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Pourquoi les chevaux dorment debout ?
Dans les écuries, on voit souvent des chevaux dormir debout plutôt qu’allongés.
Les chevaux ont en effet la faculté de bloquer les articulations de leurs pattes (rotules et fémurs). Celle-ci peuvent ainsi supporter plusieurs centaines de kilos sans fléchir et sans fatiguer les muscles.
Cette particularité existait bien avant la domestication de l’espèce, 6 000 ans avant notre ère.
Elle est très pratique pour les équidés, car elle leur permet de s’échapper rapidement si un prédateur approche (car ils mettent plusieurs secondes à se relever). Mais il arrive parfois que les chevaux s’allongent pour se reposer (3h de sommeil leur suffisent), quand ils se sentent en totale sécurité.
D’autres herbivores dorment de la même manière, comme les zèbres, les girafes, les antilopes et buffles.
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Avec le bois de sureau, les enfants peuvent fabriquer des flûtes, des sifflets et des sarbacanes. En effet le sureau est un arbuste dont le coeur est très tendre (une sorte de mousse) qui s'évacue facilement quand on la pousse avec une tige de fer d'une extrémité à l'autre d'une branche de petite taille.
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Une quenouille est un instrument ancien utilisé pour le filage des matières textiles et surtout du lin, du chanvre ou de la laine, mais elle peut être utilisée avec toutes les fibres que l'on file habituellement.
Tige de bois ou d'osier qui peut être décorée, la quenouille sert à maintenir et stocker les fibres qui ne sont pas encore filées, afin qu'elles ne s'emmêlent pas et qu'il soit facile de les utiliser. Les fibres sont enroulées autour de la quenouille et maintenues en place à l'aide d'un ruban.
La quenouille s'utilise
soit avec un rouet, elle est alors placée tout près de la bobine ;
soit avec un fuseau ; dans ce cas on la tient sous un bras et on maintient le fuseau de l'autre main.
Quenouille étrusque (fin du viie -1re moitié du vie siècle av. J.-C.)[1].
Une quenouille en style typique valdôtain à la Foire de Saint-Ours.
Elle était depuis l’Antiquité le symbole d’un travail exclusivement féminin. Un homme filant, tenant une quenouille, était considéré comme le comble de l’humiliation : ainsi l’histoire d’Hercule-Héraklès, filant aux pieds d’Omphale. L’expression « tomber en quenouille » signifie, pour un bien, d’échoir à une femme, avec une connotation péjorative.
La quenouille a une grande valeur symbolique de la féminité mais aussi du temps.
La quenouille est l’attribut de la déesse germanique Perchta, puis de plusieurs reines Berthe, enfin de saintes des Églises catholique et orthodoxe, notamment celles qui étaient bergères.
Elle est aussi l'attribut des trois fileuses du temps présentes dans la mythologie d'origine indo-européenne (grecque, scandinave et celte…).
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La laine
Tondre des moutons pour obtenir de la laine est une pratique très ancienne : les premières traces de son utilisation comme fibre textile remontent en effet à l’âge de bronze, vers 1600/1500 avant Jésus Christ dans les pays du Nord de l’Europe. Elle était en outre utilisée et commercialisée pendant l’Antiquité méditerranéenne.
Par la suite, l’essor de la draperie au Xème siècle a entraîné la production de différentes sortes de tissus de laine et contribué au redémarrage économique de l’Occident. L’activité textile se concentre alors dans quelques centres tels que la Flandre à partir du XIème siècle, la région de Bruxelles et l’Italie du Nord dès le XIIIème siècle ou l’Angleterre au XIVème siècle.
Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, la production de laine et de son principal dérivé, le drap, fut ainsi la principale activité textile en Europe.
La production de laine aujourd’hui
2,1 millions de tonnes de laine sont produits chaque année à partir du milliard de moutons actuellement en élevage dans le monde. La part de la laine dans la production mondiale de fibres textiles ne représente néanmoins qu’environ 1,7%, celle-ci étant remplacée par des fibres synthétiques, moins chères. La laine est devenue une fibre noble utilisée pour des produits de moyenne et haute gamme. L’Australie est le plus gros producteur avec environ 20% de la production mondiale. La Chine, la Nouvelle Zélande, le Royaume-Uni, l’Argentine et l’Iran sont également des pays producteurs de laine.
