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đŸ˜â€ïžđŸ˜˜ POESIES, HAÏKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đŸ˜â€ïžđŸ˜˜

chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
En un mot, disons trois....VENEZ NOUS RÉGALER...
Si vous vous intéressez aux haïkus, venez nous les faire partagez, si vous en avez envie.
Cordialement.

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chantoon16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
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Cordialement.

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chantoon

12 mai 2016 19:10

Trés trés joli, Montreal.....on a envie de la lire puis de la réciter à haute voix...ce que j'ai fait.... !
merci ncore ù toi Montreal....je ne connaissais pas et je suis ravie de découvrir cette auteure.
:bisous:

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montreal

12 mai 2016 18:11


Promenade bleu caillou


Les pierres craquent sous les semelles
L’herbe transpire ce matin
Un beau soleil de printemps éclate au firmament
Sous ce ciel bleu, on perçoit la couleur du vent

Au pied de la colline va s’élevant un chemin prĂšs d’un Ă©tang
Les cyprĂšs dansent Ă  l’horizon au dessus des vignes et des blĂ©s

On entend un petit bruit de moteur tout juste prĂšs, tout juste doux
Une petite fourgonette passe, c’est le marchand du village d’à cĂŽtĂ©

On marche sur un mur de pierres, un petit pont est devant nous
Dessous passe une riviùre, couleur de pluie, souffle d’antan

Cette promenade bleu caillou, couleur d’amour, je l’aime tant
c’est pour moi tout ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans cette vie
Couleur d’argent

Elodie Santos,

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chantoon

12 mai 2016 16:14

Ouh la la...dur dur de tout lire...et....surprise , la derniÚre réplique du poÚte...: je connaissais. Sans savoir tout ce qu'il y avait avant....marrant...non???
Merci Montreal...tu m'apprendras les trois premieres strophes pour demain... Par cƓur....!!!! :lol:

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montreal

11 mai 2016 14:26


La nuit de mai


LA MUSE

PoĂšte, prends ton luth et me donne un baiser ;
La fleur de l’églantier sent ses bourgeons Ă©clore,
Le printemps naüt ce soir ; les vents vont s’embraser ;
Et la bergeronnette, en attendant l’aurore,
Aux premiers buissons verts commence Ă  se poser.
PoĂšte, prends ton luth, et me donne un baiser.

LE POÈTE

Comme il fait noir dans la vallée !
J’ai cru qu’une forme voilĂ©e
Flottait lĂ -bas sur la forĂȘt.
Elle sortait de la prairie ;
Son pied rasait l’herbe fleurie ;
C’est une Ă©trange rĂȘverie ;
Elle s’efface et disparaüt.

LA MUSE

PoĂšte, prends ton luth ; la nuit, sur la pelouse,
Balance le zéphyr dans son voile odorant.
La rose, vierge encor, se referme jalouse
Sur le frelon nacrĂ© qu’elle enivre en mourant.
Écoute ! tout se tait ; songe Ă  ta bien-aimĂ©e.
Ce soir, sous les tilleuls, à la sombre ramée
Le rayon du couchant laisse un adieu plus doux.
Ce soir, tout va fleurir : l’immortelle nature
Se remplit de parfums, d’amour et de murmure,
Comme le lit joyeux de deux jeunes époux.

LE POÈTE

Pourquoi mon coeur bat-il si vite ?
Qu’ai-je donc en moi qui s’agite
Dont je me sens épouvanté ?
Ne frappe-t-on pas Ă  ma porte ?
Pourquoi ma lampe Ă  demi morte
M’éblouit-elle de clartĂ© ?
Dieu puissant ! tout mon corps frissonne.
Qui vient ? qui m’appelle ? – Personne.
Je suis seul ; c’est l’heure qui sonne ;
Ô solitude ! ĂŽ pauvretĂ© !

