
Capusa06
Les Touaregs, qui se nomment eux-mêmes les Kel Tamajeq (en berbère : ⴾⵍ ⵜⵎⴰⵣⵗⵜ Kel Tamajeq, ⵉⵎⵓⵣⴰⵗ imuzaɣ) sont une ethnie berbère, divisée en plusieurs confédérations et tribus, ces berbères (Amazighs en berbère) du Sahara central et ses bordures (Algérie, Libye, Niger, Mali, Mauritanie, Tchad, et extrême nord Burkina Faso). Ils parlent une langue berbère, le tamajeq, et utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcé en français tifinar). Ils occupent la plus grande des régions berbérophones.
Souvent nomades, leur sédentarisation s'accélère depuis la seconde moitié du xxe siècle. Ils sont confrontés à des formes d'assimilation culturelle et linguistique (acculturation) et à une marginalisation économique et politique (de) qui les ont conduits à la lutte armée dans les années 1990. Beaucoup ont abandonné le nomadisme pour se fixer dans les grandes villes du Sahara, comme Tamanrasset en Algérie ou Agadez au Niger, ou les capitales des États sahéliens (Bamako, Niamey).
Histoire
Les Touaregs sont issus des habitants nomades du Sahara, engagés dans des processus d'échanges anciens. En a résulté une communauté se caractérisant en premier lieu par une langue commune, le tamajeq, apparentée aux langues berbères parlées en Algérie et au Maroc.
Dans l'Antiquité, les Touaregs se sont déplacés vers le sud vers le Sahara à partir de l'Afrique du Nord. Les Kel Ahaggar seraient issus de la reine fondatrice touarègue, Tin Hinan, qui aurait vécu entre le ive et ve siècle. La tombe monumentale de la matriarque de 1500 ans est située au Sahara à Abalessa dans les monts Hoggar du sud de l'Algérie. Des vestiges d'une inscription à Tifinagh, l'écriture traditionnelle libyco-berbère Touareg, ont été trouvés sur l'un des anciens ponts du sépulcre. Les comptes externes d'interaction avec les Touaregs sont disponibles depuis au moins le xe siècle. Ibn Hawkal, El-Bekri, Edrisi, Ibn Battuta et Léon l'Africain, tous ont documenté les Touaregs sous une forme quelconque, généralement comme Mulatthamin ou « Les voilés ». Parmi les premiers historiens, savant du xive siècle, Ibn Khaldûn a probablement quelques-uns des commentaires les plus détaillés sur la vie et les personnes du Sahara, bien qu'il n'ait apparemment jamais réussi à les rencontrer. Certaines études ont relié le Touareg à la civilisation ancienne égyptienne et le royaume Garamante.
L'organisation politique des Touaregs est appelée "Tamanokla " qui signifie "Royaume ". Ils forment ainsi des véritable royaume de nomades à l'instar des peuples turco-mongols de l'Asie centrale.
Au début du XI siècle les Touaregs créent le royaume de Tigidda dans l'Ayer et celui de Tadmakkat dans les régions de l'Adrar des Ifoghas. Ces royaumes centrés sur des villes des mêmes noms constituaient des centres majeurs du commerce transsaharien.
Au début du 15e siècle les Touaregs isandalan fondèrent le sultanat de l'Ayer afin de mettre fin aux guerres entre les groupes touaregs de l'Ayer et contrôler le commerce transsaharien.
En mai 1902, l'affrontement de l'armée française avec des Touaregs à la bataille de Tit est une étape majeure de la soumission des Touaregs du Hoggar. Les Touaregs avaient auparavant décimé un régiment de l'armée française lors du combat de Takoubao. Au début du xxe siècle, les Touaregs sont le dernier peuple d'Afrique de l'Ouest soumis par les Français, et leurs terres sont réparties entre le Niger, le Mali, l'Algérie et la Libye. Ces pays ignorèrent en général leurs minorités touarègues récalcitrantes, les laissant vivre dans le désert avec leurs chameaux et leurs chèvres. Mais, lors des dernières décennies, à cause d'épisodes fréquents de sécheresse, les familles touarègues peinent à nourrir des troupeaux importants. Jean-Claude Rosso témoigne « Les animaux sont tout pour un Touareg, m'a un jour expliqué un vieux nomade. Nous buvons leur lait, nous mangeons leur viande, nous utilisons leur peau, nous les échangeons. Quand les animaux meurent, les Touaregs meurent ». »
Moussa ag Amastan est sans nul doute l'un des plus célèbres imenokalen (pluriel d' "aménokal", chef) saharien d'Algérie. Sa nomination fut encouragée par l'autorité française. Mais, cela ne pouvait suffire à faire de lui un chef incontesté. En 1903, il parcourut tout l'Ahaggar pour rallier à sa cause une majorité de tribus. Un an plus tard, en 1904, la France l'investissait du titre d'aménokal et lui faisait signer un traité de collaboration ; en 1905, ses fonctions étaient renouvelées dans le cadre d'une soumission. En 1910, il fit un voyage en France qui eut pour nom de code : "Mission Touareg", durant lequel il visita la tour Eiffel et assista à l'arrivée du Circuit de l'Est, avant de décéder en décembre 1920.
Capusa06
Une luge est un véhicule sur lequel on s'assied pour glisser sur la neige ou sur la glace. Elle se différencie du traîneau qui utilise une force motrice pour se mouvoir et du bobsleigh qui, lui, dispose d'un frein et d'une commande de direction.
Il s'agit d'un sport où le lugeur dévale une piste en position allongée les pieds en avant. Les premières compétitions se sont déroulées en Suisse dès 1883. C'est en 1955 que débutèrent les premiers championnats du monde et il fallut attendre encore neuf ans avant que cette discipline ne fasse partie des Jeux olympiques.
Histoire de la luge en compétition .
La luge est une discipline sur glace où le lugeur ou lugeuse se place allongé sur le dos sur la luge et les pieds en avant. Cette position diffère donc de celle du skeleton (où le pratiquant se met tête en avant), ainsi la sécurité est renforcée.
