
Capusa06
Qu'est-ce que le jeûne ?
Le jeûne est sans doute l’une des plus anciennes approches d’autoguérison. Dans cette fiche, vous découvrirez en quoi le jeûne consiste, ses principes, les différents types de jeûnes, l’histoire et les bienfaits du jeûne, et enfin, comment le pratiquer.
Même dans la nature, les animaux cessent instinctivement de manger quand ils sont malades ou blessés. Le jeûne complet consiste à s’abstenir de tout aliment (solide et liquide), à l’exception de l’eau, pendant une période plus ou moins longue dans le but de reposer, détoxiquer et régénérer l’organisme. Selon ses tenants, le jeûne contribuerait au maintien d’une bonne santé, au même titre qu’une saine alimentation, l’exercice physique et l’équilibre émotif.
Les grands principes
Le jeune est avant tout un moyen de détoxiquer l’organisme. Il permet au système digestif de se reposer et aux autre organes de se purger via l’élimination des toxines et des mauvaises graisses.
Ainsi, les gens qui entreprennent un jeûne le font généralement pour « faire un grand ménage » ou donner au corps des conditions optimales de guérison. De tout temps, il a également été associé à des pratiques spirituelles ou religieuses. Il procurerait en outre un sentiment de clarté d’esprit et de « désencombrement mental ».
Jeûne complet ou jeûne partiel ?
Bien qu’on utilise librement le terme « jeûne » pour englober plusieurs types de cures et de jeûnes, il importe de faire une distinction entre le jeûne complet et les cures. Au cours d’un jeûne véritable, seule l’eau est permise et on recommande le repos complet. La cure (ou jeûne partiel) est plutôt basée sur diverses diètes restreintes comprenant des jus de fruits, de légumes ou d’herbe de blé, et parfois certains autres nutriments (céréales, pousses, infusions, bouillons, suppléments alimentaires, etc.).
Ces cures, qui se veulent souvent thérapeutiques, peuvent être adaptées aux besoins particuliers des jeûneurs et varient selon l’approche des intervenants. Elles conviennent aux personnes qui ont des besoins particuliers, qui ne peuvent, en raison de leur santé, vivre un jeûne complet, ou qui souhaitent s’initier au jeûne par une approche plus douce.
Les bienfaits du jeûne
Un certain nombre de recherches destinées à déterminer l'efficacité et l'innocuité du jeûne complet, seul ou associé à un autre traitement, ont fait état de résultats positifs dans le traitement de divers problèmes. Cependant, même si les auteurs concluent qu’il pourrait s’agir d'un traitement complémentaire intéressant, ils précisent généralement que des études supplémentaires seront nécessaires afin d’en valider l’efficacité. Voici ci-dessous quelques bienfaits du jeûne :
Diminuer les douleurs chroniques
Une étude d’observation publiée en 20051 a évalué la faisabilité et l’efficacité de l’intégration d’une thérapie par le jeûne auprès de 2 121 patients souffrant d’un syndrome de douleur chronique (arthrite rhumatoïde, maladie inflammatoire de l’intestin, douleur reliée au système locomoteur, syndrome de l’intestin irritable, maladie pulmonaire, migraine, céphalée, etc.). Tous les patients ont reçu des traitements d’acupuncture, d’hydrothérapie, pratiqué diverses approches corps-esprit et assisté à des cours sur la nutrition et les habitudes de vie. Il leur était en outre proposé de participer à un jeûne modifié de 7 jours. La consommation exclusive de 2 litres de liquide par jour (eau minérale, jus de fruits, thé, bouillon de légumes) fournissait au total 350 calories. À leur sortie de l’hôpital, les patients ayant jeûné ont rapporté une diminution de leur symptôme principal significativement plus grande que celle des autres patients. Aucun effet secondaire sérieux ne fut rapporté.
Soulager l’arthrite rhumatoïde
Diverses études ont démontré que des changements dans l’alimentation peuvent avoir un effet positif sur les symptômes des patients souffrant d’arthrite rhumatoïde. En ce qui concerne le jeûne, une synthèse systématique parue en 2001 a relevé 4 études contrôlées, incluant au total 143 sujets, qui ont évalué l'effet d'un jeûne de 7 à 23 jours suivi d'une diète végétarienne. Des améliorations à long terme furent observées chez les sujets des groupes de jeûneurs (diminution de la douleur, augmentation de la capacité fonctionnelle) comparativement aux groupes témoins.
Contribuer au traitement de l’hypertension
Deux essais ayant comme objectif d’évaluer l’efficacité d’un jeûne médicalement supervisé dans le traitement de l’hypertension, ont été publiés. Dans les 2 cas, les patients ont consommé uniquement des fruits et des légumes pendant 2 à 3 jours, puis seulement de l’eau pendant les 10 à 11 jours suivants. Ils ont complété le programme par une diète végétarienne de 6 à 7 jours. Les 174 patients du premier essai avaient une pression sanguine élevée et ne prenaient pas de médicaments. Les 68 patients du second essai n’avaient qu’une pression sanguine limite. Les résultats des 2 études indiquent une diminution statistiquement significative de la pression sanguine. De plus, 89 % des sujets de la première étude et 82 % de ceux de la seconde présentaient des valeurs normales de pression à la fin de l’intervention.
Induire une perte de poids
Bien sûr, le jeûne permet de perdre du poids. À long terme cependant, le jeûne ne semble pas une manière efficace d’y parvenir. Il faudrait surtout modifier son style de vie, adopter de saines habitudes alimentaires et faire de l'exercice physique. Une étude a été effectuée sur 207 personnes souffrant d’obésité morbide et hospitalisées pendant un jeûne d’une durée prévue d’environ 2 mois, dans le but de perdre du poids. Les résultats indiquent que le jeûne (durée moyenne de 47 jours) a été efficace pour faire perdre du poids (28,2 kg en moyenne). Cependant, parmi les 121 sujets ayant participé aux visites de suivi, 50 % avaient repris leur poids initial après 2 à 3 ans, et plus de 90 %, après 7 ans.
Améliorer la qualité du sommeil
Une étude pilote portant sur 15 sujets non obèses âgés de 19 ans à 59 ans ayant observé un jeûne complet d’une durée de 7 jours, a donné des résultats prometteurs. Cette étude a démontré que le jeûne n’avait pas d’effet sur le temps total de sommeil, mais qu’il diminuait le nombre de réveils pendant la nuit. De plus, des améliorations en ce qui concerne la qualité subjective du sommeil, l’énergie journalière, la balance émotionnelle perçue et la concentration ont aussi été observées.
Contribuer au traitement de la pancréatite aiguë
En cas de pancréatite aiguë, le jeûne est souvent de mise en raison des douleurs et de l'intolérance digestive du patient. Un essai clinique a comparé les effets de 3 traitements : le jeûne complet seul, une combinaison jeûne complet et cimétidine (un médicament visant à réduire la quantité d’acide produit par l’estomac), et la succion nasogastrique (aspiration des liquides de l’estomac à l’aide d’un tube inséré par le nez). Le jeûne seul et le jeûne accompagné de cimétidine ont tous les deux donné de meilleurs résultats que la succion nasogastrique. La reprise de l’activité intestinale normale a été plus rapide et la prise d’analgésiques a été réduite. Enfin, il n’y a que le jeûne seul qui a permis de diminuer de façon significative la durée de la douleur abdominale.