LA MUSE

PoĂšte, prends ton luth ; le vin de la jeunesse
Fermente cette nuit dans les veines de Dieu.
Mon sein est inquiet ; la voluptĂ© l’oppresse,
Et les vents altĂ©rĂ©s m’ont mis la lĂšvre en feu.
Ô paresseux enfant ! regarde, je suis belle.
Notre premier baiser, ne t’en souviens-tu pas,
Quand je te vis si pĂąle au toucher de mon aile,
Et que, les yeux en pleurs, tu tombas dans mes bras ?
Ah ! je t’ai consolĂ© d’une amĂšre souffrance !
HĂ©las ! bien jeune encor, tu te mourais d’amour.
Console-moi ce soir, je me meurs d’espĂ©rance ;
J’ai besoin de prier pour vivre jusqu’au jour.

LE POÈTE

Est-ce toi dont la voix m’appelle,
Ô ma pauvre Muse ! est-ce toi ?
Ô ma fleur ! î mon immortelle !
Seul ĂȘtre pudique et fidĂšle
OĂč vive encor l’amour de moi !
Oui, te voilà, c’est toi, ma blonde,
C’est toi, ma maütresse et ma soeur !
Et je sens, dans la nuit profonde,
De ta robe d’or qui m’inonde
Les rayons glisser dans mon coeur.

LA MUSE

Poùte, prends ton luth ; c’est moi, ton immortelle,
Qui t’ai vu cette nuit triste et silencieux,
Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle,
Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux.
Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire
Te ronge, quelque chose a gémi dans ton coeur ;
Quelque amour t’est venu, comme on en voit sur terre,
Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur.
Viens, chantons devant Dieu ; chantons dans tes pensées,
Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées ;
Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu,
Éveillons au hasard les Ă©chos de ta vie,
Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie,
Et que ce soit un rĂȘve, et le premier venu.
Inventons quelque part des lieux oĂč l’on oublie ;
Partons, nous sommes seuls, l’univers est à nous.
Voici la verte Écosse et la brune Italie,
Et la GrĂšce, ma mĂšre, oĂč le miel est si doux,
Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes,
Et Messa la divine, agréable aux colombes,
Et le front chevelu du Pélion changeant ;
Et le bleu Titarùse, et le golfe d’argent
Qui montre dans ses eaux, oĂč le cygne se mire,
La blanche Oloossone Ă  la blanche Camyre.
Dis-moi, quel songe d’or nos chants vont-ils bercer ?
D’oĂč vont venir les pleurs que nous allons verser ?
Ce matin, quand le jour a frappé ta paupiÚre,
Quel séraphin pensif, courbé sur ton chevet,
Secouait des lilas dans sa robe légÚre,
Et te contait tout bas les amours qu’il rĂȘvait ?
Chanterons-nous l’espoir, la tristesse ou la joie ?
Tremperons-nous de sang les bataillons d’acier ?
Suspendrons-nous l’amant sur l’échelle de soie ?
Jetterons-nous au vent l’écume du coursier ?
Dirons-nous quelle main, dans les lampes sans nombre
De la maison céleste, allume nuit et jour
L’huile sainte de vie et d’éternel amour ?
Crierons-nous Ă  Tarquin : » Il est temps, voici l’ombre ! «
Descendrons-nous cueillir la perle au fond des mers ?
MÚnerons-nous la chÚvre aux ébéniers amers ?
Montrerons-nous le ciel à la Mélancolie ?
Suivrons-nous le chasseur sur les monts escarpés ?
La biche le regarde ; elle pleure et supplie ;
Sa bruyĂšre l’attend ; ses faons sont nouveau-nĂ©s ;
Il se baisse, il l’égorge, il jette Ă  la curĂ©e
Sur les chiens en sueur son coeur encor vivant.
Peindrons-nous une vierge à la joue empourprée,
S’en allant à la messe, un page la suivant,
Et d’un regard distrait, Ă  cĂŽtĂ© de sa mĂšre,
Sur sa lùvre entr’ouverte oubliant sa priùre ?
Elle Ă©coute en tremblant, dans l’écho du pilier,
RĂ©sonner l’éperon d’un hardi cavalier.
Dirons-nous aux héros des vieux temps de la France
De monter tout armés aux créneaux de leurs tours,
Et de ressusciter la naĂŻve romance
Que leur gloire oubliée apprit aux troubadours ?
VĂȘtirons-nous de blanc une molle Ă©lĂ©gie ?
L’homme de Waterloo nous dira-t-il sa vie,
Et ce qu’il a fauchĂ© du troupeau des humains
Avant que l’envoyĂ© de la nuit Ă©ternelle
Vünt sur son tertre vert l’abattre d’un coup d’aile,
Et sur son coeur de fer lui croiser les deux mains ?
Clouerons-nous au poteau d’une satire altiùre
Le nom sept fois vendu d’un pĂąle pamphlĂ©taire,
Qui, poussé par la faim, du fond de son oubli,
S’en vient, tout grelottant d’envie et d’impuissance,
Sur le front du gĂ©nie insulter l’espĂ©rance,
Et mordre le laurier que son souffle a sali ?
Prends ton luth ! prends ton luth ! je ne peux plus me taire ;
Mon aile me soulĂšve au souffle du printemps.
Le vent va m’emporter ; je vais quitter la terre.
Une larme de toi ! Dieu m’écoute ; il est temps.

