Avatar chantoon

đŸ˜â€ïžđŸ˜˜ POESIES, HAÏKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đŸ˜â€ïžđŸ˜˜

chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
En un mot, disons trois....VENEZ NOUS RÉGALER...
Si vous vous intéressez aux haïkus, venez nous les faire partagez, si vous en avez envie.
Cordialement.

đŸ˜â€ïžđŸ˜˜ POESIES, HAÏKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đŸ˜â€ïžđŸ˜˜

Avatar chantoon

chantoon16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
En un mot, disons trois....VENEZ NOUS RÉGALER...
Si vous vous intéressez aux haïkus, venez nous les faire partagez, si vous en avez envie.
Cordialement.

avatar
Avatar montreal

montreal

28 mai 2016 16:41

Voici un poÚme qui est demandé souvent mais pas toujours alors pour votre plaisir et vous mettre en appétit , j'ose une fois encore si vous le souhaitez bien évidemment .



J'ai parcouru ton corps,
A la recherche d’un trĂ©sor.
Serais-je aveugle ou ébloui,
Par tes formes si jolies,
Pour ne pas voir que ce diamant,
C’est ton corps, tout simplement.
Ta silhouette, tes formes pures,
Sont le chemin de ma luxure,
Et je succombe Ă  ce pĂȘchĂ©,
Quand je te vois déshabillée.

De la rondeur de tes seins,
A la chute de tes reins,
De tes lĂšvres douces, humides,
A ta fleur que je butine,
De cette jolie petite faiblesse,
A la courbe de tes fesses,
Je sais le goût de ton corps,
Tout tes arĂŽmes et plus encore.
Senteurs sucrées de longues nuits,
Parfums secrets et interdits.

Quand enfin arrive le soir,
Que tes cuisses laissent entrevoir,
Ta petite flamme, ton étincelle,
Ta petite fente originelle,
J’abandonne alors la vie,
Et viens mourir dans ton lit.
Dans une étreinte passionnelle,
Une longue étreinte éternelle,
Encore une fois te faire gémir,
Un dernier souffle, dernier soupir.

Monter ensemble aux SeptiĂšmes Cieux,
Être Ă  la mĂȘme hauteur que Dieu,
Et déposer sur son Autel,
Ta sÚve intime au goût de miel,
Pour lui apprendre que la vie,
Ne se donne que dans un lit.

Nul besoin du Saint Esprit,
Ni de Joseph ou de Marie,
Le plaisir seul de la jouissance,
Peut mener Ă  la naissance.
La passion de ton corps nu,
Te faire l’amour une fois de plus.

S’il est une fille plus belle que toi,
C’est que celle-ci n’existe pas.

Répondre·

Avatar mistouflette

mistouflette

27 mai 2016 07:58

La Tendresse

La Tendresse
C'est tout ce qu'il nous reste
Quand on a trop aimé
Lorsque le cƓur est mort
D'avoir trop exister

La Tendresse
C'est un sourire dans le regard
Une main qui se tend
Et te parle d'Espoir
C'est ce qu'on peut donner
Sans risque de se faire mal

La Tendresse
C'est une caresse au fond des yeux
Un sourire qui s'illumine
Comme une guirlande qui scintille
Ce sont les mots qu'on ne dit pas
Mais que l'on comprend Toi et Moi
Mistou 13 Mai 2016

Répondre·

Avatar chantoon

chantoon

25 mai 2016 20:39


Petits nuages moutonneux
Joli troupeau dans le ciel
Le berger ? un ange : mon fils ....

Bonne nuit Ă  vous toutes et tous.

Répondre·

Avatar mistouflette

mistouflette

24 mai 2016 16:50

Merci Chantoon Bisous

Répondre·

Avatar chantoon

chantoon

24 mai 2016 07:23

Bonjour....