Comment jeûner ?
Les conseils du spécialiste
Certains praticiens, en accord avec plusieurs traditions, recommandent les périodes de transition du printemps et de l’automne, mais ceci n’est pas une règle absolue.
Nous vous conseillons de bien respecter l’étape qui consiste à réduire la nourriture durant la phase préparatoire afin d’éviter les symptômes secondaires (mal de tête, insomnie, nausée, étourdissements, irritation cutanée, odeurs corporelles, douleurs musculaires).
Le jeûne, étape par étape
On ne décide pas de jeûner du jour au lendemain sans préparer l’organisme à vivre ce changement. Voici les étapes à suivre :
La phase de diagnostic : avant d’entreprendre un jeûne complet ou partiel, il est recommandé de vérifier son état de santé auprès d’un médecin, particulièrement pour les personnes sous médication. L’intervenant qui supervise le jeûne effectue un bilan de santé avant que le jeûne commence, puis un examen de contrôle quotidien (pouls, pression artérielle, poids et température).
La phase préparatoire : cette étape consiste à réduire progressivement sa ration alimentaire et, idéalement, à opter pour un régime végétarien en évitant les produits raffinés.
Le jeûne : complet ou partiel.
La réintégration alimentaire : cette phase consiste à revenir graduellement à une alimentation normale : certains spécialistes recommandent de cesser le jeûne au moment où l’organisme est tout à fait libéré de ses toxines, c’est-à-dire lorsque la langue est propre, l’urine claire et que la faim réapparaît. Cela suppose généralement un jeûne d’assez longue durée, déconseillé aux jeûneurs inexpérimentés.
Vers qui se tourner pour se renseigner sur le jeûne ?
Pour déterminer la durée et le type de jeûne, vous pouvez vous rendre dans des établissements spécialisés ou chez des spécialistes formés aux jeûnes (comme certains médecins, ostéopathes, chiropraticiens ou naturopathes). Les professionnels de santé se renseigneront sur votre état mental et certains facteurs biologiques : âge, sexe, poids, force vitale, degré d’intoxication et gravité des affections.
Contre-indications du jeûne
Le jeûne est contre-indiqué en cas de fatigue, de troubles alimentaires, d'une faiblesse du système immunitaire, de troubles cardiaques, de carences nutritionnelles, de maladies rénales, de cancer, de grossesse. Il est également déconseillé de jeûner en cas de psychose, de diabète, de dépendances.
Si vous suivez un traitement médicamenteux, veuillez demander conseil à votre médecin traitant avant d’entreprendre un jeûne.
Histoire du jeûne
Bien que la tradition reconnaisse les vertus du jeûne, les premiers fondements scientifiques ne remontent qu’à la fin du XIXe siècle. Le Dr Isaac Jennings (1788-1874) fut l’un des premiers médecins américains à le préconiser. C’est en 1822 qu’il renonce à l’usage de la médication et qu’il opte pour une nouvelle science de la santé basée sur des principes naturels, dont le jeûne, que l’on appela ensuite hygiène naturelle ou système hygiénique. D’autres praticiens l’ont imité, mais on doit principalement à Herbert M. Shelton3 (1895-1985), chiropraticien et naturopathe, reconnu comme le père de l’école hygiéniste, d’avoir élaboré un protocole basé sur un jeûne strict à l’eau, sans exercice physique. Il s’agissait d’un repos physiologique complet - que recommandait Socrate il y a 2 500 ans! - qui permettrait d’aiguiser l’esprit. Diverses associations regroupent les promoteurs du jeûne. Mentionnons l’International Association of Hygienic Physicians (IAHP)2, un regroupement international de médecins et professionnels de la santé spécialisés dans la supervision du jeûne thérapeutique; l'International Natural Hygiene Society10; et la National Health Association11 qui, sous le nom de American Natural Hygiene Society, fut autrefois dirigée par Herbert M. Shelton.
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Histoire de la gastronomie
La cuisine préhistorique.
Apparait au début de l’ère quaternaire en Afrique, l’être préhistorique nous a laissés que peu de traces des ses premiers repas, quelques ossements de petits animaux, tortues, lézards, rongeurs,…
Il faudra attendre plus d’un million d’années la découverte du feu pour que le fait de manger évolue.
Les premières traces de cuisine ont été découvertes en France dans la grotte de lazaret au-dessus de Nice datée de 12000 ans sous forme de petits foyers et de restes de petits gibiers, poissons et coquillage ayant été passé au feu.
La nourriture commence à se diversifier car l’homme domestique la nature pour se nourrir, en chassant, cultivant, pour s’assurer une alimentation régulière.
Les premières recettes élaborées furent des soupes de racines, viande et herbes, mais les aliments sont peu transformés.
La cuisine du monde antique
En Syrie et en Assyrie, se composent les premiers plats et recettes types, grâce à la maîtrise de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, les premières boissons alcoolisées apparaissent chez les égyptiens. Ces civilisations riches entretiennent des contacts entre elles, voyagent et développent des moyens de conservation pour les aliments.
Les « gens de bouche » sont affluents et reconnus, Homère cite dans ses récits les noms des grands cuisiniers et leurs spécialités, les locaux pour la préparation et la consommation des repas prennent une place plus importante dans la vie de tous les jours.
Le rôle de la religion
Les égyptiens et les grecs avaient leur divinité de la nourriture, la bible dit de réfléchir à la façon de manger en comparant la valeur nutritionnelle des aliments, les hommes ont toujours accolé le fait de manger à un acte spirituel.
Les religieux sont des gardiens de la culture culinaire, les abbayes garderont aussi le secret de la fabrication de certains produits comme le vin et les fromages. En même temps, apparaissent d’autres interdits culinaires, propre à chaque religion, fondés en premier lieu sur le bon sens, puis sur le rituel ou le magique.
Nos ancêtres les gaulois
Les gaulois mangent ce qu’ils trouvent dans leur environnement proche, leur nourriture est le fruit de leur travail, mais les plats sont peu raffinés, par contre, il n’y a que peu de disette.
Les Romains vont apporter le luxe, le superflu, amplifier l’utilisation des alcools, des épices, développer les techniques de conservation des aliments, du vin et de la cervoise.
Les recettes de LUCULLUS, d’Apicius apportent le raffinement de Rome, les voyages permettent de transmettre les savoirs, mais ces excursions se transforment parfois en invasions qui bousculent les traditions culinaires.
L’histoire véritable de la cuisine commence avec Taillevant car avant lui, la pérennité de la tradition culinaire n’était qu’orale, il fût le premier à codifier les usages au 14 eme siècle.
