
montreal
Bonsoir Chantoon:bisous: , mes amitiés Tabuk , je vais osé ce qui n'est pas mon habitude cité ce genre de poème d' Apollinaire mais c'est vraiment érotique que l'on se plaigne pas ensuite , je n'ai fait que répondre à une provocation de Chantoon :mdr:
Con large comme un estuaire
Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l’odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière
Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente
La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse.
Guillaume Apollinaire

chantoon
@ Tabuk. Tu m'avais déjà demandé si j'acceptais les poemes érotiques et quelque peu "gaillards"...je t'avais donné mon aval.....tu vois bien qu'il n'y a pas grand monde à y venir....aussi je pense que tu peux nous régaler avec certaines grivoiseries de bon aloi....si ON nous lit et que ON est choqué... Nous ne le saurons pas, à moins que nous ayons un commentaire pour nous le dire...
Aussi, JE veux bien lire ta prose olé, olé....de toutes façons si ces poemes existent, c'est qu'ils sont faits pour être lus ou écoutés....
:bisous: à toi.

chantoon
Bonjour....
Mai
Guillaume Apollinaire
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?
Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières
Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment
Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes
Guillaume Apollinaire.
montreal
Bonjoue à vous toutes et à vous tous , :bisous: Chantoon , Mistouflette petit poème du premier Mai de Victor Hugo , bonne journée ,
Premier mai
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.
mistouflette
Un petit poème pour une Amie
Regarde
Il y a du soleil
Le Printemps est en éveil
Ta petite chienne te suit partout
Elle sait que ton cœur est lourd
Écoute
Les oiseaux chantent
Une mélodie qui nous enchantent
Le vent nous offre une romance
Pour calmer ton cœur en souffrance
Ne te complais pas dans ta peine
Pense à tous ceux qui te soutiennent
Ta Famille est auprès de Toi
De l'au delà ta Fille te voit
Ouvre ton cœur à la Vie
Ne regarde pas que la pluie
Ne sois pas triste,le soleil existe
La tristesse engendre le malheur
Tu dois toujours croire au Bonheur
Je ne veux pas être "moraliste"
J'aimerais juste te voir sourire
Mistou 29 Avril 2016
montreal
Sensation
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud