
chocolatte
C'était .. hier
1994 : L'ancien président américain Richard Nixon meurt à l'âge de 81 ans
1999 : Sinead O'Connor, chanteuse célèbre pour avoir déchiré une photo du Pape à la télévision, est ordonné prêtre de l'église intégriste et dissidente "Latin Tridentine". Elle aurait négociée cette ordonnation 152 450 euros.
Capusa06
martinemdh a écrit :
Dans les année 1945-1950
ma mère nous emmenait parfois ,dans le bois de Vincennes proche de St Mandé voir dans un petit théâtre d'été un spectacle de Guignol ,pour notre grande joie à l’époque .....
Je n'ai jamais connu Guignol mais je me souviens de ma première séance de cinéma. C'était la sortie du livre de la jungle et j'avais 9 ans . Je me souviens encore de ce moment de bonheur .
martinemdh
Capusa06 a écrit :
GUIGNOL
Guignol est une marionnette à gaine créée vers 1808 par Laurent Mourguet, ouvrier en soie. Personnage haut en couleur à la langue bien pendue, il utilise le parler lyonnais et des expressions truculentes, pour dénoncer l'injustice sociale en prenant le parti des petites gens. Accompagné de Gnafron, un savetier joyeux buveur de Beaujolais, et de sa femme, Madelon, Guignol vit des aventures présentées dans un petit théâtre. Les décors du castelet sont des lieux typiques de la ville de Lyon comme le café du Soleil sur la place de la Trinité dans le quartier Saint Georges. Dès sa naissance, ce spectacle destiné aux adultes connaît un franc succès, Guignol devient l'emblème de la ville de Lyon et des Lyonnais. Ce succès ne se démentira jamais. Aujourd'hui encore, il tient une place privilégiée dans le cœur des Lyonnais.
Laurent Mourguet
Né le 3 mars 1769 à Lyon, Laurent Mourguet, un ouvrier en soie (un canut) est le père de Guignol.
Le 22 novembre 1788, en l'église Saint-Georges, il épouse Jeanne Esterle dont il aura dix enfants. Sa condition de canut ne lui permettant plus de subvenir aux besoins de sa famille, il part sur les routes pour devenir marchand-forain puis arracheur de dents. Mais les villageois tremblent en entendant les cris que provoque chaque dent arrachée. Bientôt plus personne n'ose s'approcher de la chaise du dentiste.
Pour attirer la clientèle, Laurent Mourguet, va faire preuve d'imagination : il utilise la marionnette de Polichinelle, personnage très en vogue à cette époque, pour distraire les clients en leur racontant des histoires drôles. Les passants s'arrêtent, tout le monde rit et cette humeur joyeuse apaise la douleur du patient. Laurent Mourguet devient l'ami du public et face au succès rencontré sur les foires et les marchés, il abandonne le métier de dentiste.
Vers 1804, Laurent Mourguet, toujours avec sa marionnette Polichinelle, installe son castelet dans la grande allée des Brotteaux, au milieu du jardin le Petit Tivoli.
Un jour prend place devant le castelet un violoneux répondant au nom du père Thomas. Celui-ci va jusqu’à lui donner la réplique. Le public est ravi et accourt chaque jour davantage. Au fil des années, il abandonne alors les personnages de la Commedia dell’ Arte et invente Gnafron puis Guignol, ce duo mythique de personnages purement lyonnais. Laurent Mourguet renoue avec la tradition ambulante et se produit avec sa famille dans tout le Lyonnais. Vers 1830, son fils Etienne s'installe au Café du Caveau, place des Célestins. En 1840, il se retire à Vienne dans l'Isère. ll décède le 30 décembre 1844.
Ses enfants reprennent le flambeau et deviennent comme lui « guignolistes », tout d'abord au Café du Caveau de 1837 à 1848, puis au Castelet du théâtre de Guignol de 1852 à 1873, dans le Petit Passage de l'Argue (fermé en 1927).