IL n’existe toujours pas d’assiettes, de couverts, de serviettes, mais des écuelles et le pain-tranchoir et la nappe.
Par contre, un grand soin est apporté à l’aménagement des cuisines, celle de Charles 6 comportait plus de 150 personnes parfaitement organisées en brigade comme une armée.
La gastronomie est réservée aux riches, qui ont des terres et le droit de chasser, qui ont aussi les moyens de se procurer des épices, on remarque que l’on se délecte de gibiers accompagnés de sauces acides et épicées, mais sans matières grasses…
Le peuple lui, quand il le peut, se contente de nourriture de base, légumes, racines, porc et soupes sont leur quotidien. Les appellations actuelles trouvent certainement leur origine, la cuisine régionale s’enracine et se spécialise dans le domaine des vins et des productions laitières.
La renaissance de la cuisine.
Au milieu du 16 eme siècle, la France s’allie aux Médicis, et les florentins vont révolutionner tous les arts, donc l’art culinaire.
Les italiens, grands navigateurs et voyageurs avaient déjà incorporé dans leur cuisine les épices, techniques et recettes apportées d’orient et d’asie.
A cette époque les manières policées sont de rigueur, l’art de la table évolue dans le même sens pour coller à la mode des HENRY.
Assiettes, verres, fourchettes trônent sur les tables, quelques affaires célèbres d’empoisonnement font que l’on mange avec ses propres couverts, en respectant une certaine hygiène…
Avec la découverte des Amériques par les espagnols, pleins de produits nouveaux apparaissent avec + ou – de réussite…
Les locaux culinaires s’équipent en conséquence, avec réserves de froid, matériels mécaniques et feu continu. Le pape Pie 5, lors de l’aménagement de ses cuisines demande à l’architecte qu’elles soient claires, aérées et gaies !
Les premiers pas de la grande cuisine
Avec les nouvelles conditions de travail, les codifications des techniques de cuisine s’amplifient, on considère comme le premier livre de cuisine française « le cuisinier Francois » de l’écuyer de la marquise d’Uxelles, Pierre la Varenne en 1651.
Qui dit ouvrage de cuisine dit polémique, Massialot critique ouvertement La Varenne, et publie ses propres œuvres, elles-memes critiquées…
Avec le développement du commerce maritime, les prix des épices baisse, et n’étant plus à la mode, leur consommation diminue…
La farine devient l’argent de liaison universel, les ragoûts sont sur toutes les tables, les sauces sont des préparations à part entière, liées au roux ou par simple réduction.
Les premiers Fonds, appelées jus ou coulis font leur apparition, pour servir de base à des dérivés, la sophistication des manières de table poussent les cuisiniers à inventer les mousses, les raffinements culinaires dont de Vatel un personnage de l’histoire de la gastronomie.
La cuisine des louis
Louis XIV, Versailles, les fastes des festins de la cour font partie de l’art de vivre, les règles de préséance montrent le rang de chaque convive, l’organisation de la table reflète celle de la société de l’instant. Chacun mange par rapport à son rang, malgré tout, l’art culinaire est reconnu, et les grands de ce monde s’y adonnent.
Pour être un grand, il faut être un amphitryon, c’est l’époque des repas de réflexion, on invite à table pour refaire le monde, avec les fastes de décorum.
Malgré tout, cet art culinaire se pratique entre gens bien, les serviteurs, cuisiniers sont tous des nobles, et le peuple est affamé malgré les travaux de Parmentier pour faire adopter de nouveaux produits, en particulier la pomme de terre.
Jusqu’à cette époque où l’on reçoit chez soi, il n’existe que des auberges, tavernes pour le peuple, le premier Restaurant va voir le jour en 1765, Grimod de la Reyniere sera le premier critique gastronomique complet de cette époque.
Révolution de la restauration
Les grands cuisiniers de la noblesse, n’ont plus de têtes à nourrir, ou sont partis en exil avec toute la cour, pour continuer leur métier, ils doivent donc ouvrir leur table.
C’est l’abolition des corporations qui va faire prospérer les restaurants, jusque là, on ne pouvait pas proposer aux clients que certaines prestations, et non un repas digne de ce nom.
Le premier restaurant de grande classe a ouvert à Paris par A. de Beauvilliers, on en compte 1400 répertoriés en 1850, non compris les restaurants spécialisés comme ceux pour les ouvriers ou les étudiants.
C’est le renouveau des gourmets, des guides, des jurys dégustateurs sous la conduite de Grimod de Reyniere, des grands spécialistes de la littérature gourmande et amateurs comme J.A. Brillat-Savarin.
Le renouveau et le foisonnement de l’art culinaire demande encore de remettre de l’ordre, de classer pour éviter le plagiat, c’est le travail des chroniqueurs qui assurent la pérennité des appellations.
Le 19e siècle, l’age d’or de la gastronomie
Le service à la française ne correspond plus aux attentes des clients des restaurants, les nouvelles notions d’hygiène et de diététique non plus, dans ces établissements, le service à la russe apparaît, la notion de goût prédomine sur celui du visuel.
Les repas étaient organisés, dans un service à la française, des mets les plus consistants aux plus légers, dans le service russe, le plat de résistance, le rot, devient le centre du repas, et l’on l’annonce avec des spooms, sorbets, neige ou granités.
Il existe d’autres règles d’organisation des repas, les poissons prennent une place autonome dans le repas, les cuissons humides précèdent les plats rôtis.
Avec le développement du service à la russe, les découpages, flambages en salle, devant les clients vont faire reconnaître la place du maître d’hôtel qui va supplanter les cuisiniers dans la hiérarchie de la table.
Pour pouvoir continuer à briller, les cuisiniers exercent leur art du décor sur des préparations non contraintes à la chaleur, Antonin carême après son apprentissage et pour développer ses talents, apprends chez un architecte et un graveur les techniques pour réaliser des décor de table et créer des pièces montées fabuleuses.
Son disciple Urbain Dubois essaye de concilier décor et service à la russe, alors que dans les cuisines, Jules Gouffe et Joseph FAVRE tentent de faire progresser les techniques de la table vers une science culinaire, horloge et balance sont indispensables pour réussir les recettes des nouveaux ouvrages culinaires.
La recherche de la science culinaire va s’arrêter sur l’Osmazôme, les cuisiniers et chercheur resteront divisés sur ces techniques, comme de nos jours sur les vrais techniques de poêler, braiser…
Autre changement radical, tout plat à apparence légère est banni, plus de mousses, de soufflés, mais du gras, du riche, du consistant avec le vrai goût des produits…L’embonpoint devient un signe de prestige et de bien être social.
Le XIXe siècle se termine pour l’histoire avec les nouveaux pianos en fonte, ceux à gaz et l’invention des systèmes frigorifiques par Charles TELLIER, le début de l’industrie agroalimentaire, les procédés de conservation de Aper, la margarine et le sucre de betterave par Benjamin DELESSERT.
Charles MONSELET devient le critique gastronomique à la mode.