Les spécialistes peuvent atteindre des vitesses de 130 km/h.
La luge devient sport olympique en 1964 à Innsbruck (Autriche). Au départ, ce sport dépendait de la fédération de bobsleigh mais en 1954 elle décida de créer sa propre fédération : Fédération internationale de luge de course. Les temps sont calculés en millième de seconde.
En compétition, l'épreuve se déroule en quatre manches pour les monoplaces messieurs et dames et deux manches en ce qui concerne les biplace hommes. Montée sur des patins mesurant 1,28 à 1,35 mètre de long, la coque est en fibre de verre et son poids doit être de 22 kilogrammes pour les luges simples et de 25 kilogrammes pour les luges en duo.
Trois grandes nations se partagent en général les médailles : l'Allemagne, l'Italie et l'Autriche ; les Allemands gagnent environ deux tiers des médailles.
Équipement.
Le lugeur doit être équipé de divers vêtements et accessoires. Tout d'abord, il doit posséder un casque englobant sa tête pour le protéger en cas de choc, celui-ci est non intégral (aucune mentonnière) et doit être constitué de fibre, carbone et de mousse. La partie non couverte par le casque est occupée par la bulle, il s'agit d'une visière qui part du menton au front pour faciliter la vue du lugeur durant la course. La bulle est attachée au casque par une sangle souple qui se nomme l'élastique.
Durant une course, le lugeur doit revêtir une combinaison neuve ou peu usée ainsi qu'un gilet de plomb qui contient le lest. La quantité de lest est définie par le règlement de la fédération internationale de luge de course selon le poids du lugeur, permettant aux légers de compenser leur handicap. Aux épaules, il doit avoir des protections en cuir ou plastique pour absorber les chocs. Une sangle relie l'entre jambe au casque pour éviter tout choc de la tête avec la glace. Aux mains, le lugeur a des gants en cuir et serrés pour éviter que ces derniers ne s'échappent durant la phase de départ et possèdent des griffes (avec pointes d'acier) pour accélérer la vitesse au départ. Il peut également avoir un protège-dents.
Enfin, aux pieds, le lugeur doit avoir deux types de chaussons différents. Tout d'abord des chaussons d'entraînement possédant des ventouses sur la semelle pour une meilleure adhérence sur la glace (utiles dans les zones de départ et d'arrivée) et des chaussons de course qui sont lisses et généralement très peu usés.
Départ
Le départ d'un lugeur est défini en sept étapes bien distinctes. Tout d'abord, le lugeur en position de départ (en position assise sur sa luge avec les mains sur les poignées de départ) effectue une préparation c'est-à-dire qu'il se place dans l'axe de la piste et fait le vide mentalement pour se concentrer sur son objectif, puis vient l'élan, le lugeur prend de l'élan vers l'avant sans faire d'effort musculaire avant la phase de tension où en revanche il effectue une poussée maximale en arrière pour trouver l'amplitude maximale pour le meilleur effet élastique. La 4e place est l'explosion, il s'élance alors en avant pour une accélération maximale avant la sortie de poignée où il doit lâcher les poignées sans être déséquilibré ou éviter des gestes parasites, il se positionne donc en avant sur son engin pour la phase des griffes où avec ses gants munis de pointes métalliques il effectue plusieurs griffes sur la glace pour augmenter sa vitesse, enfin le départ se termine par le couché où le lugeur alors assis tout au long du processus de départ doit se positionner en position allongée en évitant de nouveau des gestes parasites.
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Le saviez vous ...
Expression vieux comme Mathusalem
Mathusalem, symbole de longévité
Mathusalem est un personnage de la Genèse. Il serait le grand-père de Noé (oui oui, celui de l'arche de Noé). Et selon l'Ancien Testament, c'est la personne la plus âgée. Selon ces écrits, il est mort à 969 ans. Un âge canonique qui explique aisément que la langue française se réfère à ce personnage pour évoquer la vieillesse.
Mathusalem, grand père de Noé
Parlons un peu plus de Mathusalem. Il est le fils d'Hénoch et Edni, selon le livre de Jubilés. Selon la Genèse, il serait né en 687 après la création d'Adam. Père de Lamech à 187 ans, il est le grand-père de Noé, ce bâtisseur de l'Arche qui permit d'épargner un couple de chaque espèce animale, pour survivre au déluge. D'ailleurs en 1656, date estimée du Déluge, marquera aussi l'année de la mort de Mathusalem, à 969 ans. Pour être précis, cette date diffère selon les textes anciens (massorétiques, la septante, et la Torah Samaritaine).
Si la date du déluge change d'un écrit à l'autre, les deux premiers s'accordent sur l'âge canonique de 969 ans pour Mathusalem, et de 720 ans pour la Torah. Une divergence qui s'expliquerait par des ratés des copistes et traducteurs. Quoiqu'il en soit, même 720 ans est beaucoup plus vieux que l'espérance de vie "biologique" des hommes.
Selon les textes sacrés, voyant que les hommes n'étaient pas des êtres bons, Dieu a raccourci l'espérance de vie de ceux-ci. La Genèse (6-3) dit : "Alors l’Eternel dit: Mon Esprit ne va pas lutter indéfiniment avec les hommes, à cause de leurs fautes. Ce ne sont que des créatures terrestres. Je ne leur donne plus que cent vingt ans à vivre" .Un âge que Jeanne Calment a dépassé en mourant à plus de cent vingt-deux ans.
Une expression mondiale
Cette expression : "vieux comme Mathusalem" se retrouve dans de nombreux pays : France, bien sûr, Allemagne, République Tchèque, Argentine, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Hongrie, Pays-Bas... D'autres pays préfèrent d'autres symboles. "Aussi vieux que le péché" est l'expression consacrée au Pays de Galles. "Aussi vieux que la poussière" est aussi entendu aux Etats-Unis. Toujours en référence biblique, on notera l'expression au Brésil : "plus vieux qu'un brouillon de la Bible".