Laurent Mourguet ne savait ni lire, ni écrire. Les pièces constituant le répertoire de Guignol nous sont parvenues, en majorité, grâce à un magistrat, Jean-Baptiste Onofrio, habitué des spectacles de Guignol joués dans les café-théâtres. Dès 1865, il publie un recueil de 20 pièces intitulé « Théâtre Lyonnais de Guignol ». Le répertoire classique y est partiellement repris mais de façon très assagie. Guignol devient présentable et le public s'élargit alors à la bourgeoisie lyonnaise.
De 1872 à 1875, c'est le marionnettiste Pierre Rousset qui oeuvre au Petit Passage de l'Argue. Grand interprète du répertoire de Guignol, il reprend certains sujets des pièces écrites par Mourguet et les adapte avec des variantes.
Dix de ses pièces manuscrites ont été acquises en 2006 au nom de la ville de Lyon par le Musée International de la Marionnette (Musées Gadagne).
En 1908, Pierre Neichthauser (marié en 1903 avec Eléonore Josserand arrière petite-fille de Laurent Mourguet) décide de célébrer le centenaire de la marionnette. Dès lors, le Guignol lyonnais des frères Pierre et Ernest Neichthauser (au Théâtre du Gymnase du quai Saint Antoine) connait un succès national et même international, qui s'essouflera après la seconde guerre mondiale.
En 1911, des Lyonnais décident d'élever, grâce à une souscription publique, une statue en hommage à Laurent Mourguet, créateur de Guignol. Elle est inaugurée le 21 avril 1912. Suivra en 1913 la création de la Société des Amis de Guignol, qui devient en 1947 la Société des Amis de Lyon et de Guignol. Dans les années soixante et jusqu'en 1990, la famille Mourguet représentée par Jean-Guy Mourguet, assure le répertoire de Guignol dans le théâtre dit « du Petit Bouif » de la rue Saint Georges. Après la dernière représentation, J-G Mourguet décide de léguer marionnettes, accessoires et documents du théâtre à la ville de Brindas (où il habite, et où les Neichthauser ont aussi vécu). Un musée s'y est ouvert en 2008.
Les Personnages du Théâtre
Entre 1804 et 1808, les personnages de Laurent Mourguet sont ceux de la Commedia dell’arte comme Polichinelle et Arlequin, très en vogue. En 1808, il abandonne ces personnages et invente Guignol, le canut à l'esprit satirique qui prend partie des petites gens. L'origine du personnage de Guignol est incertaine : certains affirment que Laurent Mourguet s'inspira de sa propre image, d'autres prétendent qu'il aurait figé l'expression d'un voisin canut, d'origine lombarde. Dans certaines pièces Guignol à pour prénoms : Jean Siflavio. Il crée ensuite les autres personnages du théâtre de Guignol :
Madelon, la fenotte (l'épouse) de Guignol, fidèle à son mari, est une bonne travailleuse (ménagère). Econome et débrouillarde, elle est souvent anxieuse et son mari moque de son esprit bougon. Contrairement à Guignol, elle n'aime pas spécialement faire la fête. Elle porte un bonnet, une robe de lainage le plus souvent fleurie et un "devanti" , tablier.
Toinon est parfois la femme de Gnafron, mais elle change de fonction selon les pièces. Elle représente la sagesse.