L’art des Palaces
Voyages, tourisme de luxe sont le nouvel art de vivre de la haute société française et internationale, avec les infrastructures faites pour cette nouvelle clientèle, palaces et casinos.
La mode est aussi hygiénique, bains de mer et thermalisme, ce qui va faire prospérer les villes d’eau et faire reconnaître la gastronomie française au monde entier comme le modèle à suivre…
Philéas GILBERT et Escoffier vont encore faire le dernier pas pour codifier la cuisine en la débarrassant de tous ses superflus, respect de la saveur du produit, préparations servies très chaudes, services à l’anglaise.
C’est la reconnaissance des maîtres, des appellations culinaires et des leur créateurs ; la langue de la cuisine devient universelle, les garnitures sont définies et respectées, le guide culinaire d’A. ESCOFFIER et le Larousse culinaire publié par Prosper MONTAGNE pérennisent l’art culinaire sans pour cela empêcher la création.
Le tourisme de masse, nouvelle clientèle
Guerres, cracks financiers, congés payés transforment la clientèle habituelle des établissements, il faut donc s’adapter, changer le style. Les nouveaux clients sont férus de voyages, d’authenticité, de régional… les guides vont les aider dans leurs choix, les nouveaux chroniqueurs comme Curnonsky se font les apôtres de la cuisine du terroir et le guide Michelin devient la bible du gastronome itinérant.
Peu à peu, des établissements régionaux se transforment en maisons renommées, prêtes à accueillir leur nouvelle clientèle, qu’elle soit du « tout Paris » ou étrangères.
Les dynasties culinaires se mettent en place peu à peu, Alexandre DUMAINE, Eugénie BRAZIER, Ferdinand POINT, qui a partir de petites auberges de village vont devenir le creuset de la grande gastronomie actuelle.
Les temps changent
Le travail des femmes se démocratise, le repas de famille n’est plus sacré.
Les médias suivent ce courant, la presse gastronomique est en plein essor, les premières émissions culinaires apparaissent à la télévision.
Mais la cuisine est encore très classique, « alambiquée », elle demande du temps et des moyens, pourtant des nouveaux maîtres se distinguent.
Le métier évolue, les cuisiniers sortent de l’ombre.
Nouvelle vague, nouvelle cuisine
Mai68 …Libération des mœurs, retour à la nature…
La nouvelle cuisine se veut naturelle, diététique, originale, elle veut renier ses racines, Gauly et Millau sont à l’origine de ce mouvement, hélas trop de nouveauté tue la nouveauté…
Cette période sera pourtant marquée par de grands cuisiniers qui vont laisser leur empreinte dans la gastronomie du pays et cela dans le monde entier pour certains.
La cuisine actuelle
Place à la jeunesse…
Joël Robuchon, considéré par beaucoup comme le cuisinier, tire sa révérence à 50 ans !
La cuisine se régionalise, telle recette dans telle région, retour à l’originel et surtout un refus de la standardisation que propose l’industrie alimentaire.
Quelques grands et futurs grands :
- Reine SAMMUT (Abbaye de Lourmarin)
- Ghislaine ARABIAN (Ledoyen à Paris)
- Olivier ROELLINGER (restaurant de Bricourt à Cancale)
- Jacques THOREL (Auberge bretonne à la Roche Bernard)
- Bernard LOISEAU (la côte d’Or à Seaulieu)
- Les freres POURCEL ( Le jardin des sens à Montpellier)
- Alain DUCASSE (Louis xv à Monaco, Ducasse à Paris)
- Les freres TROISGROS (Troisgros à Roanne)
- Paul BOCUSE (paul Bocuse à Collonges au Mont d’Or)
- Michel GUERARD (les freres D’Eugénie à Eugénie les bains
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Le saviez vous ..
Canneberge ou Cranberry
La canneberge appelée aussi Cranberry (nom anglo-saxon), est une petite baie originaire des USA au goût sucré et acide. Elle est depuis longtemps connue pour ses vertus préventives contre les cystites. Elle peut être utilisée dès les premiers troubles de la miction ou en prévention chez les personnes sujettes aux infections urinaires à répétition.
Cette baie, riche en polyphénols et en vitamine C possèdent d’excellentes vertus antioxydantes.
Vaccinium Macrocarpon est une plante de la famille des Ericaceae. Elle croît dans les marais et tourbières des régions froides et humides d’Amérique du Nord. 95% de la production mondiale de Canneberge se fait aux USA et au Canada.
Elle pousse naturellement sur les sols acides et sablonneux, et résiste à des températures extrêmement basse. La plante se met en dormance hivernale et commence sa croissance au printemps. Les fruits sont récoltés de fin septembre à mi-octobre.
Connue depuis longtemps, la canneberge était utilisée, crue ou séchée, par les amérindiens pour traiter les problèmes gastriques, hépatiques et rénaux mais aussi en prévention des infections urinaires ou en cataplasme pour désinfecter les plaies.
Les amérindiens se servaient également de cette baie comme teinture pour les vêtements, pour les peintures de guerre et comme monnaie d’échange.
Les baies séchées étaient utilisées dans un plat appelé pemmican : mélange de Cranberry, viande séchée et graisse. Cet ajout de canneberge permettait de conserver la viande et le poisson mais aussi d’y ajouter du goût et des vitamines.
Les premiers colons ont découvert cette baie grâce aux Amérindiens, les pères fondateurs fêtaient avec les Amérindiens la chasse des dindes et la cueillette des Cranberry c’est d’ailleurs depuis cette époque qu’est née la fameuse tradition de « thanksgiving » où les américains dégustent la dinde accompagnée de sa sauce aux cranberries.
Les Colons emportaient la baie lors de leur long voyage en mer ce qui leur a permis de lutter contre le scorbut sans véritablement savoir que c’était dû à ce petit fruit.
La canneberge est une plante vivace, vigoureuse, rampante, à croissance très lente et sempervirente. Elle ne mesure pas plus de 30 centimètres. Les feuilles sont petites et peu nombreuses. Les fleurs apparaissent de fin juin à début juillet à l’extrémité des rameaux supérieurs.
En début de floraison elles poussent vers le sol et ressemblent à une tête de grue, c’est pourquoi les colons baptisèrent cette plante « crane berry » qui veut dire « baie de grue ».
Le fruit de la canneberge est une baie ronde et rouge plus ou moins foncée, elle mesure 1 à 2 cm de diamètre. Il est croquant, ferme, acide et astringent (due à la présence de tanins).
Cette baie est consommée fraiche ou séchée sous diverses formes, en grande majorité sous forme de jus, mais on peut également la trouver en gélule ou comprimé, en surgelé ou dans des produits transformés (confiture, biscuits, coulis…).
L’analyse chimique de la baie de canneberge révèle la présence majoritaire d’eau, de sucre (12 à 13%) essentiellement du fructose, du glucose et du saccharose, de fibres (4,2%), très peu de lipides et de protéines.