Les propriétés de la laine
La laine est principalement utilisée pour ses propriétés d’isolant thermique, protégeant très bien du froid grâce notamment, à sa capacité à ralentir le passage de l’air. Elle est également dotée de propriétés exceptionnelles de régulation et de transfert de l’humidité, en ce qu’elle peut accumuler un tiers de son poids en vapeur d’eau sans aucune sensation de moiteur pour celui qui la porte.
Il existe différents types de laine selon l’animal qui la produit, comme par exemple :
● la laine mérinos, issue du mouton éponyme. Elle est la plus produite et, par conséquent, la moins chère ;
● la laine angora, issue du lapin aux poils très longs du même nom ;
● la laine mohair, issue d’une chèvre aux poils très fins ;
● la laine alpaga, issue de ce mammifère de la cordillère des Andes (Amérique du Sud) appartenant à la même famille que le lama ;
● la laine cachemire, issue d’une chèvre provenant de la région du même nom, à cheval entre l’Inde, le Pakistan et la Chine.
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L'invention du stéthoscope
Cet instrument médical pour l’auscultation du cœur et des poumons, symbole de la profession de médecin, a été inventé il y a 200 ans par le docteur René-Théophile-Hyacinthe Laennec (1781-1826).
René-Théophile-Hyacinthe Laennec est le fondateur de la pathologie pulmonaire moderne. Il fut élève puis collaborateur de Jean-Nicolas Corvisart (1755-1821). En 1816, il est nommé médecin en chef à l’hôpital Necker à Paris et fait des recherches sur les maladies pulmonaires. Il invente, cette même année, un instrument pour permettre de mieux entendre les bruits du thorax par la technique de percussion mise au point par Léopold Avenbrugger (1722-1809), médecin autrichien. L’idée lui serait venue en observant des enfants qui jouaient dans la cour du Louvre. Ceux-ci se parlaient à travers une poutre en bois. Laennec était aussi musicien, il jouait de la flûte traversière. Il est probable que ses dons musicaux ne sont pas étrangers à l’invention du stéthoscope.
Au début, l’instrument se présente comme un simple rouleau de papier ficelé en forme de cylindre. Il collait son oreille à une extrémité pour écouter la cage thoracique du patient. Il crée ainsi l’auscultation médiate, à l’aide d’un instrument, contrairement à l’auscultation immédiate, en collant directement l’oreille à la poitrine. L’objectif est double : la pudeur et la performance. Ainsi, le médecin garde une distance avec la poitrine du patient et surtout de la patiente et l’éloignement s’avère, aussi, plus efficace pour écouter l’intérieur de la poitrine et les bruits pathologiques (battements du cœur, râles, épanchements, liquide…). Le diagnostic est ainsi posé de manière plus précise. A partir de la nature des bruits, il fit une classification des maladies pulmonaires toujours utilisée aujourd’hui.
Laennec construisit lui-même des modèles en bois creux. Au début de sa découverte, il le nomma le « cylindre », puis le « pectoriloquie » et enfin le « stéthoscope », du grec stêthos (στῆθος), poitrine et scope (σκοπεϊν), observer.
Le docteur Laennec présente le 29 juin 1818 à l’Académie royale des sciences son « Mémoire sur l'auscultation à l’aide de divers instruments d’acoustique, employés comme moyen d’exploration dans les maladies des viscères thoraciques, et particulièrement dans la phtisie pulmonaire ». L'année suivante, il publie le résultat de ses recherches dans un traité en deux tomes, trois ans après la découverte du stéthoscope : De l’auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du cœur, fondé principalement sur ce nouveau moyen d'exploration. (Tome 1), (Tome 2).
