đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonsoir....
Pour vous ce soir...
Pater noster
Notre PĂšre qui ĂȘtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystĂšres de New York
Et puis ses mystĂšres de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa riviĂšre de Morlaix
Ses bĂȘtises de Cambrai
Avec son Océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuilleries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont lĂ
Simplement sur la terre
Offertes Ă tout le monde
ĂparpillĂ©es
ĂmerveillĂ©es elles-mĂȘmes d'ĂȘtre de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Aves leur tortionnaires
Avec les maĂźtres de ce monde
Les maĂźtres avec leurs prĂȘtres leurs traĂźtres et leurs reĂźtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misĂšre pourrissant dans l'acier des canons.
Jacques Prévert (1900-1977)
đđ

chantoon
Coucou du soir...
VIENNE LA NUIT
Vienne la nuit que je m'embarque,
Loin des murs que fait ma prison
Elle suffit pour qu'ils s'écartent,
Je retrouve mes horizons.
Que m'importe si l'on me parque
La Nuit abat toutes cloisons.
Avec la nuit je me promĂšne
Sous le soleil des jours anciens.
Je ne vois plus ce qui m'enchaĂźne,
Le sommeil brise le destin :
Voici la mer, voici la Seine,
Voici les fraĂźches joues des miens.
Comme dans les camps d'Allemagne,
Chaque nuit, ĂŽ Nuit, tu reviens
Me rendre tout ce qu'on éloigne.
Je ferme les yeux sous tes mains,
Je m'embarque, tu m'accompagnes,
Me caresses jusqu'au matin.
O Nuit, Î seul trésor pareil
Pour l'homme libre ou le proscrit,
Je t'ai donc retrouvée, merveille,
AprĂšs trois ans te revoici !
Je me rends Ă ton cher soleil,
EnlĂšve-moi comme jadis.
Sur la paille oĂč sont les soldats,
Tu m'apportais les mĂȘmes songes
Qu'aux heureux dont je n'étais pas.
Aujourd'hui, vers toi je replonge,
O secourable, ĂŽ toujours lĂ
O Nuit qui n'as pas de mensonges.
Robert Brasillach (1909-1945)
PoĂšmes de Fresnes
martinemdh
Mélodie irlandaise
Gérard de Nerval
Le soleil du matin commençait sa carriÚre,
Je vis prÚs du rivage une barque légÚre
Se bercer mollement sur les flots argentés.
Je revins quand la nuit descendait sur la rive :
La nacelle Ă©tait lĂ , mais lâonde fugitive
Ne baignait plus ses flancs dans le sable arrĂȘtĂ©s.
Et voilĂ notre sort ! au matin de la vie
Par des rĂȘves dâespoir notre Ăąme poursuivie
Se balance un moment sur les flots du bonheur ;
Mais, sitÎt que le soir étend son voile sombre,
Lâonde qui nous portait se retire, et dans lâombre
BientĂŽt nous restons seuls en proie Ă la douleur.
Au dĂ©clin de nos jours on dit que notre tĂȘte
Doit trouver le repos sous un ciel sans tempĂȘte ;
Mais quâimporte Ă mes voeux le calme de la nuit !
Rendez-moi le matin, la fraĂźcheur et les charmes ;
Car je préfÚre encor ses brouillards et ses larmes
Aux plus douces lueurs du soleil qui sâenfuit.
Oh ! qui nâa dĂ©sirĂ© voir tout Ă coup renaĂźtre
Cet instant dont le charme Ă©veilla dans son ĂȘtre
Et des sens inconnus et de nouveaux transports !
OĂč son Ăąme, semblable Ă lâĂ©corce embaumĂ©e,
Qui disperse en brûlant sa vapeur parfumée,
Dans les feux de lâamour exhala ses trĂ©sors !
Gérard de Nerval
martinemdh
[Citation de Chantoon]Dijon s'endort-il ?
L'herbe est plus verte ailleurs ?
Moi je reste, NA !
đđ[Fin de citation]Coucou non justement t'es pas la !!! et bien je vais te dire que tu es une menteuse comme disait ma mĂšre :il ne faut pas jamais traiter une personne de menteuse ou menteur mais dire :"tu dis des contres vĂ©ritĂ©s" !!! tout ceci dit pour rire bien sur et bonnes vacances
martinemdh
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos Ă l'ĂȘtre fatiguĂ©,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prĂȘter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'Ă partir du moment oĂč il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vÎtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.
martinemdh
L'amour, l'amitié, le vin,
Vont égayer ce festin ;
Nargue de toute étiquette !
Turlurette, turlurette,
Bon vin et fillette !