Le gendarme Flageolet
Grégoire Lambert Ladré dit "le père Thomas", bonimenteur, violoneux placé devant le castelet de Laurent Mourguet lui donne spontanément la réplique, ce dialogue amuse tout particulièrement les spectateurs. Mais Thomas Ladré a un penchant pour la bouteille ce qui ne correspond pas au caractère de Mourguet. Les absences du père Thomas deviennent de plus en plus fréquentes. Quand il n’est pas là le dialogue disparait et le public se raréfie. Laurent Mourguet se sépare du père Thomas. Alors, pour remplacer ce comédien Laurent Mourguet décide de créer une marionnette à l’image de ce personnage haut en couleur. Gnafron est né. Le nom de Gnafron vient de « gnafre », un regrolleur (cordonnier). Gnafron, ami de Guignol, est réputé pour être amateur de Beaujolais mais n'est pas qualifié d'ivrogne. Plus âgé que Guignol, ses propos sont toujours pleins de bon sens, c'est un philosophe. Il tempère l'ardeur de son ami et aime faire la fête avec lui. Guignol et Gnafron forment un duo mythique. Le nez et les joues écarlates, la bouche édentée, le galurin de travers et le tablier de savetier sont les attributs de Gnafron.
Canezou propriétaire de la maison où vit Guignol
Monsieur le Bailli, le juge
Ces personnages, les principaux du monde de Guignol, évoluent dans un castelet. Dans ce petit théâtre, le côté cour, à droite du spectateur lorsqu'il regarde la scène, s'appelle le côté Gui (pour Guignol). Le côté jardin, à gauche, prend le nom de côté Gna (pour Gnafron). La tradition veut que Guignol joue à droite du public et soit tenu par la main gauche du marionnettiste. Quant à Gnafron, c'est l'inverse, il est tenu par la main droite du manipulateur.
La naissance de Guignol
La première trace de Guignol remonte, vers 1808, lors de représentations dans quelques cafés-théâtres mais l'origine du personnage est moins définie que celle de Gnafron. La marionnette sculptée dans le bois de tilleul pourrait être inspirée de la propre image de Laurent Mourguet ou représenter le visage d'un de ses voisins canut.
Quant à l'origine du nom Guignol, de multiples hypothèses sont proposées :
le nom du voisin canut : Jean Siflavio Chignol. Gnafron appelle souvent son ami "Chignol"...
une ville italienne près de Pavie, Chignolo qui a une tradition de marionnettes au XVIIe siècle
une déformation de Guignolet, célèbre personnage de la pièce Nitouche et Guignolet de Dorvigny
"guign'oeil": qui louche
l'adjectif "guignolant" qui pourrait signifier "désopilant", mais que le Littré de la Grand'Côte, bible du parlé lyonnais publié en 1894, donne comme une déformation de "guignonnant", ennuyeux.
Les attributs de Guignol sont un long sarsifi (cadogan), un chapeau de cuir plat, une redingote de domestique et une tavelle (trique) qui permettent de l'identifier aisément dans toutes les représentations que l'on peut voir de lui. Il est jeune, plein de vie, impulsif, soupe au lait et respectueux. Guignol aime la fête, défend l'opprimé et se bat pour la justice.
Doté d'esprit et d'imagination, il dit ce qu'il pense même quand tout le monde se plie devant le pouvoir. Il dénonce l'injustice sociale le tout dans un parler lyonnais grivois et riche d'expressions truculentes.
Cette marionnette populaire et attachante qui va devenir l'emblème des Lyonnais et l'ambassadeur de la ville de Lyon à travers le monde. Les pièces de Laurent Mourguet s'exportent, des théâtres de Guignol s'installent à Paris. Si le succès est là, Guignol va cependant connaître en 1852 une période de censure, imposée par Napoléon III. Les textes doivent être déposés en préfecture afin d’y obtenir l’autorisation pour être joués. Personne ne sachant écrire, c’est le lettré et marionnettiste Victor Napoléon Vuillerme-Dunand qui permettra de sauver le théâtre Guignol d’une fermeture certaine.
Guignol est a l'origine un spectacle destiné aux adultes et offrait aux spectacteurs une caricature de la société du XIXème siècle. Aujourd'hui, il n'a rien perdu de sa verve et continue de se moquer, toujours dans un esprit bon enfant, des personnalités qui rythment notre vie vie quotidienne. Guignol est également très connu des enfants aujourd'hui, mais il a fallu attendre les années 50 pour voir apparaître des pièces écrites et jouées pour les enfants.
