đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

montreal
Voici un poÚme qui est demandé souvent mais pas toujours alors pour votre plaisir et vous mettre en appétit , j'ose une fois encore si vous le souhaitez bien évidemment .
J'ai parcouru ton corps,
A la recherche dâun trĂ©sor.
Serais-je aveugle ou ébloui,
Par tes formes si jolies,
Pour ne pas voir que ce diamant,
Câest ton corps, tout simplement.
Ta silhouette, tes formes pures,
Sont le chemin de ma luxure,
Et je succombe Ă ce pĂȘchĂ©,
Quand je te vois déshabillée.
De la rondeur de tes seins,
A la chute de tes reins,
De tes lĂšvres douces, humides,
A ta fleur que je butine,
De cette jolie petite faiblesse,
A la courbe de tes fesses,
Je sais le goût de ton corps,
Tout tes arĂŽmes et plus encore.
Senteurs sucrées de longues nuits,
Parfums secrets et interdits.
Quand enfin arrive le soir,
Que tes cuisses laissent entrevoir,
Ta petite flamme, ton étincelle,
Ta petite fente originelle,
Jâabandonne alors la vie,
Et viens mourir dans ton lit.
Dans une étreinte passionnelle,
Une longue étreinte éternelle,
Encore une fois te faire gémir,
Un dernier souffle, dernier soupir.
Monter ensemble aux SeptiĂšmes Cieux,
Ătre Ă la mĂȘme hauteur que Dieu,
Et déposer sur son Autel,
Ta sÚve intime au goût de miel,
Pour lui apprendre que la vie,
Ne se donne que dans un lit.
Nul besoin du Saint Esprit,
Ni de Joseph ou de Marie,
Le plaisir seul de la jouissance,
Peut mener Ă la naissance.
La passion de ton corps nu,
Te faire lâamour une fois de plus.
Sâil est une fille plus belle que toi,
Câest que celle-ci nâexiste pas.
mistouflette
La Tendresse
La Tendresse
C'est tout ce qu'il nous reste
Quand on a trop aimé
Lorsque le cĆur est mort
D'avoir trop exister
La Tendresse
C'est un sourire dans le regard
Une main qui se tend
Et te parle d'Espoir
C'est ce qu'on peut donner
Sans risque de se faire mal
La Tendresse
C'est une caresse au fond des yeux
Un sourire qui s'illumine
Comme une guirlande qui scintille
Ce sont les mots qu'on ne dit pas
Mais que l'on comprend Toi et Moi
Mistou 13 Mai 2016
mistouflette
J'ai peur
Tu m'offres la Vie dont j'ai toujours rĂȘvĂ©
Je ne veux pas d'une prison dorée
OĂč le piĂšge est-il cachĂ©?
Quel prix vais-je devoir payer?
J'ai peur...
J'ai perdu l'habitude de croire au "Bonheur"
Dans ma vie,il n'y a pas beaucoup de couleurs
Rien n'est jamais gratuit
La Vie me l'a appris
J'ai peur...
Tu parles d'une Vie Ă deux
De Tendresse,de partages
D'une vie sans larmes
Sans nuages,sans orages
J'ai peur...
Je ne veux plus croire aux chimĂšres
A l'oasis dans le désert
A me perdre dans le silence
A ne plus savoir faire confiance
J'ai peur...
A avoir passé tant d'années
Sans dialoguer ni partager
A avoir toujours assumé
Sans une épaule pour m'appuyer
J'ai peur...
Tu bouscules toutes mes habitudes
Tu sĂšmes la pagaille dans mes certitudes
Tu es entré dans ma solitude
Sans prendre conscience que ça me perturbe
J'ai peur...
A ne plus avoir de toit
A ne dépendre que de toi
A apprivoiser une autre Vie
A ne plus savoir oĂč j'en suis
J'ai peur...
A ne plus pouvoir contrĂŽler
Ce qui m'a toujours rassurée
Devoir faire confiance Ă la Vie
Quand "Elle" m'a si souvent trahie
J'ai peur... J'ai peur...
Mistou 17 Mai 2016
Copyright 2R6U1FA
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montreal
La retraite
Aux bords de ton lac enchanté,
Loin des sots prĂ©jugĂ©s que lâerreur dĂ©ifie,
Couvert du bouclier de ta philosophie,
Le temps nâemporte rien de ta fĂ©licitĂ© ;
Ton matin fut brillant ; et ma jeunesse envie
Lâazur calme et serein du beau soir de ta vie !
