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RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

chocolatte - 5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

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chocolatte5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

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21 juillet 2019 21:29

LE BONHEUR ...D. QUERTAIN

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,
Alors on cherche, on cherche partout.

Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent,
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir là, dans le regard de l’enfant,
Le pain que l’on rompt et que l’on partage,
La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,
Et on le cherche dans le béton, l’acier,
La fortune,
Mais le bonheur n’y est pas,
Ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire mais il est là,
À côté de nous, et on passe sans le voir,
Car le bonheur est tout petit.

Il ne se cache pas,
C’est là son secret.

Il est là, près de nous
Et parfois en nous.

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21 juillet 2019 09:07

Le bonheur....Albert Mérat (1840-1909)
Les chimères

Le bonheur, ce n'est point aimer, puisque l'on pleure.
Le bonheur, ce n'est point savoir : on ne sait rien.
Est-ce vivre ? La vie est-elle un si grand bien ?
Est-ce mourir ? La mort n'est-elle pas un leurre ?

Ce n'est point se blesser à nos amours d'une heure,
Ni, sans ailes, tenter l'essor aérien.
Ce n'est pas habiter la terre, et l'on peut bien
Ne pas croire qu'une autre étoile soit meilleure.

— Faible cœur, sais-tu bien, avant de blasphémer,
Ce qu'ouvre le tombeau qui vient de se fermer ;
Et que, tant qu'en nos yeux la lumière demeure,

Le bonheur, c'est marcher libre dans le devoir ;
C'est s'élever sans fin vers l'infini savoir.
Le bonheur, c'est aimer aussi, puisque l'on pleure.

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12 juillet 2019 20:27

Le soleil

Flambeau de l'Univers, charmant père du jour,
Globe d'or et de feu, centre de la lumière,
Admirable portrait de la cause première,
Tu fais de la nature et la joie et l'amour.

Comme un superbe roi, qui brille dans sa cour,
Couronné de rayons en ta haute carrière,
Des portes d'Orient tu franchis la barrière,
Pour visiter le Gange et le Pô tour à tour.

Ainsi marchant toujours dans la pompe royale,
Et courant de l'aurore à l'Inde occidentale,
Tu répands en tous lieux ton éclat sans pareil.

Mais si je te compare au Dieu de la nature,
Dont tu n'es après tout que la faible peinture,
Ton éclat n'est qu'une ombre et tu n'es plus soleil.

Laurent Drelincourt

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8 juillet 2019 22:00

Adieu à l’enfance
Ondine Valmore

Adieu mes jours enfants, paradis éphémère !
Fleur que brûle déjà le regard du soleil,
Source dormeuse où rit une douce chimère,
Adieu ! L’aurore fuit. C’est l’instant du réveil !

J’ai cherché vainement à retenir tes ailes
Sur mon coeur qui battait, disant : » Voici le jour ! «
J’ai cherché vainement parmi mes jeux fidèles
A prolonger mon sort dans ton calme séjour ;

L’heure est sonnée, adieu mon printemps, fleur sauvage ;
Demain tant de bonheur sera le souvenir.
Adieu ! Voici l’été ; je redoute l’orage ;
Midi porte l’éclair, et midi va venir.

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6 juillet 2019 22:01

Merci Coccy et Quentin .. quels beaux poèmes et tellement vrais..

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4 juillet 2019 21:27



C'est presque l'invisible qui luit ..Rainer Maria Rilke

C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.

Vois, la lumière ne pèse point
sur ces obéissants contours
et, là-bas, ces hameaux, d'être loin,
quelqu'un les console toujours.

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1 juillet 2019 18:33

Bonne pensée du matin
Arthur Rimbaud

A quatre heures du matin, l’été,
Le sommeil d’amour dure encore.
Sous les bosquets l’aube évapore
L’odeur du soir fêté.

Mais là-bas dans l’immense chantier
Vers le soleil des Hespérides,
En bras de chemise, les charpentiers
Déjà s’agitent.

Dans leur désert de mousse, tranquilles,
Ils préparent les lambris précieux
Où la richesse de la ville
Rira sous de faux cieux.

Ah ! pour ces Ouvriers charmants
Sujets d’un roi de Babylone,
Vénus ! laisse un peu les Amants,
Dont l’âme est en couronne.

Ô Reine des Bergers !
Porte aux travailleurs l’eau-de-vie,
Pour que leurs forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer, à midi.

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29 juin 2019 21:17

L'heure et l'humeur
Émile Verhaeren

Comme à d'autres, l'heure et l'humeur :
L'heure morose ou l'humeur malévole
Nous ont, de leurs sceaux noirs, marqué le coeur,
Mais, néanmoins, jamais,
Même les soirs des jours mauvais
Nos coeurs ne se sont dit les fatales paroles.

La sincérité claire, ardente, illuminée,
Nous fut joie et conseil,
Si bien que notre âme passionnée
Toujours s'y retrempa, comme en un flux vermeil.

