
Capusa06
L'avocat est le fruit comestible de l'avocatier (Persea americana), un arbre de la famille des Lauracées, originaire d'Amérique tropicale. Sa consommation par les civilisations précolombiennes, dans une aire qui s'étend du Mexique au Pérou, est attestée depuis plusieurs millénaires.
Par un phénomène d'inhibition originale (le tree-factor) provoqué par l'arbre lui-même, l'avocat ne peut mûrir qu'une fois détaché de la branche. C'est un aliment très riche en matières grasses. Il en existe trois grandes races géographiques : mexicaine, guatémaltèque et antillaise. La variété Hass, un hybride créé en Californie issu du groupe guatémaltèque, est la plus fréquemment commercialisée.
Le Mexique, avec 30 % de la production, occupe le premier rang mondial. C'est aussi le premier pays consommateur et exportateur.
Histoire
L'avocat est originaire du Mexique, où il était déjà consommé par les Mésoaméricains il y a 8 000 ans. Importé en Europe par les Espagnols au xviie siècle, il a fallu trois cents ans pour qu'il trouve place dans la gastronomie française. A cette époque en Europe, il est considéré comme un produit de luxe, mais en Amérique où il était extrêmement courant, on le qualifie alors de beurre du pauvre. Aujourd'hui, les avocats que l'on retrouve sur les étals de France proviennent principalement des Antilles, d'Afrique, d'Australie, d'Israël et d'Espagne, mais aussi de Corse, où l'on recense plusieurs plantations d'avocatiers.
Origine détaillée
L'avocat est peut-être originaire de la vallée de Tehuacán, dans l'État mexicain de Puebla, bien que des fossiles suggèrent que des espèces similaires étaient bien plus répandues il y a plusieurs millions d'années. Il existe cependant des preuves de trois domestications distinctes de l'avocat, produisant les races naturelles actuellement reconnues : mexicaine (aoacatl), guatemaltèque (quilaoacatl) et caraïbe (tlacacolaocatl). Les races mexicaines et guatématèques sont originaires des hauts plateaux de ces pays, tandis que la race caraïbe est une variété de plaine répandue au Guatemala, Costa Rica, Colombie, Équateur et Pérou, grâce à l'activité humaine avant même l'arrivée des Européens. Ces trois races naturelles étaient probablement déjà en contact dans l'Amérique précolombienne et sont décrites dans le Codex de Florence.
Les premiers habitants de ces régions vivaient dans des campements temporaires dans des zones humides et se nourrissaient d'avocats, de piments, de mollusques, de squales, d'oiseaux et d'otaries. La plus ancienne fosse à avocats découverte se trouve dans la grotte de Coxcatlan (en) et date d'il y a 9 000 à 10 000 ans. D'autres grottes de la vallée de Tehuacán d'époque comparable offrent aussi des traces de la présence d'avocats. On en trouve ensuite au Pérou sur les sites de la civilisation de Caral au Pérou il y a au moins 3 200 ans et à Caballo Muerto (en) il y a environ 3 800 à 4 500 ans.
La variété sauvage, appelée criollo, est petite, avec une peau noire et un gros noyau. Elle a probablement coévolué avec la mégafaune aujourd'hui éteinte. L'avocatier a aussi une longue histoire de culture en Amérique centrale et du Sud, commençant probablement aussi tôt que 5 000 ans avant J.-C. Un vase à eau en forme d'avocat, daté de 900, a été découvert dans la ville pré-Inca de Chan Chan.
La plus ancienne mention des avocats en Europe est celle de Martín Fernández de Enciso dans son livre de 1519 Suma De Geographia Que Trata De Todas Las Partidas Y Provincias Del Mundo. Sa première description détaillée indiscutable est celle de Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdés dans son Sumario de la natural historia de las Indias (es) en 1526. Le terme anglais « avocado » a été créé par Hans Sloane, dans un index des plantes de la Jamaïque de 1696.
La plante a été introduite en Espagne en 1601, en Indonésie vers 1750, à l'île Maurice en 1780, au Brésil en 1809, aux États-Unis en 1825, en Afrique du Sud et en Australie à la fin du xixe siècle et en Israël en 1908. Aux États-Unis, l'avocat a été introduit en Floride et à Hawaï en 1833 et en Californie en 1856.