On se retouve toutes un peu derriĂšre les poemes de Mistou, elle sait si bien mettre les vrais, les bons mots sur notre ressenti .
:bisous: ma belle

Répondre·

Avatar mistouflette

mistouflette

23 mai 2016 19:36

J'ai peur

Tu m'offres la Vie dont j'ai toujours rĂȘvĂ©
Je ne veux pas d'une prison dorée
OĂč le piĂšge est-il cachĂ©?
Quel prix vais-je devoir payer?
J'ai peur...

J'ai perdu l'habitude de croire au "Bonheur"
Dans ma vie,il n'y a pas beaucoup de couleurs
Rien n'est jamais gratuit
La Vie me l'a appris
J'ai peur...

Tu parles d'une Vie Ă  deux
De Tendresse,de partages
D'une vie sans larmes
Sans nuages,sans orages
J'ai peur...

Je ne veux plus croire aux chimĂšres
A l'oasis dans le désert
A me perdre dans le silence
A ne plus savoir faire confiance
J'ai peur...

A avoir passé tant d'années
Sans dialoguer ni partager
A avoir toujours assumé
Sans une épaule pour m'appuyer
J'ai peur...

Tu bouscules toutes mes habitudes
Tu sĂšmes la pagaille dans mes certitudes
Tu es entré dans ma solitude
Sans prendre conscience que ça me perturbe
J'ai peur...

A ne plus avoir de toit
A ne dépendre que de toi
A apprivoiser une autre Vie
A ne plus savoir oĂč j'en suis
J'ai peur...

A ne plus pouvoir contrĂŽler
Ce qui m'a toujours rassurée
Devoir faire confiance Ă  la Vie
Quand "Elle" m'a si souvent trahie
J'ai peur... J'ai peur...


Mistou 17 Mai 2016
Copyright 2R6U1FA
​

Répondre·

Avatar montreal

montreal

22 mai 2016 10:57


La retraite


Aux bords de ton lac enchanté,
Loin des sots prĂ©jugĂ©s que l’erreur dĂ©ifie,
Couvert du bouclier de ta philosophie,
Le temps n’emporte rien de ta fĂ©licitĂ© ;
Ton matin fut brillant ; et ma jeunesse envie
L’azur calme et serein du beau soir de ta vie !

Ce qu’on appelle nos beaux jours
N’est qu’un Ă©clair brillant dans une nuit d’orage,
Et rien, excepté nos amours,
N’y mĂ©rite un regret du sage ;
Mais, que dis-je ? on aime Ă  tout Ăąge :
Ce feu durable et doux, dans l’ñme renfermĂ©,
Donne plus de chaleur en jetant moins de flamme ;
C’est le souffle divin dont tout l’homme est formĂ©,
Il ne s’éteint qu’avec son Ăąme.

Etendre son esprit, resserrer ses désirs,
C’est lĂ  ce grand secret ignorĂ© du vulgaire :
Tu le connais, ami ; cet heureux coin de terre
Renferme tes amours, tes goûts et tes plaisirs ;
Tes vƓux ne passent point ton champĂȘtre domaine,
Mais ton esprit plus vaste étend son horizon,
Et, du monde embrassant la scĂšne,
Le flambeau de l’étude Ă©claire ta raison.

Tu vois qu’aux bords du Tibre, et du Nil et du Gange,
En tous lieux, en tous temps, sous des masques divers,
L’homme partout est l’homme, et qu’en cet univers,
Dans un ordre éternel tout passe et rien ne change ;
Tu vois les nations s’éclipser tour Ă  tour
Comme les astres dans l’espace,
De mains en mains le sceptre passe,
Chaque peuple a son siĂšcle, et chaque homme a son jour ;
Sujets Ă  cette loi suprĂȘme,
Empire, gloire, liberté,
Tout est par le temps emporté,
Le temps emporta les dieux mĂȘme
De la crédule antiquité,
Et ce que des mortels dans leur orgueil extrĂȘme
Osaient nommer la vérité.

Au milieu de ce grand nuage,
Réponds-moi : que fera le sage
Toujours entre le doute et l’erreur combattu ?
Content du peu de jours qu’il saisit au passage,
Il se hñte d’en faire usage
Pour le bonheur et la vertu.