On note aussi la présence d’acides phénoliques 44% (acide malique, citrique, benzoïque), diverses vitamines, notamment A, C, E et K, mais aussi des minéraux et des oligoéléments.
Les polyphénols (tanins) sont présents en quantité importante (56%) notamment les proanthocyanidols A et B (PAC A et PAC B) responsables de la couleur rouge du fruit, et de la quercétine.
Propriétés et effets recherchés
Prévention cystite (infection urinaire)
La canneberge est depuis toujours connue pour ses effets préventifs contre les cystites.
Escherichia Coli est la bactérie responsable de près de 80% des infections urinaires, cette bactérie se fixe à la paroi urothéliale grâce à une protéine appelée fimbriae ou adhésine.
Les PAC de la canneberge et plus spécifiquement les PAC A ont la particularité d’inhiber l’adhésion de cette bactérie aux cellules de la paroi urothéliale grâce à plusieurs mécanismes :
Inhibition de la synthèse des protéines Fimbriae
Déformation d’Escherichia Coli
Modification du potentiel électrique de la surface bactérienne
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C'était hier ..
1302 : Mariage de Roméo et Juliette.
1978 : A 39 ans, le chanteur Claude François meurt électrocuté alors qu'il prenait un bain dans son appartement du boulevard Exelmans à Paris. Les fans sont sous le choc et les "Clodettes", orphelines.
1991 : Monica Seles devient la plus jeune joueuse N°1 à l'ATP à l'âge de 17 ans, 3 mois et deux jours.
1997 : On l'appellera désormais Sir Paul McCartney ; l'ex-Beatle est fait chevalier par la reine Elizabeth II. 1996 Les ex-Beatles repoussent une offre de 225 millions de dollars pour se réunir en vue d'une tournée.
Capusa06
Les enveloppes ont été vendues pour la première fois en 1820 par la librairie-papeterie S. K. Brewer à Brighton. Il découpait les enveloppes avec des gabarits de fer blanc. En raison de la demande sans cesse croissante, Brewer passa un contrat avec la firme londonienne Dobbs & Comp. pour la fabrication d'enveloppes en quantités. La première machine à fabriquer les enveloppes a été construite par E. Hill et W. De La Rue, à Londres en 1844, l'apparition du timbre postal à la même période généralise l'emploi de l'enveloppe non confectionnée par l'expéditeur lui-même.
Les enveloppes sont le prolongement des diverses précautions inventées selon les époques et les usages pour préserver la confidentialité de la correspondance, souvent réservée à l'élite cultivée : sceau, sceau avec fils de soie (fil de soie dont un cachet de cire fixait les deux extrémités), sceau avec bande de papier ou de parchemin entourant le document, etc. Ultérieurement, l'ensemble pouvant être placé dans une autre feuille scellée.
Au xviie siècle, la lettre protégée par une seconde feuille blanche pliée, sur laquelle était inscrite l’adresse du destinataire, est appelée « lettre double » par opposition à la « lettre simple » dépourvue de protection : la lettre double ne devait pas avoir plus d'une once de poids selon le règlement de 1644. Bien « envelopper » n'était pas une pratique si simple qu'il y paraîtrait : en 1769, l'abbé Galiani implore Mme Necker de charger quelqu'un de faire ses enveloppes : « Vos lettres ressemblent à Socrate, la plus belle âme dans le corps le plus laid. » Une ou deux décennies plus tard, les papetiers vendent de « petites enveloppes toutes faites ».
En 1841, deux papetiers parisiens et fondateurs de la Maison Maquet, les frères Hector et Charles Maquet entreprennent la fabrication mécanisée des premières enveloppes tout en revendiquant la paternité de leur invention. En 1873 apparaissent les premières enveloppes gommées. Le modèle à fenêtre, créé en 1902 par Americus F. Callahan, est employé en France depuis 1913.
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Le saviez vous..
Petit rappel , la poule au pot ..
La poule au pot est une véritable recette conviviale qui réchauffera votre hiver ! Ce grand classique de la gastronomie française s’est imposée dans les foyers par l’action du bon roi Henri IV natif de Pau. Elle reste un des plats emblématiques des Pyrénées.
La poule au pot est une recette de cuisine emblématique de la cuisine française, spécialité du Béarn dans les Pyrénées.
Il s’agit d’une sorte de pot-au-feu de poule cuite en cocotte dans un bouillon avec des légumes.
L’origine de ce plat traditionnel de la cuisine Française est intimement liée à celle du bon Roi Henri IV natif de Pau.
Le Roi de France Henri IV établit et démocratise la poule au pot au XVIIe siècle en réponse aux famines issues des longues guerres de religions opposant protestants huguenots et catholiques. Il impose alors la poule au pot comme le « plat national français ». Sa citation à ce propos restera dans l’Histoire : « Si Dieu me donne encore de la vie, je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon Royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot » (comprendre : « Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre (manger) la poule au pot le dimanche. »
Béarnais de naissance, Henri IV vit le jour le 13 décembre 1553 à Pau. Il fût baptisé au vin de Jurançon, voilà qui commence bien, mais l’histoire ne nous dit pas s’il s’agissait d’un nectar moelleux ou sec. Sa région d’origine, au pied des Pyrénées, est un pays connu depuis bien longtemps pour ses habitants qui font bonne chère. L’ouverture sur l’océan, la garbure, le jambon de Bayonne, le salmis de palombe, le gâteau basque à la crème, les innombrables fromages de brebis, vaches et chèvres et les incontournables vins d’Irouléguy et de Madiran sont encore aujourd’hui les dignes représentants de la culture gourmande du Béarn. Et que dire de la sauce béarnaise? Une des plus belles créations de la cuisine française? Nourri du meilleur de cette région, allaité par une nourrice elle-même entretenue au Jurançon, il me semble bien improbable que notre bon Roi ait eu envie, tristement, de manger lui même – et de faire manger à tous ses sujets nobles et roturiers – le même plat chaque semaine.
Non, point de lassitude alimentaire! Notre brave Béarnais voulait juste que chaque Français puisse manger chaque dimanche à sa faim, car dans les campagnes de la fin du 16ème siècle, la disette sévissait souvent et les ventres criaient encore trop souvent famine. Qui entretien un poulailler a chairs et œufs en abondance, poussins, poulardes et fiers coqs… Avoir des poules, c’est presque baigner dans l’opulence.
chocolatte
C'était hier ....
1876 : L'Américain Alexandre Graham Bell effectue le premier appel téléphonique à Boston avec l'aide de son assistant Thomas Watson. Situé dans une pièce voisine de celle de Bell, Watson entend la voix de son professeur lui dire : "Mr. Watson, come here. I want you." ("Monsieur Watson venez ici, je veux vous voir".) Galvanisé par son succès, Bell se prend déjà à rêver du temps où les câbles de son invention, qu'il appelle encore télégraphe, permettront à tous les gens de communiquer entre eux sans qu'ils aient à se déplacer.
1911 : L'heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d'Europe. 2002 Monsieur Liu Yung-yang, 103 ans, et son épouse Liu Yang-wan, 102 ans battent un record du monde : celui du mariage le plus long avec 85 ans de vie commune depuis 1917.