Avant 1915, il était couramment nommé ahuacate en Californie et alligator pear en Floride. En 1915, la California Avocado Association (en) a lancé le terme avocado pour le désigner.
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Le saviez vous ...
Histoire de... la Betterave
On la dit potagère, fourragère ou sucrière. Sa couleur rouge sombre, sa douceur, son goût... Elle fait aussi l’unanimité quand elle rentre dans la composition de l’éthanol et donc des biocarburants. Comment est-elle arrivée jusqu’à nous et dans quel contexte ? C’est l’histoire de cette bête rave
Un miel végétal
Dans la littérature grecque vers 420 av. J.C, la betterave faisait déjà parler d’elle. A l’époque, un miel végétal était extrait de sa racine et ses feuilles servaient à l’alimentation du bétail. Au Moyen-Âge, cette cousine de la bette et du céleri-rave était le plus souvent cultivée dans les monastères de France et d’Espagne, puis sur tout le territoire européen.
Dès 1575, l’agronome français Olivier de Serres remarqua sa forte teneur en sucre, mais l’intérêt pour la betterave sucrière ne sera suscité qu’en 1747 quand Andreas Sigismund Marggraf, un chimiste prussien, démontrera que les cristaux sucrés de betterave sont les mêmes que ceux de la canne à sucre. Il faut attendre quarante ans et la guerre contre l’Angleterre pour que cette plante ressorte de nos champs. Le blocus continental privait la France de sucre de canne.
Vers une production industrielle
Mettant de côté les recommandations des scientifiques et l’avis du célèbre Parmentier lui-même, Napoléon Ier lança alors un vaste programme accordant 100 000 arpents de terre à qui voudrait cultiver la betterave sucrière. L’Empereur fut définitivement conquis lorsque le banquier Benjamin Delessert, ayant repris les travaux de Marggraf, lui présenta un succulent pain de betterave - ce qui valu d’ailleurs au banquier le titre de baron d’Empire. Napoléon Ier s’engagea alors à subventionner les recherches des industriels et délivra 500 licences pour la fabrication du sucre de betterave. A la fin du blocus, la canne à sucre fit sa réapparition, mais son prix prohibitif, dû à l’abolition de l’esclavage en 1848, conforta les français dans leur choix.
Au fil du temps, la construction de grosses unités de production, les améliorations techniques et la sélection des betteraves feront le reste. Actuellement, l’Europe a une production de 120 millions de tonnes de betterave qui produisent à leur tour 16 millions de tonnes de sucre blanc, et parvient à assurer 90% de ses besoins.
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C'était hier ...
1324 : Le voyageur et commerçant italien Marco Polo, s'éteint à Venise à l'âge de 70 ans
1941 : Le fondateur du scoutisme n'est plus. Robert Baden-Powell s'est éteint à l'âge de 83 ans.
1996 : Décès de l'ancien président français François Mitterrand à l'âge de 79 ans. De 1981 à 1995 il a joué un rôle de premier plan dans la construction de l'Europe et transformé le paysage politique de la France.
1998 : Virgin Records annonce que l'album double en hommage à la princesse Diana a rapporté à ce jour 40 millions de livres. Paul McCartney, les Spice Girls et Luciano Pavarotti sont parmi les nombreux artistes qui ont pris part à l'enregistrement de l'album.
1998 : Déсès de Walter E. Diemer, 93 ans, l'inventeur du premier bubble-gum.
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Les légumineuses ont de nombreux bienfaits sur la santé !
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) recommande même d’en manger 2 fois par semaine. Découvrez tous leurs bienfaits !
Les légumineuses : c’est quoi ?
Les légumineuses sont des légumes secs. Il en existe une multitude : plus de 13 000 variétés dans le monde.
Voici les plus connues :
Les haricots secs : haricots rouges, blancs, noirs, mungo, etc.
Les lentilles : lentilles brunes, vertes, du Puy, corail, etc.
Les pois : pois chiches, pois cassés, petits pois, etc.
