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Le mouvement dada (aussi appelé dadaïsme) est un mouvement intellectuel, littéraire, artistique et ponctuel du début du xxe siècle, qui se caractérise par une remise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques.
Dada est issu d’une filiation expressionniste et sa véritable naissance est le Manifeste littéraire, publié sous forme de tract, en février 1915, à Berlin, par Hugo Ball et Richard Huelsenbeck. Ceux-ci, en se déclarant « négativistes », affirment : « Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire dans le progrès. Nous ne nous occupons, avec amusement, que de l’aujourd’hui. Nous voulons être des mystiques du détail, des taraudeurs et des clairvoyants, des anti-conceptionnistes et des râleurs littéraires. Nous voulons supprimer le désir pour toute forme de beauté, de culture, de poésie, pour tout raffinement intellectuel, toute forme de goût, socialisme, altruisme et synonymisme ». C’est à partir de ce texte que s’esquisse la position spécifique de dada.
Dada connaît notamment une rapide diffusion internationale. Il met en avant un esprit mutin et caustique, un jeu avec les convenances et les conventions, son rejet de la raison et de la logique, et il marque, avec son extravagance notoire, sa dérision pour les traditions et son art très engagé. Proche de l'idéologie socialiste, voire anarchiste pour Tzara, ou même Hausmann, Dada se démarque à l'époque pour sa proximité avec le militantisme radical. Les artistes de dada se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les « vieilleries » du passé. Ils cherchaient à atteindre la plus grande liberté d'expression, en utilisant tout matériau et support possible. Ils avaient pour but de provoquer et d'amener le spectateur à réfléchir sur les fondements de la société. Ils cherchaient également une liberté du langage, qu'ils aimaient lyrique et hétéroclite.
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Charlot est un personnage de fiction, un vagabond interprété par l'acteur britannique Charlie Chaplin dans la plupart de ses films, plus précisément une soixantaine de films courts à partir des années 1910. Les films les plus connus dans lesquels il apparaît sont : Les Temps modernes (1936), La ruée vers l'or (1925) ou encore le Kid (1921).
Ce nom, qu'on lui donne dans plusieurs langues, est le diminutif du prénom de l'acteur, le personnage n'étant pas nommé en anglais, généralement désigné par l'expression « The Tramp » (le vagabond) ou plus ponctuellement « The Little Tramp » ou « The Immigrant » (l'immigrant).
Origine
Le surnom « Charlot » a été inventé par le producteur Jacques Haïk, découvreur en France du premier film de Charlie Chaplin, et importateur de ses films[1].
Charlot est apparu pour la première fois dans la comédie Charlot est content de lui (Kid Auto Races at Venice, Cal.), réalisée par Henry Lehrman en 1914. En moins de trois ans, ce film court (7 minutes) a fait de Charlie Chaplin l'acteur comique le plus populaire au monde, étant notamment le premier personnage de cinéma associé aux produits dérivés (bandes dessinées et jouets)[2].
Pourtant, en anglais, le personnage récurrent de Charlot n'a pas de nom. Il est connu comme The Tramp (le vagabond), The Little Tramp (le petit vagabond) ou The Immigrant (l'immigrant). Ces surnoms proviennent des titres de deux de ses films : The Tramp (1915) et The Immigrant (1917).
Les titres des films de Chaplin, bien qu'assez variés en anglais, ont été traduits en français en utilisant le nom de Charlot suivi de sa fonction dans le film : Charlot boxeur, Charlot policier, Charlot musicien, etc.
Le surnom « Charlot » est souvent assimilé à Charlie Chaplin lui-même, exemple réussi d'assimilation d'un nom de personnage à un comédien.
Description
La légende rapporte que différents acteurs de la troupe de la Keystone inspirèrent ses attributs vestimentaires : pantalon flottant et tombant de Fatty (Roscoe Arbuckle), les souliers taille 49 de Ford Sterling, redingote noire étriquée sur un veston boutonné de Billy Gilbert, chapeau melon trop petit du père de Minta Durfee. Il arbore une moustache en brosse à dents et porte des cheveux noirs frisés. Sa démarche en canard est associée à son pantalon flottant, ses chaussures trop grandes et sa canne souple en bambou. Cette allure lui vaudra la réputation de « vagabond » misérable et roué, asocial et obstiné, révolté et sentimental.
Le début des films consiste souvent en une recherche de nourriture, Charlot étant affamé et sans le sou (exemple : The Circus (le Cirque). Le personnage a des réactions très inattendues, imprévisibles : il est souvent maladroit (surtout quand il ne le faudrait pas), galant voire joli cœur par moments, et surtout astucieux pour se sortir sans encombre du pétrin dans lequel il ne manque pas une occasion de se plonger. Sa capacité de réaction immédiate, totalement déconcertante pour ses antagonistes, lui est précieuse et Chaplin insistait beaucoup sur cet aspect du personnage.
chocolatte
Le saviez vous ?
George Washington ... c'est un peu long à lire mais très instructif ..
Comment un général malgré lui est porté au faîte de la gloire. Comment un président des Etats-Unis devient un homme politique ordinaire. Avant d'entrer dans la légende : un État, sept montagnes, huit cours d'eau, dix lacs, neuf universités, cent vingt et une villes...
On ne lit plus guère le pasteur Mason Weems. C'est dommage. Sa Vie de Washington [1] a créé une légende qu'ont alimentée des anecdotes, plus édifiantes les unes que les autres. Le jeune George ? Il ne pouvait supporter de mentir et avoua spontanément à son père qu'il avait cassé la branche du cerisier. L'adolescent ? Il était doué d'une telle force qu'il pouvait jeter une pierre d'une rive à l'autre de la Rappahannock. Au combat, poursuit Mason Weems, George Washington était invulnérable. La preuve, c'est qu'un guerrier indien tira sur lui dix-sept coups de fusil sans parvenir à le blesser. Général en chef, il conserva une piété inébranlable et un sens remarquable de son devoir à l'égard de Dieu et des hommes. Au gouvernement, sa sagesse fut infaillible.
Bref, chevalier sans peur et sans reproches, George Washington n'est pas seulement l'un de ces pères fondateurs qui ont fait l'Amérique et que l'Amérique a faits. Plus encore qu'un héros, c'est un mythe. Rien d'étonnant, dans ces conditions, si un État, sept montagnes, huit cours d'eau, dix lacs, trente-trois comtés, neuf universités, cent vingt et une villes, y compris la capitale fédérale, portent son nom aux États-Unis, si des milliers d'enfants ont été et sont encore prénommés George Washington ou Washington, si des billets de banque, des pièces de monnaie et des timbres-poste sont ornés de son effigie, si sa tête a été taillée, il y a une cinquantaine d'années, dans le granite du Mont Rushmore, si son portrait peint par Gilbert Stuart et son buste sculpté par Houdon sont reproduits à l'infini, si la plupart des grandes villes du monde ont tenu à lui dédier une place, une rue ou un boulevard. La conclusion est évidente : George Washington a bien été, pour reprendre le mot célèbre, « le premier dans la guerre, le premier dans la paix et le premier dans le cœur de ses concitoyens ». Pourquoi ?
Les Washington, d'honorables « bourgeois »
Les Washington se sont installés en Virginie au milieu du XVIIe siècle. Ils venaient d'Angleterre et, comme bien d'autres de leurs compatriotes, cherchaient fortune en Amérique. S'ils ont acquis le rang d'honorables « bourgeois », leur aisance n'a pas dépassé un niveau moyen. Quelques décennies plus tard, l'un de leurs descendants, Augustin Washington, s'établit dans le comté de Westmoreland, acquiert sept cents hectares de terres et achète des droits sur mille hectares situés dans la vallée du Potomac D'un premier mariage, il a deux fils, Lawrence et Augustin. Sa femme meurt en 1729. II se remarie avec Mary Bail qui lui apporte une petite dot. Le 22 février 1732 [2] naît un garçon que ses parents prénomment George, suivi en peu d'années par cinq autres enfants.