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C'était .. hier
1876 : Graham Bell et Elisha Gray déposent à 2 heures d'intervalle les 2 premiers brevet du téléphone.
1879 : La Marseillaise devient l'hymne national de la France.
1950 : En France, inauguration de la première horloge parlante au monde accessible par téléphone.
1978 : Début de l'enregistrement du premier album du groupe Dire Strait
1978 : La première puce électronique (inventée par Texas Instrument) est brevetée
1986 : Première implantation d'un coeur artificiel.
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Le Colisée
Le plus grand des amphithéâtres construit par les romains, le Colisée était destiné aux combats de gladiateurs et d’animaux sauvages, demeurant pendant des siècles le symbole même de l’éternité de Rome.
Il se nommait à l’origine amphithéâtre Flavien, du nom de la famille des empereurs qui l’édifièrent (Vespasien et Titus), entre l’an 70 et 80 de notre ère.
Cet immense amphithéâtre ovoïde, situé à l’est du Forum entre les collines de l’Esquilin et du Cælius, est l’une des plus grandes réalisations de l’architecture et de l’ingénierie romaines. Il pouvait accueillir près de 50 000 spectateurs.
Si le Colisée est en partie détruit aujourd’hui, ce n’est pas à cause de l’usure du temps.
En effet, même si les tremblements de terre ont pu endommager l’édifice, il a surtout servi de carrière pour de nouvelles constructions dès le moyen-âge. Ainsi, la basilique Saint-Pierre a par exemple hérité de beaucoup de ses pierres.
Histoire du Colisée .
De récentes découvertes suggèrent que le bâtiment aurait été financé par la campagne de Judée, et en particulier par le pillage du temple de Jérusalem.
L’amphithéâtre était destiné à abriter les combats de gladiateurs.
Ce n’est qu’au Moyen Age que le bâtiment prît son nom actuel de Colisée, en raison de sa proximité avec une statue colossale de Néron.
Si les théâtres et les temples romains s’éloignent peu de leurs précurseurs grecs, les arènes – dont le Colisée est l’exemple le plus abouti– sont tout à fait novateurs dans l’histoire de l’art.
Bien que très friande de ce genre de spectacle, Rome ne se dota de son premier amphithéâtre en dur qu’en 29 avant Jésus Christ, sous le règne d’Auguste. Ce premier édifice fut brûlé en 64 de notre ère, et le Colisée était destiné à le remplacer.
Si Rome construisit son premier amphithéâtre bien plus tard que ceux de ses provinces, c’est peut-être en raison de la méfiance que l’Urbs (les dirigeants de la ville) vouait à tous les lieux de rassemblement, susceptibles de devenir des foyers d’agitation.
En ce sens, la construction du Colisée pourrait être la marque de l’optimisme politique des empereurs, tranchant avec la vie politique de la République romaine.
Plus certainement, on sait que l’amphithéâtre fût en partie bâti pour des raisons économiques. Vespasien, pourtant économe, voulait procurer du travail aux personnes ruinées par les guerres civiles plutôt que de les nourrir à ne rien faire.
Le gigantesque chantier débuta en 72 de notre ère, et se sont les fils de Vespasien, Titus puis Domitien, qui achevèrent sa construction.
Son inauguration en l’an 80 fût le prétexte à des jeux grandioses, étalés sur cent jours, qui causèrent la mort de 5 000 fauves et de 2 000 gladiateurs.
Il pouvait accueillir entre 50 000 et 75 000 spectateurs. Il servit pendant près de 500 ans principalement pour les combats de gladiateurs, mai aussi pour d’autres spectacles publics, comme des simulacres de batailles navales (des naumachies), des exécutions publiques, des chasses d’animaux sauvages, des reconstitutions de batailles célèbres et des drames basés sur la mythologie.
Le bâtiment a finalement cessé d’être utilisé au cours du haut Moyen Âge. Il a plus tard été réutilisé pour des buts variés tels que des habitations, des ateliers d’artisans, le siège d’un ordre religieux, une forteresse, une carrière de pierre et un sanctuaire chrétien.
La conversion des empereurs au christianisme, puis l’édit d’Honorius en l’an 404, sonnèrent le glas de l’usage festif de l’amphithéâtre.
Au moyen-âge, il servit en particulier de carrière et perdît ses gradins, son plancher et une partie de sa façade.
Aujourd’hui, c’est devenu l’un des repaires favoris des chats romains .
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Le soutien-gorge, ou la brassière au Canada, est un sous-vêtement féminin composé de deux bonnets servant à soutenir et protéger, dans une certaine mesure, ainsi qu'éventuellement mettre en valeur les seins. Il peut être assorti à d'autres pièces de lingerie (porte-jarretelles, shorty, slip, string, etc.).
Fonction
Depuis l'Antiquité, les femmes utilisent différents dispositifs pour leur poitrine : apodesme ou strophium, mastodeton, sangles, mamillare, brassières, bandeaux, corsets et corselets. Selon les périodes, ces dispositifs ont répondu à divers objectifs : modeler la silhouette, mettre en valeur la poitrine ou au contraire la cacher, faciliter les mouvements ou l'exercice sportif, mais aussi prendre en compte les convenances, touchant au monde de l'intime, voire de l'érotisme ou de la morale.
Comme pour d'autres pièces de la lingerie, l'apparence peut prendre le pas sur le confort dans la conception du soutien-gorge. Le soutien-gorge, comme les autres sous-vêtements, joue un rôle déterminant dans la relation entre le corps et les vêtements, et dans la transformation du corps naturel en un corps culturel, un corps reflet de la société.