L’accueil fut mitigé. Le docteur Jean Noël Hallé (1754-1822) dit son admiration ainsi que François-René de Chateaubriand (1768-1848) tandis qu’une partie de la presse médicale le railla, parlant même de charlatanisme. Le cylindre fut l’objet de nombreuses plaisanteries.
Laennec a inventé l’auscultation médiate avec le stéthoscope, mais l’idée de l’auscultation et de l’observation revient historiquement à Hippocrate (460-377 av. J.-C) à qui il avait consacré sa thèse de doctorat en 1804. Cette pratique née à l’hôpital Necker à Paris en 1816 se répandit rapidement, presque partout dans le monde, et l’instrument connaîtra plusieurs évolutions techniques.
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Un nouveau test sanguin créé pour prédire la mort
Un institut allemand, composé de chercheurs et scientifiques, a mis au point un test sanguin qui permettra de prévenir un éventuel décès.
Une avancée médicale étonnante. Des scientifiques allemands, de l'Institut Max Planck de biologie du vieillissement, ont mis en place un test sanguin capable de prédire un éventuel décès. Ces analyses s'appuient sur des informations, que contiendrait le sang, permettant d'établir des pronostics sur l'évolution de notre santé.
Plus concrètement, ces données pourront être récoltées grâce à des biomarqueurs, présents dans l'organisme, liés à plusieurs facteurs comme l'immunité, les graisses en circulation, l'inflammation ou encore le contrôle du glucose.
L'expérience a été menée sur 44.168 participants d'origine européenne, âgés de 18 et 109 ans. Au cours du suivi, 5.512 d'entre eux sont décédés.
"Nous avons montré que l’exactitude de la prédiction de la mortalité dans un délai de cinq à dix ans, basée sur un modèle contenant les biomarqueurs identifiés et le sexe, était meilleure que celle d'un modèle contenant des facteurs de risque conventionnels de moralité", est-il écrit dans l'étude publiée dans Nature Communications.
Encore en phase d’expérimentation
Il est important de souligner que ces tests sanguins doivent encore être améliorés. Les chercheurs ont en effet annoncé qu'il était nécessaire de poursuivre les recherches avant de mettre en place un test clinique concluant.
+++ vaut mieux ne pas savoir 😲
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Mesurer le temps, de l’antiquité jusqu’au Xe siècle .
Les montres, les horloges et les chronomètres n’ont pas toujours existé pour mesurer le temps en heure. Alors comment faisait-il avant ? Le cadran solaire fait son apparition à l’époque de l’Antiquité. Son principe ? À l’aide d’une pierre et d’un bâton planté en son centre, on mesurait le déplacement de l’ombre tout au long de la journée. Ce système était fiable et fonctionnait correctement en journée, avec le soleil et il fallait que le bâton soit parallèle à l’axe de rotation de la Terre. Avec la clepsydre, une horloge à eau apparue dès 3500 ans avant J.-C., on parvient à évaluer l’écoulement du temps et à contrôler sa mesure. S’il ne dépend du soleil comme le cadran, ce système ne peut fonctionner par temps de gel et montre ainsi ses limites. Alfred le Grand invente au IXème siècle la bougie graduée qui lui permet de connaître approximativement les heures au fur et à mesure qu’elle brûle. Vers l’an 1000, le premier sablier voit le jour et sera largement utilisé jusqu’au XVIIIème siècle. Bien que révolutionnaires, toutes ces inventions sont imprécises.
De l’horloge à foliot à la montre électrique
Plusieurs inventions se succèdent à partir du XIVème siècle et permettent de mesurer les heures avec plus de précision. On retient notamment l’horloge à foliot constituée d’un balancier dont l’alternance des mouvements est rendue possible grâce à l’action d’une roue et d’un poids. Son inconvénient, c’est qu’il était nécessaire de la remonter tous les midis à l’aide d’un cadran solaire pour la remettre à l’heure. C’est alors que le mathématicien hollandais, Christian Huygens, crée la première horloge à pendule pesant en 1657 en se basant sur les recherches de Galilée. Elle permet de mesurer les heures de manière précise et fait le tour du cadran en 24 heures. L’horloger écossais, Alexandre Bain, quant à lui, met au point la première horloge à action électromagnétique dans les années 1840, qui fonctionne avec une pile. L’oscillation du pendule est rendue possible grâce à un électro-aimant et la précision du mouvement optimise la précision de l’heure. Les premières horloges électriques pratiques voient le jour en 1918 avec la mise en place des réseaux électriques. Il faudra attendre les années 1950 pour commercialiser les premières montres électroniques et 1970 pour les montres à quartz.