La fortune du père connaît des hauts et des bas. Il réussit à payer l'éducation de ses deux premiers fils et ne peut rien pour les autres. C'est au côté de sa mère que George s'instruit. Il ne part pas pour l'Angleterre, comme Lawrence, y étudier le droit. Il ne fréquente même pas l'université virginienne de William and Mary. D'ailleurs, son intérêt pour les choses de l'esprit est limité. Un planteur peut se contenter d'acquérir des notions de latin, de mathématiques et de savoir-vivre. A quoi lui servirait-il de philosopher ? L'ambition du jeune homme, c'est de se faire une belle situation dans la société coloniale du Sud, de gérer ses affaires, d'acheter et de vendre des terres, d'augmenter sa fortune honnêtement. Et cela demande beaucoup d'énergie et d'obstination.
En effet, lorsque son père meurt en 1743, le gros de l'héritage revient aux deux aînés. Les autres enfants ne devront compter que sur leurs aptitudes et le hasard. Mais George Washington bénéficie d'une aide précieuse, celle de son demi-frère. Lawrence lui apprend beaucoup, l'emmène avec lui en voyage, notamment dans les Barbades, l'introduit dans l'entourage des Fairfax, les plus riches propriétaires fonciers de la Virginie, lui donne le goût des activités militaires, lui lègue enfin une plantation qui domine le Potomac et qu'il a baptisée Mount Vernon. Bien conseillé, Washington se lance dans des spéculations foncières. D'abord arpenteur, il accompagne en 1748 les Fairfax dans la vallée de la Shenandoah. L'année suivante, le voici chargé de tracer le plan de la future ville d'Alexandria. Puis, il occupe les fonctions d'arpenteur officiel du comté de Culpeper. Autant d'occasions - qu'il saisit - pour bâtir une fortune. Il obtient dans la vallée de la Shenandoah une concession de 700 hectares. Il devient en 1751 l'un des associés de la compagnie de l'Ohio qui a reçu, de l'autre côté des Appalaches, des droits sur 100 000 hectares. Lorsque Lawrence meurt de tuberculose en 1752, George Washington hérite de 1 600 hectares. Il vient d'avoir vingt ans.
Mais l'expansion vers l'ouest de la Virginie se heurte à des obstacles. Les Indiens sont plus souvent hostiles qu'amicaux. Les Pennsylvaniens nourrissent de solides ambitions, eux aussi. Les Français, surtout, progressent vers le sud, à partir du Canada, et revendiquent la possession de la vallée de l'Ohio. En 1753, ils établissent, sur les bords du lac Érié, le fort Presqu'île et menacent Fort Trent que les marchands virginiens ont érigé aux fourches de l'Ohio. La Virginie prépare sa riposte. Elle renforce sa milice, demande à Londres un concours militaire, noue des contacts avec les Indiens. Le gouverneur Dinwiddie décide d'envoyer auprès des chefs français une mission d'information. Washington la dirige et publie, à son retour, un rapport dont on discute des deux côtés de l'Atlantique. La tension monte en 1754. Les Français s'emparent de Fort Trent qu'ils rebaptisent Fort Duquesne. Dinwiddie met alors sur pied une expédition militaire qui comprend 7 officiers, 6 sous-officiers, 120 soldats, un médecin et un tambour. Le commandement en est confié à Washington, avec le grade de lieutenant-colonel. Des escarmouches, une embuscade dans laquelle 10 Français sont tués (traîtreusement, dira-t-on au Canada), le siège de Fort Necessity dans lequel Washington et ses hommes se sont retranchés, et, le 3 juillet, les Virginiens capitulent.
L'épisode a démontré que, sans l'aide de la métropole, les colons ne pourront rien contre les Français. Aussi est-ce avec une profonde satisfaction que la Virginie accueille le général Braddock et ses 1 500 hommes qui arrivent d'Angleterre en 1755. Washington, à la tête de 450 miliciens, se joint à lui. L'expédition remonte la vallée du Potomac, franchit les Appalaches, suit la Youghiogheny et parvient aux abords de Fort Duquesne. Là, elle est surprise par un adversaire plus mobile et inventif. Le 9 juillet, à la bataille de la Wilderness, Braddock subit une défaite sans appel et meurt de ses blessures. Washington prend le commandement, rallie les survivants et bat en retraite.
Retour à la terre
A vrai dire, les Français ont remporté une victoire sans lendemain. En 1758, ils sont contraints d'évacuer Fort Duquesne, que les Anglais s'empressent de rebaptiser Fort Pitt, puis Pittsburgh. Mais Washington, malade, déçu de constater qu'un colonial se heurte aux plus grandes difficultés pour s'élever dans l'armée royale, préfère démissionner. La guerre de Sept Ans se poursuivra sans lui. C'est l'adieu aux armes. Et le retour à la plantation. Le jeune homme en quête d'aventures cède la place au gentleman farmer. Sa vie comporte, dès lors, trois centres d'intérêt : la gestion de ses domaines, les joies familiales et les activités politiques. Planteur, il continue de participer à de fructueuses spéculations sur la terre. Il veille au bon rendement de ses exploitations, suit de près l'évolution des cours du tabac, la principale culture en Virginie, tient ses comptes avec soin, accroît le nombre de ses esclaves, procède à des expériences agronomiques. Bref, un chef d'entreprise avisé, minutieux et prospère. En 1759, il a franchi le pas et épousé une jeune veuve. Elle s'appelle Martha Dandridge Custis. George Washington adopte les deux enfants qu'elle a eus de son premier mariage, ce qui le consolera de ne pas en avoir lui-même. Martha et George, ce ne fut vraisemblablement pas un mariage d'amour. Mais leur union fut heureuse. Et puis, à Mount Vernon, les Washington reçoivent beaucoup d'invités. Tradition virginienne oblige. Une vie paisible, ponctuée par le rythme des saisons, un peu terne.
Washington serait reste un planteur comme les autres si, au lendemain du rétablissement de la paix, les colonies n'avaient commencé à s'impatienter des excès de l'administration anglaise. Depuis 1758, il siège à la Chambre des bourgeois, l'assemblée législative de la colonie. A Williamsburg, on y discute des affaires de la Virginie. Puis, à mesure que le conflit s'aggrave avec Londres, on y évoque des problèmes « américains ». Washington écoute, parle peu et avec modération. Il réfléchit lentement et calmement. Ce n'est pas un leader révolutionnaire. Peu éloquent, il ne prononce pas de ces discours enflammés qui laissent prévoir qu'un jour les colonies prendront les armes. Bien sûr, il aime la Virginie. En ce sens, il est patriote. Mais la civilisation anglaise suscite son admiration. Comme la plupart des sujets britanniques des colonies, il est fier d'habiter l'Empire, de partager avec les sujets de la métropole le même amour de la liberté. En fait, il souhaite que le roi et son parlement respectent les droits de tous, y compris ceux des coloniaux. Il ne devance pas les événements. Tout au plus en saisit-il la portée. D'année en année, de crise en crise, il prend néanmoins conscience de l'impossibilité de s'entendre avec le gouvernement royal. La révolution se fait d'abord dans les esprits. Tout naturellement, la Virginie l'envoie au premier Congrès continental, qui se réunit à Philadelphie en 1774. Et il est encore l'un des délégués de la colonie au deuxième Congrès, en 1775. Le 15 juin, il reçoit le commandement en chef des forces continentales, c'est-à-dire américaines.
Cette nomination a de quoi surprendre. Est-il un stratège génial, un homme providentiel auquel les colonies devraient faire appel ? Certainement non. Washington n'est pas un Alexandre. Ses campagnes contre les Français lui ont donné de l'expérience, mais elles se sont soldées par deux défaites, à la suite desquelles il avait abandonné l'uniforme. En vérité, le Congrès pourrait nommer à cette fonction d'autres hommes, au moins aussi compétents que lui. Pourtant, Washington remplit trois conditions : Premièrement, il est connu des membres du Congrès. Personne ne doute de sa détermination ni de son honnêteté. Son hostilité à la politique du roi George III est une garantie. Washington ne trahira pas et n'acceptera aucune compromission. Deuxièmement, il est riche. Peut-être même passe-t-il pour plus riche qu'il n'est. Or la richesse permet au chef militaire de remplir ses fonctions avec dignité. Elle le met à l'abri de la corruption et lui évite la tentation de s'accrocher à son commandement. Troisièmement, enfin, la révolte armée a commencé dans le Massachusetts. Le 19 avril 1775, à Lexington, des miliciens et des soldats anglais ont échangé des coups de feu. Il y a eu des morts. Boston est assiégée par la flotte royale et la bataille de Bunker Hill est sur le point de se déclencher. C'est pour porter secours aux Bostoniens que le Congrès a voté la création d'une armée continentale et nommé un commandant en chef. Si l'on veut que toutes les colonies se sentent concernées par les événements de la Nouvelle-Angleterre, il convient de désigner un homme du Sud, de préférence un Virginien puisque la Virginie est la plus puissante des colonies.