Histoire
Antiquité et Moyen Âge
Sous le traditionnel chiton, la femme de la Grèce hellénistique (400 à 100 av. J.-C.) porte une tunique en lin recouvrant plusieurs systèmes composés de bandelettes pour contrôler la morphologie féminine. Pour gommer la féminité en aplatissant la poitrine et les hanches, elle porte l’apodesme, un bandage formant une ceinture sous la poitrine pour la maintenir. Il se porte indifféremment sur le chiton ou directement au contact de la peau. Pour dissimuler les hanches et le ventre, elle utilise le zona, une bande abdominale. Les jeunes filles portent le mastodeton, un mince ruban ceignant la poitrine pour empêcher le développement du sein. La silhouette de la femme grecque est volontairement androgyne et témoigne du goût des Grecs anciens pour les femmes aux seins peu développés. Certains médecins iront jusqu'à proposer des traitements pour empêcher le développement du buste.
La femme romaine porte habituellement une tunique ou une stola et, en dessous, les mêmes dispositifs que la femme grecque. Les hanches sont effacées par un zona, la poitrine des jeunes filles bandée à l'aide d'un taenia ou d'un fascia, équivalent romain du mastodeton. Les bustes plus volumineux sont écrasés par un mamilliare en cuir. Le dispositif le plus répandu est le strophium ou Fascia pectoralis, un bandage similaire à l’apodesme grec. Certains dessous de l'époque, dont la représentation la plus connue est celle de la villa romaine du Casale à Piazza Armerina en Sicile, ressemblent étrangement au bikini ou aux culottes et soutiens-gorge actuels.
En 2008, une équipe d'archéologues autrichiens met au jour plusieurs sous-vêtements, datés par carbone 14 de la fin du xive siècle au début du xve siècle. Parmi les pièces de lingerie féminine découvertes, un soutien-gorge similaire aux soutiens-gorge modernes, prouvant ainsi son invention et utilisation avant l'époque moderne.
Époque moderne
L'origine du soutien-gorge dans son acception « moderne » reste discutée. Parfois appelé « gorgerette » ou « maintien-gorge », le terme « soutien-gorge » apparaît en 1904 dans le dictionnaire Larousse et en 1912, sous le nom de « brassiere », dans l'Oxford English Dictionary. Son diminutif, « bra », ne sera pas utilisé dans les pays anglophones avant 1937.
Un premier prototype de soutien-gorge est breveté en 1859 à New York par Henry S. Lesher. Cet ancêtre du soutien-gorge présentait des défauts de conception qui le rendaient inconfortable.
Le 27 juin 1889, Herminie Cadolle, ouvrière corsetière née en 1842 dans une famille modeste, communarde et révolutionnaire, ayant émigré en Argentine, toujours comme corsetière, à l'âge de 45 ans, rentre en France pour présenter à l'exposition universelle de Paris le premier soutien-gorge moderne sous le nom de « corselet gorge » et de Bien-être. Il s'agit d'un petit corset coupé en deux sous la poitrine, suspendu aux épaules, et fermé par des boutons sur le devant, plus confortable pour les femmes. Elle demande aux filateurs de Troyes de lui fabriquer des bretelles en caoutchouc, ce qui améliore le confort pour celles qui le portent et dépose un brevet en 1898. Cependant, ce modèle (qui a encore une structure interne de type corset), est jugé comme présentant des problèmes de maintien. Commercialisé en France, il fut peu remarqué.
En mars 1893, aux États-Unis, Marie Tucek avait aussi déposé un brevet pour un dispositif nommé Breast supporter composé d'une « poche » pour chaque sein et d'un système de bretelles maintenues à l'aide d'œillets et d'agrafes. Ce modèle ressemble beaucoup au soutien-gorge à balconnet moderne. Porté par quelques amies de Marie Tucek, ce sous-vêtement fut également un échec commercial.
En 1913, Mary Phelps Jacob crée un soutien-gorge séparant les deux seins. Elle revend le brevet pour 1 500$ (aujourd'hui, environ 25 600 $), en 1914, à la société Warner Brothers Corset Company domiciliée à Bridgeport dans le Connecticut. Au même moment, Rosalind Kind invente un soutien-gorge composé de deux triangles croisés devant et dans le dos.
Au tournant des xixe et xxe siècles, sous l'influence croissante des idées féministes et hygiénistes (en 1762, Jean-Jacques Rousseau, dans Émile ou De l'éducation, condamnait déjà « l'usage de ces corps de baleine » qui coupent la femme en deux « comme une guêpe »), mais aussi avec l'engouement pour le sport, et l'activité ouvrière accrue de nombreuses femmes durant la Première Guerre mondiale, le soutien-gorge remplace peu à peu le corset.
Le soutien-gorge ne connaîtra pourtant un véritable essor qu'à la fin des années 1920. En effet, à la silhouette en « S » qui pousse la poitrine vers l'avant, les hanches et les fesses vers l'arrière, en vogue dans les années 1880-1905, succède une ligne plus fonctionnelle, adaptée aux besoins de l'époque, distillée par les couturiers Paul Poiret, Madeleine Vionnet ou Nicole Groult. La silhouette revêt alors des formes proches de celles de l'Empire avec une taille haute, une poitrine effacée et des hanches étroites. Amplifiée par la Première Guerre mondiale et les « garçonnes » des « années folles », la mode est alors aux petites poitrines, ce qui retarde son adoption au profit des gaines et des corsets « souples ».
Les premiers soutiens-gorge étaient en lin avant d'être fabriqués, à partir des années 1920, en soie, mousseline ou en batiste.
Dans les années 1930 apparaît la rayonne qui permet d'ouvrir la voie vers les soutiens-gorge actuels, même s'ils restent onéreux et peu adaptés aux différentes morphologies féminines.
La première véritable évolution est attribuée aux trois frères de la société Warner (États-Unis) qui mirent au point un tissu extensible, mais surtout qui affinèrent les tailles de bonnets en proposant des tailles allant de A à D et renouèrent avec l'idée de remplacer les bretelles en tissu par des bretelles élastiques.
D'autres innovations suivront comme le Very secret après la Seconde Guerre mondiale en nylon et muni de coussinets gonflables. En 1943, Howard Hugues crée un modèle de soutien-gorge à armatures renforcées et sans bretelles qui rend les seins pointus pour les besoins du film The Outlaw dans lequel apparaît Jane Russell. En 1956, Lejaby présente le soutien-gorge pigeonnant. Puis, dans les années 1960, Abraham Nathaniel Spanel et sa société Playtex créent Cœur croisé, le premier soutien-gorge à armatures non métalliques.
