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C'était .. hier
1892 : Un brevet d'invention est émis pour la première machine à écrire portative.
1934 : Le vent le plus fort jamais relevé, 372 km / h, est enregistré au Mont Washington, dans le New Hampshire
1961 : Youri Gagarine devient le premier homme de l'espace
1965 : Le chanteur Johnny Hallyday fait son service militaire mais profite d'une permission pour épouser Sylvie Vartan, chanteuse aussi.
1981 : Lancement de la première navette spatiale américaine, Columbia, 20 ans jour pour jour après le vol du premier homme dans l'espace.
1992 : Mickey, Dingo, Donald et les autres s'installent en France. Ouverture d'EuroDisney à Marne-la-Vallée.
Capusa06
L'expérimentation du cannabis médical a commencé le 26 mars 2021 en France pour une durée de 2 ans chez des patients atteints de maladies graves (sclérose en plaques, épilepsie...).
Quels effets ? Sous quelles formes ? En huile ? Quels effets secondaires ? Le point sur la légalisation en France.
La France a commencé le 26 mars 2021 l'expérimentation du cannabis médical ou "thérapeutique" pour 3 000 patients souffrant de maladies graves (épilepsie, douleurs neuropathiques, sclérose en plaques…). Ils seront traités pendant 2 ans avec du cannabis thérapeutique sous forme d'huiles et de fleurs séchées pour inhalation après vaporisation (le cannabis à fumer ne sera pas disponible dans ce protocole), dans "un cadre très contrôlé et limité". Le 9 juin 2021, l'ANSM a annoncé la mise en place d'un nouveau comité scientifique temporaire composé de 13 membres pour le suivi de cette expérimentation. Les experts observeront le déroulement de l'expérimentation et pourront, si nécessaire, proposer des ajustements des modalités pratiques de sa mise en œuvre grâce notamment aux données recueillies dans le registre de suivi des patients et aux remontées de terrain. Le cannabis médical est déjà utilisé dans de nombreux pays en Europe et dans le monde : Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Luxembourg, Lituanie, Canada, Israël, Chili, Colombie, etc. et 33 Etats aux Etats-Unis. Qu'appelle-t-on cannabis thérapeutique ? Quels sont ses bienfaits ? Pour qui est-il indiqué ? Sous quelle forme ? Quels sont les effets secondaires ? A-t-on le droit de s'en procurer ? Le point sur la légalisation en France.
Définition : qu'est-ce que le cannabis médical ou thérapeutique ?
Le cannabis médical répond à des standards pharmaceutiques, il est prescrit par des médecins et délivré par des pharmaciens. "On parle ici de produits qui ont des niveaux de preuve suffisant et qui relèveront de la classe des stupéfiants comme la morphine", précise le Pr Nicolas Authier, médecin psychiatre, spécialisé en pharmacologie et addictologie, Chef de service de Pharmacologie médicale et du Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur du CHU de Clermont-Ferrand.
Le CBD (cannabidiol) et le THC (tetrahydrocannabinol) sont les deux principaux composants du cannabis qui ont été étudiés mais le cannabis est un mélange complexe de substances. "Le cannabis est un terme un peu générique qui recouvre des plantes très différentes par leur composition et contiennent de nombreuses molécules différentes, dont certaines, seules ou associées ont des vertus thérapeutiques, explique le Pr Authier. Lorsque l'on parle de cannabis médical, on parle non pas d'une substance isolée mais d'une association de molécules dans une indication précise. On fabrique des médicaments très différents les uns des autres de par leur composition. Ils ont ainsi des intérêts thérapeutiques et des profils différents."
"Il n'est en aucun cas question de commercialiser des joints pour se soigner."
Dans ces indications, non seulement la composition est maîtrisée mais le mode d'administration, la posologie et les risques le sont aussi. "Il n'est en aucun cas question de commercialiser des joints pour se soigner", tient à souligner le Pr Authier.
Par ailleurs, il y a eu une évolution dans les termes officiellement évoqués. On a parlé en premier lieu de "cannabis à visée thérapeutique" pour adopter ensuite le terme de "cannabis médical". "Ceci permet de parler de la finalité d'usage, explique le Pr Authier, et non d'affirmer, peut-être parfois abusivement, les capacités de ce cannabis à soigner. Ce terme permet de s'opposer à celui de "cannabis non médical" qui a d'autres finalités d'usage : usage festif ou usage auto-thérapeutique."
Qu'est-ce que le CBD ?
"Le CBD (cannabidiol) est une substance issue du cannabis ayant un effet thérapeutique intéressant pour différentes indications : douleurs, épilepsie.... Elle fait l'objet de nombreux travaux de recherche en médecine", explique le spécialiste. Cependant, cette substance a été récupérée par certains acteurs qui se positionnent davantage sur un versant économique autour du cannabis et visant à développer ce qu'ils appellent le "cannabis bien-être". Il s'agit de produits qui contiendraient majoritairement du CBD. Ils ne peuvent normalement pas être commercialisés en France sauf si le cannabidiol est d'origine purement synthétique. "On est davantage ici dans une stratégie économique que dans une réelle stratégie autour de la santé même si cela se raccroche parfois à des allégations thérapeutiques mais sans aucun fondement démontré, signale le Pr Authier. Ce sont souvent des produits très chers, dont on ne maîtrise pas la qualité, qui peuvent aller de la cosmétologie à certains produits vendus comme des produits apaisants… La frontière avec le médical n'est pas toujours évidente pour le grand public."
Article mis à jour le 09/06/21 15:24
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L'expérimentation du cannabis médical a commencé le 26 mars 2021 en France pour une durée de 2 ans chez des patients atteints de maladies graves (sclérose en plaques, épilepsie...). Quels effets ? Sous quelles formes ? En huile ? Quels effets secondaires ? Le point sur la légalisation en France.