La tâche de Washington n'est pas facile. Le Congrès a défini sa mission en ces termes : « Vous avez tout pouvoir et toute autorité pour agir dans l'intérêt du service, tel que vous le définirez. » Oui, mais le Congrès ne réussit pas à se faire obéir des colonies jusqu'en juillet 1776 ou des États après la proclamation de l'indépendance. Ce qui rend impossible la mission de Washington, c'est que les Américains n'aiment pas la guerre. Passe encore de décrocher le fusil pour combattre les Indiens ou faire le coup de feu contre les Anglais. Les Américains sont toujours prêts à se réunir sur la place du village « à la minute », et c'est pour cela que les miliciens sont désignés par le terme de minutemen. D'accord pour un effort très limité dans le temps, pour servir pendant quelques jours l'État, c'est-à-dire la Virginie, le Massachusetts ou la Pennsylvanie. Servir les États-Unis, en revanche, ne provoque pas l'enthousiasme. Les minutemen aspirent bien vite à rentrer chez eux pour engranger les foins, s'occuper de leurs affaires et s'asseoir au coin de la cheminée familiale. Inutile d'ajouter que ces amateurs ne connaissent rien, ou presque, aux règles de la guerre traditionnelle, que leurs équipements ne sont pas modernes, qu'ils détestent la discipline.
Il y a plus grave. On se pose des questions à la fois politiques et militaires. Les États-Unis s'apprêtent-ils à mener une guerre véritable ou bien se livrent-ils à une brève passe d'armes ? Pourront-ils compter sur une aide extérieure ? Sauront-ils consentir les efforts nécessaires à la victoire ? Quelle stratégie opposeront-ils aux soldats britanniques ? La solution n'apparaît pas clairement au début du conflit.
Il n'empêche que Washington obtient des résultats décisifs. Il met sur pied une armée, et ce n'est pas le moindre de ses mérites. Certes, elle n'a rien à voir avec la levée en masse. Au milieu de l'été de 1775, elle dépasse 16 000 hommes. En quelques mois, elle fond comme la neige au soleil. La conscription n'existe pas. Les volontaires hésitent à s'engager pour plus d'un an et les désertions sont nombreuses. En 1778, les effectifs remontent à 17 000 soldats, puis chutent de nouveau. A Yorktown, les Américains sont à peine 9 000, alors que les Français ont un corps expéditionnaire de plus de 7 000 hommes. Mais enfin, l'armée américaine est née. Washington ne s'est pas découragé, en dépit des obstacles.
Ce n'est pas tout. L'instruction, il faut la confier à des officiers étrangers. Le ravitaillement et l'équipement, il est indispensable de les arracher à l'égoïsme des États. En 1777, par exemple, le dénuement est dramatique. Les vêtements, les chaussures, la nourriture manquent. L'hiver passé à Valley Forge par les soldats est entré dans la légende : c'est le nadir de la jeune armée. Le jour de l'An 1781, six régiments de Pennsylvanie se mutinent parce que les hommes ont faim et froid, qu'ils réclament vainement leurs soldes et qu'ils éprouvent le sentiment, ô combien justifié, que le pouvoir civil se désintéresse de leur sort. La victoire sur l'Angleterre tient-elle alors du miracle ?
Washington a su profiter des faiblesses et des erreurs de l'adversaire. Tout comme il a tiré parti des avantages de son camp. De plus, il a découvert, par hasard, une tactique nouvelle et efficace : échapper à l'ennemi, maintenir une résistance armée, lancer des coups de main, ne pas renoncer. La première victoire des Américains, c'est de poursuivre le combat contre les soldats professionnels de Sa Majesté. Si ce sont les miliciens du New York et de la Nouvelle-Angleterre qui ont défait les troupes du général Burgoyne en 1777 à Saratoga, Washington les a aidés en fixant plus au sud une grande partie des troupes anglaises. C'est encore lui qui a su accueillir les jeunes nobles européens, parmi lesquels le marquis de Lafayette, s'entendre à merveille avec le comte de Rochambeau qui commandait le corps expéditionnaire français arrivé aux États-Unis en 1780. A Yorktown, l'année suivante, l'aide des Français a été capitale, mais le général américain a convaincu ses alliés qu'il fallait profiter de la présence de la flotte française pour attaquer les Anglais de Cornwallis et les contraindre à la capitulation. Tout compte fait, malgré les critiques dont il fut l'objet et les intrigues dont il faillit être la victime, George Washington sut entraîner derrière lui une nation naissante. Il fut l'homme de la situation et, à ce titre, il mérite de figurer au nombre des grands chefs militaires.
D'une présidence à l'autre
Le 4 décembre 1783, George Washington prend congé de ses officiers. Puis il se rend à Annapolis, dans le Maryland, où siège le Congrès. Il se démet solennellement de sa charge. La guerre est finie. Il se retire, déclare-t-il, de la vie publique. Il est temps de regagner Mount Vernon et de mettre un peu d'ordre dans des affaires trop longtemps négligées. S'il le voulait, il pourrait s'emparer du pouvoir. Certains lui ont même suggéré de se faire proclamer roi des Américains. Washington s'en indigne. Son modèle, ce n'est pas Jules César, mais Cincinnatus.
Un Cincinnatus encore actif. Le général se préoccupe du sort de ses anciens compagnons d'armes. Héros de l'Amérique nouvelle, il entretient une volumineuse correspondance avec ses compatriotes et des personnalités étrangères. Comme avant 1775, les visiteurs sont nombreux à Mount Vernon, qui s'est transformé en un haut lieu de la sagesse politique. A tous, Washington tient le même langage, celui de la fermeté et de l'ordre. Les États se sont unis en une confédération. Soit. Une confédération qui donne des résultats décevants. Elle n'est point assez forte, par exemple, pour imposer aux États une politique étrangère ou financière commune. Les différends se multiplient : l'État de New York et le New Jersey se querellent sur les droits de douane, la Virginie et le Maryland sur les droits de pèche dans le Potomac. Marylandais et Virginiens décident de chercher une solution et se réunissent à Mount Vernon. Ils s'aperçoivent que leurs préoccupations sont aussi celles des autres États. Du coup, ils lancent à tous une invitation pour 1786 à Annapolis. Finalement, une convention se tient à Philadelphie l'année suivante. Washington est au premier plan de ce mouvement de réformes. Cincinnatus a quitté sa charrue. Et rien ne semble plus normal que sa désignation à la présidence de la convention. Il fait l'unanimité. Son prestige n'est contesté par personne.
Il préside ainsi pendant quatre mois, dans la chaleur humide de l'été pennsylvanien, une assemblée qui adopte une nouvelle constitution, celle gui régit encore la vie politique aux États-Unis. A vrai dire, Washington n'a pas exercé une influence déterminante. Il s'est tenu au-dessus de la mêlée. Mais sa position est dépourvue d'ambiguïté : l'Union ne sera sauvée que si elle est plus étroite, si le gouvernement fédéral jouit d'une plus grande efficacité.
