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RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

chocolatte - 5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

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chocolatte5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

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lila

29 mai 2019 06:32

Voici donc les longs jours, lumière amour, délire . Mars avril au doux sourire , mai fleuri , juin brûlant , tous ces beaux mois amis !
Les peupliers au bord du fleuve endormi se courbent mollement comme de grandes palmes .
L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes .
Il semble que tout rit , et que les arbres verts sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers .
Le jour nait couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour , la nuit on croit entendre , à travers l'ombre immense et sous le ciel béni , quelque chose d'heureux chanter dans l'infini .
V HUGO

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chocolatte

26 mai 2019 07:42

L'EGOÏSME
Mucochris

Ce sentiment qui détruit les gens
m'offusque, me perturbe , pour ces gens
il n'en est que néant !!!

penser pour soi
ne regarder que son minois
me mets hors de moi
je ne le comprends pas

je dois rester bouche bée
quand de surcroît , ils s'affichent avec leurs "j'étais"
leurs "moi, je..." leurs mots qui ne parlent que de leurs vie bien posée
rien ne les effleurent pas même un comment "ça va ?" ou "ça c'est bien passé ?"

leurs promesses sont injurieuses, tant leur valeur en est amoindrie
ils ne proposent pas un fait, ils l'ordonnent, les devancent et me sacrifie
penser qu'à médiser avec gratuité , me donne un sentiment de mutisme conquis
leurs regards ne se posent qu'avec leur reflet , sans un rien de "ça suffit"
s'ils prient ,ils le font avec leurs miroir "de ne pas se salir aujourd 'hui."..

je ne peux supporter l'égoïsme,
je ne le conçois pas, ça m'opprime
me glace , me rend triste , désole mon optimisme...

ce froid qui se dégage de leur coeur
n' est que le malin plaisir à avoir peur
peur de ne pas "s'exister " par jalousie et rancoeur
ne rien donner, rien partager, me donne mal au coeur
me fait mal , j'en ai la nausée, je les plains et les fuis par pudeur.

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chocolatte

24 mai 2019 07:55

En écoutant les oiseaux
Victor Hugo

Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux,
De jaser au milieu des branches et des eaux,
Que nous nous expliquions et que je vous querelle ?
Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle,
Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez
Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés,
De votre mélodie et de votre langage.
Celle que j'aime est loin et pense à moi ; je gage,
O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux,
Donne un frémissement à l'astre dans les cieux,
Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme.
Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme,
Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons,
Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds,
Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles,
Vous saisissez au vol ces strophes invisibles,
Et vous les répétez tout haut, comme de vous ;
Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux,
A la chanson des coeurs, le battement des ailes ;
Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles,
Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls :
« Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls ! »
Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure,
Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ;
Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ;
Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ;
Et que les loups s'en vont songer auprès des louves !
« Divin ! » dit le hibou ; le moineau dit : « Tu trouves ? »
Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias,
L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats,
Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches,
Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches,
Et que les lourds rochers, stupides et ravis,
Se penchent, les laissant piller le chènevis,
Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges,
La langue des oiseaux de la langue des anges.

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lila

23 mai 2019 17:36

Je ne sais pas si on peut mettre une chanson;vous me direz

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s’y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L’amour ne serait rien
Non, non, non, non
L’amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n’est plus qu’un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D’un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n’irait pas plus loin

Un enfant vous embrasse
Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours

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18 mai 2019 16:16

La terre

Nous avons la plus belle des planètes
Et nous en faisons la plus triste, la plus laide.
Nous avons les plus belles prairies
Et nous en faisons des déserts.

Nous avons la terre le plus fertile
Et nous la rendons stérile.
Nous avons les plus belles plantes
Et nous les modifions.

Nous avons les plus belles ethnies primitives
Et nous en faisons des fantômes.
Nous avons les plus belles fleurs
Et bientôt nous n'aurons plus d'abeilles.

Nous avons les plus beaux animaux
Mais ils vont finir au zoo.
Nous avons les plus beaux océans
Et nous en faisons des décharges.

Nous avons l'intelligence
Et nous sommes les plus bêtes.
Nous avons le bonheur au bout des doigts
Et nous sommes en détresse.

Nous avons de l'eau
Mais tous n'en boivent pas.
Nous sommes les plus riches
Mais les plus pauvres de cœur.

Nous sommes gros
Et ils sont maigres.
Nous sommes en paix
Et ils sont en guerre.

Nous voyons
Mais nous sommes aveugles.
Nous sommes libres
Mais nous devenons esclaves.