Les fèves
Le soja
Quels sont leurs bienfaits ?
Les légumineuses ont de nombreux apports nutritionnels. Elles sont particulièrement riches en protéines végétales, en fibres, en minéraux et vitamines, et pauvres en lipides ; ce qui leur confèrent de nombreux bienfaits pour notre santé !
Les légumineuses sont des aliments à Index Glycémique (IG) bas. Leur consommation doit donc être privilégiée car ils augmentent peu la glycémie, et apportent ainsi tonus et énergie sur la durée, tout en évitant les fringales.
Elles ont une forte teneur en fibres et en protéines végétales, indispensables au bon fonctionnement de notre corps. Cela les rend aussi particulièrement rassasiantes ! De plus, un apport régulier en fibres permet de diminuer l’absorption des graisses et du cholestérol.
Elles sont une très bonne source de vitamines et minéraux !
Les légumineuses apportent de la provitamine A, de la vitamine B9 et de l’acide ascorbique si on les consomme vertes. Elles contiennent aussi des minéraux comme le fer, le magnésium, le zinc ou le potassium.
Comment les consommer au quotidien ?
Consommer des légumineuses permet de varier son alimentation. Elles s’avèrent être un substitut idéal à la viande, en raison de leur forte teneur en protéines.
LA BONNE COMBINAISON : légumineuses + céréales
Les légumineuses sont riches en lysine, un acide aminé absent dans les céréales. De leur côté, les produits céréaliers apportent de la méthionine. En associant les deux, on dispose de tous les acides aminés indispensables. Il est donc intéressant d’associer les légumineuses avec un produit céréalier. Vous obtiendrez ainsi un plat complet, sans avoir à ajouter de protéines animales.
ASTUCE
Certaines légumineuses sont difficiles à digérer, notamment les pois chiches, les haricots et les fèves. Pour faciliter leur digestion, nous vous conseillons de les faire tremper dans un grand volume d’eau froide toute une nuit. Pensez à jeter l’eau de trempage ensuite !
BON À SAVOIR
Les légumineuses sont peu coûteuses, et se conservent très longtemps. Raison de plus pour vous y mettre !
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C'était hier ...
1610 : Galilée découvre les 4 premiers satellites de de Jupiter : Io, Europe, Ganymède et Callisto. Depuis, on en dénombre 63.
1714 : Henry Mill dépose le brevet de la première machine à écrire.
1785 : Le Français Jean-Pierre Blanchard et le physicien américain John Jeffries accomplissent pour la première fois la traversée de la Manche dans un ballon gonflé à l'hydrogène. Ils rallient Douvres (Angleterre) à la côte française. Leur exploit ne se déroule pourtant pas sans difficulté : les deux aventuriers doivent larguer dans le vide la corde de leur nacelle ainsi qu'une partie de leurs vêtements afin de maintenir leur altitude jusqu'au bout.
1785 : Première traverséе de la Manchе en ballon.
1927 : Un demi-siècle après son invention par Graham Bell, le téléphone prend une nouvelle dimension : il rejoint désormais l'Amérique au Vieux Continent. Des câbles traversent désormais l'Atlantiques et permettent de communiquer au-delà de l'océan.
1929 : Tarzan apparait en bandes dessinées.
1934 : Première publication de la bande dessinée racontаnt les aventures de Flash Gordοn.
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Fête de la quenouille
Dans la tradition de plusieurs pays d'Europe, la fête de la quenouille marque la reprise des travaux ménagers le 7 janvier, douze jours après Noël, ça dépend quand tombe le 7 janvier. La quenouille, qui servait à filer les matières textiles, était au Moyen Âge le symbole du travail féminin.
En Angleterre au xviie siècle, cette fête était parfois appelée Saint Distaff's Day ou jour de la sainte Quenouille. Y étaient associées des plaisanteries rituelles qui sont évoquées dans un poème de Robert Herrick où l'on voit des laboureurs écourtant leur journée aux champs pour aller se gausser des femmes en mettant le feu au lin qu'elles filaient, ce à quoi les fileuses répliquaient en versant sur eux des seaux d'eau.