Le travail achevé, Washington rentre chez lui, persuadé, une fois de plus, qu'il en a fini avec les débats politiques. Chaque Américain sait pourtant que le premier président des États-Unis, celui qui aura la lourde charge de faire fonctionner les nouvelles institutions, ce sera, bien évidemment, George Washington. Personne n'est surpris lorsqu'en 1789 il est élu à la magistrature suprême à l'unanimité du collège électoral [3]. « J'ai dit adieu à Mount Vernon, note-t-il dans son journal, à la vie privée, à la félicité domestique et, l'âme oppressée de sentiments plus douloureux et plus pénibles que je ne saurais dire, j'ai pris le chemin de New York [4]. » Le voyage triomphal dure onze jours. Partout où il passe, il reçoit l'accueil qu'on réserve aux héros. Des ovations, des discours de bienvenue, des arcs de triomphe, des couronnes de laurier, les défilés des anciens combattants, des dizaines de bateaux qui lui font escorte dans la traversée de l'Hudson... Décidément, les Américains se retrouvent en lui. Une gravure le représente sur son cheval, saluant la foule, entouré de jeunes filles qui déversent de leurs paniers des milliers de pétales de roses. La légende : « Le héros qui défendit les mères protégera leurs filles. »
Apres les vivats, les soucis de la vie quotidienne. Washington a le redoutable honneur de définir le style de la présidence et les lignes directrices de la politique des États-Unis. Il aurait pu transformer la république en un régime monarchique. Il s'y refuse avec force. S'il se résigne à se présenter une deuxième fois à la présidence, il repousse l'idée d'un troisième mandat. Il aurait pu laisser le Congrès prendre le dessus et affaiblir la fonction présidentielle. Il s'emploie, au contraire, à maintenir un juste équilibre. Et, pour les principaux postes de son cabinet, il fait appel à des hommes aussi différents que Jefferson, nommé secrétaire d'État, et Hamilton, nommé secrétaire au Trésor.
C'est la que les difficultés commencent. Jefferson souhaite que les États-Unis demeurent une démocratie de petits propriétaires, que les États conservent leurs droits, qu'en un mot la pensée physiocratique l'emporte. Hamilton aspire à industrialiser son pays, à le doter d'une banque centrale qui gérerait le crédit. A Washington de trancher. Il prend le parti du secrétaire au Trésor. Conséquence inévitable : les partisans de Jefferson se rassemblent en un parti, celui des républicains-démocrates, tandis que les partisans de Hamilton se retrouvent au sein du parti fédéraliste. Le consensus de 1789 fait place à l'esprit de faction. Washington n'échappe plus aux attaques. Le héros, descendu de son piédestal, n'est plus qu'un homme politique comme les autres.
L'isolationnisme est né
D'ailleurs, sa politique étrangère divise également les Américains. En 1793, l'Europe s'embrase. La France révolutionnaire fait front contre l'Angleterre et ses alliés. Les États-Unis devront-ils, eux aussi, choisir leur camp ?
Les jeffersoniens rappellent que sans le traité franco-américain de 1778 la jeune république n'aurait pu assurer son indépendance, qu'entre la Révolution américaine et la Révolution française dans sa première phase les convergences sont plus fortes que les divergences. Ils réclament une intervention militaire aux côtés de la France. Les hamiltoniens crient au scandale, à la trahison des Frenchified. Ils n'éprouvent aucune sympathie pour les girondins et nourrissent une véritable haine à l'égard des montagnards. Le rapprochement avec la Grande-Bretagne ? C'est la prudence pour les quatre millions d'Américans. En un mot, la neutralité dans le conflit européen s'impose. Encore une fois, il faut choisir. Washington donne raison aux hamiltoniens et Jefferson quitte le gouvernement. L'isolationnisme est né, que le président définit un peu plus précisément dans son message d'adieu de septembre 1796. Bien plus : en 1794, le président accepte de signer avec l'Angleterre un traité qui règle le contentieux anglo-américain et semble conférer plus d'avantages à Londres.
Les attaques des républicains-démocrates redoublent de vigueur. Les journalistes ne ménagent pas le président Washington. L'un d'eux écrit : « Si jamais une nation fut débauchée par un homme, ce fut la nation américaine par Washington. » Au terme du deuxième mandat, le même journaliste observe : « S'il y eut une période propice à la satisfaction, c'est bien aujourd'hui. Tous les coeurs, à l'unisson avec la liberté et le bonheur du peuple, doivent exulter, car le nom de Washington cesse à partir d'aujourd'hui d'ouvrir le chemin à l'iniquité politique et de justifier la corruption. » Washington a fait une amère expérience : c'est qu'il est plus facile de sauver son pays que de le gouverner.
Aussi devine-t-on son soulagement, lorsque l'heure de la retraite a sonné. A peine la cérémonie de la passation des pouvoirs a-t-elle pris fin, il se précipite en Virginie. Comme pour rattraper le temps perdu et goûter enfin aux charmes de la campagne. Il est vrai que beaucoup de travail l'attend : la maison, les champs, les régisseurs, des comptes toujours embrouillés. La vie de gentleman farmer recommence. Avec un entracte très court en 1798, le temps d'une crise internationale, lorsque le président John Adams demande à Washington de reprendre le commandement de l'armée américaine. Désormais, Washington mène l'existence tranquille d'un grand-père, d'un planteur, d'un ancien combattant.
Légendes...
Le 14 décembre 1799, l'inévitable finit par se produire. Le vieux général a pris froid. Son état de santé a rapidement empiré. Les médecins ne savent pas le soigner. Il meurt à 11 h 30. Avec beaucoup de dignité, assurent les témoins, et la certitude qu'il faut régler « la dette que nous devons tous payer ». L'enterrement est simple. Point de funérailles nationales à grand spectacle. L'inhumation se fait dans le caveau familial, à Mount Vernon, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal. C'est là aussi que Martha ira reposer en 1802. Depuis lors, les deux sépultures sont restées dans le même lieu.
Adulé et détesté de son vivant, Washington n'est entré dans la légende qu'après sa mort. Loin d'être oublié ou de s'effacer dans la mémoire collective, son souvenir n'a cessé de s'amplifier. Au milieu de tous ceux qui ont créé les États-Unis, il a consolidé son aura. Benjamin Franklin a su attirer la France à la cause des insurgents, mais n'a pas tenu de rôle majeur après 1785. Thomas Jefferson illustra brillamment la culture américaine du XVIIIe siècle, rédigea la Déclaration d'Indépendance et fut un des grands présidents des États-Unis, mais il participa à la naissance des partis politiques, eut une attitude équivoque sur l'esclavage et demeura longtemps une figure controversée de l'histoire américaine. Patrick Henry, qui, le premier, se proclama « Américain », George Mason, Samuel et John Adams, James Madison [5] n'eurent jamais la stature de héros nationaux. George Washington, lui, a occupé et occupe encore une place à part. Non pas qu'il ait suscité la sympathie ou la familiarité. Tout au contraire. Il ne fut jamais de ces politiciens qui serrent les mains et embrassent les bébés. Il n'a jamais toléré à son égard le moindre geste amical. On raconte que Gouverneur Morris, une personnalité de la politique américaine, voulait prouver combien il était proche du général. Au cours d'une réunion publique, il mit la main sur l'épaule de Washington. Avec la plus grande froideur et la fermeté que l'on devine, celui-ci prit la main indiscrète et l'éloigna de lui. Morris ne recommença pas et chacun comprit.
D'ailleurs, tout dans le comportement de Washington inspire le respect et provoque la distance. Les portraits ne nous livrent pas les sentiments profonds de l'homme. Le masque est impénétrable, l'air sérieux, voire triste, le maintien aristocratique. Avec sa perruque poudrée, sa culotte et ses bas de soie, Washington incarne le monde des gentlemen. A coup sûr, les voisins de sa jeunesse, les Fairfax, l'auraient admiré. Plus il vieillit, plus il est des leurs. Étrange paradoxe ! Ce gentilhomme, si parfaitement anglais, adepte de la chasse au renard, grand propriétaire foncier, monarque sans couronne, a fini par symboliser la jeune Amérique, une république indépendante, en marche vers la démocratie, une nation à la recherche d'elle-même. A tel point qu'aujourd'hui sa naissance est célébrée dans tous les États de l'Union, comme si le Washington's Birthday équivalait à l'Independence Day. Bien plus, le Congrès lui a décerné en 1976, à l'occasion du bicentenaire, le grade le plus élevé de la hiérarchie militaire.
« Son Altesse le Président » ?
Et pourtant, ses qualités intellectuelles ne suscitent pas l'enthousiasme. Dans son discours du 30 avril 1789, Washington évoque « ses talents médiocres », son inexpérience « des devoirs de l'administration civile » et rappelle « le sentiment aigu de son insuffisance ». Modestie excessive, sans aucun doute. Mais il reste que sa culture est limitée. Contrairement à Franklin, à John Adams ou à Jefferson, il n'a jamais quitté l'Amérique du Nord.