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Cadet Rousselle a trois maisons, (bis)
Qui n'ont ni poutres, ni chevrons, (bis)
C'est pour loger les hirondelles,
Que direz-vous d'Cadet Roussel ?
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois habits, (bis)
Deux jaunes, l'autre en papier gris, (bis)
Il met celui-ci quand il gèle,
Ou quand il pleut, ou quand il grêle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois chapeaux, (bis)
Les deux ronds ne sont pas très beaux. (bis)
Et le troisième est à deux cornes,
De sa tête, il a pris la forme.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois souliers, (bis)
Il en met deux dans ses deux pieds ; (bis)
Le troisième n'a pas de semelle,
Il s'en sert pour chausser sa belle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois cheveux, (bis)
Deux pour la face, un pour la queue, (bis)
Et quand il va voir sa maîtresse,
Il les met tous les trois en tresse.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois gros chiens, (bis)
L'un court au lièvre, l'autre au lapin ; (bis)
Le troisième fuit quand on l'appelle,
Tout comme le chien d'Jean de Nivelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois beaux chats, (bis)
Qui n'attrapent jamais les rats ; (bis)
Le troisième n'a pas de prunelle,
Il monte au grenier sans chandelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a marié (bis)
Ses trois filles dans trois quartiers ; (bis)
Les deux premières sont moins que belles,
La troisième n'a pas de cervelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle a trois deniers, (bis)
C'est pour payer ses créanciers ; (bis)
Quand il a montré ses ressources,
Il les resserre dans sa bourse.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
Cadet Rousselle ne mourra pas, (bis)
Car avant de sauter le pas, (bis)
On dit qu'il apprend l'orthographe,
Pour faire lui même son épitaphe
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant !
GUILLAUME ROUSSEL dit CADET-ROUSSEL
Un des personnages les plus populaires de la Révolution française fut un modeste huissier d’Auxerre : Guillaume Joseph Roussel, dit Cadet Roussel. Il inspira la chanson que l’on trouvait sur toutes les lèvres aux heures les plus noires, expression vivante de la bonhomie et de la gaieté françaises à une époque ou d’autres mœurs semblaient triompher.
Né le 30 avril 1743, second fils d’un cavalier de la Maréchaussée — ce qui lui valut son surnom — Cadet Roussel vint se fixer à Auxerre en 1763. D’abord domestique et laquais dans plusieurs maisons, il entra dans la basoche. En 1770, il acheta la charge de premier huissier audiencier au bailliage d’Auxerre, charge assez considérable, puisqu’elle lui laissait bon an mal an un revenu de deux mille livres.
Peu auparavant, il avait épousé une demoiselle Jeanne Serpillon d’assez bonne famille, qui lui avait apporté une dot confortable; il faut ajouter que la demoiselle n’avait qu’un défaut: elle avait seize ans de plus que son époux. Cela pouvait poser des problèmes plus tard: elle mourut en effet avant lui. Le mariage ayant été sans descendance, voici Cadet Roussel obligé de rendre la dot. Il montra l’affection qu’il avait pour la famille de son épouse en épousant en secondes noces la nièce de celle-ci, qui se trouvait être son héritière. Cadet Roussel avait alors soixante ans et sa jeune épouse trente-sept.
En dehors de ces deux mariages, on ne voit guère ce qui pouvait chez cet huissier exciter la gaieté et la verve de ses concitoyens. Pas de distraction remarquable ni de ridicule particulier dont on puisse retrouver trace. A moins qu’on ne veuille en voir dans sa maison, la maison « sans poutre ni chevron » de la chanson. Il s’était en effet acheté une maison place du Prétoire (depuis place Fourier); pour l’agrandir, il construisit une espèce de loggia qui allait s’accrocher à la tour de l’Horloge.
