đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour...
J'ai replongĂ© dans mes cahiers de poesies....je n'aurais pas dĂ»...le spleen m'a sautĂ© dessus....sale bĂȘte va !!!! OUSTE !!!!
Ton corps contre mon corps
Tu Ăšpouses si bien mes courbes
Que je ne sais oĂș je me trouve,
Tu mords dans ma chair
Tu mords dans ma vie
Et je ne peux que te laisser faire.
Mes cris fondent sous tes je t'aime,
Tu Es en moi, en maĂźtre .
Mes doigts t'agrippent, te griffent
Mais il n'y a que le drap...
Sous ma main.....!
Encore une nuit oĂș je suis seule...!
Mars 1988
martinemdh
Un oiseau chante ne sais oĂč
Câest je crois ton Ăąme qui veille
Parmi tous les soldats dâun sou
Et lâoiseau charme mon oreille
Ăcoute il chante tendrement
Je ne sais pas sur quelle branche
Et partout il va me charmant
Nuit et jour semaine et dimanche
Mais que dire de cet oiseau
Que dire des métamorphoses
De lâĂąme en chant dans lâarbrisseau
Du cĆur en ciel du ciel en roses
Lâoiseau des soldats câest lâamour
Et mon amour câest une fille
La rose est moins parfaite et pour
Moi seul lâoiseau bleu sâĂ©gosille
Oiseau bleu comme le cĆur bleu
De mon amour au cĆur cĂ©leste
Ton chant si doux répÚte-le
Ă la mitrailleuse funeste
Qui claque Ă lâhorizon et puis
Sont-ce les astres que lâon sĂšme
Ainsi vont les jours et les nuits
Amour bleu comme est le cĆur mĂȘme
Clown
Le temps perdu -
Devant la porte de l'usine
le travailleur soudain s'arrĂȘte
le beau temps l'a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge tout rond
souriant dans son ciel de plomb
il cligne de l'Ćil
familiĂšrement
Dis donc camarade Soleil
tu ne trouves pas
que c'est plutĂŽt con
de donner une journée pareille
Ă un patron ?...
Jacques Prévert
martinemdh
e suis né à Landerneau
OĂč jâai fait mon premier rot
Etant encore en mon berceau
OĂč jâai dit mon premier mot
Je suis allĂ© Ă lâĂ©cole en sabots
Jâaimais sauter dan les flaques dâeau
Puis jâai dit des gros mots
Ma mĂšre me traitait de chameau
Quand je suis devenu ado
Jâai achetĂ© un beau vĂ©lo
CâĂ©tait un demi-course Peugeot
Il était je crois bleu indigo
Câest ainsi que je suis devenu cyclo
Empruntant les chemins vicinaux
Puis jâai passĂ© mon bachot
On mâappela lâintello du vĂ©lo
Lâhiver je jouais au loto
Un jour jâai gagnĂ© le gros lot
CâĂ©tait une auto de marque Peugeot
Dans la famille on est Peugeot
Nâayant pas trouvĂ© de boulot
Jâai achetĂ© un piano
Jâai appris vingt-huit morceaux
Et notamment le Bolero
Jâai chantĂ© aux Deux Magots
OĂč jâai connu la belle Margot
CâĂ©tait une virago
Elle avait des beaux gigots
Elle adorait le pineau
Elle a bu un coup de trop
Elle est morte rue Soufflot
En me laissant un beau magot
Puis jâai rencontrĂ© Mado
On sâest connu Ă Saint-Malo
On sâest mariĂ© Ă Yvetot
TrĂšs vite on a eu trois marmots
Des beaux petits angelots
Qui font tous sur le pot
Câest ça une vie de hĂ©ros
Câest dâabord une histoire dâO

chantoon
Bonjour....lire de la poesie est une bonne panacĂ©e....đ
Avant que tu ne t'en ailles.....
Avant que tu ne t'en ailles,
Pùle étoile du matin,
- Mille cailles
Chantent, chantent dans le thym.
Tourne devers le poĂšte,
Dont les yeux sont pleins d'amour ;
- L'alouette
Monte au ciel avec le jour.
Tourne ton regard que noie
L'aurore dans son azur ;
- Quelle joie
Parmi les champs de blé mûr !
Puis fais luire ma pensée
LĂ -bas - bien loin, oh, bien loin !
- La rosée
GaĂźment brille sur le foin.
Dans le doux rĂȘve oĂč s'agite
Ma mie endormie encor...
- Vite, vite,
Car voici le soleil d'or.
Paul Verlaine.
martinemdh
Que le monde est petit
Pour traverser le ciel,
Je nâai pas besoin dâailes;
Pour aller sur la mer,
Pas besoin de steamer.
Quand je chausse mon rĂȘve,
Que les routes sont brĂšves,
Que le monde est petit!
Ce nâest pas moi qui parle,
Mais bien une fourmi
Trainant un brin de paille
Aux abords de son nid.
martinemdh
Il pleure dans mon cĆur
comme il pleut sur la ville
quelle est cette langueur
qui pĂ©nĂštre mon cĆur ?
O bruit doux de la pluie
par terre et sur les toits
pour un coeur qui s'ennuie
O le bruit de la pluie
il pleure sans raison
dans ce cĆur qui mâĂ©cĆure
quoi !nulle trahison ?
ce deuil est sans raison
c'est bien la pire peine
de ne savoir pourquoi
sans amour et sans haine
mon cĆur a tant de peine
Verlaine

chantoon
Bonjour....đ
La vieillesse commençÚe.