Le raffinement des cultures européennes de son temps, il ne le connaît pas. Il ignore tout de l'atmosphère de Versailles et de Londres.
Le « provincial » Washington est l'incarnation de la Virginie coloniale. Sa pensée politique, il l'a résumée dans le discours d'adieu de septembre 1796 : « Le maintien de l'Union, écrit-il, doit être le principal objet des vœux de tout patriote américain. » Un thème banal, semble-t-il, mais qui ne sera pas dépourvu de résonances au cours du demi-siècle qui précède la guerre de Sécession. Dans le domaine des relations avec les autres nations : « L'Europe a des intérêts qui ne nous concernent aucunement ou qui ne nous touchent que de très loin. Il serait donc contraire à la sagesse de former des nœuds qui nous exposeraient aux inconvénients qu'entraînent les révolutions de sa politique. » Une opinion de circonstances, un jugement de bon sens pour une nation encore bien faible et peuplée d'à peine quatre millions d'habitants. Mais cet isolationnisme survivra, pour l'essentiel, jusqu'au XXe siècle.
Somme toute, Washington défendit quelques idées simples et laissa son pays plus fort qu'il ne l'avait trouvé. Les finances ont été consolidées. L'expansion territoriale se poursuivait. L'étranger respectait les États-Unis. C'est une réussite qui n'a rien de méprisable. Washington fut un grand président qui sut, en outre, assurer « la grandeur et la difficulté de ce poste de confiance ». C'est que, dans la dernière décennie du XVIIIe siècle, une nation avait presque toujours pour chef un roi ou une reine, un empereur, un prince ou un évêque, c'est-à-dire un homme ou une femme qui tenait son autorité de Dieu, un haut dignitaire revêtu de prestige et d'autorité. Aux États-Unis, changement de décor. Le président est élu, indirectement, par le peuple. Élu, voilà qui est nouveau, sinon révolutionnaire. Il incarne la souveraineté populaire. On ne sait même pas comment l'appeler. Le Sénat propose : « Son Altesse le Président des États-Unis d'Amérique. » Pompeux et trop royal. Ce n'est pas la manière américaine. La Chambre des représentants fait adopter une formule plus simple : « Monsieur le Président ». On s'adressera à lui, comme on s'adresse à un citoyen ordinaire, tout en sachant qu'il exerce pour un temps la plus haute des fonctions publiques.
Washington s'est empressé de donner à la présidence sa véritable place. Il se fait voir à la foule sur un cheval blanc. Il exige de tous des marques de respect puisqu'il parle au nom du pays. Il reçoit volontiers les visiteurs mais fixe son jour et son heure pour les audiences qu'il accorde. Il a compris que la présidence est une idée neuve aux Etats-Unis et dans le monde, qu'il convient, en conséquence, ni de la sous-estimer ni de la surestimer. En un mot, il a inventé la présidence et créé les précédents que reprendront ses successeurs. Et lorsqu'on sait quel prestige les Américains confèrent à la magistrature suprême, surtout au XXe siècle, on conclut sans risques de se tromper que Washington, président heureux et honnête, est solidement installé au sommet du Panthéon américain.
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C'était ... hier
1789 : George Washington est élu premier président des U.S.A.
1894 : Adolphe Sax, l'inventeur du saxophone, quitte cе monde dans la misère, à l'âge de 79 ans. Il а appοrté des amélioratiοns déсisives à la clarinеtte basse et il a inventé le saxophone vers 1840. Ses atеliers parisiens produiront 20.000 instrumеnts en 20 ans.
1957 : Mise en vente de la première machine à écrire électrique.
1969 : Inauguration du réseau Arpanet, devenu depuis Internet
1971 : Le constructeur automobile Rolls-Royce (voitures de luxe) est en faillite.
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La Semaine de Suzette est un hebdomadaire destiné aux fillettes et jeunes filles issues de familles aisées, publié en France du 2 février 1905 au 25 août 1960 par les éditions Gautier-Languereau (Henri Gautier jusqu'en 1918). Il contenait des textes illustrés, des récits édifiants, des conseils pratiques et quelques bandes dessinées.
Il est célèbre pour avoir introduit dès son premier numéro le personnage de Bécassine, créé par le dessinateur Joseph Porphyre Pinchon et la rédactrice-en-chef de la revue Jacqueline Rivière. D'autres auteurs de talent, tels Étienne Le Rallic, Edmond-François Calvo ou Marie d'Agon de la Contrie, ont collaboré à La Semaine de Suzette.
Les numéros invendus étaient rassemblés en albums reliés, semestriels jusqu'en 1950, ensuite quadrimestriels, puis trimestriels. Des livres reprenant chacun une histoire complète ayant paru dans la revue sont publiés sous le titre Bibliothèque de Suzette de 1919 à 1958.
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Un puzzle aussi appelé casse-tête au Canada francophone, est un jeu de patience, de la catégorie casse-tête, qui consiste à reconstituer un objet à deux ou trois dimensions à l'aide de pièces qui s'emboîtent les unes dans les autres. Les puzzles en deux dimensions sont des reproductions de tableaux, de photos ou de dessins. Certains puzzles en trois dimensions peuvent représenter par exemple des monuments connus.
Le puzzle peut se pratiquer seul ou à plusieurs et dans certains pays se joue en famille au moment des fêtes.
Historique
L'invention des puzzles est attribuée à John Spilsbury, un cartographe et graveur londonien qui, vers 1760, eut l'idée de découper des cartes représentant différents pays du monde et de les vendre comme moyen ludique d'apprendre la géographie . Les premiers puzzles se faisaient en peignant une image sur la surface d'une fine planche de bois que l'on découpait ensuite à l'aide d'une scie à chantourner, appelée en anglais jigsaw. D'où le terme d'origine désignant un puzzle, jigsaw puzzle, le mot anglais puzzle signifiant d'une façon générale une énigme ou un casse-tête.
Au début du xxe siècle et plus particulièrement dans les années 1930 aux États-Unis, les techniques de productions changent et se mécanisent grâce à la forme de découpe (die-cut en anglais) : c'est le début de la production de masse qui permet une plus large diffusion, grâce à la baisse des coûts de production.
Il existe encore aujourd'hui des fabricants de puzzles artisanaux en bois : le découpeur de puzzle scie en superposant deux, trois, ou cinq planches où la reproduction a été collée. La découpe est fonction de l'image à reconstituer pour apporter une difficulté et un plaisir supplémentaire, en tout cas différent.
Internet a permis une diffusion plus large du concept de puzzle. Certains sites Internet proposent ainsi un grand nombre de puzzles à faire sur écran. La dématérialisation totale du jeu permet de s'affranchir de certaines contraintes du jeu physique – comme la perte d'une pièce.
« Le rôle du faiseur de puzzle est difficile à définir. Dans la plupart des cas — pour tous les puzzles en carton en particulier — les puzzles sont fabriqués à la machine et leur découpage n'obéit à aucune nécessité : une presse coupante réglée selon un dessin immuable tranche les plaques de carton d'une façon toujours identique ; le véritable amateur rejette ces puzzles, pas seulement parce qu'ils sont en carton au lieu d'être en bois, ni parce qu'un modèle est reproduit sur la boîte d'emballage, mais parce que ce mode de découpage supprime la spécificité même du puzzle ; il importe peu en l'occurrence, contrairement à une idée fortement ancrée dans l'esprit du public, que l'image de départ soit réputée facile (une scène de genre à la manière de Vermeer par exemple, ou une photographie en couleurs d'un château autrichien) ou difficile (un Jackson Pollock, un Pissarro ou — paradoxe misérable — un puzzle blanc) : ce n'est pas le sujet du tableau ni la technique du peintre qui fait la difficulté du puzzle, mais la subtilité de la découpe, et une découpe aléatoire produira nécessairement une difficulté aléatoire, oscillant entre une facilité extrême pour les bords, les détails, les taches de lumière, les objets bien cernés, les traits, les transitions, et une difficulté fastidieuse pour le reste : le ciel sans nuages, le sable, la prairie, les labours, les zones d’ombre, etc. »
Types de puzzles / casse-têtes
Puzzles en deux dimensions
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Pièces d'un puzzle en deux dimensions
Les pièces d'un puzzle, en carton, en plastique ou en bois, sont des formes de taille semblable présentant des excroissances et des creux sur leurs bords. Faire un puzzle consiste à poser les pièces sur une surface plane et à les emboîter les unes dans les autres pour reconstituer une image dont le modèle accompagne le puzzle. Les pièces sont conçues pour ne permettre qu'une seule configuration. Les puzzles sont le plus souvent de forme rectangulaire ou carrée, mais on trouve aussi des variantes de toutes sortes.