En fait, on connaît l’auteur de la chanson; c’est le chevalier Chenu du Souchet, un vieux gentilhomme auteur de quelques spirituelles satires contre les nouvelles modes et les nouveaux puissants. La chanson n’a d’autre base que le désir de ridiculiser l’ancien huissier à la Cour royale qui s’était transformé en un ardent révolutionnaire.
Roussel était en effet devenu membre de la Société populaire d’Auxerre et montrait un zèle considérable. En septembre 1793, il fut inquiété pour avoir commis quelques excès au cours d’une visite domiciliaire. Si sa conduite fut jugée avec sévérité, nul n’osa le condamner car il était « un trop servile partisan de Maure ». Celui-ci, un conventionnel ex-marchand épicier à Auxerre, était célèbre par ses excentricités révolutionnaires: il se crut un jour appelé à un grand destin parce que Marat l’avait appelé: mon fils. Il se suicida en 1795.
Après l’épisode révolutionnaire, Cadet Roussel rentra dans l’anonymat. Il fut un instant emprisonné, mais sauvé par l’amnistie de vendémiaire an IV. Il se contenta par la suite d’exercer son ministère d’huissier, sans éclat, pendant le Directoire, le Consulat et l’Empire. Il mourut en 1807.
La célébrité de la chanson dépassa de beaucoup le modeste huissier que l’on avait voulu ridiculiser. On fit de nombreuses pièces de théâtre où l’on imagina Cadet Roussel dans toutes les situations possibles : Cadet Roussel misanthrope et Manon repentante, Cadet Roussel aux champs Élysée, Cadet Roussel au jardin turc, la Mort de Cadet Roussel, la Résurrection de Cadet Roussel, Cadet Roussel entrepreneur de spectacles, Cadet Roussel Hector, Cadet Roussel esturgeon, Cadet Roussel chez Achmet, Cadet Roussel à Meaux en Brie, Cadet Roussel dans l’île des Amazones. Toutes ces pièces attestent le succès d’un type parfaitement défini, figure du niais parfait qui n’a que peu de chose à voir avec l’authentique Roussel. Cette veine se poursuivit jusqu’aux premières années de la Restauration.
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Tout savoir sur la sirène du premier mercredi du mois
Alerte réelle ? Test ? Fonction? Le premier mercredi du mois, une sirène retentit, et bon nombre de Français ne savent pas exactement pourquoi. Que faut-il faire en cas d'alerte réelle et de danger immédiat ?
C'est à midi pile que le test a lieu, tous les premiers lundis du mois.
Tous les premiers mercredis du mois, à midi, cela ne vous aura pas échappé : une sirène retentit. Combien de temps ? Dans quel but ? Eléments de réponse avec le décryptage ci-dessous, élaboré à partir d'éléments lus dans Le Monde et Libération.
De quoi s'agit-il ?
Dans chaque commune, un système d’alerte sonore est opérationnel depuis la Seconde Guerre mondiale. Chaque premier mercredi du mois, on procède à un test afin de vérifier qu’il fonctionne correctement, car son rôle est de prévenir la population d’un éventuel danger.
Le réseau national d'alerte de la population par sirènes en cas de catastrophes naturelles ou technologiques compte environ 4000 sirènes en France métropolitaine sur les 10 000 qui sont réparties dans les communes de l'Hexagone. Les autres sont la propriété des communes elles-mêmes ou de certaines entreprises dont l’activité présente un risque.
Pourquoi déclenche-t-on une sirène ?
Au départ, la sonnerie était censée prévenir des raids aériens lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle signale à présent des catastrophes naturelles ou industrielles, comme des inondations, des feux de forêt ou encore une explosion chimique.