Dans les année 1945-1950
ma mère nous emmenait parfois ,dans le bois de Vincennes proche de St Mandé voir dans un petit théâtre d'été un spectacle de Guignol ,pour notre grande joie à l’époque .....
Capusa06
Spirou
Personnage de fiction apparaissant dans
Spirou et Fantasio ; Le Petit Spirou.
Alias Jean-Baptiste (Le Journal d'un ingenu)
Naissance 1938
Sexe Masculin
Cheveux Roux
Activité Groom au Moustic Hotel, puis
Reporter au Journal de Spirou
Entourage Fantasio, Spip, le Comte de Champignac
Ennemi de Zantafio, Zorglub, Don Cortizone
Créé par Rob-Vel
Interprété par Sacha Pinault (enfant)
Thomas Solivérès (adulte)
Voix Vincent Ropion
Laurent Vernin
Films Le Petit Spirou
Les Aventures de Spirou et Fantasio
Séries BD : Spirou et Fantasio ; Gaston Lagaffe
Spirou est un personnage de fiction imaginé par l'éditeur belge Jean Dupuis, créé graphiquement par Rob-Vel — avec la possible collaboration du peintre Luc Lafnet — et, pour les textes, par Blanche Dumoulin dans le magazine de bande dessinée le Journal de Spirou en avril 1938.
Il est le personnage principal de la série Spirou et Fantasio. Spirou avait déjà été utilisé sur certaines affiches réalisées par le dessinateur.
Création du personnage
Origine du nom
Étymologiquement, en wallon, un spirou est un écureuil (ce qui justifie aussi le fait que le personnage ait un écureuil comme animal de compagnie). Dans son récit court intitulé La Loi du plus fort, Emile Bravo imagine une autre étymologie : à l'origine, Spirou se prénomme Jean-Baptiste et un enfant lui propose de se renommer « Spirou » car « il a un Spip et il est roux ».
Les débuts : Rob-Vel, Lafnet, Dumoulin, Van Straelen et Jijé
Spirou commence sa carrière en tant que groom au Moustic Hotel, fonction dont il conservera le costume de nombreuses années. Rob-Vel s'inspire dans la fonction et la couleur du costume de ses jeunes années passées sur des paquebots transatlantiques, où il exerçait des fonctions similaires (notamment le paquebot Île de France, où le rouge était de rigueur). Rob-Vel est assisté dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin pour les textes et par le peintre Luc Lafnet, véritable dessinateur de Spirou d'avril 1938 à mars 1939. Spirou apparait d'abord dans des gags en une planche qui se transforment progressivement en aventurettes qui conduiront son personnage jusque dans l'espace. Rob-Vel lui adjoint dès 1939 l'écureuil Spip, qu'il sauve d'un savant fou.
Les intrigues s'inscrivent dans la lignée des clichés du roman populaire (le gamin débrouillard face à l'adversité, les héritiers qui s'entredéchirent, le fils de milliardaire enlevé) et de la science-fiction (le voyage interplanétaire, l'homme invisible). Spirou est un gamin dégourdi censé être à l'image des enfants de l'époque, lectorat visé par les éditions Dupuis.
Le personnage se retrouve vite au cœur d'un méli-mélo d'auteurs et d'intrigues, conséquence de la Seconde Guerre mondiale. Rob-Vel, mobilisé puis prisonnier, étant coupé des éditions Dupuis, le personnage passe entre plusieurs mains (Dumoulin, Van Straelen et Jijé) et connaît d'étonnants changements de physionomie.
La logique de l'intrigue est souvent mise à mal par les passages de relais : ainsi Jijé, lorsqu'il reprend le personnage en 1940, en pleine péripétie du fils du milliardaire, se montre peu inspiré par cette histoire à rallonge de Dumoulin et bâcle l'épisode en une planche pour faire de Spirou une vedette du cinéma américain avant de l'envoyer… au pôle Nord.