La difficulté d'un puzzle dépend du nombre de pièces, et varie en fonction de leur taille et de celle du puzzle complet. Les puzzles ordinaires commencent à 300 pièces puis on trouve des versions de 500, 750 puis des multiples de 1 000 à 10 000 pièces. Ils sont généralement accompagnés d'une indication de l'âge nécessaire pour pouvoir le résoudre sans trop de difficulté (ni de facilité).
Le plus grand puzzle commercialement distribué en 2017 est Travel around Art de Grafika (54 000 pièces) avec 8,64 m de long pour 2,04 m de haut[6].
Résolution
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Commencer par les coins et les bords…
… puis remplir
La méthode de résolution commune comporte généralement les étapes suivantes (mais il existe des puzzles sans bord droit et donc sans coins) :
recherche des coins : les quatre pièces formant les coins du puzzle complet se repèrent par leur absence d'excroissance ou de creux sur deux côtés contigus ;
recherche des bords : les bords se repèrent par leur absence d'excroissance ou de creux sur un des quatre côtés ;
remplissage : il faut ensuite assembler le reste des pièces, soit à partir des bords, soit à partir des éléments les plus aisément reconnaissables sur l'image (par exemple le personnage ou le monument principal) ;
pour ne pas avoir à piocher au hasard une pièce parmi plusieurs centaines, voire plusieurs milliers, on peut au préalable trier les pièces par couleur dominante ou par la forme de leurs excroissances et de leurs creux.
utiliser ensuite les symétries existantes dans la découpe des pièces (liées à l'utilisation répétée de l'emporte pièces aux quatre coins du puzzle habituellement) pour déduire plus rapidement le positionnement des pièces. Ainsi, au-delà de 2 000 pièces, il apparaît systématiquement un motif reproduit par symétrie centrale et, au-delà de 4 000 pièces, la combinaison de symétrie centrale et de translation est souvent observée. Ainsi, un des plus grands puzzle du monde, de 40 320 pièces, est constitué de dix reproductions d'un motif de 4 032 pièces, celui-ci étant lui-même composé de quatre blocs de 1 008 pièces.
Dans ce type de grands puzzles, les pièces situées à la jonction des plaques de découpe sont aisément reconnaissables car elles ont une forme spécifique permettant un emboîtement entre plaques et non pas "d'une pièce à l'autre".
Casse-têtes en trois dimensions .
Le type de casse-tête en 3D nous vient de Montréal, Québec, inventé par Paul-Émile Gallant en 1990. Il fut breveté sous le nom de Puzz-3D et fabriqué par la compagnie montréalaise Wrebbit inc.
Il existe différentes formes de puzzles en trois dimensions :
Monuments historiques ou sites célèbres (Mont Saint-Michel, Empire State Building…)
Boule représentant différentes images (globe terrestre, ballons, ou images animalières…)
Statue ou autre sculpture coupées en tranche (Baiser de Rodin, Réveil…)
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Le saviez vous ..
Blaise de Sébaste (en grec : Άγιος Βλάσιος Agios Vlasios, en arménien : Սուրբ Վլաս Sourp Vlas), est un médecin et évêque (de Sébaste) martyrisé sous Licinius en Arménie en 316, par l'ordre d'Agricola, gouverneur de Cappadoce. Il est considéré comme saint auxiliaire.
On croit selon la tradition que saint Blaise intercède dans les cas de maladies de gorge, surtout quand des arêtes s'y sont enfoncées. La première référence que nous avons de lui figure dans les écrits médicaux d'Aetius Amidenus, qui invoque d'ailleurs son aide dans le traitement des objets enfoncés dans la gorge. Au xiie siècle, Jean Beleth indique que Blaise est invoqué pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.
Blaise est le saint patron de la ville de Dubrovnik (l'ancienne Raguse) (où il est connu comme Sveti Vlaho) : on croit qu'il est apparu dans les airs en 971 afin de prévenir les habitants d'une attaque imminente des Vénitiens. En Russie, saint Vlassiy est le saint patron des troupeaux.
Fête : il est commémoré le 3 février selon le martyrologe romain, et le 11 février pour les églises orthodoxes.
Histoire
D'après les Actes de saint Blaise, écrits en grec, Blaise, qui avait étudié la philosophie dans sa jeunesse, était un médecin à Sébaste en Arménie, sa ville natale, et il exerçait son art avec une capacité extraordinaire, une grande bonne volonté et de la piété. Quand l'évêque de la ville mourut, l'acclamation de tout le peuple le désigna pour lui succéder. Sa sainteté se manifestait par une foule de miracles : de partout aux environs, les gens venaient à lui pour faire soigner leur âme et leur corps ; les animaux sauvages eux-mêmes venaient en troupeaux pour recevoir sa bénédiction.
En 316, Agricola, gouverneur de Cappadoce et de Petite Arménie, arriva à Sébaste sur ordre de l'empereur Licinius pour mettre à mort les chrétiens et il fit arrêter l'évêque. Comme on le menait en prison, une mère mit à ses pieds son fils unique, qui était en train de mourir par étouffement d'une arête qu'il avait avalée, et l'enfant fut immédiatement guéri. Cependant le gouverneur, incapable de faire renoncer Blaise à sa foi, le fit battre, fit déchirer sa chair avec des peignes en fer et le fit décapiter.
D'après La Légende dorée, après que Blaise fut désigné comme évêque de Sébaste et pour échapper aux persécutions de Dioclétien, le saint gagna une caverne où il vécut en ermite. Assis à l'entrée d'une grotte, les oiseaux lui apportaient sa subsistance, et les animaux s'assemblaient autour de lui pour recevoir sa bénédiction ou pour être guéris lorsqu'ils étaient malades : on le voyait ainsi nourrir un renard, caresser la tête d'un lion ou d'une panthère3.
Lors d'une partie de chasse, les soldats du gouverneur local tombèrent sur cette grotte, et virent la foule des animaux autour de Blaise, mais ils n'en purent capturer aucun. Aussi le gouverneur fit-il amener le saint sous bonne escorte. En route, Blaise sauva un enfant mourant qui avait avalé une arête de poisson, et obtint d'un loup qu'il restituât un pourceau qu'il avait ravi à une pauvre veuve. Le gouverneur, ne pouvant obtenir de lui qu'il sacrifiât à ses dieux, le fit jeter en prison.
Là, la veuve lui apporta du pain et la tête de son pourceau, ainsi qu'une chandelle : ceci explique l'utilisation de chandelles dans le culte du saint. Par la suite, le gouverneur le fit torturer à l'aide de peignes de fer qui lacéraient ses chairs, puis ordonna qu'on le jette dans un étang. Mais alors Blaise fit un signe de croix, et la surface de l'étang devint pour lui solide. Le gouverneur le fit alors décapiter. Lors de sa mort, le saint demanda à Dieu que quiconque l'invoquerait pour un mal de gorge ou une autre maladie fût exaucé, et cela lui fut accordé.
La tradition perdure, beaucoup de paroisses ont comme patron St Blaise
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C'était .. hier
1468 : L'invеnteur de la prеsse à imprimer, Johannes Gutenberg, meurt dans sa ville natale dе Mayence, en Allemаgne.
1690 : Le premier billet de banque américain est émis
1958 : Le traité du Benelux signé entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas assure aux trois pays une unité économique et leur permet d'adopter une politique commune sur les plans social et financier. Le siège de cette nouvelle union est installé à Bruxelles. Le mot Benelux est une contraction de Belgique, Nederland et Luxembourg.
1959 : Le monde de la musique est en deuil : Buddy Holly, Richie Valens et The Big Bopper se tuent dans un accident d'avion dans l'Iowa aux États-Unis
1962 : Voyage inaugural du paquebot France entre Le Havre et New-York
1979 : Michel Serrault est récompensé du César du meilleur acteur pour son film "La cage au folles".