SOMMAIRE
Définition du cannabis
Définition du CBD
Expérimentation en France
Indications
Prescription
Sous quelle forme ?
Effets secondaires
Contre-indications
Prix et remboursement
Cultiver du cannabis thérapeutique chez soi ?
La France a commencé le 26 mars 2021 l'expérimentation du cannabis médical ou "thérapeutique" pour 3 000 patients souffrant de maladies graves (épilepsie, douleurs neuropathiques, sclérose en plaques…). Ils seront traités pendant 2 ans avec du cannabis thérapeutique sous forme d'huiles et de fleurs séchées pour inhalation après vaporisation (le cannabis à fumer ne sera pas disponible dans ce protocole), dans "un cadre très contrôlé et limité". Le 9 juin 2021, l'ANSM a annoncé la mise en place d'un nouveau comité scientifique temporaire composé de 13 membres pour le suivi de cette expérimentation. Les experts observeront le déroulement de l'expérimentation et pourront, si nécessaire, proposer des ajustements des modalités pratiques de sa mise en œuvre grâce notamment aux données recueillies dans le registre de suivi des patients et aux remontées de terrain. Le cannabis médical est déjà utilisé dans de nombreux pays en Europe et dans le monde : Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Luxembourg, Lituanie, Canada, Israël, Chili, Colombie, etc. et 33 Etats aux Etats-Unis. Qu'appelle-t-on cannabis thérapeutique ? Quels sont ses bienfaits ? Pour qui est-il indiqué ? Sous quelle forme ? Quels sont les effets secondaires ? A-t-on le droit de s'en procurer ? Le point sur la légalisation en France.
Définition : qu'est-ce que le cannabis médical ou thérapeutique ?
Le cannabis médical répond à des standards pharmaceutiques, il est prescrit par des médecins et délivré par des pharmaciens. "On parle ici de produits qui ont des niveaux de preuve suffisant et qui relèveront de la classe des stupéfiants comme la morphine", précise le Pr Nicolas Authier, médecin psychiatre, spécialisé en pharmacologie et addictologie, Chef de service de Pharmacologie médicale et du Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur du CHU de Clermont-Ferrand.
Le CBD (cannabidiol) et le THC (tetrahydrocannabinol) sont les deux principaux composants du cannabis qui ont été étudiés mais le cannabis est un mélange complexe de substances. "Le cannabis est un terme un peu générique qui recouvre des plantes très différentes par leur composition et contiennent de nombreuses molécules différentes, dont certaines, seules ou associées ont des vertus thérapeutiques, explique le Pr Authier. Lorsque l'on parle de cannabis médical, on parle non pas d'une substance isolée mais d'une association de molécules dans une indication précise. On fabrique des médicaments très différents les uns des autres de par leur composition. Ils ont ainsi des intérêts thérapeutiques et des profils différents."
"Il n'est en aucun cas question de commercialiser des joints pour se soigner."
Dans ces indications, non seulement la composition est maîtrisée mais le mode d'administration, la posologie et les risques le sont aussi. "Il n'est en aucun cas question de commercialiser des joints pour se soigner", tient à souligner le Pr Authier.
Par ailleurs, il y a eu une évolution dans les termes officiellement évoqués. On a parlé en premier lieu de "cannabis à visée thérapeutique" pour adopter ensuite le terme de "cannabis médical". "Ceci permet de parler de la finalité d'usage, explique le Pr Authier, et non d'affirmer, peut-être parfois abusivement, les capacités de ce cannabis à soigner. Ce terme permet de s'opposer à celui de "cannabis non médical" qui a d'autres finalités d'usage : usage festif ou usage auto-thérapeutique."
Qu'est-ce que le CBD ?
"Le CBD (cannabidiol) est une substance issue du cannabis ayant un effet thérapeutique intéressant pour différentes indications : douleurs, épilepsie.... Elle fait l'objet de nombreux travaux de recherche en médecine", explique le spécialiste. Cependant, cette substance a été récupérée par certains acteurs qui se positionnent davantage sur un versant économique autour du cannabis et visant à développer ce qu'ils appellent le "cannabis bien-être". Il s'agit de produits qui contiendraient majoritairement du CBD. Ils ne peuvent normalement pas être commercialisés en France sauf si le cannabidiol est d'origine purement synthétique. "On est davantage ici dans une stratégie économique que dans une réelle stratégie autour de la santé même si cela se raccroche parfois à des allégations thérapeutiques mais sans aucun fondement démontré, signale le Pr Authier. Ce sont souvent des produits très chers, dont on ne maîtrise pas la qualité, qui peuvent aller de la cosmétologie à certains produits vendus comme des produits apaisants… La frontière avec le médical n'est pas toujours évidente pour le grand public."
CBD : effets, c'est quoi, en France, peut-on être accro ?