En France au xxie siècle, une fête appelée lei fieloua se perpétue dans la région de Saint-Chamas-en-Provence à l'époque du carnaval. Elle comporte des chants et des danses folkloriques auxquels seuls participent les hommes, chacun portant une lanterne en forme de quenouille. L'origine de cette fête, qui à la fois honore les fileuses et célèbre le retour de la lumière après la longue nuit hivernale, remonte aux temps pré-chrétiens.
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Le saviez vous ...
Suite.....
L’Épiphanie, célébrée le 6 janvier par les catholiques et le 19 janvier par les orthodoxes, est une commémoration religieuse en hommage à l’arrivée des rois mages à Bethléem. Elle serait l’une des plus anciennes fêtes du christianisme. À ce jour, l’histoire de ces rois reste encore floue et les versions diffèrent selon les époques, les interprétations et les historiens. Dans l’évangile selon Matthieu, dans lequel les rois mages sont cités pour la première fois, il n’y a aucune description précise, pas même de prénoms.
Il faudra attendre le manuscrit d’un chroniqueur italien, Jacques de Voragine, au 13e siècle, pour lire leurs noms, inspirés des continents dont ils provenaient. Gaspard, Melchior et Balthazar auraient été guidés par une étoile, selon l’évangile de Matthieu, jusqu’à l’enfant Jésus.
Aujourd’hui, il n’y a pas de certitude sur le fait que les rois mages étaient bien trois, ni même qu’ils aient réellement existé. Comme l’explique le journal La Croix, « bien des biblistes mettent en doute la véracité de cette séquence. [...] Une invention littéraire de l’évangéliste pour rappeler aux juifs devenus chrétiens que l’enfant de Bethléem était le roi non seulement du peuple d’Israël, mais des nations païennes, autrement dit que le salut s’adresse à tous ». Ils auraient offert trois cadeaux à l’enfant Jésus, né douze jours avant leur rencontre. De l’or, de l’encens et de la myrrhe. Au 4e siècle, saint Ambroise de Milan décrira ces présents comme une manière de souligner ce que représentait Jésus, à la fois roi, Dieu et homme mortel.
UNE COUTUME PAÏENNE
La tradition du partage d’une galette n’est aucunement liée au christianisme. Elle serait plutôt un hommage aux Saturnales de l’époque romaine. Ces grandes fêtes en l'honneur de Saturne, le dieu romain du temps, avaient lieu entre fin décembre et début janvier.
À l’époque, cette journée était très spéciale puisque les esclaves étaient invités à partager un gâteau avec les Romains. S’ils tombaient sur la fève dans le gâteau, ils devenaient « Princes des Saturnales » et avaient le droit d’obtenir tout ce qu’ils souhaitaient pendant une journée. Nous devons également la tradition de la plus jeune personne présente choisissant à qui ira la prochaine part, en allant sous la table, aux Saturnales.
Au Moyen-Âge, selon les dires, le roi désigné devait payer à l'assemblée une tournée générale. Pour éviter toute tricherie, la fève comestible aurait été remplacée par une fève en porcelaine.
Quant à la frangipane, on la devrait au comte Cesare Frangipani, qui aurait donné la recette qui porte son nom à Catherine de Médicis.
Avec les années, les fêtes et célébrations du solstice d’hiver se sont confondues. Aujourd’hui, le point commun entre ces différentes commémorations reste le partage. La tradition moderne est tournée autour d’un moment collectif, convivial et savoureux, une (ou plusieurs) fois dans le mois de janvier.
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C'était hier ...
1838 : Première démonstration publique du télégraphe par Samuel Morse à Morristown, aux U.S.A.
1968 : Gibson fait brеvеter sa guitare élеctrique Flying V. Le modèle deviendra un des favoris de nombreux guitaristеs de rock
2000 : A 27 ans, la savoyarde Peggy Bouchet est la première femme à réaliser la traversée de l'Atlantique à la rame. Partie le 18 novembre du Cap-Vert, elle a parcouru plus de 4 000 kilomètres et donné 800 000 coups d'aviron pour arriver en Martinique victorieuse. Le bateau de Peggy Bouchet avait chaviré lors de sa première traversée à la rame en 1998 alors qu'elle n'était qu'à quelques miles de la ligne d'arrivée.