1969 : James Earl Ray, qui a plaidé coupable à l'accusation d'avoir assassiné Martin Luther King, est condamné à 99 ans de prison.
1979 : Gloria Gaynor, considérée pendant un certain temps comme la reine du disco avant de céder sa couronne à Donna Summer, obtient son seul gros succès de sa carrière avec I Will Survive, qui sera 3 semaines en tête des hit-parades et vaudra à la chanteuse un disque de platine.
Capusa06
Le Paprika ou le piment venu de l'est
Le saviez vous ?
Seuls les Paprika d’origine protégée de Szeged (Hongrie), de Kalocsa (Hongrie) ou de Zitava (Slovaquie) peuvent porter la dénomination Paprika. Le mot Paprika est d’ailleurs dérivé du Serbe « paprena » qui siginifie « celui qui pique » ; Et « paprena » est d’origine étymologique « piper » signifiant tout simplement « poivre ».
Le Paprika devint mondialement célèbre par les études menées sur la vitamine C par Albert Szent-Györgyi. En 1937, il reçut le prix Nobel de médecine « pour ses découvertes liées aux processus de combustion chimique, avec une mention spéciale à la vitamine C et à la catalyse de l'acide fumarique. Son sujet d’étude, le Paprika, disponible en quantité à Szeged, rendit encore plus populaire cette épice utilisée aujourd’hui dans le monde entier.
Le Paprika est un piment. Il se décline suivant son piquant (de doux à fort) et également selon sa forme, sa couleur. On pourrait presque dire que le Paprika doux est un poivron lorsqu’il est doux.
La plante est haute de soixante à soixante-dix cm, avec des petites feuilles élégantes vertes brillantes, donnant cinq à dix fruits par pieds. L’épice est tout simplement ce poivron ou piment. Il est cueilli à maturité à partir de fin août-début septembre. On le dépose ensuite sur des claies une quinzaine de jours afin d’augmenter sa teinte. Il est ensuite séché complétement. Il sera transformé ensuite en poudre. Epice fragile, ses parfums disparaissent très vite dès lors qu’il est broyé.
Comme tous les piments, le Paprika est d’abord originaire d’Amérique centrale. Apporté par Christophe Colomb en Europe, il fut introduit en Hongrie au XVIIème siècle par l’empire Ottoman lors de ses différentes conquêtes de territoire.
C’est le célèbre cuisinier Georges Auguste Escoffier qui l’introduisit en 1879, au Grand Hotel de Monte-Carlo, du Paprika en provenance de Szeged le long de la rivière Tisza.
Il concocta un poulet au Paprika et un Goulasch à la Hongroise qui devinrent très renommés, remportant plusieurs récompenses. En 1900 lors de l’exposition universelle de Paris, le Goulasch à la Hongroise devint très populaire.
Voici la recette du poulet au Paprika d’Auguste Escoffier que nous avons légèrement modernisé pour le dosage du Paprika J
Poulet sauté à la Hongroise ou Poulet au Paprika par Auguste Escoffier :
« Faire raidir le poulet au beurre avec un demi-oignon haché et une dosette de Paprika. Lorsque l’oignon commence à colorer légèrement, ajouter 3 tomates pelées et émincées ; finir de cuire tout l’ensemble.
Dresser le poulet au milieu d’une bordure de riz Pilaw additionné de tomates concassées. Ajouter à la garniture de tomates un décilitre de crème, réduire à moitié. Passer à l’étamine et verser sur les morceaux de poulet sans en mettre sur la bordure »
Guide Culinaire, Auguste Escoffier, 1903.
Bonne dégustation,
Max Daumin
nandocinqsix
chocolatte a écrit :
Le saviez vous ..
ORMEAU (COQUILLAGE)
Ormeau : L’ormeau (mot venant du latin auris maris « oreille de mer ») est un mollusque marin comestible de la famille des Haliotidae (Non scientifique : haliotis tuberculata).
Autres appellations de l’ormeau : abalone, oreille de mer, oreille de Saint-Pierre, conque, lambi, haliotide, ormet, ormier ou grand bourdon.
Sa coquille rose et ourlée fait de ce petit coquillage le plus joli de sa famille. Elle est en forme d’oreille d’où l’origine de son nom et porte sur le bord une série de trous (certains y verront une invitation au piercing). L’ormeau mesure entre 8 à 12 centimètres et a une apparence externe brun rougeâtre. L’intérieur est recouvert de nacre irisé aux couleurs magnifiques, qui est utilisé en ébénisterie ou encore pour la fabrication d boutons en haute couture. Il ne se développe que sur un certain type de rochers, face au large, sous le ressac des vagues, là où poussent des algues dont il se nourrit. L’ormeau est un gastéropode hermaphrodite (*) qui a un palais exigent et mange des algues tendres comme l’algue palmaria palmita (qui ressemble à la laminaire), l’algue lamaria digita et le crispus condrus qui une sorte de lichen de mer ou mousse. Ces trois algues sont d’ailleurs comestibles pour l’homme.
(*) Hermaphrodite : Qui est doté de caractères des deux sexes.
L’ormeau est un brouteur lent, il consomme peu d’algues pour se nourrir.
En France, sa récolte est très réglementée et les professionnels doivent obtenir une licence pour le récolter. Ce coquillage a déjà fait l’objet de tentative d’élevage mais sans succès.
Emplois culinaires de l’ormeau : Pour atteindre son maximum de saveur, il lui faut des eaux fraîches. On ne le déguste donc pas pendant la période estivale. A l’automne, il a le goût, l’odeur du bas de l’eau profonde et intense.
Tout le muscle de l’ormeau est consommable, retiré de sa coquille, paré et bien massé (voir battu) pendant plusieurs minutes dans un linge pour l’attendrir, sinon sa chair reste élastique à la cuisson.
Il possède une chair blanche et savoureuse qui se cuit à la cocotte avec des légumes frais ou à la poêle comme une escalope. Mais c’est surtout grillé qu’il révèle toute sa saveur, arrosé de beurre fondu, puis servi en tranches fines avec un beurre citronné. Il est apprécié sur les côtes de la Manche, comme l’ormier de Jersey braisé, que sur les côtes de la Méditerranée (oreilles de Saint-Pierre sauté à l’ail).
En Amérique du Nord, on ne le trouve que sur la côte occidentale ; l’ormeau du Pacifique, à chair tendre qui est très apprécié.
Au Japon, les Japonais l’appellent « awabi » et le consomment cru en lamelles.