Un soutien gorge ampliforme (Wonderbra) est inventé en 1961 par la styliste québécoise Louise Poirier sous la direction de Wonderbra pour la société de lingerie Canadian Lady Corset Company. Il sera principalement vendu en Europe, de 1967 à 1993, sous licence accordée à la marque britannique Gossard.
La révolution sexuelle des années 1970 marque un autre tournant : bien qu'il n'ait jamais été brûlé en place publique, contrairement au mythe populaire, le soutien-gorge doit être fonctionnel, confortable et éloigné de toute connotation sexy .
Les fibres textiles ayant bénéficié d'avancées technologiques, le soutien-gorge actuel allie généralement fonctionnalité et séduction.
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Le saviez vous ,
Le génome c'est quoi ?
Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un organisme. Il contient à la fois les séquences codantes, c'est-à-dire celles qui codent pour des protéines, et les séquences non codantes. Chez la majorité des organismes, le génome correspond à l'ADN présent dans les cellules. Cependant, chez certains virus appelés rétrovirus (par exemple le VIH), le matériel génétique est de l'ARN.
L'ADN est souvent comparé à un livre dont le langage est constitué de quatre bases azotées, également appelées nucléotides : l'adénine, la cytosine, la guanine et la thymine (A, C, G, T). La manière dont ces bases sont organisées constitue le code génétique. Ce dernier peut être lu par la machinerie cellulaire, qui peut le transcrire en ARN puis en protéines.
Le séquençage de l’ADN permet de connaître l'enchaînement des nucléotides et de cartographier le génome. La taille du génome est très variable en fonction des organismes. Elle varie de quelques milliers à plusieurs millions de paires de bases. Le Projet génome humain, lancé en 1990, a permis le séquençage de l'ADN humain, composé d'environ 3,4 milliards de nucléotides. On dénombre à ce jour près de 25.000 gènes chez l'Homme.
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C'était ... hier
1941 : Un homme est sοigné pour la рremière fois avес de la pénicillinе.
1986 : Le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand signent le document officialisant le projet de construction d'un tunnel sous la Manche. Comme quoi on peut très bien être reine ou président et faire des connerie : le tunnel sous la Manche est en fait ... sous la Mer du Nord !
1993 : La société Vandamme-La Pie Qui Chante présente un "Carambar" de 212 kg, 4,05 m de long, record du monde.
2000 : Le créateur du personnage "Snoopy", Charles Schulz, meurt à 77 ans d'un cancer du colon. Il a publié pour la première fois des planches de Snoopy, Charlie Brown et sa bande de copains dans sept journaux le 2 octobre 1950. Ses bandes-dessinées sont mondialement connues sous le nom de "Peanuts".
2001 : Lеs équiрes du Projet de Génοme Humain et de Celera publient les conclusions de l'аnalyse du séquençage de 95 % du génomе humain. Elles indiquent que nοtre génome n'est pas homogène et surtout qu'il cοntient peu de gènеs (entre 30.000 et 40.000) par rapport aux précédentes estimatiοns. Les résultats publiés par Celera rеmettent fortеment en question lа nοtion de racе au sein de l'espèce humaine car chaque individu pаrtage plus de 99,99 % du même codе génétique que le restе des êtres humains ce qui signifie que nous sommes tous différents dе 1.250 paires de bаses sur un total d'environ 3 milliards. Il a ainsi été montré qu'il peut exister plus de différenсes génétiques entre des individus d'un même groupе racial qu'еntre des individus de grouреs différents.
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Le saviez vous ...
Baie de goji
La baie de goji, aussi nommée baie de Goya ou encore « fruit du sourire » tient son excellente réputation de sa teneur remarquable en vitamine C antioxydante. En France, elle est commercialisée séchée ou sous forme de poudre déshydratée et est considérée comme un véritable « super aliment ».
Caractéristiques de la baie de goji
Fort pouvoir antioxydant ;
Excellente source de vitamine C ;
Soutien des défenses immunitaires ;
Favorise la santé des yeux et de la peau ;
Riche en fibres et en calcium.
Valeurs nutritionnelles et caloriques de la baie de goji
La baie de goji est considérée comme un « super aliment » à travers le monde. Pour cause, elle bénéficie d’une teneur exceptionnelle en vitamine C antioxydante, en vitamine A et en bêta-carotène. Ces micronutriments représentent de véritables alliés santé au quotidien en contribuant, entre autres, au soutien des défenses immunitaires et à la santé de la peau et des yeux.
Outre ces éléments, la baie de goji est une excellente source de fibres alimentaires essentielles au bien-être digestif et en calcium, minéral important pour la minéralisation osseuse. Attention toutefois, la baie de goji est souvent commercialisée séchée. Sa teneur en glucides et en calories n’est, de ce fait, pas négligeable.
Les bienfaits de la baie de goji
Originaires de la Chine, elles sont utilisées depuis au moins 2000 ans dans la médecine traditionnelle chinoise et auraient les bienfaits de protéger le foie et les reins, stimuler le système immunitaire et préserver l’intégrité des fonctions neurologiques et des organes de la vue contre les effets du vieillissement. Mais tous ces effets sont-ils réellement documentés par la science ou est-ce un effet du marketing ?
Pouvoir antioxydant
La baie de goji contient de la vitamine C. En plus de son rôle d’antioxydant, la vitamine C contribue au maintien de l’intégrité de la peau, aide à la cicatrisation des plaies, protège les cellules contre le vieillissement prématuré causé par les radicaux libres et facilite les fonctions immunitaires. De plus, elle facilite l’absorption du fer non-héminique d’origine végétale. L’indice ORAC des baies de goji est élevé soit de 3290. À titre de comparaison, les bleuets ont un indice de 4669 et les canneberges de 9090. L’indice ORAC mesure le pouvoir antioxydant d’un aliment.