LE POÈTE

S’il ne te faut, ma soeur chĂ©rie,
Qu’un baiser d’une lùvre amie
Et qu’une larme de mes yeux,
Je te les donnerai sans peine ;
De nos amours qu’il te souvienne,
Si tu remontes dans les cieux.
Je ne chante ni l’espĂ©rance,
Ni la gloire, ni le bonheur,
HĂ©las ! pas mĂȘme la souffrance.
La bouche garde le silence
Pour écouter parler le coeur.

LA MUSE

Crois-tu donc que je sois comme le vent d’automne,
Qui se nourrit de pleurs jusque sur un tombeau,
Et pour qui la douleur n’est qu’une goutte d’eau ?
Ô poùte ! un baiser, c’est moi qui te le donne.
L’herbe que je voulais arracher de ce lieu,
C’est ton oisivetĂ© ; ta douleur est Ă  Dieu.
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s’élargir, cette sainte blessure
Que les noirs sĂ©raphins t’ont faite au fond du coeur :
Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur.
Mais, pour en ĂȘtre atteint, ne crois pas, ĂŽ poĂšte,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pĂ©lican, lassĂ© d’un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne Ă  ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s’abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent Ă  leur pĂšre avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lents une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
PĂȘcheur mĂ©lancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule Ă  longs flots de sa poitrine ouverte ;
En vain il a des mers fouillé la profondeur ;
L’OcĂ©an Ă©tait vide et la plage dĂ©serte ;
Pour toute nourriture il apporte son coeur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre
Partageant Ă  ses fils ses entrailles de pĂšre,
Dans son amour sublime il berce sa douleur,
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s’affaisse et chancelle,
Ivre de voluptĂ©, de tendresse et d’horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant ;
Alors il se soulĂšve, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le coeur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funĂšbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort, se recommande Ă  Dieu.
Poùte, c’est ainsi que font les grands poùtes.
Ils laissent s’égayer ceux qui vivent un temps ;
Mais les festins humains qu’ils servent Ă  leurs fĂȘtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d’espĂ©rances trompĂ©es,
De tristesse et d’oubli, d’amour et de malheur,
Ce n’est pas un concert à dilater le coeur.
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l’air un cercle Ă©blouissant,
Mais il y pend toujours quelque goutte de sang.

LE POÈTE

Ô Muse ! spectre insatiable,
Ne m’en demande pas si long.
L’homme n’écrit rien sur le sable
À l’heure oĂč passe l’aquilon.
J’ai vu le temps oĂč ma jeunesse
Sur mes lÚvres était sans cesse
PrĂȘte Ă  chanter comme un oiseau ;
Mais j’ai souffert un dur martyre,
Et le moins que j’en pourrais dire,
Si je l’essayais sur ma lyre,
La briserait comme un roseau.