Expérimentation en France : premier essai le 26 mars 2021
Olivier Véran, ministre de la Santé, a lancé les premières expérimentations du cannabis médical en France, vendredi 26 mars sur Twitter. "C'était un de mes engagements de médecin, je l'ai porté à l'assemblée nationale en tant que deputé, et je suis fier de l'annoncer en tant que ministre : la France expérimente l'usage médical du cannabis. J'étais aujourd'hui au côtes du Pr Nicolas Authier pour la 1ere prescription." Suite à l'avis favorable de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de juillet 2019, les premières expérimentations de l'usage médical du cannabis thérapeutique en France ont été autorisées par décret en octobre 2020. L'ANSM avait annoncé le 4 mars lors d'une conférence de presse que ces expérimentations commenceraient avant la fin du mois mars pour 3 000 patients souffrant de maladies graves (épilepsie, douleurs neuropathiques, sclérose en plaques…). Ils seront traités pendant 2 ans avec du cannabis thérapeutique sous forme d'huiles, de gélules ou de fleurs séchées pour inhalation après vaporisation (le cannabis à fumer ne sera pas disponible dans ce protocole), dans "un cadre très contrôlé et limité". La délivrance d'une ordonnance sécurisée ne pourra être donnée que par des médecins des structures de référence pour l'expérimentation. Puis, le patient pourra être suivi par des médecins libéraux formés et volontaires. Pendant l'expérimentation, le patient aura des consultations classiques, à raison d'une fois par mois pour renouveler l'ordonnance, ou même plus fréquemment en cas de changement de la posologie. D'autres consultations plus longues auront lieu afin de collecter des données d'efficacité et de faisabilité. Le but est d'évaluer le dispositif d'accès au cannabis médical et non l'efficacité du cannabis médical même si des premières données cliniques françaises seront collectées. L'expérimentation devait débuter en septembre 2020 mais a été reportée en raison de la pandémie Covid-19. Elle durera jusqu'au 26 mars 2023.
Si un patient souhaite se retirer de l'expérimentation, il ne pourra pas le faire seul.
Si un patient se retire ou ne suit plus le traitement pour d'autres causes, il pourra être "remplacé". L'expérimentation visant à suivre les patients au moins sur 6 mois. "Le but est de transformer l'essai. Il y aura des évaluations réalisées pour voir comment on peut capitaliser et généraliser le cannabis médical. L'objectif est au fur et à mesure d'anticiper la situation si l'ensemble des éléments permettent de dire que l'on est sur la bonne voie" a indiqué Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l'ANSM lors d'une conférence de presse le 4 mars.
Pour cette expérimentation, la France aura recours à des producteurs étrangers pour se fournir comme la loi française interdit la culture des plants avec plus de 0.2% de THC. "Afin de faire un suivi exhaustif des patients inclus dans l'expérimentation, un registre électronique permettra d'enregistrer et de suivre la totalité de ces patients" précise l'Agence du médicament. Ce registre sera renseigné par les prescripteurs, les pharmaciens et les patients. Une étude complémentaire portera sur un plus petit nombre de patients (mais figurant dans le registre) et sera réalisée par une équipe de recherche. L'expérimentation sera menée dans 200 structures de référence volontaires choisies en France.
Le cannabis thérapeutique est autorisé en Suisse, au Canada, en Allemagne, au Pays-Bas et en Norvège.
Pour qui est-il indiqué ?
L'expérimentation porte sur 3000 patients traités et suivis pendant au moins 6 mois. Tous les patients bénéficient du traitement jusqu'à la fin de l'expérimentation s'il est efficace et bien toléré. L'usage du cannabis à visée médicale est jugé pertinent par l'ANSM pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d'une mauvaise tolérance des thérapeutiques accessibles, qu'elles soient ou non médicamenteuses.
Les 5 indications thérapeutiques retenues par le comité scientifique pour expérimenter l'usage de cannabis à des fins médicales sont les suivantes :
douleurs neuropathiques réfractaires aux thérapies accessibles (médicamenteuses ou non) ;
certaines formes d'épilepsie sévères et pharmaco-résistantes ;
certains symptômes rebelles en oncologie liés au cancer ou à ses traitements ;
situations palliatives ;
spasticité douloureuse de la sclérose en plaques ou des autres pathologies du système nerveux central.
"Cela vient en complément des autres traitements et non en remplacement."
"À chaque indication, cela vient en complément des autres traitements et non en remplacement, précise le Pr Authier. Ce sont des traitements adjuvants qui visent à améliorer la prise en charge et la qualité de vie du patient". In fine, entre 300 000 et un million de personnes en France pourraient être concernées, selon les chiffres des associations de patients.
Prescription
L'initiation du traitement par cannabis médical est strictement réservée aux médecins volontaires exerçant dans des structures de référence volontaires, situés dans des établissements de soins, majoritairement hospitaliers. Pour prescrire et dispenser le cannabis médical lors de l'expérimentation, les professionnels de santé, médecins et pharmaciens sont volontaires et doivent impérativement avoir suivi et validé au préalable une formation en e-learning d'une durée de 2h30 élaborée par l'ANSM en collaboration avec des enseignants, des cliniciens français et étrangers et des patients experts. Le cannabis et les produits qui en dérivent sont des stupéfiants : ils sont donc prescrits sur une ordonnance dite " sécurisée " et stockés dans des coffres fermés à clé, comme le prévoit la réglementation des stupéfiants.
Sous quelle forme ?
L'ANSM a exclu la voie d'administration fumée pour le cannabis médical. Les formes de médicaments mises à disposition dans le cadre de l'expérimentation sont :
Sommités fleuries de cannabis à vaporiser pour inhalation ;
huiles administrées par voie orale.
Les médicaments sont disponibles selon différents ratios (proportions) THC/CBD : THC dominant, ratio équilibré en THC et CBD, CBD dominant.
Effets secondaires
Les effets secondaires du cannabis médical sont bien connus : ils sont principalement d'ordre neuro-psychiatriques et liés au THC : somnolence, crise d'angoisse, état paranoïaques mais aussi pour un usage prolongé un risque de dépendance… Il peut aussi y avoir des effets secondaires d'ordre cardiovasculaire comme des modifications de tension ou du rythme cardiaque… Ces effets secondaires dépendront bien sûr de la composition du médicament spécifique.