1982 : La comрagnie Kodak lаnce sur le marché un nouvel appareil photo que l'on сharge d'une pellicule sur disque.
1995 : Décollage de la navette américaine Discovery avec comme pilote le lieutenant-colonel Eileen Collins qui devient la première femme pilote de navette spatiales.
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TRADITIONS
Chaque culture s'enorgueillit de ses traditions ; certaines sont uniques à un pays alors que d'autres sont célébrées dans plusieurs endroits à travers le monde comme la piñata, la baignade dans l'eau glaciale ou la marche sur le feu. Chose certaine, ce sont des rituels hors du commun qui méritent qu’on s’y intéresse. Sans plus tarder, plongeons au cœur de quelques traditions surprenantes !
1. La baignade de l'ours polaire
Que ce soit dans les eaux du Pacifique, de l'Atlantique ou du lac Ontario, des gens de partout au Canada bravent les eaux glaciales à l’occasion de la « baignade annuelle de l'ours polaire ». Chez nous ainsi que dans d’autres pays nordiques, cette tradition se déroule le 1er janvier. Vêtus d'un maillot de bain, les participants effectuent un plongeon rapide dans l'eau à une température variant entre 0 et 8 degrés. C’est en 1920, à Vancouver, que cette tradition serait née. Certains baigneurs courageux relèvent ce défi dans le but d’amasser des fonds pour une œuvre caritative. Cependant, pour la majorité, il s'agit plutôt de commencer la nouvelle année de façon extraordinaire et remarquée.
2. La marche sur des braises ardentes
Ce rituel consiste à marcher pieds nus sur un lit de braises. Cette tradition millénaire est toujours présente chez certaines couches de la société hindoue en Inde et au Sri Lanka ainsi que dans plusieurs pays du monde. La marche sur le feu s'effectue le plus souvent en groupe en plus d’être accompagnée de chants et de danses qui favoriseraient l'émergence d'une force collective. Cette pratique aurait pour but de démontrer que la volonté et la force mentale suffiraient à dominer la peur et permettraient de réaliser ce rituel sans se brûler les pieds. Certains disent qu'une préparation psychologique particulière est nécessaire tandis que d’autres avancent des principes physiques pour expliquer cette coutume inusitée. L'astuce consiste à utiliser du charbon puisque ce n’est pas un bon conducteur de chaleur. La couche de cendres qui recouvre le lit de charbon sert d'isolant. Il va sans dire que le contact entre le charbon et les pieds doit être de très courte durée.
3. Le chauffage à la tourbe
L'utilisation de la tourbe en horticulture et en agriculture est bien connue. Mais saviez-vous qu'elle sert aussi à chauffer les maisons et que son utilisation date de l’époque romaine ? Les tourbières sont fréquentes dans certains pays, dont le Canada, la Russie et l'Irlande. Celles-ci font partie du paysage irlandais et couvrent environ 10 % du territoire du pays. Toutefois, c'est plus particulièrement dans la région du Connemara qu'elle est récoltée. Pour les Irlandais, le chauffage à la tourbe représente une solution moins dispendieuse et plus écologique que le chauffage au bois. Lorsqu'elle est exploitée à petite échelle pour usage personnel, l'extraction se fait à la main au moyen d'une grande bêche qui sert à découper la tourbe en morceaux de la taille d'une brique. Ces mottes sont ensuite pressées pour les vider de leur eau et déposées à la surface de la tourbière pour sécher au soleil et au vent. La tourbe est même utilisée comme source d’énergie pour le séchage des grains d’orge afin de donner au whisky un arôme particulier.
4. La Kumari : une déesse vivante
Tradition-Nepal-KumariEn général, les déesses sont représentées par des statues ou des icônes, ou bien, elles n'existent que dans la mythologie. Il en va autrement au Népal où une fillette est sélectionnée, parfois dès l'âge de 3 ans, pour incarner la déesse hindoue Durga. On l'appelle la Kumari, un terme dérivé du sanskrit qui signifie « vierge ». Son règne dure jusqu'à la puberté puisqu'à partir de ce moment elle est considérée impure. Elle vit dans un palais et n'en sort qu'à de rares occasions pour des fêtes ou des cérémonies officielles. Elle doit alors être portée puisque ses pieds ne doivent pas toucher le sol. Elle revêt des tenues ornées de lourdes parures et affiche un épais maquillage. Cette tradition ancestrale, qui est encore pratiquée aujourd’hui, aurait vu le jour au 17e siècle.
5. Les étalons blancs qui dansent
Les chevaux de la race lipizzan se caractérisent par leur robe de couleur blanc-gris, leur port altier et leurs mouvements élégants. Les étalons lipizzans sont célèbres dans le monde entier pour leur capacité unique à effectuer des cabrioles dans les airs. Six ans de dressage sont nécessaires pour que cet étalon parvienne à maîtriser une ou deux figures aériennes éblouissantes comme la levade, la croupade ou la cabriole. Cette race a été créée dans l’un des plus vieux haras d'Europe à la demande de la cour impériale d'Autriche. Cet haras est situé dans le village de Lipica, autrefois appelé Lipizza, en Slovénie. Le terme lipizzan est d'ailleurs dérivé du nom de ce petit village qui, à l'époque, faisait partie de l'Empire austro-hongrois. Depuis le 18e siècle, l’École espagnole de Vienne perpétue cette tradition de dressage et n'utilise que des chevaux de cette prestigieuse race pour présenter des spectacles mettant en valeur ces mouvements si particuliers. En Slovénie, vous pourrez voir ces magnifiques chevaux pendant la visite du parc équestre de Lipica .
6. La piñata
Dans la plupart des pays, il est coutume de souligner les anniversaires de naissance. Au Mexique, une fête d'enfants ne serait pas complète sans une piñata, un récipient très coloré fait de carton ou de papier mâché. Elle peut prendre toutes sortes de formes et contenir des friandises, des jouets ou de petites surprises. Le but est de la rompre pour s'emparer de son contenu. On suspend la piñata à une certaine hauteur et on la fait balancer. À tour de rôle, les participants, qui ont les yeux bandés. effectuent quelques tours sur eux-mêmes avant de tenter de la frapper au moyen d'un bâton. Il faut parfois plusieurs rondes pour parvenir à la briser. La piñata fait aussi partie d'autres célébrations comme la posada, une tradition mexicaine qui se déroule pendant les jours de l'avent.
7. L’encensoir qui fait de la haute voltige
Dans les églises catholiques, les prêtres utilisent l'encensoir autour de l'autel, mais dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, il existe une très vieille tradition qui consiste à faire balancer un immense encensoir dans la voûte de la nef principale. L'encensoir est suspendu à la coupole centrale à une hauteur de 20 mètres et est actionné grâce à un système complexe de cordes et de poulies. Il faut huit hommes pour le faire balancer d'une voûte à l'autre sur une trajectoire d'une soixantaine de mètres. Une fois en mouvement, il peut atteindre 68 km/h. Le plus grand encensoir du monde est utilisé 12 fois par année, pendant les célébrations les plus solennelles ainsi que tous les vendredis de l'année (sauf le Vendredi saint), pendant la messe de 19h30.
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Origine de la chandeleur : une fête religieuse ?
Autrefois nommée Chandeleuse, la Chandeleur vient du mot “chandelle” et de l’expression latine “festa candelarum” qui signifie “fête des chandelles”. Une bénédiction des cierges se déroulaient en effet à cette occasion.
La tradition de la Chandeleur, comme beaucoup de fêtes du patrimoine culturel judéo-chrétien, est issue du mélange des traditions païennes, juives et chrétiennes. L’origine la plus connue de la tradition de la chandeleur remonte aux Parentalia romaines : une fête annuelle en l’honneur des défunts, au cours de laquelle les romains veillaient à l’aide de cierges et de torches.
Dans la religion chrétienne, la Chandeleur trouve son origine dans la fête des relevailles : 40 jours après la naissance de son enfant, les hébreux fêtaient les relevailles de la mère par une cérémonie de purification. Dans la religion catholique, la Chandeleur correspond à la présentation de Jésus au temple, 40 jours après sa naissance. C’est en 472, que la Chandeleur est christianisée.
Histoire de la chandeleur : pourquoi des crêpes ?