Alfred de Musset

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chantoon

10 mai 2016 10:42

Bonjour, bonjour...

Je viens de retrouver un poeme appris en cinquiÚme...je l'aimais beaucoup et plein de petits et bons souvenirs sont revenus en le relisant...je revois bien sûr ma prof de français...si belle et si gentille...elle n'avait pas son pareil pour nous faire aimer toutes ses belles poesies qu'elle nous donnait à apprendre....
Aimerez- vous comme moi celui-ci, de Maurice CarĂȘme.

Voici Mai

Cloches naĂŻves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumiĂšre,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naĂŻves du muguet !

Les yeux brillants, l'ùme légÚre,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyĂšre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naĂŻves du muguet !"

Maurice CarĂȘme

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chantoon

9 mai 2016 16:53

Merci Montreal, trés bien décrit, on sent le désir et l'émerveillement de la decouverte. Merci aussi à son auteur...Clovis Hugues.

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montreal

9 mai 2016 16:33

Bonsoir à vous toutes et à vous tous @ Chantoon , tu en demandes ( des poÚmes olé olé ) en voilà un



Ode au vagin

Quand une femme est en chemise
Les épaules de marbre blanc,
Le cul, forme encore indécise
Dans les plis du voile tremblant,
Le parfum épars dans la chambre,
L'orteil, le mollet qui se cambre,
Les nichons rosés d'un émoi,
Les bras, la taille forte ou frĂȘle,
Tout t'annonce, tout te révÚle,
Rien n'est attirant que pour toi.

Le voile glisse. Extase ! Aurore !
Exquis prélude des bons coups !
Les cuisses te cachent encore,
Mais voici ton poil souple et doux,
Ton poil, touffe d'or ou d'ébÚne
Que l'on croirait posée à peine
Au bas du ventre point plissé,
Et qui, lentement caressée,
Allonge sa pointe frisée
Comme un triangle renversé.

Mais les cuisses s'ouvrent. Victoire !
Voici le con dans sa beauté,
Sous sa frisure blonde ou noire
Adorablement abrité,
Humide comme une prunelle,
Frissonnant déjà comme une aile
Dans le fouillis des rameaux verts,
Détendu sur sa fente rose,
Et l'air tout de mĂȘme un peu chose,
Avec son sourire en travers !

La main de l'amant t'entrebĂąille
Vivante rose de cypris,
Et de tout de suite elle travaille,
D'un doigt léger, le clitoris.
Fin chef-d’Ɠuvre de la nature,
Vit d'oiseau, pine en miniature,
Bouton subitement durci,
Qui, dans l'écartement des lÚvres,
Tout baigné d'amoureuses fiÚvres,
Dresse la tĂȘte et bande aussi.

Ô paradis ! Joie Ă©toilĂ©e !
Explosion du désir fou !
La langue, la langue effilée,
Toute la langue dans le trou !
Pendant que, de ses mains savantes,
Il étreint les fesses mouvantes
Ou chatouille le bout des seins,
Et que, la chevelure éparse,
L'impétueuse et belle garce
HalĂšte en mordant les coussins !

Et d'abord il faut que je dise,
En un rythme savant et clair
Comment ta forme se précise
Dans le poĂšme de la chair.
Mais quel baiseur - fut-il un maĂźtre
Dans l'art de s'égayer l'urÚtre -
A t-il seulement soupçonné
Comment tu t'ouvres et te fermes,
Et de quels subtils épidermes
La nature t'a façonné ?

Tu reste pour lui le mystĂšre,
Sous sa main comme sous ses yeux,
L'énigme auguste de la terre,
Le secret énorme des cieux,
Le gouffre petit, mais terrible,
Le fantastique trou du crible,
L'enfoncement sombre et béni,
La rĂ©alitĂ© dans le rĂȘve,
L'inexplicable fente d'Eve
Sur la nuit et l'infini.