Capusa06
L'Épiphanie est une fête chrétienne : dans la religion catholique, et célèbre, depuis le début du iie siècle, le Messie venu et incarné dans le monde et qui reçoit la visite et l'hommage des trois Rois mages ; dans la religion orthodoxe, l’Épiphanie (ou théophanie) célèbre la manifestation au monde de Jésus de Nazareth comme Christ et Fils de Dieu par son baptême. Elle a lieu le 6 janvier .
Pour les catholiques, depuis 1971, dans les régions où l'Épiphanie n'est pas un jour férié, elle peut se fêter le deuxième dimanche après Noël (c'est-à-dire le premier dimanche qui suit le 1er janvier). En France, c'est le cas depuis 1802, règle qui a été instaurée par un décret du cardinal Caprara, légat du pape Pie VII.
La fête s'appelle aussi – en particulier chez les orthodoxes – « Théophanie », qui signifie également la « manifestation de Dieu ».
Diverses coutumes sont observées à cette occasion. En France, en Suisse et en Belgique, depuis le Moyen Âge, une « galette des rois » ou un « gâteau des rois », pâtisseries contenant une fève, sont partagées ce jour-là ; celui ou celle qui trouve la fève dans sa part est surnommé « roi » ou « reine ».
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Le saviez vous ..
Le rasoir Gilette..
King Camp Gillette (1855-1932), Américain de Chicago né dans le Wisconsin, est le vendeur vedette de la « Crown Cork & Seal Company », une société spécialisée dans la fabrication de bouchons de liège. Le directeur de cette société, qui a remarqué sa prédilection pour le bricolage mécanique, lui suggère d’inventer quelque chose comme le bouchon Crown que l’on jette après usage, afin que le client en rachète. Cette idée obsède Gillette qui, un matin de 1885, alors qu’il aiguise son rasoir, a la vision d’un rasoir à tête démontable enserrant une lame mince jetable à double tranchant. Pour réaliser son idée, Gillette crée et installe, en 1901, dans un bureau situé au-dessus d'une poissonnerie de l'Atlantic Avenue, à Boston, l’American Safety Razor Company, qui devient, en 1902, la Safety Razor Company (Société des rasoirs de sûreté Gillette). La production commence dès l'année suivante, en 1903, Gillette vend 51 rasoirs et 168 lames. En 1904, le rasoir est breveté et ce sont 90 884 rasoirs et 123 648 lames qui sont fabriqués. Au début, les lames émoussées sont aiguisées, ce procédé est abandonné en 1906. Le problème posé par la fabrication d'une lame d'acier mince, coupante, à prix modique est résolu par William Nickerson, le seul employé de Gillette.
Gillette étend ses activités à l'étranger. Il ouvre un magasin de vente à Londres, et crée à Paris une entreprise dans une usine de selles de bicyclette. En 1911, Gillette vend 35,6 millions de lames.
Lors de la Première Guerre mondiale, le gouvernement américain équipe les soldats de trousses de toilette contenant des rasoirs, ce qui amène Gillette à livrer 4,2 millions de rasoirs aux forces armées.
En 1928, le rasoir électrique est inventé, mais le rasage, étant plus agréable avec de l'eau et du savon, le rasoir de sûreté Gillette continue à progresser. En 1933, Gillette figure sur la liste des cent plus grandes entreprises mondiales. King Camp, retiré de son entreprise en 1931, meurt l'année suivante.
En 1955, le groupe fait l'acquisition de Paper Mate ; depuis, le groupe a renforcé ses positions dans le secteur des stylos en faisant l'acquisition de Waterman en 1987 et en 1993, il acquiert Parker et Liquid Paper (stylo correcteur). D'autres diversifications ont eu lieu avec l'acquisition de Braun en 1967, Oral-B en 1984 et les piles Duracell en 1997. De 1972 à 1984, le groupe fut propriétaire de la marque de briquet Cricket. Duracell fut revendu à Berkshire Hathaway en 2014.
