et aprÚs ? Il défie les événements
et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous ĂȘtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-mĂȘme.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages
de la nature, de l'homme et de l'infini.
Si un jour, votre coeur allait ĂȘtre mordu par le pessimisme
et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre ùme de vieillard.
Général Mac Arthur, Normal Instructor & Primary Plan ,1945.
Traduction de Youth de Samuel Ulman (1840-1924)
martinemdh
Sous une lumiĂšre blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, impudente et criarde.
Aussi, sitĂŽt qu'Ă l'horizon
La nuit voluptueuse monte,
Apaisant tout, mĂȘme la faim,
Effaçant tout, mĂȘme la honte,
Le PoĂšte se dit : " Enfin !
Mon esprit, comme mes vertĂšbres,
Invoque ardemment le repos ;
Le coeur plein de songes funĂšbres,
Je vais me coucher sur le dos
Et me rouler dans vos rideaux,
à rafraßchissantes ténÚbres ! "
Charles Baudelaire.
martinemdh
'amour et l'amitié sur un banc
Assis sur un banc
L'amour parle à l'amitié
Il lui parle du moment
Et tente de la charmer
L'amitié n'est pas intéressée
Mais veut l'amour pour ami
Elle laisse l'amour avec ses idées
Et de tout ça, rien ne lui dit.
Et l'amitié au fond se dit :
L'amour c'est bien joli
Mais ce n'est pas pour la vie
On se dit c'est pour toujours
Et on se sépare aprÚs quelques jours
L'amour ce n'est pas pour moi
Pas besoin de se dire n'importe quoi
Quand on a l'amitié
On se dit la vérité.
Et l'amour, lui, réfléchit
L'amitié c'est une cachette
DerriÚre des peurs et des pensées
C'est éviter les amourettes
Pour se sentir protégée
Mais on n'a pas besoin d'amis
Quand on aime vraiment
C'est se tenir compagnie
Et vivre l'instant présent
Regardez les amoureux
Ils s'entraident dans les jours malheureux
Et ensemble vivent les jours heureux
C'est tellement mieux Ă deux
Et c'est ainsi queâŠ
Sans se
disputer
Sans rien de leurs pensées échanger
L'amour et lâamitiĂ©
Sont assis sur un banc
Ils parlent et passent le temps
Et ne disent rien de leurs sentiments.
PoĂšme Romantique
martinemdh
Les personnes sensibles ont toujours le cĆur Ă©corchĂ©,
L'Ăąme Ă l'envers,
Les yeux brillants, une larme prĂȘte Ă couler,
Un sourire accrochĂ© aux lĂšvres prĂȘt Ă exploser.
Elles vivent sur la balance des joies et des douleurs de la vie.
Elles ne sont pas parfaites, au contraire.
Parfois elles sont mĂȘme autodestructrices, parce qu'elles respirent de la poitrine jamais des poumons.
Elles vivent Ă mille minutes de l'heure.
Les personnes sensibles savent sourire pour peu,
pleurer pour un rien.
S'arrĂȘter attristĂ©es devant un arc-en-ciel
Sourire Ă un chat
Regarder vers la mer
Savourer l'infini de paix et de tourment.
Elles savent transformer le sable en poudre d'étoiles
Allumer un rĂȘve dans le noir.
Les personnes sensibles sont là assises à l'écart,
En attendant le bon moment pour vous donner cette étreinte que vous attendiez.
Elles savent voir au-delĂ de l'apparence
Au-delĂ d'un sourire, au-delĂ d'une larme.
En plus de la colĂšre, en plus de la douleur
Parce quâelles vivent de cĆur. »
#IsabelleGalle
Martine
martinemdh
Voici lâĂąpre OcĂ©an. La houle vient lĂ©cher
Les sables de la grĂšve et le pied du rocher
OĂč Saint-Malo, quâun bloc de sombres tours crĂ©nelle,
Semble veiller, debout comme une sentinelle.
Sur les grands plateaux verts, lâair est tout embaumĂ©
Des arĂŽmes nouveaux que le souffle de mai
MĂȘle Ă lâĂącre senteur des pins et des mĂ©lĂšzes,
Quâon voit dans le lointain penchĂ©s sur les falaises.
Le soleil verse un flot de rayons printaniers
Sur les toits de la ville et sur les blancs huniers
Qui sâouvrent dans le port, prĂȘts Ă quitter la cĂŽte.
Câest un jour solennel, jour de la PentecĂŽte.
La cathédrale a mis ses habits les plus beaux ;
Sur les autels de marbre un essaim de flambeaux
Lutte dans lâombre avec les splendeurs irisĂ©es
Des grands traits lumineux qui tombent des croisées.
Agenouillés auprÚs des balustres bénits,
Un groupe de marins que le hĂąle a brunis,
Devant le Dieu qui fait le calme et la tempĂȘte,
Dans le recueillement prie en courbant la tĂȘte.
Un homme au front serein, au port ferme et vaillant,
Calme comme un héros, fier comme un Castillan,
Lâallure mĂąle et lâĆil avide dâaventure,Domine chacun dâeux par sa haute stature.
Câest Cartier, câest le chef par la France indiquĂ©,
Câest lâapĂŽtre nouveau par le destin marquĂ©
Pour aller, Ă travers la grande mer qui gronde,
Port
n éclair brille au front de ce prédestiné.
Soudain, du sanctuaire un signal est donné,
Et, sous les vastes nefs pendant que lâorgue roule
Son accord grandiose et sonore, la foule
Se dresse, et délirante en son pieux essor,
Entonne en frémissant le Veni, Creator !
De quels mots vous peindrais-je, ĂŽ spectacle sublime ?
Jamais, aux jours sacrés, des parvis de Solyme,
Chant terrestre, quâun chĆur Ă©ternel acheva,
Ne monta plus sincÚre aux pieds de Jéhovah !
LâĂ©motion saisit la masse tout entiĂšre,
Quand, du haut de lâautel, lâhomme de la priĂšre,
Ămu, laissa tomber ces paroles dâadieu :
â Vaillants chrĂ©tiens, allez sous la garde de Dieu !
Ă mon pays, ce fut dans cette aube de gloire
Que sâouvrit le premier feuillet de ton histoire !
Trois jours aprĂšs, du haut de ses mĂąchicoulis
Par le fer et le feu mainte fois démolis,
Saint-Malo regardait, fendant la vague molle,
Trois voiliers qui doublaient la pointe de son mĂŽle,
Et, dans les reflets dâor dâun beau soleil levant,
Gagnaient la haute mer toutes voiles au vent.
Le carillon mugit dans les tours ébranlées ;
Du haut des bastions en bruyantes volées
Le canon fait gronder ses tonnantes rumeurs ;
Et, salués de loin par vingt mille clameurs,
Au bruit de lâairain sourd et du bronze qui fume,
Cartier et ses vaisseaux sâenfoncent dans la brume