Quand on t'ouvre et qu'on te regarde
Dans ta sublime étrangeté,
La prunelle devient hagarde
Comme au bord d'un flot redouté.
Curiosités dangereuses !
Tu t'élargis et tu te creuses :
Les doigts effarés doutent d'eux.
La lÚvre, délicate et rose,
S'amincit et se superpose :
On croirait que vous ĂȘtes deux !

Quelle floraison magnifique
Au divin jardin des amours !
Ainsi que le Protée antique,
Tu changes partout et toujours,
TantÎt plus fermée qu'une digue,
TantÎt béant comme une figue
Quand au soleil elle se fend,
TantÎt mi-clos à la décharge,
Tout petit et, juste assez large
Pour le frĂȘle doigt d'un enfant.

Clovis Hugues

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Avatar chantoon

chantoon

9 mai 2016 12:59

Pour ces trois jours de fĂȘte.....

Enfants, rire, joie
BaptĂȘme rĂ©publicain
Amis, quel bonheur.

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Avatar mistouflette

mistouflette

9 mai 2016 09:31

La FĂȘte des Fleurs


Un tout petit village perdu dans la campagne
Un tout petit village qui a gardé son ùme
Niché dans les coteaux d'une fiÚre Champagne
Il nous offre un breuvage qui flatte son image

Du jardinier en herbe,
A celui aguerri
Tous ne cherchent que la fleur
qui fera leur bonheur

Une explosion de couleurs
De saveurs,de senteurs
Une foule bariolée
Bigarrée,chamarrée
Un soleil éblouissant
Des éclats de rire omniprésents

Des Amies en goguette
Toujours partantes pour faire la fĂȘte
Une Amitié à l'épreuve du temps
Et nos cƓurs ont toujours 20 ans

Des chants d'oiseaux toujours plus beaux
Un ciel si bleu,si lumineux
Chaque annĂ©e c'est la fĂȘte
En ce beau mois de mai

C'est la fĂȘte des fleurs, du soleil, du muguet
Au détour de ses rues les fanfares de déchainent
Apportant à chacun bonheur et allégresse
Les "Buvettes" ont fleuries au milieu des badauds
Et dans la bonne humeur,
Le Champagne coule Ă  flots
Mistou 9 Mai 2016
Copyright 2R6U1FA






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Avatar chantoon

chantoon

9 mai 2016 09:25

Pour les poĂšmes un peu "olĂ© olĂ©", mais qui font partie de la poĂ©sie ...il n'y a pas foule......À ce que je vois..... :mdr:

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Avatar chantoon

chantoon

9 mai 2016 09:23

Bonjours amis...nous voilà je crois, bien installés dans le printemps...

Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brĂ»lant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre oĂč j’ai, l’autre automne, Ă©crit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphĂšre, embaumĂ©e et tendre, semble pleine
Des dĂ©clarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiĂšde brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le prĂ©, le sillon mĂȘme,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brĂ»lant, au couchant, Ă  l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chĂȘnes mouvants,
RépÚtent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor Hugo, Les contemplations


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chantoon

4 mai 2016 06:56

Bonjour...

A vos claviers....il me tarde de vous lire..... :lol:

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montreal

3 mai 2016 18:19

@ Chantoon , rien d'impossible puisque ce sont des poÚmes écrits par de célÚbres auteurs , de plus ce n'est pas d'aujourd'hui , alors pourquoi pas .

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Avatar chantoon

chantoon

3 mai 2016 18:14

un petit poéme, de temps en temps, histoire de donner un peu de peps, de casser un peu le rhythme.....de lire d'autres mots....pas trop pour ne pas lasser....juste de quoi faire sourire....on pourrait s'en accorder deux à trois par mois....ce serait un bon deal....non?!!!

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montreal

3 mai 2016 17:51

@ Chantoon , tu as provoqué Tabuk et il a reconnu ne pas se permettre de citer alors je l'ai fait mais il y en a pleins de poÚmes de ce style mais je crois ce serait trop osé de proposer ces poÚmes sur ce site et puis que va-t-on penser de moi ?

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