Dans différentes cultures, la coquille d'ormeau est un symbole de résistance, de protection et d'équilibre ; pour les femmes apaches, elle marque le passage de l'enfance à l'âge adulte.
https://media.istockphoto.com/id/164537198/fr/photo/paua-shell-ormeau.jpg?s=2048x2048&w=is&k=20&c=J_hE9PtFM8y5AyntSKXn7kyAxDukTHXOwBCqoemPcmU=
Sur l'île de Groix, au large de Lorient en Bretagne sud, nous avons un élevage d'ormeaux qui prospère ... Cette aquaculture comme toutes les autres, est difficile, mais présente un potentiel d'avenir considérable , de gré ou de force, pour la préservation de notre environnement cf. IFFREMer ! Merci pour tout ces renseignements .
nandocinqsix
Sur l'île de Groix, au large de Lorient en Bretagne sud, nous avons un élevage d'ormeaux qui prospère ... Cette aquaculture comme toutes les autres, est difficile, mais présente un potentiel d'avenir considérable , de gré ou de force, pour la préservation de notre environnement cf. IFFREMer ! Merci pour tout ces renseignements .
Capusa06
nandocinqsix a écrit :
+"Prière pour être enterré au paradis avec les ânes" !
PRIERE POUR ALLER AU PARADIS AVEC LES ANES
Lorsqu'il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites
que ce soit par un jour où la campagne en fête
poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
Je prendrai mon bâton et sur la grande route
j'irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai : " Venez, doux amis du ciel bleu,
pauvres bêtes chéries qui, d'un brusque mouvement d'oreille,
chassez les mouches plates, les coups et les abeilles."
Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
que j'aime tant parce qu'elles baissent la tête
doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds
d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.
J'arriverai suivi de leurs milliers d'oreilles,
suivi de ceux qui portent au flanc des corbeilles,
de ceux traînant des voitures de saltimbanques
ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,
de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés,
de ceux à qui l'on met de petits pantalons
à cause des plaies bleues et suintantes que font
les mouches entêtées qui s'y groupent en ronds.
Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je Vous vienne.
Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l'amour éternel.
Francis Jammes
nandocinqsix
Capusa06 a écrit :
L'âne dans la culture des populations humaines, de par son partage de la vie quotidienne des hommes, en particulier des petites gens, a depuis longtemps occupé une place importante. Ses singuliers attributs physiques et ses traits de caractère interviennent de multiples façons dans les mythes, les légendes, la religion, ainsi que dans l'imaginaire et ses expressions orales, littéraires, picturales, cinématographiques et musicales.
Mythes et légendes
Le roi légendaire Midas est doté d'oreilles d'âne après un différend avec le dieu Apollon dans la mythologie gréco-latine.
Le roi Marc est lui aussi affublé d'oreilles d'âne selon certaines versions de la légende de Tristan et Yseult.
Dans les traditions populaires de la Gascogne et des Pyrénées, un âne rouge, qui a la particularité de grossir ou de s'allonger démesurément, est une des formes du diable : il terrorise les passants, la nuit, à proximité d'un pont. Ou bien, sous l'apparence d'un âne inoffensif, il laisse des enfants monter sur son dos, en s'allongeant à mesure, puis, quand tous les enfants sont montés, il se jette dans l'eau et les noie. On lui donne le nom de Drac, c'est-à-dire un génie maléfique lié aux dangers de l'eau.
Le paradoxe de l'âne de Buridan est la légende selon laquelle un âne meurt de faim et de soif entre son picotin d'avoine et son seau d'eau, faute de choisir par quoi commencer.
Religion
L'âne figure dans plusieurs représentations tirées de la Bible : le devin Balaam est arrêté par un ange alors qu'il voyage à dos d'ânesse pour se rendre auprès de Balaq (Livre des Nombres, 22-24). C'est ainsi que le représente Rembrandt dans un tableau de 1630 conservé au musée Cognacq-Jay. L'âne apparaît aux côtés du bœuf dans les scènes de la Nativité inspirées de l'Évangile selon Luc, dont s'inspirent les crèches de Noël modernes; il est présent dans les représentations de la fuite en Égypte (Évangile selon Matthieu) et dans celles de l'entrée du Christ à Jérusalem (qui figure dans les quatre évangiles).
Contes populaires
Peau d'âne, dont la version la plus célèbre est celle de Charles Perrault, parue en 1694
Les Musiciens de Brême, conte des Frères Grimm dont le premier protagoniste est un âne
Expressions, proverbes et idiotismes
Dans la langue française, de nombreuses expressions utilisent l'âne. Il est utilisé pour personnifier l'ignorance, la bêtise, la folie, la disgrâce, la débauche, l'hébétude et l'entêtement. Rares sont les expressions qui ne sont pas péjoratives. Datant de l'antiquité, l'expression Asinus Asinum fricat, littéralement « l'âne frotte l'âne », pour désigner le fait que les imbéciles apprécient la compagnie d'autres imbéciles, en est sans doute le plus vieil exemple. Parmi les expressions les plus couramment utilisées aujourd'hui figurent « être têtu comme un âne » et « être bête comme un âne ». Cette dernière est apparue depuis la fin du xve siècle parce que l'âne, par métaphore, désigne une dupe, un homme dénué de sens logique. Moins connue, peut-être, est l'expression Pont aux ânes.
Symboles
L'âne est, avec la couleur bleue, le symbole du parti démocrate américain, l'éléphant étant, avec la couleur rouge, celui du parti républicain.
L'âne catalan est un symbole de la Catalogne.
Le bonnet d'âne qui punissait les cancres autrefois avait pour but, d'après certaines personnes, de conférer l'intelligence de l'âne au cancre. Avec le temps, sa signification a évolué et l'âne a acquis de ce fait une réputation injustifiée qui est ensuite passée dans le langage courant.
Voir aussi
L'âne voit son nom attribué au 15e jour du mois de vendémiaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, généralement chaque 6 octobre du calendrier grégorien.
Âne dans l'art
L'âne est présent dans la peinture en représentation des scènes de vie rurale ou dans les sujets bibliques.
Un âne est également l'acteur principal, malgré lui, d'une des impostures les plus célèbres de la peinture. En 1910, au salon des indépendants, un tableau est présenté comme l’œuvre de Joachim-Raphaël Boronali, peintre génois installé à Paris. Ce tableau est en fait un canular et a été réalisé par l'âne Lolo, dont le propriétaire est le père Frédé, patron du Lapin Agile à Montmartre. Pour réaliser ce tableau, un pinceau a été attaché à la queue de l'âne et trempé régulièrement dans de la peinture.
Littérature
L'âne était déjà fort utilisé comme bête de somme et de trait à l'époque sumérienne, et diverses maximes en lien avec cet animal ont été retrouvées sur des tablettes d'argile de cette époque. La littérature sumérienne déjà le présentait comme un animal lent, sot et têtu.
L'âne occupe une place importante dans la littérature en général, et plus généralement dans la fiction. L'âne se définit souvent dans la littérature enfantine par opposition avec le cheval, le premier étant vu comme une bête humble de peu de valeur, le second comme un animal noble. Cette opposition est très nette dans la fable de La Fontaine intitulée Le Mulet se vantant de sa généalogie, l'ascendance noble côté jument étant l'inverse de l'origine roturière par le père âne.