Le 28 janvier 2005, le groupe Procter & Gamble annonce et réalise son intention de fusionner avec Gillette avec une offre de 57 milliards de dollars.
En décembre 2009, à la suite du scandale Tiger Woods, Gillette décide de retirer son parrainage au joueur de golf.
Début 2012, entre autres établissements, la firme a une usine à Boston employant 1 500 personnes. 700 pour fabriquer des lames et 800 pour concevoir et fabriquer les machines spéciales qui équipent les usines partout dans le monde.
En 2016, la Cour d'appel de Paris a confirmé l'amende imposée à Gillette en 2014 pour entente sur les prix aux côtés d'une dizaine d'autres fabricants de produits d'hygiène et entretien.
Le groupe connaît des pertes très importantes au dernier trimestre 2018 (4,7 milliards d'euros) en raison de l'évolution des modes liées au rasage.
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C'était hier ...
1855 : King Camp Gillette, inventeur des rasoirs à lames interchangeables en 1895.
1889 : Pour la première fois le mot "hamburger" est utilisé dans un journal de Washington. Il désigne un bifteck consommé en grande majorité par les immigrés allemands originaires de la région de Hambourg, d'où le nom "hamburger". Le hamburger sera adopté par l'ensemble de la population américaine au début du XXème siècle. Son mode de consommation changera: il sera préparé haché et agrémenté d'oignon et de poivre.
1975 : L'ORTF n'est plus. Mais naissance de TF1, Antenne 2 et FR3.
1997 : Gaston Lagaffe est orphelin de son créateur, le dessinateur André Franquin, décédé à l'âge de 73 ans.
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PETITE HISTOIRE DU TICKET DE MÉTRO PARISIEN
Objet du quotidien de millions de Franciliens, le ticket de métro de Paris est né le 19 juillet 1900 avec l’inauguration de la première ligne de métro (l’actuelle ligne 1) ! Avant que l’ère de la dématérialisation ne le fasse disparaître de notre quotidien, voici les grandes évolutions du petit ticket cartonné… Parcourons le livre de Grégoire Thonnat, qui nous livre les secrets de ce petit bout de papier dans Petite histoire du ticket de métro parisien (Ed. Télémaque) !
UN TICKET MULTIFACETTES !
Le ticket de métro c’est avant tout un titre de transport pratique qui joue un rôle économique. Il se vend aujourd’hui plus de 500 millions de tickets par an. Il a donc un rôle économique non négligeable, ce qui lui a permis aussi d’acquérir un statut politique : connaître ou pas son prix est une question piège des journalistes pour tout homme politique en campagne !
Pour les touristes qui visitent Paris, il est depuis longtemps une de ses petites icônes que l’on conserve précieusement comme témoignage de son passage dans la capitale. Dès son inauguration (le 19 juillet 1900 à 13h), la toute nouvelle Compagnie des Chemins de Fer métropolitain de Paris (la CMP) propose à ses voyageurs trois tarifs. Les tickets sont vendus, soit à l’unité (l’essentiel des ventes à l’époque), soit en carnet (en format vertical de 30 X 57 mn pour les billets à l’unité et format horizontal de 65 x 30 mm pour les billets de carnet). Chaque tarif bénéficie d’une couleur distincte : rose pour les premières classes vendues 20 centimes, crème pour les deuxièmes classes vendues 15 centimes, vert pour les allers et retours vendus 20 centimes.
Ticket de carnet 2ème classe- format : 60 x 30 mm – 1903
En 1910, parallèlement au développement de la CMP, une nouvelle société inaugure son propre réseau desservant un axe Nord-Sud (l’actuelle ligne 12 Maire D’Issy – Porte de la Chapelle et une partie de la ligne 13). Les billets gris Nord-Sud ont un système tarifaire identique à ceux de la CMP. Le Nord-Sud, faute de rentabilité, finira par être absorbé par la CMP en 1930. Après 19 ans de stabilité, le prix du ticket de métro connaît sa toute première augmentation de 5 centimes. Le réseau du métro compte alors déjà dix lignes.