Et nous nous sommes dit nos plus pauvres misères,
Les égrenant comme un âpre rosaire,
L'un devant l'autre, en sanglotant d'amour ;
Et doucement et tour à tour
Sur nos lèvres qui les disaient d'une voix haute
Nos deux bouches, à chaque aveu, baisaient nos fautes.

Ainsi,
Très simplement, sans lâcheté ni sans blasphème,
Nous nous sommes sauvés du monde et de nous-mêmes,
Nous épargnant des deuils et les rongeants soucis,
Et regardant notre âme renaître,
Comme renaît après la pluie,
Quand le soleil la chauffe et doucement l'essuie,
La pureté de verre et d'or d'une fenêtre.

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28 juin 2019 16:54

Coccy, chant de colonie de vacances .. des souvenirs remontent ..:lol:

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26 juin 2019 21:35

L´Homme et la Mer
Homme libre toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n´est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l´embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets:
Homme, nul n´a sondé le fond de tes abîmes,
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables!

Charles BAUDELAIRE
(Les Fleurs du Mal,

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23 juin 2019 22:02

La complexité de l’incompréhension

En toi, je trouve la source du sublime
L’obscurité me rend incompris, l’esprit
Se perd dans les questions qui le briment
Par cette incapacité de voir dans la nuit,

Un éclair surgir de la splendeur céleste
Et pénétrer le ciel bleu sous l’admiration
Des étoiles, qui sagement molestent
Ceux observant dans mes réflexions

La complexité de l’incompréhension,
Autour de moi, tout est mensonge,
Je demeure sidéré de voir mes actions
Incomprises, suis-je dans un songe ?

Ou dans une réalité, où les humains
S’unissent toujours dans l’ignorance,
L’étroitesse nous rend tel des taupins
Dont la larve décime notre existence

Dad Allaoua

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21 juin 2019 21:35

L'air du temps..
Caroline Baucher


Le temps est parti se promener,
il est parti en plein air
piquer une tête dans les courantS d’ère.
ce fleuve tumultueux, insaisissable,
dans lequel on ne se baignerait jamais deux fois.
Le coeur est parti prendre l’air du temps
Les sensations passées :
Il est maintenant et ailleurs.
L’aire de jeu du temps est la musique
ce doux air de musique se souvient du bon vieux temps
il a un air de famille avec le présent.
Le temps prend ces grands airs :
celui des espoirs futurs :
le temps nous fait souvent des promesses en l’air
La promesse de temps meilleurs
Il me tourne la tête ; il ne change pourtant pas si souvent d’ère :
le temps erre entre les ages.
Parfois, le vent ne porte plus le temps : j’ai oublié.
Le vent est parti prendre l’air : notre coeur, est parti porté par le vent.
Le temps à eu vent de nos émotions passées,
il nous souffle cet air : c’est la bise du temps ;
mais parfois le vent brise le temps :
le temps n'est pas arrivé à temps :
il est à bout de souffle.

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5 juin 2019 21:15

Ô ! que c’est bon après une chaude journée d’été,

Le ciel se couvre, de sentir l’orage arriver.

Le vent secoue les arbres, souffle en rafale.

On se met à l’abri, un chat surpris détale.

Ca tonne et ça éclaire ! La nature est en colère.

Les premières grosses gouttes pètent par terre.

Ô ! cette odeur de terre bactérisée, mouillée.

Maintenant ça pisse dru, c’est la rincée.

Ah ! qui dira l’émotion de la pluie qui tombe ?

Averses, giboulées, grosses gouttes, petites bombes.

Et le vent et l’éclair et le ciel qui gronde.

Ainsi soient ils, peur et fascination m’inondent.

Que c’est beau, que c’est fort ce déchaînement !

L’eau ruisselle, je frissonne à ce déferlement !

Et déjà ça s’en va, un peu soulagé

Le ciel. Les toits dégouttent.

Je contemple les dégâts, pense à la rentrée.

On est bientôt fin août.

Les pieds trempés, le cœur battant,

Si le jeu, c’est à l’enjambe flaques.

Quoi ? La maman nous attend !

Gare à la volée de claques.

** Un écolier sans doute :mdr:

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2 juin 2019 21:27


Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Charles Baudelaire (1821-1867)
Les fleurs du mal

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29 mai 2019 19:27

Que m'importent les fleurs et les arbres, et le feu et la pierre, si je suis sans amour et sans foyer ! Il faut être deux - ou, du moins, hélas ! il faut avoir été deux - pour comprendre un ciel bleu, pour nommer une aurore ! Les choses infinies comme le ciel, la forêt et la lumière ne trouvent leur nom que dans un coeur aimant. Et le souffle des plaines, dans sa douceur et dans sa palpitation, est d'abord l'écho d'un soupir attendri.

Gaston Bachelard

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