Contre-indications
Les contre-indications dépendent de la composition des produits et des antécédents des patients. Lorsque le patient présente un terrain cardiovasculaire à risque ou des antécédents de troubles cardio ou cérébro-vasculaires sévères (insuffisance cardiaque, AVC par exemple)., il est contre-indiqué de lui prescrire des médicaments contenant du THC. De même, le THC ne peut être prescrit à des patients qui souffrent ou ont souffert de troubles psychotiques (schizophrénie) ou troubles anxieux sévères. Le cannabis médical est aussi contre-indiqué en cas d'insuffisance hépatique sévère ou atteinte biologique prédictive et d'insuffisance rénale sévère. Pendant l'expérimentation, les patients participants ne pourront pas conduire quand ils utiliseront du cannabis médical. Enfin, le cannabis à usage médical est contre-indiqué chez la femme enceinte et allaitante.
Prix et remboursement en France
Le cannabis médical sera totalement pris en charge pour les patients pendant les 24 mois que va durer l'expérimentation. Ensuite, la question du remboursement n'a pas encore été tranchée et son taux de remboursement sera à décider en fonction de ses bénéfices sanitaires et de ses coûts.
Peut-on cultiver du cannabis en France à des fins médicales ?
Absolument pas. Même durant l'expérimentation du cannabis à usage médical, l'article R.5132-86 du Code de la Santé Publique s'applique et maintient un principe d'interdiction de la culture du cannabis, y compris à des fins thérapeutiques, insiste l'Agence du médicament.
Merci au Pr Nicolas Authier, Médecin psychiatre, spécialisé en pharmacologie et addictologie, Chef de service de Pharmacologie médicale et du Centre d'Evaluation et de Traitement de la Douleur du CHU de Clermont-Ferrand.
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C'était .. hier
1912 : Le "Titanic" arrive à Queenstown (Cobh, Irlande) pour y débarquer 7 passagers inter-ports et un homme d'équipage déserteur. Il appareille ensuite (avec un incendie à bord dans une soute à charbon !) pour New-York ... Où il n'arrivera jamais
1970 : Lancement d'Apollo XIII,. Ce qui s'annonçait comme un vol de routine se transformera en cauchemar. Le 14 avril, alors que la capsule spatiale fait route vers la lune, l'un des réservoirs d'oxygène du module de service explose, endommageant le second réservoir. Les astronautes doivent se réfugier dans le module lunaire pendant 3 jours et demi. Le 17 avril, l'équipage regagnera le module de commande pour effectuer sans encombre la rentrée dans l'atmosphère, mettant fin au long suspense.
1977 : Le poète Jacques Prévert meurt d'un cancer du poumon, à l'âge de 77 ans.
1988 : Le Dernier Emperеur, du réalisateur Bernаrdo Bertolucci, est le grand gagnant de la 60e cérémonie annuеlle de l'Académie américаine du cinéma, rаflant les honneurs dеs 9 сatégories dans lеsquelles la production avait été mise en nomination. Le mеilleur long métrage de l'année rеçoit les Oscars рour le meilleur réalisateur, le scénario d'aрrès une adaptаtion, la direction artistique, la photographie, les costumеs, le montage, la sonorisatiοn et la meillеure trame sonοrе.
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Le saviez vous ..
Le mascaret..
Le terme mascaret se rapporte à la surélévation du niveau de l'eau dans un estuaire et son fleuve sous l'effet de l'onde de marée. Car rappelons qu'à chaque marée, le niveau de l’eau de l’océan monte. Cette eau pénètre les fleuves par leur embouchure. Et le niveau de l'eau monte alors aussi dans lesdits fleuves. Le mascaret, c'est le nom que l'on donne à l'onde, la vague qui remonte ces fleuves. Ainsi, il n'y a pas moins de deux mascarets par jour.
La plupart du temps, le mascaret est imperceptible. Mais lors des grandes marées notamment -- avec un coefficient supérieur à 100 --, et lorsque le débit du fleuve est important avec toutefois un niveau d'eau faible, la rencontre de la marée montante avec le courant descendant du fleuve fait naître une forte vague qui remonte le fleuve à grande vitesse.
Le mascaret en France
Notez que ce phénomène n'existe que dans certains types d'estuaires à entrée large et présentant, à un moment, une réduction brutale de son calibre, avec un fond accidenté par des bancs de sable. Les vagues du mascaret alors, peuvent déferler sur plusieurs kilomètres et atteindre plusieurs mètres de hauteur.
En France, il était par le passé possible d'observer de nombreux mascaret. Mais les aménagements réalisés sur certaines rivières -- sur la Seine, par exemple, lors de l'aménagement du port du Havre -- ont changé la donne naturelle. Il n'est aujourd'hui plus possible d'observer le phénomène naturel de mascaret que du côté de la Garonne et de la Dordogne. Là, une vague pouvant atteindre les deux mètres de hauteur déferle à des vitesses pouvant aller jusqu'à 20 km.h-.
Amérique du Nord
Mascaret sur la rivière Petitcodiac.
La baie de Fundy (Canada) a le record des plus hautes marées au monde, condition favorable à la formation de mascarets. Plusieurs touristes ont d'ailleurs été surpris dans les estuaires de rivières donnant sur la baie et ont perdu la vie. Deux cours d'eau se jetant dans le fond de la baie sont connus pour leur mascaret :
La rivière Petitcodiac au Nouveau-Brunswick avait le plus important mascaret en Amérique du Nord, à environ 2 m. Après la construction d'un pont-jetée, l'ensablement de la rivière l'a réduit pendant 42 ans à une onde très faible, jusqu'à ce que les vannes soient ouvertes au printemps 2010 dans le cadre d'un plan provincial de restauration de la rivière. C'est sur cette dernière que les surfeurs américains Colin Whitbread & JJ Wessels ont glissé sur la même vague d'un mascaret pendant 30 minutes, lors d'un parcours de 2h au total (environ 30 km), grâce à l'assistance de 2 jetskis le 24 juillet 2013.