Ce quâon appelle nos beaux jours
Nâest quâun Ă©clair brillant dans une nuit dâorage,
Et rien, excepté nos amours,
Nây mĂ©rite un regret du sage ;
Mais, que dis-je ? on aime Ă tout Ăąge :
Ce feu durable et doux, dans lâĂąme renfermĂ©,
Donne plus de chaleur en jetant moins de flamme ;
Câest le souffle divin dont tout lâhomme est formĂ©,
Il ne sâĂ©teint quâavec son Ăąme.
Etendre son esprit, resserrer ses désirs,
Câest lĂ ce grand secret ignorĂ© du vulgaire :
Tu le connais, ami ; cet heureux coin de terre
Renferme tes amours, tes goûts et tes plaisirs ;
Tes vĆux ne passent point ton champĂȘtre domaine,
Mais ton esprit plus vaste étend son horizon,
Et, du monde embrassant la scĂšne,
Le flambeau de lâĂ©tude Ă©claire ta raison.
Tu vois quâaux bords du Tibre, et du Nil et du Gange,
En tous lieux, en tous temps, sous des masques divers,
Lâhomme partout est lâhomme, et quâen cet univers,
Dans un ordre éternel tout passe et rien ne change ;
Tu vois les nations sâĂ©clipser tour Ă tour
Comme les astres dans lâespace,
De mains en mains le sceptre passe,
Chaque peuple a son siĂšcle, et chaque homme a son jour ;
Sujets Ă cette loi suprĂȘme,
Empire, gloire, liberté,
Tout est par le temps emporté,
Le temps emporta les dieux mĂȘme
De la crédule antiquité,
Et ce que des mortels dans leur orgueil extrĂȘme
Osaient nommer la vérité.
Au milieu de ce grand nuage,
Réponds-moi : que fera le sage
Toujours entre le doute et lâerreur combattu ?
Content du peu de jours quâil saisit au passage,
Il se hĂąte dâen faire usage
Pour le bonheur et la vertu.
Jâai vu ce sage heureux ; dans ses belles demeures
Jâai goĂ»tĂ© lâhospitalitĂ©,
A lâombre du jardin que ses mains ont plantĂ©,
Aux doux sons de sa lyre il endormait les heures
En chantant sa félicité.
Soyez touché, grand Dieu, de sa reconnaissance.
Il ne vous lasse point dâun inutile vĆu ;
Gardez-lui seulement sa rustique opulence,
Donnez tout Ă celui qui vous demande peu.
Des doux objets de sa tendresse
QuâĂ son riant foyer toujours environnĂ©,
Sa femme et ses enfants couronnent sa vieillesse,
Comme de ses fruits mûrs un arbre est couronné.
Que sous lâor des Ă©pis ses collines jaunissent ;
Quâau pied de son rocher son lac soit toujours pur ;
Que de ses beaux jasmins les ombres sâĂ©paississent ;
Que son soleil soit doux, que son ciel soit dâazur,
Et que pour lâĂ©tranger toujours ses vins mĂ»rissent.
Pour moi, loin de ce port de la félicité,
HĂ©las ! par la jeunesse et lâespoir emportĂ©,
Je vais tenter encore et les flots et lâorage ;
Mais, ballottĂ© par lâonde et fatiguĂ© du vent,
Au pied de ton rocher sauvage,
Ami, je reviendrai souvent
Rattacher, vers le soir, ma barque Ă ton rivage.
Alphonse de Lamartine
montreal
RĂȘver et vivre.
Se prĂȘter Ă la vie, est-ce lĂ vraiment vivre ? â
D'un regard détaché tout voir sans rien saisir ;
Comme un tableau charmant admiré sans désir,
Contempler tous les biens dont le monde s'enivre,
Et ne rien demander, pas mĂȘme le plaisir,
C'est rĂȘver. â Or, la vie est semblable Ă la femme.
Pour qu'elle nous sourie il faut la courtiser ;
Il faut l'aimer de cĆur pour qu'elle ouvre son Ăąme,
Et pour la bien connaßtre il la faut épouser.
Henri-Frédéric Amiel
montreal
Le Temps
Ode
I
Le Temps ne surprend pas le sage ;
Mais du Temps le sage se rit,
Car lui seul en connaĂźt lâusage ;
Des plaisirs que Dieu nous offrit,
Il sait embellir lâexistence ;
Il sait sourire Ă lâespĂ©rance,
Quand lâespĂ©rance lui sourit.
II
Le bonheur nâest pas dans la gloire,
Dans les fers dorĂ©s dâune cour,
Dans les transports de la victoire,
Mais dans la lyre et dans lâamour.
Choisissons une jeune amante,
Un luth qui lui plaise et lâenchante ;
Aimons et chantons tour Ă tour !