Si vous voulez encore entendre de mes vers
Rendez-moi ces beaux jours oĂč nous errions ensemble
Dans les champs embaumés, sous les peupliers verts,
Dont la feuille murmure et tremble.
Rendez-moi ce grand lac, dont les flots transparents
Emportaient au hasard ma barque aventureuse ;
Rendez-moi de ces fleurs les parfums enivrants,
Qu'apportait la brise joyeuse.
Chantez-moi ces lieders ou Schubert, expirant,
Exhalait tant d'amour, de regret, d'espérance ;
Faites revivre en moi le charme pénétrant
D'une heureuse convalescence.
Que je vole, emporté sur l'aile du désir ;
Qu'Ă la vie, au bonheur, je me sente renaĂźtre ;
Que chaque instant nouveau voit un nouveau plaisir...
Alors, je chanterai, peut-ĂȘtre.
Mais non ; les jours passés ne sauraient revenir :
Le temps, qui glace tout, glace aussi la pensée ;
L'esprit, comme le cĆur, se fatigue Ă vieillir,
Et ma vieillesse est commencée.
Pierre Grolier.
martinemdh
Prends le temps de rire, â« â°**
C'est la musique de l'Ăąme.â±â« â°**
Prends le temps de jouer,
C'est le secret de la jeunesse. *.â„ áŠ
Prends le temps de lire, â„. â
C'est la fontaine de la sagesse.
Prends le temps d'ĂȘtre calme,
C'est la condition de ton cĆur. â€*âąâ„â„
Prends le temps d'ĂȘtre bon, * ° âą. âż. âą
C'est le chemin vers les autres.
Prends le temps de penser, * â ž ⟠â ž.
C'est la source du bonheur.
Prends le temps d'aimer, .
(ÂŻ`â„ÂŽÂŻ) .â„.âą*š`*â«.âą
ÂŽ*.ž.âąÂŽâ„`L O V E *.ž.*â„
C'est la raison de vivre
prends le temps de donner,
C'est la clĂ© du partage !â„â„â„
martinemdh
La gentillesse est la noblesse de l'intelligence
Comme l'est la confiance et la reconnaissance
La gentillesse c'est savoir offrir de la compassion
Comme d'accepter avec joie toute votre attention
La gentillesse se retrouve dans nos actes toujours
Par un sourire, une aide Ă autrui avec joie et amour
C'est comme un tourbillon de bonté et de sincérité
Que notre Ăąme et notre cĆur vous offre en vĂ©ritĂ©
La gentillesse survient spontanĂ©ment du cĆur
Afin d'offrir de la joie et un peu de bonheur
C'est sans crainte ouvrir son cĆur Ă autrui
Surtout avec l'intention d'adoucir sa vie
La gentillesse est une attention bienveillante
Délicate, serviable, prévenante et complaisante
C'est une attention gracieuse, aimable toujours
Venant du cĆur avec joie et beaucoup d'amour
Clown
J'AI APPRIS
J'ai écouté des bruits pour aimer le silence ;
Loin du cri des cités, les flocons de l'hiver
Et les soirées d'été, dans leur calme insolence,
Bercent les destinées de mon simple univers.
J'ai erré dans la nuit pour comprendre le jour ;
Les larmes de la lune ont appris au soleil,
Par un rai de lumiĂšre, Ă me dire bonjour
En faisant reculer les affres du sommeil.
J'ai cĂŽtoyĂ© les gens pour apprĂ©cier les bĂȘtes ;
La morsure des foules a brisé mon armure,
Dans sa fruste candeur l'animal est poĂšte,
Il me montre comment embrasser la nature.
J'ai été au combat pour défendre la paix ;
Les flaques de sanglots entachées par la peur
Et l'odeur de l'angoisse ont fait place au respect,
Les hommes survivront en Ă©coutant les cĆurs.
J'ai vĂ©cu la rancĆur pour mieux choisir l'amour ;
Quand la haine a lavé ses sales oripeaux
La passion ressurgit et chasse les vautours,
Le miel de l'émotion s'écoule sur les peaux.
J'ai fréquenté les femmes afin de t'aimer toi ;
Tes caresses ont remis le feu à ma mémoire,
Les braises de l'amour somnolent sous mon toit
Et entretiennent ainsi les tisons de l'espoir.
Y
martinemdh
Ah ! vous voulez la lune ? OĂč ? dans le fond du puits ?
Non ; dans le ciel. Eh bien, essayons. Je ne puis.
Et c'est ainsi toujours. Chers petits, il vous passe
Par l'esprit de vouloir la lune, et dans l'espace
J'étends mes mains, tùchant de prendre au vol Phoebé.
L'adorable hasard d'ĂȘtre aĂŻeul est tombĂ©
Sur ma tĂȘte, et m'a fait une douce fĂȘlure.
Je sens en vous voyant que le sort put m'exclure
Du bonheur, sans m'avoir tout Ă fait abattu.
Mais causons. Voyez-vous, vois-tu, Georges, vois-tu,
Jeanne ? Dieu nous connaĂźt, et sait ce qu'ose faire
Un aĂŻeul, car il est lui-mĂȘme un peu grand-pĂšre ;
Le bon Dieu, qui toujours contre nous se défend,
Craint ceci : le vieillard qui veut plaire Ă l'enfant ;
Il sait que c'est ma loi qui sort de votre bouche,
Et que j'obéirais ; il ne veut pas qu'on touche
Aux Ă©toiles, et c'est pour en ĂȘtre bien sĂ»r
Qu'il les accroche aux clous les plus hauts de l'azur.
Victor Hugo.