La rivière Shubénacadie du côté de la Nouvelle-Écosse est également connue pour l'importance de son mascaret. Une importe flottille de Zodiacs amène les touristes faire du Tidal Bore Rafting.
le lac Nitinat (en) sur l'île de Vancouver est souvent fréquenté par les amateurs de planche à voile pour son mascaret régulier.
En Alaska, un mascaret remonte la section du bras de mer Turnagain Arm du golfe de Cook à 20 km/h et atteint 1,5 m de hauteur.
Amérique du Sud
Dans l'embouchure de l'Amazone se produit un mascaret, nommé localement Pororoca, là où la profondeur n’excède pas 7 m. La vague déferlante d'une hauteur de 1,5 à 4 m progresse à plus de 25 km/h. Ce mascaret est la raison pour laquelle l’Amazone ne possède pas de véritable delta ; l’océan emporte rapidement le vaste volume de vase drainée par l’Amazone, ce qui rend impossible la formation d’un delta.
Asie
Le plus puissant mascaret du monde, sur des marnages de 9 m au maximum, (une vague jusqu'à 3 m de haut remontant la baie à 40 km/h) a lieu dans la baie de Hangzhou et concerne le fleuve Qiantang, au sud de Shanghai en Chine. Particulièrement dangereux, il a causé la mort de plusieurs personnes ces dernières années, en particulier des spectateurs imprudents venant contempler le phénomène.
En Malaisie, le mascaret de la rivière Lupar, dans la jungle de Bornéo, appelé localement benak.
En Indonésie, le mascaret du fleuve Kampar dans la province de Riau à Sumatra, appelé localement bono, atteint 2,5 m de haut et une vitesse de 10 nœuds soit près de 20 km/h.
En Birmanie, le mascaret du fleuve Sittang appelé localement lhaine lone.
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C'était .. hier
1849 : Un brevet pour l'invention de l'épingle de sûreté est accordé à Walter Hunt, qui le vendra plus tard pour une somme de 2000 francs.
1954 : Décès à l'âge de 92 ans du physicien Auguste Lumière, l'un des inventeurs du cinéma avec son frère Louis. C'est vers la fin de 1894 que Louis et Auguste Lumière inventent le cinématographe. Le 22 mars de l'année suivante, les deux frères font la projection de leur premier film, La sortie des usines Lumière, qui montre des ouvriers quittant leur usine.
1972 : Jane Fondа еt Gene Hackmаn sont proclamés meilleure actrice et meilleurе acteur lors de la remisе des Oscars. The Frеnch Connection est choisi comme meillеur film de l'année. Un prix sрécial est décerné à Charlie Chaplin pour l'ensemble de sa cаrrière.
1998 : Après plus de 32 heures de négociations ininterrompues à Belfast, les gouvernements de Grande-Bretagne et d'Irlande ainsi que les partis politiques d'Irlande du Nord concluent un accord de paix destiné à mettre un terme à près de 30 ans de conflit entre protestants et catholiques d'Irlande du Nord. L'entente historique prévoit la création de trois paliers de gouvernement : l'Assemblée d'Irlande du Nord avec des élections en juin, un conseil Nord-Sud et un conseil Est-Ouest.
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Les marées, ça marche comment ?
Le mouvement des marées est essentiellement dû à l’attraction de la lune (et un peu du soleil) sur les océans.
Ce mouvement des marées trouve son explication dans deux phénomènes physiques mêlant la terre, le soleil et la lune : d’un côté, la force centrifuge qui s’exerce sur la terre du fait de sa rotation, et dont l’intensité est constante. D’un autre côté, l’attraction gravitationnelle de la lune et du soleil sur les océans, dont l’intensité est variable puisqu’elle dépend de la distance de la lune et du soleil par rapport à la terre.
C’est le résultat de ces deux forces qui va provoquer le mouvement des océans : le côté de la terre face à la lune va voir ses océans monter car ceux-ci sont attirés par l’attraction gravitationnelle de la lune. Du côté opposé à la lune, le plus grand éloignement de la lune, et la Terre faisant obstacle, c’est la force centrifuge qui va l’emporter et qui va repousser l’eau, faisant monter le niveau de l’Océan. l y a donc toujours deux « bourrelets » d’eau, de chaque côté de la Terre : les marées hautes et marées basse.
Dans les mers fermées, comme la Méditerranée, il n’y a quasiment pas de marée.
Combien de temps y a-t-il entre les marées ?
Comme la lune tourne autour de la terre en 24 h 50, il y a un intervalle d’environ 12h 25 entre deux marées hautes ou deux marées basses, et un intervalle d’environ 6h 12 entre une marée basse et une marée haute ! Pour connaître les horaires des marées plage par plage, c’est ici !
Les grandes marées, à quoi c’est dû ?
À la position de la lune par rapport à la terre et au soleil :
– Si la lune, la terre et le soleil sont alignés (pleine lune et nouvelle lune), la force d’attraction du soleil renforce celle de la lune. Du coup, l’amplitude des marées est très grande : ce sont les marées de « vive-eau » ou grandes marées.
– Si la lune, la terre et le soleil sont en quadratures, c’est-à-dire qu’ils forment un angle droit (premier et dernier quartier) : l’attraction de la lune est contrecarrée par celle du soleil. Le niveau de la mer monte et descend très peu : ce sont les marées de morte-eau, des « petites marées » en quelque sorte
Le coefficient de marée à quoi ça correspond ?
C’est un nombre qui indique l’importance de la marée (si vous voulez apprendre à le calculer vous-mêmes, cliquez ici, mais on vous prévient, ça n’a pas l’air simple!). S’il est faible (20-45) c’est une marée de morte-eau, s’il est élevé (95-120) c’est une marée de vive-eau. Une marée moyenne à un coefficient de l’ordre de 70. Ce mardi après-midi, le coefficient va monter jusqu’à 112 !
Que peut-on faire pendant les grandes marées ?