L'amour nous fait la leçon ;
Partout, ce dieu sans façon,
Prend la nappe pour serviette.
Turlurette, turlurette,
Bon vin et fillette !
Que dans l'or mangent les grands,
Il ne faut Ă deux amants
Qu'un seul verre, qu'une assiette.
Turlurette, turlurette,
Bon vin et fillette !
Sur un trĂŽne est-on heureux ?
On ne peut s'y placer deux ;
Mais vive table et couchette !
Turlurette, turlurette,
Bon vin et fillette !
Si pauvreté qui nous suit
A des trous Ă son habit,
De fleurs ornons sa toilette.
Turlurette, turlurette,
Bon vin et fillette !
Mais que dis-je ? Ah ! dans ce cas,
Mettons plutĂŽt habit bas :
Lise en paraĂźtra mieux faite,
Turlurette, turlurette,
Bon vin et fillette !
Pierre-Jean de Béranger.
martinemdh
L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont Ă peine eu le temps de voir les feuilles vertes.
Pour qui vit comme moi les fenĂȘtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part.
Adieu, dit cette voix qui dans notre Ăąme pleure,
Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu'un souffle tiĂšde effleure !
Voluptés du grand air, bruit d'ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des ùmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées !
Puis tout bas on ajoute : Î jours bénis et doux !
Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?
Victor HUGO
martinemdh
Le temps passe
Les gens changent,
Et durant tout ce temps,
Tant de rires,
Tant de pleurs échangés.
Le bonheur de l'amitié.
Et puis certaines personnes
Viennent Ă prendre d'autres chemins.
Plus de nouvelles!
Mais tant de souvenirs
Qui resteront gravés à jamais!
Et puis il y a de ces amitiés durables.
Que rien ne peut briser.
Pas mĂȘme la distance!
Merci Ă vous tous
De rendre ma vie si belle
Merci de savoir me faire rire
De savoir mâĂ©couter, me conseiller.
Je vous aime,
Du plus profond de mon cĆur!!!

chantoon
Bonjour....
Chant DâAutomne
Mon Ăąme est Ă©cĆurĂ©e, elle se sent trop pleine ;
Mon cĆur est fatiguĂ©, de contenir sa peine ;
Pour dire au temps mauvais, que ma vie est bien vaine,
Je brave le grand vent, qui dehors bat la plaine ;
Et mon Ăąme et mon cĆur, sâabandonnent en chĆur,
Au vieux chant automnal, le refrain des malheurs.
Maudissant mes tourments, dâune voix enrouĂ©e,
Je cours en aveugle, par le vent malmené ;
Je traverse au hasard, fougĂšres et genĂȘts,
Qui cinglent mes jambes, comme autant de fouets ;
La nature en colĂšre est sourde Ă mes clameurs,
Mes appels au retour des grands jours de bonheur.
Le souffle batailleur du froid blizzard dâautomne
TempĂȘte sur ses proies, les feuilles et les hommes ;
ChahutĂ©, je trĂ©buche, sur le roc mâassomme,
Comme un mort oublié, sur la prairie fantÎme ;
Et mon Ăąme et mon cĆur, cĂšdent au vent querelleur,
Dans la lande jaunie, désertée par les fleurs.
Je gis face Ă terre, prĂšs du mazet en ruine,
Qui hurle en résistant aux rafales de bruine ;
La pluie comme des vers, infiltre mes narines,
PénÚtre au goutte à goutte au fond de ma poitrine ;
Comme si tout mon corps, en son for intérieur,
Gémissait en silence, suintant de mille pleurs.
Hasards et coup du sorts, vain efforts et déveine,
Ne trouvent nul écho dans cette boue malsaine ;
Mon Ăąme est Ă©cĆurĂ©e, elle se sent trop pleine ;
Mon cĆur est fatiguĂ©, de contenir sa peine ;
Et mon Ăąme et mon cĆur, conjuguent leur douleur,
Dans la pĂąle lueur, de ce jour sans couleur.
MORTEFEUILLE.
martinemdh
LES VIEUX
Ils s'aiment simplement,
Pas besoin de mots entre eux,
Leurs regards sont suffisants,
Leurs sourires sont heureux.
Assis sur leur vieux banc
Face au large embrumé,
Ils regardent droit devant,
Dans un mĂȘme rĂȘve enlacĂ©s..
Combien d'années déjà passées ?
Toute une vie à s'épauler,
Combien d'années encore à s'aimer ?
Peu importe ils ont cessé de compter...
Ils sont beaux ces vieux,
Ils sont juste lĂ ,
Ils sont riches ces vieux,
De ce qu'ils n'ont pas