En 1925, afin d’anticiper les augmentations régulières du ticket, un principe « d’alphabet tarifaire » est instauré. A partir de cette date, chaque changement du système tarifaire est matérialisé par une lettre : A, B, C, D, etc. Ce principe va durer jusqu’au début des années 1970.
Sous la pression des associations d’anciens combattants de la Grande Guerre, la CMP crée une tarification spéciale « Mutilé de guerre » à l’occasion du passage au tarif D. Le ticket de première est alors à 1,15 francs et à 70 centimes pour celui de seconde. Les mutilés ne paieront leur ticket que 60 centimes.
Le seuil symbolique de 1 franc (ancien !) pour le ticket de deuxième classe est atteint en 1937 lors du passage au tarif F et année de l’Exposition universelle. En 1939, pour le prix d’un ticket vous aviez alors accès à un réseau comptant 14 lignes et représentant 160 kilomètres de voies. Les restrictions imposées pendant l’Occupation s’appliquent également au ticket de métro. Afin de réduire les volumes de papier nécessaire à sa fabrication, on fait disparaître les carnets de 10 tickets au profit de carnets de 5 , chacun « valable pour deux 2 voyages ».
En 1941, le trafic dépasse le chiffre du milliard de voyageurs transportés ! La disparition quasi totale des voitures particulières et du réseau de bus sont les raisons essentielles de cette forte augmentation. En août 1941, les billets aller retour sont supprimés au profit de la « carte hebdomadaire de travail », valable pour 12 voyages dont le prix est alors fixé à 10 francs. Le métro connaît sa période noire. Il ne faut pas oublier que, même sur le réseau parisien, le statut des juifs promulgué par le régime de Vichy trouve son application : interdiction aux juifs d’acheter un ticket de première classe et obligation de ne monter que dans la dernière voiture.
En 1946, le réseau transporte 1,5 milliard de voyageurs, chiffre record, à ce jour jamais égalé. Conséquence de ce pic de fréquentation, pour gagner de la place dans les voitures : on supprime la première classe qui sera rétablie deux ans plus tard. En 1947, le prix du ticket tarif M en classe unique est de 5 francs. En 1948 intervient une évolution notable en matière de tarification : on crée la tarification réduite pour les familles nombreuses (la France connaît alors le fameux Baby Boom). C’est un an après qu’est créée la RATP qui hérite d’un réseau de 166 km de voies et comprenant 14 lignes de métro.
En 1958, le changement de tarif est agrémenté d’un changement de couleur : havane pour la deuxième classe et vert pour la première. Le prix du carnet de tickets en seconde passe à 30 francs et à 45 francs pour celui de première. Entre 1967 et 1970, le principe de l’alphabet tarifaire arrive à la fin de son premier cycle. En 1968, une simplification tarifaire intervient pour l’usager : le ticket de métro devient valable dans le bus. Ce changement tarifaire sera matérialisé par la lettre A. Après des essais à la fin des années 60, on généralise la bande magnétique sur les tickets et l’installation de composteurs automatiques à partir d’octobre 1973, ce qui marque la fin du métier de poinçonneur. En 1975, on crée la Carte Orange. C’est une véritable révolution pour les déplacements dans la capitale. Elle permet un accès illimité, pour un prix fixe, à tous les moyens de transport d”Île-de-France pendant une période donnée.
En 1980, le réseau urbain transporte 1.093.900.000 voyageurs avec 13 lignes et 279 stations représentant près de 200 kilomètres de voies.
La tarification de première classe est supprimée en 1991 pour le métro.
La dématérialisation du ticket commence en 2001 avec le lancement du Pass Navigo. Il est étendu de manière progressive aux porteurs de la Carte Intégrale, de la Carte Imagine ‘R et enfin de la Carte Orange. La dénomination officielle de Carte Orange ne disparaît définitivement que début 2010. Dans le cadre de la simplification des tarifs, le ticket passe à la couleur violine et prend l’appellation officielle de Ticket T. Il fait son apparition le 1er janvier 2003. Il succède aux billets qui sont alors émis par chacun des transporteurs franciliens. Il permet d’effectuer un trajet en métro, en bus et également dans le RER pour sa partie parisienne.