Prendre des photos de la mer quand la marée est très haute mais aussi profiter de la marée très basse pour découvrir des zones de l’estran qui ne sont pas découvertes en temps normal, et pourquoi pas, s’initier à la pêche à pied. Attention, à aller vous promener ou pêcher avant l’horaire de la basse mer : qui dit « grandes marées », dit aussi marée qui remonte plus vite !
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Op art, ou art optique, est une expression utilisée pour décrire certaines pratiques et recherches artistiques faites à partir des années 1960 et qui exploitent la faillibilité de l'œil à travers des illusions ou des jeux d'optique.
À la différence de l'art cinétique ou cinétisme, dont les premières manifestations remontent aux années 1910 avec le futurisme, puis certaines œuvres de Marcel Duchamp ou d'Alexander Calder, où l'œuvre est animée de mouvements, les effets d'illusion que produisent les œuvres d'op art restent strictement virtuels, seulement inscrits sur la surface de la rétine. L'œil est le moteur de l'œuvre, il n'y a pas de moteur dans l'œuvre. Il existe des œuvres combinant les deux procédés ; pour les qualifier on parle d'« art opticocinétique ».
Les œuvres d'op art sont essentiellement abstraites. Les pièces donnent l'impression de mouvement, d'éclat de lumière et de vibration ou de mouvements alternés. Ces sollicitations visuelles placent le corps du spectateur en situation instable, entre plaisir et déplaisir, plongé dans une sensation de vertige proche de certains états d’ivresse légère. Ce phénomène est parfois renforcé par le caractère monumental des pièces, parfois des environnements, voire dans le cas d’art optico-cinétique de réelles sources de lumière jaillissant de l’ombre.
Histoire
Les origines de l'op art remontent aux théories visuelles développées par Kandinsky et d'autres artistes dans les années 1920. Au Bauhaus, l'école des beaux-arts fondée en Allemagne en 1919 pour explorer une esthétique fonctionnelle moderne, les étudiants en design industriel apprenaient les principes de la couleur et du ton d'une façon structurée. La manière dont une couleur est perçue dépend de son contexte ; par exemple, certaines couleurs « vibrent » lorsqu'elles sont appliquées les unes contre les autres.
Josef Albers, d'origine allemande, se livra à une étude systématique de la relativité et de l'instabilité des couleurs. En 1935, Marcel Duchamp produit des effets d'optique avec des disques rotatifs appelés « rotoreliefs ».
Naissance d'une tendance internationale
C'est en 1964, dans un article anonyme du magazine Time que le terme « op art » est utilisé pour la première fois. En avril-mai 1964 est organisée l'exposition « Nouvelle tendance : propositions visuelles du mouvement international » au musée des Arts décoratifs à Paris. À New York, en 1965, l'art optique connaît une reconnaissance internationale avec l'exposition du MoMA de New York intitulée « The Responsive Eye » (« L'œil réceptif »), organisée par William C. Seitz, qui influence la popularisation de l'op art aux États-Unis et en Europe d'où il était originaire. Mais cette tendance apparaît partout dans le monde.
Les tableaux présentent des surfaces traitées de manière graphique qui déclenchent des réactions visuelles extraordinaires chez le spectateur. Ambiguïtés spatiales et sensations de mouvement sont engendrées par divers procédés dont la manipulation de dessins géométriques et éventuellement juxtaposition de couleurs intenses. À Paris, ce mouvement, comme l'art cinétique ou l'art concret, est défendu par la galerie Denise René.
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C'était .. hier
1900 : Fondation de l'Académie Goncourt.
1997 : Kurt Cobain, 27 ans, chanteur et guitariste du groupe rock Nirvana, est retrouvé mort d'une balle tirée dans la tête
1997 : Le New York Times rapporte que selon le résultat d'une étude faite sur l'épave du Titanic par une équipe scientifique, l'iceberg qui a causé le naufrage du paquebot en 1912 a fait 6 petites entailles dans la coque du navire, et non pas une énorme brèche d'une centaine de mètres comme on le croyait jusque-là.
Capusa06
La tour de Babel : l’histoire derrière le mythe
Le mythe de la tour de Babel, réflexion biblique sur la vanité humaine, est basé sur des faits historiques. Cette histoire de la genèse de l’ancien testament témoigne de l’orgueil des babyloniens qui, en voulant atteindre les cieux, semèrent le chaos sur la terre. Pour punir les hommes, Dieu créa les langues qui empêchèrent les hommes de communiquer entre eux et dispersèrent les descendants de Noé à travers le globe.
Il n’y a plus de doute que la tour de Babel a véritablement existé dans l’ancienne ville de Babylone en Mésopotamie. De nombreuses fouilles effectuées dans la région ont révélé des preuves de son existence. Il est désormais possible d’affirmer que du début du 6e au 5e siècle avant J.C, un ‘ziggourat’, terme akkadien désignant un édifice religieux mésopotamien à degrés, fut construit. Son nom sumérien était ‘Etemenanki’. Plusieurs documents historiques témoignent de son existence et de sa lente destruction.
Le bâtiment fut placé au centre de la ville, qui selon la croyance des mésopotamiens, au centre de l’univers. L’Etemenanki était dédié à l’adoration des dieux mésopotamiens. Il fut créé en honneur du dieu principal de la ville, Bêl-Marduk. Les archéologues pensent que l’édifice servait de temple et que celui-ci était dédié à l’invocation aux étoiles qui étaient censées incarner les dieux.
Il est facile de comprendre comment l’histoire de cet édifice s’est retrouvé dans le récit biblique : lorsque les populations du royaume de Juda furent déportées en Babylonie à partir d’environ 586 avant J.C., elles furent sans doute impressionnées par cet édifice imposant et l’insérèrent dans le récit de la bible.