Repris par Rob-Vel dès 1941, le personnage continue de voyager et fait la rencontre de son premier grand compagnon, un habitant d'Afrique Noire nommé la Puce. En ces heures sombres de l'Occupation nazie il est de bon ton dans les illustrés de prendre l'option « dépaysement ». Hergé envoie son Tintin sous l'eau à la recherche de la Licorne, Rob-Vel envoie son Spirou sur la planète Zigomus.
On retient du Spirou de Rob-Vel l'écureuil Spip, ainsi que ses habitudes de globe-trotter, mais surtout son costume de groom qui sera ensuite conservé par les auteurs successifs de la série, bien que la profession d'origine du héros ne joue plus aucun rôle.
Joseph Gillain reprend le personnage à partir de 1943, après que Rob-Vel a définitivement abandonné la série. Il fait vivre à son héros de courtes aventures et lui adjoint un équipier loufoque, Fantasio, afin de contrebalancer le sérieux du personnage. La série Spirou et Fantasio est née.
La période Franquin
En 1947, Spirou est pris en charge par Franquin, auteur aujourd'hui célèbre, qui révolutionne le graphisme et l'univers de la série. Les aventures de Spirou deviennent désormais beaucoup plus longues et les trois héros sont rejoints par une galerie de nouveaux personnages. On notera bien évidemment le marsupilami, qui restera en leur compagnie durant toute cette période, mais aussi la jeune journaliste Seccotine, ainsi que le comte de Champignac, qui restera un peu le grand-père de cœur des deux héros. On note aussi l'arrivée d'ennemis récurrents tels que le maléfique cousin de Fantasio, Zantafio, ou le savant irresponsable et mégalomaniaque Zorglub, ainsi que de lieux marquants : le village de Champignac et son château, ou la Palombie.
Au début, Spirou et Fantasio vivent dans des logements séparés. Par la suite, ils s'installent en commun dans une maison.
Psychologiquement, le personnage de Spirou perd de sa bonne humeur tandis que ses aventures deviennent plus sérieuses. Outre le fait qu'il ne fume pas, il fait preuve d'un altruisme encore plus marquant que son concurrent Tintin : Spirou estime qu'il est de son devoir et de celui de ses compagnons de combattre les bandits et de renverser les méchants.
Fournier
Sous Fournier, et même dès Panade à Champignac, Spirou commence à quitter son costume de groom pour des costumes plus communs, même s'il conserve son chapeau et son pantalon, et que le rouge reste sa couleur favorite. Années 1970 oblige, Spirou se laisse pousser les cheveux le temps de quatre albums. Il voyage, en particulier au Japon et en Bretagne, où il rencontre l'Ankou. Psychologiquement, Spirou et ses compagnons, qui comptent désormais la belle Polynésienne Ororéa et l'illusionniste japonais Itoh Kata, expriment ouvertement des préoccupations écologiques telles que le refus de la prolifération des centrales nucléaires.
La transition
Au début des années 1980, trois groupes d'auteurs se partagent le destin du groom. Charles Dupuis envisage d’augmenter la présence de Spirou dans le journal, y compris à travers la création d'un studio qui produirait en permanence des aventures. Dupuis a chargé de cette tâche José Dutillieu, ancien directeur de Belvision, qui a confié Spirou à Nic et Cauvin. Dans le même temps, le rédacteur en chef de Spirou, Alain De Kuyssche, charge les débutants Tome et Janry de faire quelques brefs essais tandis que Yves Chaland tente un retour à un esprit plus proche des années 1950, tout en conservant les longues aventures introduites par Franquin.
C'est ainsi que les lecteurs de Spirou voient se superposer trois projets bien distincts sans explication.
Cependant, le projet de Chaland n'est pas retenu, et Nic et Cauvin, dont les récits apparaissent simplistes, apportent peu à la série.
Dès lors, Dupuis décide, à la suite d'une intervention de Franquin, de confier le personnage au tandem Tome et Janry, qui impose l'abandon de l'idée de studio et exige le contrôle du personnage .