Teneur en polysaccharides
Les polysaccharides présents dans la baie de goji ont été étudiés chez les diabétiques de type 2. Dans une étude, la consommation d’un concentré en poudre de 150 mg provenant de la baie de goji a eu pour effet de diminuer la glycémie en plus d’augmenter les taux de cholestérol HDL (bon cholestérol). D’autres études restent à venir, mais l’effet semble prometteur. Il faut toutefois être prudent, car les quantités consommées durant l’étude sont de loin supérieures à celles qu’un individu pourrait consommer sous forme de baies séchées ou en jus.
Vitamine A et bêta-carotène
Les baies de goji sont une excellente source de vitamine A. Le rétinol est l’une des formes actives de la vitamine A dans l’organisme. La vitamine A est l’une des vitamines les plus polyvalentes, collaborant à plusieurs fonctions de l’organisme. Entre autres, elle contribue à la croissance des os et des dents, maintient la peau en santé et protège contre les infections.
De plus, elle joue un rôle antioxydant et favorise une bonne vision, particulièrement dans l’obscurité. Les baies de goji sont également riches en bêta-carotène et bêta-cryptoxanthine, des précurseurs de la vitamine A au pouvoir antioxydant qui limite le stress oxydatif et les radicaux libres, des molécules responsables du vieillissement de nos cellules. Le bêta-carotène pourrait également améliorer certaines fonctions du système immunitaire.
De plus, ces caroténoïdes sont également étudiés dans les domaines de la dégénérescence maculaire, cataracte, maladies cardiovasculaires et certains types de cancer tels que poumon, cavité buccale, pharynx et col de l’utérus. Par contre, les données ne sont pas encore probantes.
Un impact positif sur le bien-être ?
Certaines études mentionnent, avec la consommation de 125 ml de jus de baie de Goji par jour, un sentiment de bien-être et de calme, une meilleure performance athlétique, une meilleure qualité du sommeil et même une perte de poids et de tour de taille avec l’augmentation de la dépense énergétique/calorique. Malheureusement, ces études sont très peu nombreuses et elles contiennent des lacunes dans leur protocole. Elles devront donc être répétées plusieurs fois avant de pouvoir en tirer des recommandations.
À savoir
Au cours des dernières années, les baies séchées et le jus de baies de goji sont devenus très populaires en Occident, notamment en raison de leur teneur en antioxydants. Cette popularité est fortement alimentée par des allégations qui relèvent du marketing bien orchestré plutôt que de données bien documentées. Comment ne pas rester perplexe en lisant les envolées suivantes : « Le secret de jouvence du Tibet », « Baies miraculeuses », « Baies du sourire », etc.
En Chine, on consomme les baies de goji depuis au moins 2 000 ans. Selon la Médecine traditionnelle chinoise, le fruit a la propriété de « nourrir les Reins et le Foie », « d’humidifier le Poumon » et de « supplémenter le Yin ». Les herboristes chinois l’emploient, en association avec plusieurs autres plantes, pour traiter l’infertilité masculine et les troubles respiratoires et pour combattre la fatigue. En prévention, ils l’utilisent pour protéger le foie et les reins, ainsi que comme tonique pour stimuler le système immunitaire, préserver l’intégrité des fonctions neurologiques et des organes de la vue contre les effets du vieillissement.
Recherches sur les baies de goji
Bien que certains fabricants ou distributeurs de baies de goji prétendent que ce dernier a fait l’objet de multiples études, aucun essai clinique récent et fiable n’a confirmé l’efficacité des baies utilisées seules. Les recherches récentes ont surtout scruté les antioxydants qu’elles renferment. On a notamment identifié quatre polysaccharides spécifiques à cette espèce végétale. Ces substances, selon des essais in vitro et sur des animaux, auraient des propriétés antioxydantes, immunostimulantes, antidiabétiques, antihypertensives, anti-infertilité et hypolipidémiantes.
++ N'en faites pas un produit miracle
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Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est un montant plancher en termes de rémunération salariale horaire. Il est fixé par un gouvernement après accord ou au moins consultation avec les représentants de toutes les professions.
Le SMIG a existé en France de 1950 à 1970 et est en vigueur au Maroc.
En France, il est remplacé par le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) en 1970.
En France (1950-1970)
L'idée du SMIG apparaît avec la fin du libéralisme des années 1930. La Grande Dépression étant liée à une insuffisance de la demande, les économistes considèrent qu'il faut augmenter les salaires pour stimuler cette demande.
Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est en France le premier salaire minimum de son histoire : cependant, on trouve dès les années 1900 des tentatives d'accord de cette nature. Une loi passée en 1919 attendra 1936 pour que le principe d'une convention collective entre en application sur le terrain.
La Charte du travail du 4 octobre 1941 semble avoir ouvert la voie, puisqu'il y est évoqué un « salaire minimum vital… perçu par tous les salariés exerçant leur activité normale » (article 54.1) et « fixé par le Gouvernement » (article 55) : le minimum vital est le même, pour tout le monde, quelle que soit la profession. Cependant, il convient de rappeler que les lois de Vichy avaient supprimé le droit de grève et aussi le principe des syndicats dans le cadre des conventions collectives, qui avaient été renforcées au moment du Front populaire. D'autre part, entre 1945 et 1949, le gel des salaires était la norme, ainsi que les tickets de rationnement.
Paul Bacon (MRP) est considéré comme étant le père du SMIG : ministre du travail et de la sécurité sociale, il est à l'origine de la loi no 50-205 du 11 février 1950, sous le gouvernement Georges Bidault. Après douze ans de gel des salaires, le SMIG permet à nouveau la libre négociation des conventions collectives. Tout en procédant simultanément à la libération des salaires, la loi propose que « la Commission supérieure des conventions collectives [soit] chargée de la composition d’un budget-type servant à la détermination du salaire minimum national interprofessionnel garanti ». La valeur du SMIG était fixée d'après les travaux de la Commission supérieure des conventions collectives, créée par le décret no 50-263 du 3 mars 1950, qui avait la charge d'évaluer la composition du budget moyen des ménages pour servir à la détermination de la valeur du SMIG.