Cependant, lorsque les perses conquirent l’empire de Babylone en l’an 539 avant J.C., les bâtiments religieux furent peu à peu abandonnés. A son arrivée dans Babylone en 331, Alexandre le Grand voulut restaurer l’édifice, mais sa mort arrêta les travaux, et l’Etemenanki tomba en ruines peu à peu.
De nos jours, rien ne reste de ce bâtiment mythique, mais son empreinte, un carré de 90 mètres de côté, reste visible depuis les photos satellites.
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Le saviez vous ..
Les premiers Jeux olympiques
Dès les premiers siècles de la Grèce antique, les Jeux olympiques, manifestation religieuse, eurent une fonction politique.
C'est en 1896 qu'à l'initiative du Français Pierre de Coubertin furent institués les premiers Jeux olympiques internationaux, qui se déroulèrent à Athènes. Coubertin, profondément affecté par la défaite de 1870, n'avait cessé pendant vingt ans de prôner un retour au sport et à l'éducation physique qui avaient tenu une si grande place dans la formation des jeunes Grecs de l'Antiquité. Et c'est d'abord ce retour aux valeurs aristocratiques de la lutte, valeurs « agonistiques », de la Grèce ancienne, que le moderne fondateur des Jeux olympiques avait en vue. Alors que les frontières de l'Europe achevaient de se mettre en place, il pensait trouver dans les Olympiades un gage de paix internationale. Une quinzaine d'années plus tôt avait commencé, sous la direction d'archéologues allemands, la prospection du site d'Olympie, et l'on commençait à mettre au jour les restes des temples d'Héra et de Zeus, du stade et de l'hippodrome, ainsi que les nombreux « trésors » dans lesquels les ambassadeurs des cités déposaient les offrandes faites au maître des lieux, à Zeus. Les Jeux olympiques, comme tous les autres grands jeux panhelléniques, étaient en effet d'abord une manifestation religieuse. La tradition veut qu'ils aient été institués en 776 av. J.-C, pour commémorer la victoire remportée à la course de char par Pélops sur Oenomaos, le roi de Pisa, dont il souhaitait épouser la fille. Et de 776 av. J.-C. à 393 ap. J.-C, date de leur interdiction par l'empereur chrétien Théodose, ils se déroulèrent tous les quatre ans, constituant un repère chronologique officiel pendant plus de dix siècles.
Les cinq jours d'Olympie
Mais les dix siècles, qui constituent ce qu'on a coutume d'appeler l'Antiquité, sont loin d'être un tout uniforme. Les Jeux font leur apparition en même temps que naît la cité grecque, et de leur fondation jusqu'à la conquête macédonienne (338 av. J.-C), ils demeurent - sauf exception - réservés aux seuls Grecs. Les conquêtes d'Alexandre, en élargissant le monde grec au-delà des frontières de la Grèce, élargissent du même coup le rayonnement d'Olympie. Puis, c'est la mainmise de Rome sur le monde méditerranéen oriental. Pourtant les Jeux conserveront toujours leur caractère grec, et les Anciens se plaisaient à en souligner la permanence. Mais à travers cette permanence, on entrevoit cependant des modifications, moins dans les épreuves elles-mêmes que dans le monde « sportif » d'une part, dans leur impact politique d'autre part.
Le sanctuaire d'Olympie était l'un des grands sanctuaires panhelléniques. On y vénérait Zeus et Héra, son épouse. Aux temps les plus anciens, le sanctuaire dépendait de la petite cité de Pisa. Mais à partir du VIe siècle, il fut rattaché au territoire d'Élis, et les Éléens assurèrent pendant des siècles la gestion du sanctuaire et la présidence des Jeux. Élis était une petite cité du Péloponnèse qui ne joua jamais un grand rôle dans l'histoire politique du monde grec. Elle était, aux dires d'Aristote, gouvernée par une étroite oligarchie, et c'est parmi ses membres qu'étaient choisis les juges des Hellènes qui présidaient les Jeux, et les nomographes qui en fixaient les règlements destinés à prévenir les fraudes ou les tentatives de corruption.
Les Jeux se déroulaient pendant cinq jours, en été, le troisième jour des Jeux devant coïncider avec la deuxième ou la troisième lune après le solstice. Le premier jour était uniquement consacré aux manifestations religieuses : processions, prières, sacrifices. Les épreuves sportives proprement dites commençaient le second jour par la course de chars, qui avait lieu à l'hippodrome, un vaste espace rectangulaire ouvert dont chaque équipage engagé dans la course devait accomplir douze fois le tour. Puis venaient successivement la course de chevaux et les différentes épreuves du pentathlon. La matinée du troisième jour était marquée par une grande procession, une hécatombe (sacrifice de cent bœufs), suivie d'un banquet dans la maison des magistrats auxquels étaient conviés les juges, les prêtres, les ambassadeurs et les athlètes. L'après-midi était réservé aux « juniors » (douze à dix-huit ans). Les deux derniers jours étaient marqués par différentes épreuves, en particulier des sports violents comme la boxe, le pancrace, la lutte, etc., et les jeux s'achevaient par une course de quatre cents mètres accomplie par des guerriers en armes. Toutes ces épreuves paraissent s'être fixées durant le premier siècle de l'histoire des Jeux, et hormis quelques innovations sans lendemain le programme olympique semble bien être demeuré inchangé du milieu du VIIe siècle av. J.-C jusqu'à la fin du IVe siècle de notre ère.