Durant des siècles, cette fête a été symbolisée par des chandelles et des crêpes. A présent, il en reste surtout les crêpes. Au fait, pourquoi fait-on des crêpes à la chandeleur ?
Par leur forme ronde et leur couleur dorée, les crêpes représentaient le disque solaire et le retour à la lumière. Un écho au début du mois de février, période à laquelle les jours commencent à se rallonger. La consommation de crêpes apparaît alors comme un hommage au cycle de saison et au retour du printemps.
La tradition de la Chandeleur s’accompagne de nombreuses superstitions ! La crêpe symbolise le don aux dieux sans qui le blé ne pousserait pas : les paysans faisaient des crêpes pour la chandeleur afin de s’assurer que les récoltes seraient bonnes et leurs finances prospères.
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C'était .. hier
1535 : Fondation de la ville de Buenos Aires
1635 : Des hollandais fondent la ville de New-Amsterdam qui deviendra New-York.
1709 : Alexandre Selkirk, marin écossais est recueilli sur une île déserte au large du Chili. Il vivait sur cette île depuis son naufrage en 1704. Son histoire inspirera Daniel de Foe pour son roman "Robinson Crusoé".
1935 : Le détective américain Leonard Keeler teste sa nouvelle invention sur deux criminels du Wisconsin : le détecteur de mensonges Keeler. La culpabilité des deux malfrats, Cecil Loniello et Grignano Tony, est évidente selon l'appareil. Ils seront condamnés.
1943 : Capitulation des troupes allemandes encerclées à Stalingrad
1977 : Ouverture au public du centre Pompidou à Beaubour
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Le phare de Bell Rock est le plus vieux phare de mer du monde toujours en activité aujourd'hui, après celui de Cordouan. Il se trouve en mer du Nord au large de l'Écosse. Sa construction, par Robert Stevenson (le grand-père du célèbre écrivain), au début du xixe siècle, fut épique.
Il a été construit sur Bell Rock (aussi connue sous le nom de Inchcape) en mer du Nord, 12 milles (18 km) au large de la côte d'Angus, en Écosse, à l'est de l'estuaire de la Tay. Avec une hauteur de 35 m, sa lumière est visible à 35 milles (55 km).
La qualité de la maçonnerie sur laquelle repose le phare est telle qu'il n'a pas eu besoin de réparation ou adaptation depuis près de 200 ans.
Les lampes et réflecteurs ont été remplacés en 1843, l'équipement d'origine est remonté dans le phare du cap Bonavista, à Terre-Neuve, où il est toujours en activité. Le fonctionnement du phare a été automatisé depuis 1988.
Le phare fonctionne en tandem avec une station côtière, la Bell Rock Signal Tower, construite en 1813 à l'embouchure du port d'Arbroath. Aujourd'hui, ce bâtiment abrite le Signal Tower Museum, un centre d'accueil des visiteurs sur l'histoire du phare.
Les défis à relever pour la construction du phare ont conduit à ce qu'il soit décrit comme une des Sept Merveilles du monde industriel.
Historique d'avant le phare .
Si on en croit la légende, le rocher est appelé Bell Rock (« rocher de la cloche ») en raison d'une tentative au xive siècle de l'abbé d'Arbroath d'y installer une cloche d'avertissement. La cloche n'y restera qu'une année avant de sombrer sous les eaux. Cette histoire est immortalisée dans le Inchcape Rock, un célèbre poème du xixe siècle du poète Robert Southey. Le rocher a été le théâtre de nombreux naufrages puisqu'il se trouve juste au-dessous de la surface de la mer, sauf pendant quelques heures à marée basse. À la fin du xviiie siècle, il a été estimé que le rocher est responsable du naufrage de six navires chaque hiver. En une seule tempête, 70 navires ont été perdus au large de la côte est de l'Écosse. L'ingénieur écossais Robert Stevenson avait proposé la construction du phare de Bell Rock en 1799, mais le coût et la nature relativement radicale de sa proposition, en ont causé l'abandon. Toutefois, la perte du navire de guerre HMS York (1796) (en) et tout son équipage, en 1804 entraîna un scandale au Parlement, qui conduit à l'adoption en 1806 de la loi autorisant le lancement de la construction.
Le phare a été construit par Stevenson entre 1807 et 1810 et il a été allumé le 1er février 1811 pour la première fois. Le design a quelques similitudes avec son ainé, le phare d'Eddystone conçu par John Smeaton, qui a également été construit sur un récif au large en utilisant des pierres imbriquées, mais également de nouveaux éléments, comme la rotation des lampes en alternant le rouge et le blanc.
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Le saviez vous ..
L'aspirine, une origine végétale
Avant que l'aspirine devienne ce médicament si connu, l'homme utilisait déjà les propriétés des espèces végétales pour soigner ses maux. Ainsi à l'origine de l'aspirine nous retrouvons deux plantes : le saule blanc et la reine-des-prés.
Le saule blanc
De la famille des Salicacées, le saule blanc, Salix alba L., est un arbre commun que l'on retrouve dans les lieux humides des zones tempérées, souvent présent en ripisylve.
C'est une espèce très présente en Europe de façon native mais également introduite, comme en Norvège et Finlande. On le retrouve également en Asie tempérée, en Afrique du nord et de manière introduite sur le continent américain.
Sa taille peut atteindre plus de 20 mètres de haut, son tronc est court et massif et ses branches
dressées. Son écorce est de couleur grise foncée. Les feuilles du saule blanc ont un limbe falciforme dont le bord est denté. Les feuilles sont soyeuses dessus et possèdent un duvet argenté de poils au revers, duquel le nom saule blanc, provient.
... un arbre à propriétés curatives
Des décoctions de feuilles de saule étaient utilisées durant l'antiquité par les grecs. Hippocrate, père de la médecine l'utilisait en - 400 avant J.C. pour lutter, déjà, contre la douleur et la fièvre. Puis Dioscoride (an 40- 90) se servait de l'écorce dans des décoctions.
Il faut attendre le XIXeme siècle pour découvrir le principe actif du saule blanc : en 1825 un pharmacien italien, Francesco Fontana réussit à isoler celui-ci est l'appelle la salicine. En 1829 Pierre-Joseph Leroux, pharmacien français, améliore le processus. Il réalisa une décoction d’écorce de saule blanc réduite en poudre, puis en filtrant et concentrant celle-ci il obtint des cristaux blancs, solubles dans l'eau qu'il appela alors salicyline (du latin salix).
La reine-des-prés
De la famille des rosaceae, la reine-des-prés, Filipendula ulmaria (L.) Maxim. , nommée autrefois Spiraea ulmaria L. est une plante herbacée vivace commune.
On la retrouve dans les lieux humides ou inondées. Ses tiges sont rougeâtres et cette plante mesure de 50 cm à 1 mètre 50. Elle a de grandes feuilles vert foncé dessus, blanc cendré dessous qui sont composées de 5 à 17 folioles. Ses fleurs, groupées en rameau, sont blanches, un peu jaunâtres et sont très parfumées d'une délicate odeur de miel ou d'amande. Les fruits de la reine-des-près sont formés en grappe et sont enroulés sur eux-même en forme de spirale, d'où provient le nom de Spirée.
Dès le Moyen-Age les fleurs odorantes de la reine-des-prés étaient utilisées pour lutter contre la fièvre et les rhumatismes.
En 1835, 10 ans après la découverte de la salicine, un chimiste suisse, Karl Jacob Löwig isole le principe actif de la reine-des-prés : l'acide salicylique, aussi appelé acide spirique. Ce composé est très proche de celui du saule blanc, la salicyline.
Le processus est en marche...
Charles-Frédéric Gehardt, un chimiste français, arrive en 1853 à obtenir de l'acide acétylsalicylique impur. Il faut alors attendre 1897 pour que de l'acide acétylsalicylique presque pur soit obtenu par Félix Hoffman, chimiste allemand : l'aspirine est née. La société Bayer dépose le brevet en 1899, sous la dénomination "Aspirin". Ce nom provient du latin "a spiraea" signifiant "qui provient de la spirée".
Si de nos jours l'aspirine utilisée est obtenue par synthèse chimique, ses principes actifs proviennent donc de la flore commune, la reine-des-près et le saule blanc. Hippocrate disait " La nature est le premier médecin et ce n'est qu'en favorisant ses effets que l'on obtient quelques succès ".