Que faut-il faire si on entend la sonnerie d'alerte ? Sortir de sa voiture si l'on est sur la route, se tenir éloigner des fenêtres et colmater les portes si l'on se trouve à son domicile ou au bureau, éteindre ce qui peut l'être (le chauffage, la climatisation, le gaz, l'électricité, l'eau...), allumer la radio ou la télévision pour connaître la nature du danger et les éventuelles consignes à suivre, garder ses papiers d'identité avec soi en cas d'évacuation...
Quelle est la différence entre alerte et vraie sonnerie ?
La sirène que l’on entend une fois par mois n’est qu'une sonnerie d'essai. Elle n'est pas celle prévenant d'un danger réel.
Le signal officiel consiste en trois cycles successifs d’une durée de 1 minute et 41 secondes, séparés d'un silence de 5 secondes.
Pourquoi 1 minute et 41 secondes exactement ? Parce qu'à l'époque où le système a été inventé, il fallait 20 secondes à la sirène pour atteindre sa puissance maximale, et 21 secondes pour revenir au silence. Les ingénieurs ont décidé arbitrairement qu'elle devait sonner au moins une minute pour être bien entendue. D'où la durée totale d'une minute et 41 secondes.
Depuis novembre 2018, elle a changé d'heure
La sirène du premier mercredi du mois a changé d'heure ! Elle ne sonne pas forcément à midi pile, et ce, depuis le 7 novembre.
Les sirènes du SAIP (Système d’alerte et d’information des populations) retentissent désormais à 11h45 dans le nord de la France, à midi dans le centre et à 12h15 dans le sud.
Ces nouveaux horaires ont été mis en place pour une durée indéterminée et sont dus à un changement de logiciel. Le ministère de l'Intérieur aurait décidé de séparer la sonnerie en trois zones au cas où ce nouveau dispositif ne puisse pas déclencher les 2 000 sirènes au même instant.
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La chaussure à talons
Élément fort dans l'histoire de la mode, les talons existent depuis des siècles et bien qu'à l'origine ils étaient mixtes (portés par les hommes et les femmes), ce sont aujourd'hui majoritairement des attributs de la féminité. Personne ne sait exactement à quelle époque les talons ont été inventés, cependant ceux-ci ont été portés par des hommes et femmes pour des raisons diverses dans différentes cultures. Bien que les chaussures à talons hauts soient représentées sur les murs antiques des temples et sur les tombes égyptiennes, elles auraient tout d'abord été portées durant la Grèce antique1. Durant le Moyen Âge, les hommes et les femmes portent des sabots ou des soles en bois, précurseurs des talons hauts. Au xve siècle font leur apparition les chopines. Créées en Turquie, elles sont exclusivement réservées aux femmes2.
Il est traditionnellement raconté qu'en 1533 lorsque Catherine de Médicis épouse Henri II de France, elle portait des talons fabriqués sur mesure par des cordonniers à Florence (Italie) pour son mariage, apportant cette mode à la Cour de France où les hommes se remettent à porter des talons comme les femmes3. Néanmoins, cette histoire est probablement apocryphe, les premières représentations de chaussures à talons hauts en Europe ne datant que de 15804.
Mary Tudor était la toute première reine à vouloir porter des talons fabriqués aussi hauts que possible. Depuis cette période au xixe siècle, les talons hauts étaient fréquemment portés aussi bien par les femmes que par les hommes. Autour des années 1660, un cordonnier du nom de Nicholas Lestage fabrique des chaussures à talons pour Louis XIV. Durant son règne (1643-1715), tous les hommes et femmes de haut rang doivent porter des talons pour plaire au Roi. Certains talons mesuraient plus de 10 cm et d'autres étaient décorés de bijoux.
Au xviiie siècle, les talons bas sont toujours fabriqués alors que survient la Révolution française. Pour la Révolution, ces talons sont associés à la richesse et à la noblesse, les deux sexes portant alors sandales et chaussures. Les talons ont été bannis du marché jusqu'à un retour massif à la fin du xixe siècle où ils sont alors surtout réservés aux femmes, mais également adopté parfois par les hommes depuis les années 2000.