Il en est allé différemment du monde des athlètes. Jusqu'au Ve siècle ceux-ci se recrutent exclusivement parmi les membres de l'aristocratie des cités, et l'on constate même qu'au moins jusqu'à l'aube du VIe siècle, les Péloponnésiens forment la majorité des vainqueurs, les seuls dont les noms soient parvenus jusqu'à nous, et qui étaient récompensés par l'octroi d'une couronne d'olivier. Bien entendu, aucun nom de femmes parmi les Olympionices : elles ne pouvaient participer aux Jeux, pas même y assister en spectatrices. Une femme toutefois remporta deux fois la course de chars. Mais c'est que la victoire allait au propriétaire du char et non au cocher qui prenait part à la course. C'est aussi qu'il s'agissait de la fille du roi Agésilas de Sparte.
A partir du Ve siècle, on constate toutefois une double évolution. D'une part, l'origine sociale des athlètes se modifie, et il n'est pas rare de trouver des gens de condition modeste parmi les vainqueurs olympiques. D'autre part, on constate une professionnalisation du monde des athlètes, allant de pair avec un entraînement beaucoup plus intensif, et le développement d'écoles spécialisées. Certains modernes ont été tentés de mettre en relation les deux faits, pour mieux opposer l'amateurisme aristocratique au professionnalisme intéressé. En fait des études récentes ont montré qu'il n'en était rien.
La professionnalisation des athlètes est davantage à mettre en relation avec l'évolution politique du monde grec qu'avec l'élargissement de leur recrutement. Car le professionnalisme concerne tous les athlètes, y compris ceux dont l'origine aristocratique n'est pas douteuse. Au reste, cette professionnalisation n'est pas liée directement à des intérêts matériels : jusqu'à la fin des Jeux, la couronne d'olivier restera la seule récompense du vainqueur. Certes, celui-ci, de retour dans sa cité, qui aura, s'il est d'origine modeste, pris en charge son entraînement, pourra peut-être monnayer la gloire acquise par lui et qui rejaillit sur elle. Mais cela n'est pas absolument évident, et somme toute pas tellement différent des avantages qu'en pouvaient tirer à l'époque archaïque ou classique un Milon de Crotone ou un Alcibiade : c'est-à-dire le renom auprès de ses concitoyens, et la possibilité de jouer un rôle dans la cité, ou d'être immortalisé dans les vers d'un poète. Dans certaines cités, à l'époque archaïque, des athlètes furent même l'objet d'un culte héroïque.
Manifestation religieuse, les Jeux étaient donc inséparables d'un système de valeurs qui était celui de l'aristocratie grecque. Le vainqueur était le meilleur, et la victoire contenait en elle-même sa récompense. Dans la réalité, bien sûr, tout n'était pas aussi simple, et l'on possède d'édifiantes anecdotes sur les fraudes et la corruption auxquelles certains se livraient. Mais le prestige que, en dépit de certaines critiques d'« intellectuels », les Jeux olympiques conservèrent pendant plus de dix siècles témoigne de leur importance comme expression d'une civilisation qui accordait aux activités du corps la même importance qu'à celles de l'esprit.
Jeux et politique
Il reste à évoquer en conclusion la fameuse trêve olympique, qui fut un des mobiles de l'entreprise de Pierre de Coubertin. Elle était solennellement proclamée par les héraults lorsqu'ils entreprenaient leur tournée pour annoncer la prochaine tenue des Jeux. On admet qu'elle commençait un mois avant le début des Jeux, et s'achevait un mois après leur conclusion. Il semble qu'avec le temps sa durée ait été doublée et même triplée. Mais cela ne répondait pas à quelque souci « pacifiste ». Il s'agissait en fait de permettre aux athlètes de rejoindre Olympie sans dommage. D'où l'extension de sa durée au fur et à mesure qu'avec les conquêtes d'Alexandre d'abord, de Rome ensuite, les distances à parcourir pour certains participants devenaient de plus en plus longues.
De fait, les conflits en cours ne cessaient pas. Mais les belligérants s'accordaient pour ne pas menacer le territoire d'Élis, ni troubler les Jeux, pour ne pas entraver la venue des athlètes et des spectateurs. En réalité, la fonction politique des Jeux olympiques était autre : vaste rassemblement de foules venues de toutes les parties du monde grec - on estime à quarante mille le nombre de spectateurs que pouvait contenir le stade - ils étaient l'occasion de négociations diplomatiques, de publication d'alliances ou de traités. Et les orateurs en renom pouvaient aussi y trouver matière à développer des thèmes politiques, tel le célèbre Lysias invitant les Grecs à s'unir contre Denys, tyran de Syracuse. On comprend dès lors qu'à l'époque romaine, la fonction politique des Jeux olympiques soit devenue quasi nulle. Ce n'était plus qu'un divertissement, l'un de ces circenses qui avec le pain faisaient oublier aux « citoyens » de l'Empire qu'ils n'étaient plus que des sujets.
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C'était .. hier
1897 : Henry Ford fait une demande de brevet d'invention pour le carburateur
1933 : La prohibition prend fin aux États-Unis. La vente et la consommation de la bière et du vin sont désormais permises
2004 : Le quotidien "La Provence" annonce que l'avion de Saint-Exupéry a été retrouvé en rade de Marseillepar 60 mètres de fond près de l'île de Riou. Il avait disparu mystérieusement le 31 juillet 1944
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C'était .. hier
1896 : Les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne s'ouvrent à Athènes.
1959 : À Los Angeles, de l'électricité est produite pour la première fois grâce à l'énergie nucléaire. ve ; il était pourvu d'un sifflet et d'un jet d'eau pour effrayer les animaux.
1965 : Lancement du premier satellite de communications, Early Bird. Il transmet plusieurs signaux téléphoniques dans les deux sens. Early Bird a ouvert le service commercial de communications entre les États-Unis et l'Europe par un appel téléphonique du président Lyndon Johnson aux chefs de plusieurs États européens.
1991 : Diego Maradona, idole du football argentin, jouant en Italie est suspendu 15 mois pour consommation de cocaïne.