III
» Illusions ! vaines images ! «
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui lâĂąge Ă©tend ses glaçons ; «
» Le bonheur nâest point sur la terre,
Votre amour nâest quâune chimĂšre,
Votre lyre nâa que des sons ! «
IV
Ah ! préférons cette chimÚre
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévÚre ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.
V
Aimons au printemps de la vie,
Afin que dâun noir repentir
Lâautomne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans lâavenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous nâaurons plus lâespĂ©rance,
Nous garderons le souvenir.
VI
Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse aprĂšs lui des remords,
Si lâamour, dont lâardeur nous guide,
Nâa dâaussi rapides transports :
Profitons de lâadolescence,
Car la coupe de lâexistence
Ne pétille que sur ses bords !
Gérard de Nerval

chantoon
Bonjour.....
:bisous: Montreal, comme j'ai plaisir à lire de belles poesies le matin...c'est de la douceur et de la beauté pour la journée....merci à toi.
Parfois je lis et relis certains poémes que Mistouflette a édité (j'ai son joli petit recueil) comme je dis : les nourritures terrestres sont vitales mais nourrir son esprit est important aussi. Surtout avec de belles choses...!
montreal
Le temps d'un printemps
Quand le printemps renaßt, au temps je me prélasse
Que la gerbe vacille, aux fastes des couleurs
Comme un lotus ouvert sur la coupe des fleurs
Pieds nus dans la rosĂ©e au couchant, je rĂȘvasse.
Quand la flore sâĂ©veille vĂȘtue en floraison
Le lys avec grĂące de sa blancheur rayonne
Le saule se déploie, et sa palme foisonne
Les blĂ©s dâor renaissent en fleurant la saison.
Je cueille Ă lâaurore cet instant si prĂ©cieux,
Sur le sol en soierie, aux futaies des pacages
A lâherbe qui frissonne, au manteau des bocages
Un parfum de santal sâĂ©panche dans les cieux.
Quand le ruisseau chante, la noce des oiseaux
La musique des orgues oĂč respire lâallĂ©gresse
Chuchote Ă mon oreille, en Ă©pousant lâivresse
Au cortĂšge du temps sur le flanc des roseaux.
Katy-Ann

chantoon
Bonjour....
Voici les douze mois,
Ils marchent tĂ»rois aÌ trois !
Avec son chapeau blanc de neige,
JANVIER meÌne le corteÌge.
Et FĂVRIER sur le meÌme rang, A honte d'eÌtre si peu grand.
A ses coÌteÌs ; c'est MARS, fantasque, Le nez mouilleÌ par la bourrasque.
Voici les douze mois,
Ils marchent trois aÌ trois !
Admirez AVRIL qui s'avance,
Son bonnet de fleurs se balance.
MAI, joyeux, lui donne le bras, VeÌtu de rose et de lilas,
Et JUIN, les tempes vermeilles
A des cerises aux oreilles.
Voici les douze mois,
Ils marchent trois aÌ trois !
Sur le chemin sec, JUILLET trotte,
Il a du foin dans chaque botte,
AOUT s'en va couronneÌ de bleÌ
Et par la chaleur accableÌ.
Et SEPTEMBRE titube et joue
Avec des grappes sur la joue.
OCTOBRE porte sur la teÌte la pomme aÌ cidre et la noisette.
NOVEMBRE dans ses maigres bras, Tient un tas de vieux eÌchalas,
Et DCEMBRE ferme la marche,
Triste et froid comme un patriarche !
Salut les douze mois
Qui marchent trois aÌ trois !
Les douze mois.
Gustave Flaubert
montreal
Joli mois de Mai...
Alors que Mai pointe son nez l'ĂȘtre s'Ă©veille,
Ouvre grand sa fenĂȘtre et sourit Ă ces fleurs,
Tourne le dos Ă l'hiver, Ă tous ses malheurs,
Bercé par le chant d'un oiseau, il s'émerveille...
Le soleil répand sa poudre d'or au sous-bois
Sur des clochettes à la blancheur immaculée,
Baignant dans la rosée d'une herbe acidulée,
Elles dansent avec elle pour la derniĂšre fois.
Avant que l'astre ne se couche, mains avides
Auront tĂŽt fait de cueillir ces petits bijoux
Que le ciel protégeait tel un mari jaloux,
Au tabernacle vert de ses mousses humides.
Les maisons affligées de sourires si tristes,
A la vue de cette explosion de blancheur,
Toutes parfumées rayonneront de bonheur,
S'égayeront d'une magie surréaliste...