En août 1950, le premier rapport de la commission est présenté en Conseil des ministres, qui prend alors le décret no 50-1029 du 23 août établissant le 1er SMIG à 64 francs de l'heure (78 francs en Île-de-France). Cela représente, sur la zone Paris, un salaire hebdomadaire de 3 510 francs (la paye se fait encore à la semaine) et comme base mensuelle sur douze mois une moyenne de 15 210 francs.
Ce salaire de base est alors établi pour relancer la consommation et à lutter contre la pauvreté. Défendant ce salaire minimum, René Pleven le présente comme un moyen de lutter contre l'extension des idées communistes.
Le SMIG entre en application le 1er septembre 1950. Le décret du 23 août ne s'appliquait pas dans un certain nombre de départements français : les départements d'Algérie, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion.
En Algérie, un décret no 50-1400 du 9 novembre 1950 fixe d'abord le SMIG à 60 F pour la zone I et à 57 F pour la zone II, avec la possibilité de créer une zone III. La législation est modifiée peu après par la loi no 51-215 du 27 février 1951 : elle institue une commission supérieure algérienne des conventions collectives et confie au gouverneur général le soin de fixer le montant du SMIG après consultation de cette commission.
Dans les DOM, le calcul du SMIG est fixé un peu plus tard, par deux décrets du 1er mars 1951 : à 2 600 F par semaine en Amérique, et à 1 120 francs CFA à La Réunion.
Le SMIG ne s'applique alors pas aux professions agricoles pour lesquelles un Salaire minimum agricole garanti (SMAG) est créé par le décret no 50-1264 du 9 octobre 1950 : inférieur au SMIG et tenant compte des facteurs d'existence propres à la vie rurale de l'époque (coût inférieur du logement, accès direct aux denrées alimentaires, etc.), il fut aligné sur le SMIG en juin 1968, les conditions de vie rurales s'étant rapprochées des conditions urbaines.
Puisque le coût de la vie n'était pas territorialement uniforme, on avait divisé le pays en une vingtaine de « zones de salaire », avec chacune un taux différent du salaire minimum ; mais tous les salaires minimaux procédaient dégressivement de celui de la zone 0 (Paris) selon un pourcentage fixé : zone - 2,5 %, zone - 4 %, etc., ce qui permettait de maintenir l’unité tout en respectant la diversité. Ce système des zones ne devait disparaître qu'en mai 1968 : après cette date, il n'y a alors plus que deux zones.
À partir de 1952, le SMIG est indexé sur l’inflation.
Après mai 1968, à la suite des accords de Grenelle, il passe de 2,20 à 3 francs de l'heure (la baguette de pain coûte alors 0,45 franc).
Le SMIG est remplacé après le vote de la loi du 2 janvier 1970 par le SMIC et par le minimum garanti, qui sert de base de calcul pour l'allocation de certaines prestations sociales. La raison de cette modification était la suivante : le SMIG, indexé uniquement sur les prix, progressait moins vite que la moyenne des salaires du fait de l'augmentation de la productivité, qui fait que de moins en moins d'heures de travail sont requises pour produire des biens, ce que Georges Pompidou considérait comme anormal.
Depuis lors, il arrive parfois qu'on utilise à tort l'acronyme SMIG pour désigner le SMIC. C'est par exemple ce qui arriva, lors de la campagne pour la présidentielle, à François Mitterrand lors de son face à face le 10 mai 1974 avec Valéry Giscard d'Estaing, qui ironisa sur cette erreur et qualifia son interlocuteur d'« homme du passé ».
Pour comparaison, le SMIC actuel (au 10 février 2023) est de 1 329,05 € net / mois (SMIC).
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La Vosgienne est une marque de confiserie, appartenant depuis 2010 au groupe américain Mondelēz International (anciennement Kraft Foods), sous laquelle sont commercialisées des pastilles parfumées.
Historique
En novembre 1924, Wassily Bogomoloff (citoyen russe, dit Basile Bogomoloff) et Elisa Legrand déposent la marque de fabrique "Sucre des Vosges à la sève de pin", puis en 1928 la marque "Suc des Vosges". Ils sont implantés 73 rue de Chateaudun (actuelle rue du Colonel Fabien) à Saint-Quentin, dans les ateliers de confiserie repris de Léon Lapostat.
En novembre 1928, après la cession des parts de Léon Lapostat, Wassily Bogomoloff, Elisa, Emile et Georges Legrand, fondent la SARL La vosgienne (Bogomoloff, Legrand & Cie). C'est probablement à cette occasion que l'entreprise est transférée boulevard Henri-Martin (ancien n°58).
En 1929, le pharmacien André Deudon entre dans le capital de la société, puis devient rapidement principal actionnaire et gérant de l'entreprise. Finalement, en 1931, Bogomoloff cède ses parts à André Deudon et Gilbert Leroy (dit Georges), nouveau gérant.
En 1987, l'entreprise est rachetée par General Foods, qui possède en France les marques Malabar, Kréma et Hollywood[n.
En 1993, La Vosgienne lance plusieurs gammes de parfum : suc de réglisse, suc des pins, suc de framboise et suc de menthe.
En 1994, Dominique Lavanant joue pour la première publicité télévisée de « La Vosgienne », puis l'année suivante dans deux autres.
En 1997, c'est Chantal Lauby qui figure dans les publicités de « La Vosgienne ».
En 1997, l’entreprise arrête la recette à la menthe et c’est le même sort que vont connaître les recettes à la réglisse et à la framboise en 2002. La gamme Gommes Fraîches est lancée la même année.
En 2010, Cadbury, devenu propriétaire de la marque, tente à nouveau de décliner les pastilles dans une recette fruitée parfum fraise.
En 2010, la multinationale américaine Kraft Foods devient propriétaire de la marque.
En 2011, la marque confirme que dorénavant les bonbons sont produits en Espagne.