Nous avons tout
Et nous ne sommes rien.
Nous avons une mémoire
Mais elle ne nous sert à rien...

Quand nous n'aurons plus de passé,
Quand nous n'aurons plus de mémoire,
Quand l'avenir se réduira au présent...
Il nous restera que les minutes de silence...


« Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre,
pollué la dernière goutte d'eau,
tué le dernier animal et pêché le dernier poisson,
alors, il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible. »
Sagesse amérindienne

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18 mai 2019 14:57

Orage d'été

Claire Rousset Lys


Gris plomb le ciel pèse
Mes roses ploient sous l’orage
Et les pleurs du ciel
Forment des rigoles sales
Emportant mes fleurs fragiles

Giflé – impuissant –
Le saule s’ébroue et tangue
Comme un métronome
Dans les vents aux cris sauvages
Dévalant monts et vallées

Tourbillons poudrés
Des volutes de poussière
Remontent au ciel
Dans cette âcre odeur de cendre
Des brandons de bois chuintants.

La voix du tonnerre
Et les fugaces éclairs
Là-bas au lointain
Déchirent les voiles noirs
D’un coin de ciel bleu cobalt

Un pinceau doré
Repeint les carreaux d’en face
D’un trait coruscant
Le soleil attend la lune
En plongeant dans l’indigo

Reflets frémissants
L’onde se fragmente d’or
Et hache les fils
Du roseau aux vertes lames
D’où tombe la perle ultime

Réunion bruyante
De jeunes moineaux hardis
Car dort le vieux chat.
Dans le jardin au soleil
Quand l’été brûle les herbes

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11 mai 2019 15:26

Le mois de mai.
Robert Dutertre

Lorsqu'Éole a, dans leur caverne,
Renfermé les tristes autans,
Quand l'oiseau qui chez nous hiverne
S'en va regagner ses étangs,
Ô doux printemps, ta jeune épouse,
En souriant à tes amours,
Pour tes pieds nus sur la pelouse
Tisse un vert tapis de velours.

Le cerf en amour cherche et rôde
À l'entour des fourrés épais ;
Le lézard, couvert d'émeraude,
Au soleil vient dormir en paix ;
Au sein des forêts reverdies
Les nids de mousse et de duvet
Se remplissent de mélodies
Comme Cimarose en rêvait.

Sous les amoureuses baleines
Des zéphirs qui rident les flots,
Le muguet au bord des fontaines
Agite ses petits grelots ;
Et pour que, plus belle, elle éclate,
La main d'un sylphe printanier
Vient, dans son corset écarlate,
Lacer la fleur du grenadier.

L'eau habille dans les cascades
En faisant tourner les moulins,
Et donne ainsi des sérénades
Aux nymphes des bosquets voisins ;
Et le rêveur qui se promène
Entend parfois le chalumeau
Qui fait, dans un pauvre domaine,
Danser les filles du hameau.


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5 mai 2019 19:31

Jean RICHEPIN (1849-1926) :

Ce que dit la pluie


M'a dit la pluie : Écoute
Ce que chante ma goutte,
Ma goutte au chant perlé.
Et la goutte qui chante
M'a dit ce chant perlé :
Je ne suis pas méchante,
Je fais mûrir le blé.

Ne sois pas triste mine
J'en veux à la famine.
Si tu tiens à ta chair,
Bénis l'eau qui t'ennuie
Et qui glace ta chair ;
Car c'est grâce à la pluie
Que le pain n'est pas cher.

Le ciel toujours superbe
Serait la soif à l'herbe
Et la mort aux épis.
Quand la moisson est rare
Et le blé sans épis,
La paysan avare
Te dit : Crève, eh ! tant pis !

Mais quand avril se brouille,
Que son ciel est de rouille,
Et qu'il pleut comme il faut,
Le paysan bonasse
Dit à sa femme : il faut,
Lui remplir sa besace,
Lui remplir jusqu'en haut.

M'a dit la pluie : Écoute
Ce que chante ma goutte,
Ma goutte au chant perlé.

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chocolatte

29 avril 2019 20:41

La routine nous fait souvent oublier les choses simples de la vie et on regarde plus les choses précieuses de la nature qui nous entourent. Il suffit parfois d’un événement pour nous rappeler qu’il est simple de vivre en harmonie avec des choses simples que la vie nous offre.

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chocolatte

28 avril 2019 09:38

Que de belles phrases, que de beaux poêmes..
La poésie aide à embellir la vie ; la pensée aide à la supporter.

La vie est un voyage court ; autant le faire en première classe.
Philippe Noiret.