J’ai vu ce sage heureux ; dans ses belles demeures
J’ai goĂ»tĂ© l’hospitalitĂ©,
A l’ombre du jardin que ses mains ont plantĂ©,
Aux doux sons de sa lyre il endormait les heures
En chantant sa félicité.
Soyez touché, grand Dieu, de sa reconnaissance.
Il ne vous lasse point d’un inutile vƓu ;
Gardez-lui seulement sa rustique opulence,
Donnez tout Ă  celui qui vous demande peu.
Des doux objets de sa tendresse
Qu’à son riant foyer toujours environnĂ©,
Sa femme et ses enfants couronnent sa vieillesse,
Comme de ses fruits mûrs un arbre est couronné.
Que sous l’or des Ă©pis ses collines jaunissent ;
Qu’au pied de son rocher son lac soit toujours pur ;
Que de ses beaux jasmins les ombres s’épaississent ;
Que son soleil soit doux, que son ciel soit d’azur,
Et que pour l’étranger toujours ses vins mĂ»rissent.

Pour moi, loin de ce port de la félicité,
HĂ©las ! par la jeunesse et l’espoir emportĂ©,
Je vais tenter encore et les flots et l’orage ;
Mais, ballottĂ© par l’onde et fatiguĂ© du vent,
Au pied de ton rocher sauvage,
Ami, je reviendrai souvent
Rattacher, vers le soir, ma barque Ă  ton rivage.

Alphonse de Lamartine

Répondre·

Avatar baobab

baobab

21 mai 2016 12:50

Contre vents et marées
Pendant toutes ces années
Mon Amour envers toi
Ne bouge pas d'un iota .

Bonjour les filles et bonne journée aux dijonnais.

Répondre·

Avatar montreal

montreal

20 mai 2016 16:07

RĂȘver et vivre.


Se prĂȘter Ă  la vie, est-ce lĂ  vraiment vivre ? —
D'un regard détaché tout voir sans rien saisir ;
Comme un tableau charmant admiré sans désir,
Contempler tous les biens dont le monde s'enivre,
Et ne rien demander, pas mĂȘme le plaisir,

C'est rĂȘver. — Or, la vie est semblable Ă  la femme.
Pour qu'elle nous sourie il faut la courtiser ;
Il faut l'aimer de cƓur pour qu'elle ouvre son ñme,
Et pour la bien connaßtre il la faut épouser.



Henri-Frédéric Amiel

Répondre·

Avatar montreal

montreal

19 mai 2016 11:35


Le Temps


Ode

I

Le Temps ne surprend pas le sage ;
Mais du Temps le sage se rit,
Car lui seul en connaüt l’usage ;
Des plaisirs que Dieu nous offrit,
Il sait embellir l’existence ;
Il sait sourire Ă  l’espĂ©rance,
Quand l’espĂ©rance lui sourit.

II

Le bonheur n’est pas dans la gloire,
Dans les fers dorĂ©s d’une cour,
Dans les transports de la victoire,
Mais dans la lyre et dans l’amour.
Choisissons une jeune amante,
Un luth qui lui plaise et l’enchante ;
Aimons et chantons tour Ă  tour !

III

» Illusions ! vaines images ! «
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui l’ñge Ă©tend ses glaçons ; «
» Le bonheur n’est point sur la terre,
Votre amour n’est qu’une chimùre,
Votre lyre n’a que des sons ! «

IV

Ah ! préférons cette chimÚre
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévÚre ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.

V

Aimons au printemps de la vie,
Afin que d’un noir repentir
L’automne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans l’avenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous n’aurons plus l’espĂ©rance,
Nous garderons le souvenir.

VI

Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse aprĂšs lui des remords,
Si l’amour, dont l’ardeur nous guide,
N’a d’aussi rapides transports :
Profitons de l’adolescence,
Car la coupe de l’existence
Ne pétille que sur ses bords !



Gérard de Nerval

Répondre·

Avatar chantoon

chantoon

18 mai 2016 06:49

Bonjour.....
:bisous: Montreal, comme j'ai plaisir à lire de belles poesies le matin...c'est de la douceur et de la beauté pour la journée....merci à toi.
Parfois je lis et relis certains poémes que Mistouflette a édité (j'ai son joli petit recueil) comme je dis : les nourritures terrestres sont vitales mais nourrir son esprit est important aussi. Surtout avec de belles choses...!

Répondre·

Avatar montreal

montreal

17 mai 2016 10:07

Le temps d'un printemps

Quand le printemps renaßt, au temps je me prélasse
Que la gerbe vacille, aux fastes des couleurs
Comme un lotus ouvert sur la coupe des fleurs
Pieds nus dans la rosĂ©e au couchant, je rĂȘvasse.

Quand la flore s’éveille vĂȘtue en floraison
Le lys avec grĂące de sa blancheur rayonne
Le saule se déploie, et sa palme foisonne
Les blĂ©s d’or renaissent en fleurant la saison.

Je cueille Ă  l’aurore cet instant si prĂ©cieux,
Sur le sol en soierie, aux futaies des pacages
A l’herbe qui frissonne, au manteau des bocages
Un parfum de santal s’épanche dans les cieux.

Quand le ruisseau chante, la noce des oiseaux
La musique des orgues oĂč respire l’allĂ©gresse
Chuchote Ă  mon oreille, en Ă©pousant l’ivresse
Au cortĂšge du temps sur le flanc des roseaux.

Katy-Ann

Répondre·

Avatar chantoon

chantoon

17 mai 2016 09:20

Bonjour....

Voici les douze mois,

Ils marchent tĂ»rois à trois !
Avec son chapeau blanc de neige,
JANVIER mène le cortège.
Et FÉVRIER sur le même rang, A honte d'être si peu grand.
A ses côtés ; c'est MARS, fantasque, Le nez mouillé par la bourrasque.
Voici les douze mois,
Ils marchent trois à trois !
Admirez AVRIL qui s'avance,
Son bonnet de fleurs se balance.
MAI, joyeux, lui donne le bras, Vêtu de rose et de lilas,
Et JUIN, les tempes vermeilles
A des cerises aux oreilles.
Voici les douze mois,
Ils marchent trois à trois !
Sur le chemin sec, JUILLET trotte,
Il a du foin dans chaque botte,
AOUT s'en va couronné de blé
Et par la chaleur accablé.
Et SEPTEMBRE titube et joue
Avec des grappes sur la joue.
OCTOBRE porte sur la tête la pomme à cidre et la noisette.
NOVEMBRE dans ses maigres bras, Tient un tas de vieux échalas,
Et DCEMBRE ferme la marche,
Triste et froid comme un patriarche !
Salut les douze mois
Qui marchent trois à trois !
Les douze mois.

Gustave Flaubert

Répondre·

Avatar montreal

montreal

15 mai 2016 09:02

Joli mois de Mai...

Alors que Mai pointe son nez l'ĂȘtre s'Ă©veille,
Ouvre grand sa fenĂȘtre et sourit Ă  ces fleurs,
Tourne le dos Ă  l'hiver, Ă  tous ses malheurs,
Bercé par le chant d'un oiseau, il s'émerveille...


Le soleil répand sa poudre d'or au sous-bois
Sur des clochettes à la blancheur immaculée,
Baignant dans la rosée d'une herbe acidulée,
Elles dansent avec elle pour la derniĂšre fois.


Avant que l'astre ne se couche, mains avides
Auront tĂŽt fait de cueillir ces petits bijoux
Que le ciel protégeait tel un mari jaloux,
Au tabernacle vert de ses mousses humides.


Les maisons affligées de sourires si tristes,
A la vue de cette explosion de blancheur,
Toutes parfumées rayonneront de bonheur,
S'égayeront d'une magie surréaliste...

Répondre·

Avatar chantoon

chantoon

13 mai 2016 06:49

Bonjour....

Je relis ce matin ce beau poĂšme de Montreal....il me rĂ©jouit le cƓur.

Répondre·