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RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

chocolatte - 5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

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chocolatte5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

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chocolatte

13 octobre 2019 10:13

Je vous souhaite de souhaiter.
Je vous souhaite de désirer.
Le bonheur, c’est déjà vouloir.

Comme en droit pénal, l’intention vaut l’action.
Le seul fait de rêver est déjà très important.

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.

Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants.

Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l'aventure, à la vie, à l'amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

Je vous souhaite surtout d'être vous, fier de l'être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

Souhaits aux aventuriers de la vie de Jacques Brel.

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scoubidou51

7 octobre 2019 12:39




Langues de vipère

Langues, langues de vipère
Sifflent et salissent tout
Elles déplorent la guerre
Mais elles la font partout

Elles grondent, vitupèrent
La vengeance est à leur cou
Serpent à langue bifide
Scintillant comme un bijou

D'un rien, elles font montagne
Ivres de ressentiments
Langues, langues de vipères
Fil d'acier double tranchant

Leur venin vers vous ruisselle
En torrent tumultueux
Un puant relent de selles
Vous submerge jusqu'aux yeux

Fuyez, fuyez ces donzelles
Qui désirent vous salir
Et qui crottent leurs dentelles
Sur leurs chemins d'avenir !

Vous couvrent-elles de haine ?
Surtout ne répondez pas
Cela plus que tout les gêne :
L'indifférence au combat !...

Michele Corti

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chocolatte

27 septembre 2019 08:26

La vie

La vie n'est pas un couloir simple et facile le long duquel nous voyageons librement et sans encombre, mais un labyrinthe de passages dans lesquels nous devons chercher notre chemin, perdu et confus, empruntant de temps en temps une allée aveugle. Mais toujours, si nous avons la foi, une porte s'ouvrira pour nous, pas peut-être une porte à laquelle nous-mêmes aurions jamais pensé, mais une porte qui s'avérera finalement bonne pour nous.

Archibald Joseph Cronin ,

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chocolatte

20 septembre 2019 16:35

Effet de nuit

Nuit d’encre –
S’endormir en silence
Pour que rêve s’écrive,

Lâcher-prise, évidemment
Nul ne peut tout maitriser
Dans ce monde d’illusions,

Et cheminer vers l’éveil
Par un voyage intérieur
Plein de vérités cachées.

Stéphen Moysan

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vagues54

18 septembre 2019 16:58

[Citation de Coccy]
À ceux que j'aime...et ceux qui m'aiment,
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
laissez-moi partir.
J'ai tellement de choses à faire et à voir.
Ne pleurez pas en pensant à moi.
Soyez reconnaissants pour les belles années.
Je vous ai donné mon amitié,
Vous pouvez seulement deviner,
le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun m'avez démontré.
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelques temps,
laissez les souvenirs apaiser votre douleur.
Je ne suis pas loin, et la vie continue.
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement la douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
je serai là pour vous accueillir.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer.
Je ne suis pas là, je ne dors pas.
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

~ Prière amérindienne ~
[Fin de citation]Magnifique cela me correspond totalement merci

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scoubidou51

13 septembre 2019 13:31

Dans ce cœur de glace
Il n’y a guère d’espace
Même la chaleur
Ne fait fondre son cœur

Entouré d’une carapace
Aucun rayon ne passe
Au travers de cette armure
N’émane que froidure

Seule la lumière
L'a met en colère
Car elle dévoile
Le mystère de sa toile

A l’intérieur des épines
A coups de piques fines
elle met dans sa poche
Celui qui s’approche

Elle se nourrit
Des talents d’autrui
Elle pompe la substance
De toutes ses essences

Elle les épuise
Elle les utilise
Elle s’entoure d’une cour
Qui très vite accourt

Dès qu'elle claque du doigt
Elle répond à ses desiderata
Et avec effroi
Se prosterne devant elle

Car oui elle fais peur
elle est une tueuse
Et ils le savent
Tous ceux qui en bavent

Quand ils sont presque morts
elle en redemande encore
Elle cherche du sang frais
Qui lui sert d’engrais

Une troupe neuve
A laquelle elle s’abreuve
Elle la vampirise
Jusqu’à ce qu’elle s’épuise

Et ainsi de suite
Car ils prennent la fuite
La seule thérapie
A son alchimie

Mais quand vient La Lumière
Elle n'est que misère
Elle fait fondre son cœur
Et c’est là qu'elle meurt

Que reste t il alors ?
Peut être un peu d’or
Celui que qu'elle a puisé
Chez ceux qu'elle a trompés

Un morceau de pierre
Dont elle est peu fière
Et tous ses « faire valoir »
Qui ne lui servent à rien

En fait elle ne n'est rien
Qu’un patchwork de liens
Qu'elle espère lui pardonne
Avant que son heure ne sonne

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11 septembre 2019 20:11


Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud

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6 septembre 2019 15:08

Cela aura été le bonheur...

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huarsy

6 septembre 2019 11:34

A l'aube de nos vies
6 août 2018 ·
"Ma vie....