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Whisky

28 avril 2019 05:45

***
Il faut laisser le temps au temps
Et nos amours auraient quinze ans
Et nos pères seraient nos enfants
Lennon serait encore vivant
Il faut laisser le temps au temps
Et elle m'aurait aimé sûrement
Quand nous étions deux étudiants
Deux oiseaux sur le fil du vent
Il faut laisser le temps parler librement
Il faut laisser les heures couler doucement
Il faut laisser nos coeurs chanter différent
Il faut laisser le temps au temps
Il faut laisser passer les nuits, les jours, les années
Il faut laisser danser nos vies, nos rêves, nos idées
Il faut laisser tomber la pluie, les matins d'été
Et renaître au soleil levant
Il faut laisser le temps au temps
Pour que Vincent ait du talent
Que Jimmy devienne un géant
L'histoire pour faire un président
Il faut laisser le temps au temps
Et elle m'aurait vu autrement
Que ce poète indifférent
À ces yeux qui me disaient tant
Il faut laisser le temps parler librement
Il faut laisser les heures couler doucement
Il faut laisser nos coeurs chanter différent
Il faut laisser le temps au temps
Il faut laisser passer les nuits, les jours, les années
Il faut laisser danser nos vies, nos rêves, nos idées
Il faut laisser tomber la pluie, les matins d'été
Et renaître au soleil levant
Il faut laisser le temps parler librement
Il faut laisser les heures couler doucement
Il faut laisser nos coeurs chanter différent
Il faut laisser le temps au temps
Il faut laisser passer les nuits, les jours, les années
Il faut laisser danser nos vies, nos rêves, nos idées
Il faut laisser tomber la pluie, les matins d'été
Il faut laisser le temps au temps ...

Paroliers : Didier Barbelivien

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chocolatte

27 avril 2019 14:55

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
«Le voilà !»

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.


Poème de William Blake

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Whisky

27 avril 2019 09:56

[Citation de Chocolatte]Pour Marcus..

Voici la fin de mon chemin
Sur terre
Je suis à toi
Accueille-moi
Mon père
Voici mon âme
Séchez vos larmes
Mes frères
Je m'en vais là
Où brille la
Lumière
Chère Sarah
Ouvre tes bras
J'arrive
Tu penses à moi
Prépare-moi la rive
Voici la fin de mon chemin
Sur terre
Je viens vers toi
Accueille-moi
Mon père
Adieu la vie
Mais je béni
Ma chance
La vérité
L'éternité commence
Commence
La vérité
L'éternité commence

Michel Delpech , paroles de Pierre Delanoë[Fin de citation]:bisous::bisous:
Toutes nos paroles sont vaines. Courage

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chocolatte

26 avril 2019 22:04

Pour Marcus..

Voici la fin de mon chemin
Sur terre
Je suis à toi
Accueille-moi
Mon père
Voici mon âme
Séchez vos larmes
Mes frères
Je m'en vais là
Où brille la
Lumière
Chère Sarah
Ouvre tes bras
J'arrive
Tu penses à moi
Prépare-moi la rive
Voici la fin de mon chemin
Sur terre
Je viens vers toi
Accueille-moi
Mon père
Adieu la vie
Mais je béni
Ma chance
La vérité
L'éternité commence
Commence
La vérité
L'éternité commence

Michel Delpech , paroles de Pierre Delanoë

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chocolatte

25 avril 2019 08:43

Complainte de la lune en province
Jules Laforgue

Ah ! la belle pleine Lune,
Grosse comme une fortune !
La retraite sonne au loin,
Un passant, monsieur l’adjoint ;
Un clavecin joue en face,
Un chat traverse la place :
La province qui s’endort !
Plaquant un dernier accord,
Le piano clôt sa fenêtre.
Quelle heure peut-il bien être ?
Calme Lune, quel exil !
Faut-il dire : ainsi soit-il ?
Lune, ô dilettante Lune,
À tous les climats commune,
Tu vis hier le Missouri,
Et les remparts de Paris,
Les fiords bleus de la Norvège,
Les pôles, les mers, que sais-je ?
Lune heureuse ! ainsi tu vois,
À cette heure, le convoi
De son voyage de noce !
Ils sont partis pour l’Écosse.
Quel panneau, si, cet hiver,
Elle eût pris au mot mes vers !
Lune, vagabonde Lune,
Faisons cause et mœurs communes ?
Ô riches nuits ! je me meurs,
La province dans le cœur !
Et la lune a, bonne vieille,
Du coton dans les oreilles.

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