Les Métamorphoses, ou l'Âne d'or (Asinus aureus), est un roman écrit par Apulée au iie siècle
Le Cheval et l'Âne et l'Âne et le Petit Chien sont deux fables de Jean de La Fontaine
Les Mémoires d'un âne est un roman de la Comtesse de Ségur publié en 1860 (sur wikisource : Mémoires d’un âne)
Voyage avec un âne dans les Cévennes est un célèbre récit de voyage de Robert Louis Stevenson, paru en juin 1879
L'Âne est un long poème de Victor Hugo publié en 1880
J'aime l'âne... poème de Francis Jammes publié en 1898 dans le recueil De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir
L'Âne Culotte est un roman d'Henri Bosco paru en 1937
Dans La Ferme des animaux de George Orwell, publié en 1945, l'âne Benjamin joue un rôle important en ce qu'il est l'un des animaux les plus intelligents de la ferme, mais d'un tempérament cynique
Cinéma
1911 : Bébé et son âne, film français muet de Louis Feuillade.
1912 : Max et son âne ou L'Âne jaloux, court métrage muet de Max Linder.
1913 : Onésime et son âne, film français muet de Jean Durand.
1950 : Bim le petit âne, film français d'Albert Lamorisse.
1955 : L'Âne de Magdana, film soviétique réalisé par Tenguiz Abouladzé et Revaz Tchkheidze.
1966 : Au hasard Balthazar de Robert Bresson avec Anne Wiazemsky, conte les tribulations de l'âne Balthazar dans les Landes des années 1960.
1978 : Le Petit Âne de Bethléem, moyen métrage d'animation américain.
2001 : Shrek, film d'animation en images de synthèse américain, avec le personnage de l'Âne bavard, ami de Shrek.
2016 : Le Fils de Joseph d'Eugène Green, avec un âne sur l'affiche du film[9].
2022 : EO, film de Jerzy Skolimowski, prix du jury au festival de Cannes de la même année. Le film retrace le voyage d'Eo un âne traversant l'Europe, de la Pologne à l'Italie.
Musique
Mon âne, chanson enfantine.
Le Petit Âne gris, chanson d'Hugues Aufray (1968).
Duo de l'âne dans l'acte II de l'opérette d'André Messager .
+"Prière pour être enterré au paradis avec les ânes" !
chocolatte
Le saviez vous ..
La poupée Barbie ..
Dans l’univers des jouets, il existe une icône qui transcende les générations et est devenue un des symboles de la culture populaire : la poupée Barbie. Derrière ce succès mondial se cache une femme visionnaire et audacieuse, Ruth Handler.
La véritable histoire de Ruth Handler, la mère de Barbie
Née le 4 novembre 1916 à Denver, dans le Colorado, Ruth Mosko montre dès son plus jeune âge une passion pour la créativité. En 1938, elle épouse Elliot Handler, et ensemble, ils ont l’idée de créer une entreprise de jouets pour enfant. C’est en 1945, qu’Elliot Handler et son associé Harold Matson, surnommé « Matt », fondent l’entreprise Mattel, en combinant leurs prénoms.
Si elle n’est pas officiellement pas l’une des fondatrices de Mattel, c’est pourtant Ruth qui a, dans les années 1950, l’idée qui révolutionne l’industrie du jouet. En observant sa fille, Barbara, jouer avec des poupées en papier, Ruth Handler réalise que le marché des jouets pour filles manque de diversité. Elle trouve les poupées de l’époque banales, empêchant les enfants de s’amuser avec une poupée pouvant incarner les héroïnes de leur imaginaire. C’est lors d’un voyage en Allemagne qu’elle découvre la poupée, Bild Lilli, créée pour les adultes, mais reproduisant de façon réaliste le corps d’une femme.
Avec cette idée en tête, Ruth Handler dessine une poupée adulte aux proportions plus réalistes, avec des courbes et des formes féminines, et présente son concept à l’équipe de Mattel. Malgré les doutes de son mari, Ruth persiste et présente officiellement la poupée Barbie, nommée d’après le surnom de sa fille, lors de la Foire du jouet de New York, en 1959.
Le succès est quasi immédiat. La poupée Barbie attire l’attention des jeunes filles du monde entier. Avec sa garde-robe élégante, ses accessoires variés et ses multiples professions, Barbie offre enfin aux enfants la possibilité d’explorer différents rôles et de laisser libre cours à leur imagination. Elle incarne l’idée d’une femme pouvant devenir tout ce qu’elle souhaite, de médecin à astronaute, en passant par enseignante ou même présidente.
Ruth Handler saisi alors l’opportunité d’étendre encore plus la marque Barbie et lance de nouveaux produits, tels que des véhicules, des accessoires de sport, des vêtements et même des maisons de poupée. Mattel décide également de développer une poupée pour les garçons et sort Ken, nommé d’après le fils des Handler, Kenneth, diversifiant une fois de plus l’offre. Grâce au succès de Barbie et Ken, Mattel devient l’une des entreprises les plus prospères de l’industrie du jouet et la poupée est un véritable phénomène culturel.
L’héritage d’une femme inspirée et innovante
L’héritage de Ruth Handler ne se limite pas seulement à la création de la poupée Barbie. Elle a été une pionnière dans l’utilisation du marketing ciblé pour promouvoir les jouets. Dès les années 1950, elle a compris l’importance de l’innovation constante et de l’écoute des besoins des consommateurs. Cette quête constante de l’innovation, elle l’a également transposé dans sa vie privée.
En 1970, on lui diagnostique un cancer du sein et Ruth Handler subit une mastectomie. À la suite de son opération, elle constate l’impossibilité de trouver une bonne prothèse pour sa reconstruction. Avec l’aide de Peyton Massey, elle fonde alors une société de fabrication de prothèses mammaires, Ruthton Corp, créant ainsi des prothèses plus réalistes appelés « Nearly Me », « Presque moi » en français.
Une femme inspirante de persévérance, de créativité et d’innovation souvent éclipsée par le succès de Barbie. Aujourd’hui, Barbie permet à des millions d’enfants à travers le monde de s’identifier à cette poupée aux multiples casquettes.
Barbie : une véritable icône populaire
Barbie est devenue une poupée extrêmement populaire à travers le monde. Elle a éveillé l’imagination d’enfants et d’adultes dans plus de 150 pays, se vendant à plus d’un milliard d’exemplaires depuis sa création. Elle est devenue un véritable phénomène culturel, apparaissant dans des films, des séries télévisées, des jeux vidéo et même des événements de mode.
chocolatte
C'était hier ..
1822 : Un brevet est accordé à Charles Graham, à New York, pour l'invеntion des dents artificielles.
1929 : Première représentation de "Marius" de Marcel Pagnol avec Pierre Fresnay et Raimu.
1959 : Barbie, la plus célèbre poupée de l'histoire, voit le jour. Elle a été créée par Ruth Handler, fondatrice en 1945 de Mattel Creations avec son mari Elliot Handler.
1985 : L'Allemande Katarina Witt devient championne du monde de patinage artistique à Tokyo