J’ai eu vingt ans et bientôt trente,
les quarante ont suivi et aussi les cinquante,
avec quelques unités pour perturber les comptes.
J’ai lu des magazines qui parlaient de mes rides,
de bouchers qui taillaient dans les bides
et remontaient des seins à la file
comme dans les usines pour les automobiles.
Rester jeune, peu importe le prix !
Info, intox, il paraît même que le botox…
Alors, là, moi, j’dis stop.
Remonter le temps ? Avoir encore vingt ans ?
Ça va pas, non ? Tu sais quoi ? J’ai pas le temps !
Demain, dans un mois, dans un an,
j’irai me balader pas très loin sur la plage
et je ramasserai des galets arrondis
que je colorierai aux couleurs du bonheur.
Je lirai des légendes, écouterai des contes
et puis les offrirai à qui voudra entendre.
Je me ferai des amis, au hasard
sur la toile, dans la rue ou au bar ;
on discutera jusqu’au bout de la nuit
de la vie, de l’amour et de la mort aussi.
Demain, dans un mois, dans un an,
j’aurai les bras câlins de mes petits enfants
à mon cou enroulés pour mieux me protéger.
Mes enfants seront là et nous nous sourirons,
heureux d’avoir su traverser sans sombrer
les tempêtes, les naufrages et puis quelques orages.
Il m’arrivera encore de chanter, de danser
et de me régaler de gâteaux, de bonbons,
de p’tits plats mijotés
sans penser aux kilos ou bien à ma santé.
Demain, dans un mois, dans un an,
Je sortirai la nuit avec tous les hiboux
et verrai le soleil sur la mer se lever.
Je marcherai longtemps en goûtant le silence
J’aimerai les odeurs de la mousse en automne
et du foin en été
et le chant des cigales et le soleil brûlant.
J’écouterai toujours le malheur qui se plaint.
J’éprouverai encore les bouffées de colère
face à la bêtise et la haine étalées.
Jamais ni l’injustice ni l’infamie je n’accepterai
et lèverai en l’air, mon poing avec rage.
Demain, dans un mois, dans un an…
Et si la mort survient,
car elle survient toujours, la garce,
elle me trouvera debout, occupée et ridée. ”

🔆♨️🔆♨️🔆🔆🔆🔆🔆🔆🔆🔆♨️🔆♨️🔆

Mireille Bergès

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31 août 2019 07:50

Plénitude....Stéphen Moysan

Faire le vide en soi -
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
- Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

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26 août 2019 08:07

Je pense nous avons tous porté à un moment ou un autre .. des chaussures inadaptées.. l'important est de trouver chaussure à son pied :lol:

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19 août 2019 06:40

Eau, tu n'as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte sans te connaître. Tu n'es pas nécessaire à la vie: tu es la vie. Tu nous pénètres d'un plaisir qui ne s'explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce s'ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur.

Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terre. Tu n'acceptes point de mélanges, tu ne supportes point d'altération, tu es une ombrageuse divinité...

Mais tu répands en nous un bonheur, infiniment simple.

Antoine de SAINT-EXUPÉRY

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15 août 2019 08:34

La vie
Achille Chavée

La vie parfois
comme une affiche lacérée
sur la palissade d’un terrain vague
la vie parfois
comme un journal enflammé
dans la stratégie des ombres
la vie qui a une raison d’être
deux raisons de connaître
trois raisons de ne pas croire en dieu
la vie comme un grand palais de pain
sous la coupole du silence
la vie qui ne change pas son fusil d’épaule
son fusil de cristal
qui ne change pas d’épaule
son épaule de lait caillé
qui ne change pas qui continue
la vie comme un oiseau dans un jardin
comme un jardin dans la mémoire
comme la mémoire dans un sein
la vie comme la vie

je vous salue Madame la Vie

Madame notre Mère

sur la terre et dans l’air et dans les eaux du rêve

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5 août 2019 19:47

Marceline Desbordes-Valmore


Il est deux Amitiés comme il est deux Amours.
L'une ressemble à l'imprudence ;
Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance,
C'est une enfant qui rit toujours.
Bruyante, naïve, légère,
Elle éclate en transports joyeux.
Aux préjugés du monde indocile, étrangère,
Elle confond les rangs et folâtre avec eux.
L'instinct du cœur est sa science,
Et son guide est la confiance.
L'enfance ne sait point haïr ;
Elle ignore qu'on peut trahir.
Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout âge)
Fait rouler quelques pleurs,
L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage
D'un nuage de fleurs.
On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime,
Caresser la douleur sans la comprendre encor,
Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même,
L'obliger à la fuite et reprendre l'essor.

C'est elle, ô ma première amie !
Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours.
Elle embellit par toi l'aurore de ma vie,
Elle en doit embellir encor les derniers jours.
Oh ! que son empire est aimable !
Qu'il répand un charme ineffable
Sur la jeunesse et l'avenir,
Ce doux reflet du souvenir !
Ce rêve pur de notre enfance
En a prolongé l'innocence ;
L'Amour, le temps, l'absence, le malheur,
Semblent le respecter dans le fond de mon cœur.
Il traverse avec nous la saison des orages,
Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit :
C'est, ma chère, un jour sans nuages
Qui prépare une douce nuit.

L'autre Amitié, plus grave, plus austère,
Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ;
Elle observe en silence et craint de s'avancer ;
Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser.
Choisissant la raison pour conseil et pour guide,
Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas :
Son abord est craintif, son regard est timide ;
Elle attend, et ne prévient pas.

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chocolatte

30 juillet 2019 08:35

Les arbres me parlent,
Nadia Ben Slima

Que racontent donc ces végétaux en leur majesté ombrageante ?
Quelles vertus relatent-ils à travers leur douce chorégraphie…
ainsi menée par le vent ?
Sont-ce des paroles augurantes ou le récit de leur trace séculaire ?

Ces arbres demeurent le symbole d’une nature meurtrie qui s’époumone
reclus dans un bastion précaire, à l’abri de « celui » qui la saccage puis la préserve

Zéphyr et brise bousculent alors les feuillages de leur souffle salvateur
Que racontent donc ces murmures ?

Nadia Ben Slima,

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