Le 1er août 2003, son prix pour un plein tarif atteint le seuil symbolique de 1 euro. A cette époque, le réseau du métro compte 16 lignes, 366 stations et 211 km de voies, auquel il faut rajouter le RER. En 2007 est créé par le Syndicat des Transports d’Ile de France (le STIF) le Ticket t+. Il remplace l’ancien Ticket T, qui ne permettait pas la correspondance entre les diverses lignes de bus. Mais en 2019, coup de tonnerre, l’arrivée du Navigo Easy sonne la fin du ticket de métro ! Après 120 ans de loyaux services, le petit bout de carton sera retiré de la commercialisation à partir du 14 octobre 2021, au profit d’un pass contenant jusqu’à 30 tickets dématerialisés.
S’il sera regretté, le ticket de métro et sa disparition progressive seront quand même synonymes d’une bonne nouvelle pour l’environnement, les 550 millions de tickets imprimés par an finissaient pour la plupart au sol…
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Le saviez vous ..
Les patins à roulettes...
Ancêtre du roller, dont la pratique est entrée dans nos mœurs depuis de nombreuses années déjà, le patin à roulettes a vu le jour à Londres en 1760. Mais l’inventeur n’est pas anglais. C’est un Belge, un Hutois d’origine, qui vivait dans la capitale anglaise qui a eu l’idée un jour de fixer à une semelle en bois des roues métalliques l’une derrière l’autre.
John Joseph Merlin avait dans un premier temps bien observé les patins à glace.” En été, ils ne servent à rien, les cours d’eau ne sont plus gelés. J’ai remplacé le patin à glace par des roues” annonça-t-il lors d’un bal masqué à Londres avant de se lancer sur ses patins tout en jouant du violon (il était aussi connu pour son musée des instruments de musique)… Résultat brutal, il brisa un grand miroir dans lequel il s’était jeté, se blessa et cassa son violon. Mais le patin à roulettes l’avait déplacé sur une bonne dizaine de mètres et il était resté en parfait état !
Quelques années auparavant, un Hollandais, dont le nom n’est pas entré dans l’histoire, avait fait une première tentative en fixant à son sabot des roulettes en bois mais il ne put jamais réellement rouler avec son invention qui tomba rapidement dans l’oubli. En 1790, c’est un autre Belge, Maximiliaan Lodewijk van Lede, installé, lui, à Paris, qui améliora quelque peu le patin de Merlin en utilisant une semelle en métal. Il appela son engin patin à terre…
Le Français Petitbled déposa le premier modèle breveté de patin à roulettes, le 12 novembre 1819 avec cette fois un butoir qui servait de frein. Un autre Français (Louis Legrand) améliora encore le patin en le dotant en 1849 de quatre roues disposées en deux rangées, l’une sous le talon l’autre sous la plante du pied.
C’est alors que débarqua l’Américain Plimpton qui mit au point en 1863 un véritable roller skate. Les deux paires de roues étaient attachées à un pivot qui comportait un coussinet en caoutchouc permettant au patineur de faire virer son patin en basculant tout simplement le poids de son corps. Le patin moderne venait de voir le jour. Il connut tout de suite un succès fou, non seulement chez les jeunes mais aussi chez les adultes. Dans les grandes villes américaines mais aussi européennes (Londres, Paris) de nombreux adultes l’utilisaient notamment pour se rendre au travail.
Après la Deuxième guerre mondiale, le patin à roulettes quitte la grande scène. Seuls les enfants semblaient encore intéressés. Mais, au début des années 70 le patin-disco voit le jour grâce à des roues révolutionnaires en polyuréthane. La coque en plastique apparaît dans les années 80 ainsi que le roller en ligne moderne avec une platine en aluminium et une chaussure en carbonate composite. Le roller tout-terrain suit dans les années 90 et, tout à la fin du 20e siècle, le patin à roulettes, utilisé comme mode de déplacement urbain, commence à envahir nos villes, la réplique de ce qui s’était produit 100 ans auparavant. Avant d’être concurrencé et même largement dépassé, aujourd’hui, par la trottinette…