En décembre 2022, Mondelez International cède ses activités chewing-gum aux États-Unis, au Canada et en Europe au groupe Perfetti Van Melle pour 1,4 Md€$ (1,3 Md€). Le groupe italo-néerlandais reprend ainsi les marques Trident (en), Stimorol et Hollywood, ainsi que sur les Cachou Lajaunie, et les bonbons La Vosgienne..
chocolatte
C'était ... hier
1942 : R.C.A. Victor invente le disque d'or (+ de 500.000 exemplaires vendus) pour l'offrir à Glenn Miller pour "Chattanooga Choo Choo".
1998 : Lancement du single My Heart Will Go On, la chansοn extraite du film Titanic interprétéе par Céline Dion.
chocolatte
Le saviez vous ..
Le chocolat n’est-il pas une affaire si sérieuse qu’il est parfois difficile de partager sa réserve personnelle avec ses proches ? Précisément parce qu’elle est personnelle ?
Heureusement, Le Chocolat de poche conçoit, produit et expédie sans sous-traitance des tablettes poétiques BIO en forme de livre, à glisser ni vu ni connu dans le meuble bibliothèque ou sur la table de chevet.
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Les plaisirs du palais s’accommodant avec ceux de l’esprit, Le Chocolat de poche invite tous les mois à faire un véritable tour du monde de chez soi, au gré des chocolats d’origine, des univers artistiques et d’extraits littéraires. C’est depuis son laboratoire boutique de Anse dans le Beaujolais que l’artisan chocolatier imagine nouvelles recettes et nouveaux emballages de tablettes, notamment avec le concours de musées, auteurs et artistes.
Choisir La Box de chocolat « Le Chocolat de poche », c’est le plaisir d’être en direct avec une chocolaterie artisanale aux engagements clairs pour une box innovante, 100% recyclable, garnie de chocolats surprise toujours certifiés BIO, vegan, sans lécithine.
Comme tout est réalisé sans intermédiaire, de la conception des emballages littéraires et artistiques à la transformation des chocolats jusqu’au colisage, il est même la possible de joindre sans surcoût un mot manuscrit lors du premier envoi.
Cadeau à (se) faire pour un, trois, six ou douze mois, la box artistique et «chocolittéraire» Le Chocolat de poche se décline sous plusieurs formules savoureuses, port suivi inclus..
Capusa06
Le livre de poche
Avec plus de 1,2 milliard d'exemplaires vendus en France depuis ses débuts, vous en avez forcément un chez vous. Lancé par Henri Filipacchi en 1953, le Livre de Poche représentait encore près de la moitié des ventes de livres en 2022.
Le célèbre Livre de Poche a 70 ans ce jeudi 9 février. Imaginé par Henri Filipacchi, le secrétaire général de la librairie Hachette, son format est plus petit - la taille de la poche revolver d'un GI américain - et surtout il est moins cher. Grâce aux progrès technologiques de l'après-guerre permettant de réduire le coût de l'impression, on peut l'acquérir à l'époque pour deux francs. Le tout premier étant Koenigsmark, du romancier à succès de l'entre-deux-guerres Pierre Benoit. Une révolution qui a permis de démocratiser encore davantage la lecture, même si le livre de format réduit est né au XVIIe siècle.
Des débuts contestés, y compris par Sartre .
Ce qui n'a pas changé, ce sont ses couvertures colorées, parfois dignes d'affiches de cinéma. À son apparition, le format attire l'œil dans les librairies, mais aussi dans des magasins plus populaires. Une démocratisation qui n'est alors pas du goût de tout le monde.
Un avis partagé par certains écrivains, comme Jean-Paul Sartre, qui s'interroge : "Les Livres de Poche sont-ils de vrais livres ?" Au contraire, Marcel Pagnol leur prédit un grand avenir : "On vient de me dire que Rimbaud a tiré ainsi à 120 000 exemplaires, Verlaine aussi. C'est un moyen de culture presque aussi puissant que la radio ou la télévision". Et Jean Giono y voit même le "plus puissant instrument de culture de la civilisation moderne". Le temps - et la grande majorité des Français - leur donnent raison. Même la prix Nobel de littérature Annie Ernaux raconte avoir développé sa vocation grâce à deux poches. Le Zéro et l’Infini, d'Arthur Koestler, et La Nausée, de Sartre, offerts par son oncle alors qu'elle était malade. Toutes les maisons d’édition se mettent à ce format : on voit naître des J'ai Lu, Presses Pocket, 10/18, Points Seuil et autres Folio...
Six poches dans le top 10 des ventes de livres en 2022 .
Aujourd'hui, le numéro 1 de la filiale reste le poche original, celui d'Hachette, qui rafle 60% du marché. Il y a 400 nouveautés par an et 70 éditeurs partenaires. L'an dernier, six Livres de Poche (parfois abrégé LDP) figuraient dans le Top 10 des ventes dans l'Hexagone. Parmi eux, deux Guillaume Musso. Consécration chez les auteurs, mais aussi assurance de succès commercial. Plus de 118 millions de Livre de Poche ont été vendus en France.
Et si l'on remonte dans le temps, Vipère au poing d'Hervé Bazin et Le Grand Meaulnes d'Alain Fournier caracolent en tête avec plus de 5 millions de ventes, suivis du Journal d'Anne Frank ainsi que de Germinal de Zola, totalisant 4 millions de ventes.
Autre raison du succès : les publications suivent les tendances du moment. Quand sort la série Lupin sur Netflix, Hachette réédite par exemple le roman de Maurice Leblanc. Et pour ses 70 ans, Le Livre de Poche a aussi retrouvé une jeunesse sur TikTok grâce à La Mâchoire de Caïn. Sorte d'énigme conçue par un verbicruciste, ce puzzle littéraire publié en 1934 en anglais a été mis en avant fin 2021 par la jeune Américaine Sarah Scannell. Avec un tel succès qu'il sert de titre phare pour l'anniversaire de la collection. Le livre à la petite pastille rouge est maintenant dans les mains des influenceurs. Plus populaire que jamais.