Tome et Janry
De 1982 à 1998, Spirou est un personnage de Tome et Janry. Ils introduisent notamment de nouveaux ennemis tels que Don Cortizone, alias Vito la Déveine, ou la maléfique Cyanure qui connaîtra surtout ses heures de gloire dans la série télévisée. Ils apportent également un graphisme plus iconoclaste à la série. Le personnage de Spirou y apparaît de plus en plus humain : d'abord dans ses sarcasmes plus féroces à l'égard des autres personnages. Puis dans ses déboires amoureux vers la fin de cette période, avec Luna Cortizone (plus connue par les fans sous le nom de Luna fatale, du nom de l'album où elle apparaît), fille de Vito la Déveine ; même Seccotine dans Machine qui rêve se révèlera intéressée par le héros. Il est par ailleurs dans cet album cloné, et son alter ego traverse dépression, panique et colère.
Morvan et Munuera
Morvan et Munuera ont assuré la destinée du groom de 2004 à 2008. Sous leur plume, Spirou développe encore son caractère humain : il est profondément choqué par sa propre attitude dans Paris-sous-Seine et consulte un psychiatre dans L'homme qui ne voulait pas mourir. Après quatre albums, le duo, remercié pour incompatibilité artistique, est remplacé par une nouvelle équipe.
Yoann et Vehlmann
Après la chute de popularité de la série pendant la période Morvan/Munuera, Dupuis décide de rompre avec les derniers albums : le fusion manga de Munuera est remplacé par le style plus classique mais néanmoins moderne de Yoann et des scénarios plus inspirés avec le scénariste du best-seller Seuls, Fabien Vehlmann. Après le hors-série Les Géants pétrifiés, le tandem a déjà réalisé deux albums dans un style science-fiction, Alerte aux Zorkons et La Face cachée du Z.
chocolatte
Le saviez vous ...
Manfred von Richthofen appelé le Baron Rouge
Manfred von Richthofen
Surnom « Le Baron rouge »
Naissance 2 mai 1892
Kleinburg (province de Silésie), Empire allemand
Décès 21 avril 1918 (à 25 ans)
Vaux-sur-Somme, France
Mort au combat
Origine Allemand
Allégeance Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Arme Luftwaffe, Luftstreitkräfte
Grade Rittmeister
Années de service 1911 – 1918
Commandement Jasta 11
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes 80 victoires homologuées
(système de comptage allemand)
Manfred Albrecht, Freiherr1 von Richthofen (Breslau, 2 mai 1892 – Vaux-sur-Somme, 21 avril 1918) est un aviateur allemand qui devenu une légende de l'aviation de la Première Guerre mondiale. À l'époque, il était connu en France sous les surnoms de « Baron rouge » ou de « Diable rouge », mais depuis, le surnom donné par les aviateurs britanniques (« the Red Baron »), « le Baron rouge » a fini par s'imposer au point de remplacer en popularité son nom authentique.
Avec quatre-vingts victoires confirmées, selon le système de comptage allemand, il est l'as des as de l'aviation allemande de la Première Guerre mondiale. Hauptmann dans la célèbre Jasta 11, sa célébrité est liée à celle de son Fokker Dr.I Triplan peint en rouge vif au lieu des traditionnelles couleurs de camouflage, d'où son surnom. Il a pour frère cadet Lothar von Richthofen, autre pilote chevronné de l'armée de l'air allemande.
Une jeunesse active
Manfred von Richthofen naît à Kleinburg, près de Breslau, en province de Silésie, dans une famille aristocratique prussienne. Il est le deuxième des quatre enfants de l'officier de cavalerie Albrecht baron von Richthofen (1859 – 1920) et de la baronne Kunigunde von Schickfus (1868 – 1962), descendante d'une grande famille de la branche des Falkenhausen. Il a deux frères Lothar (1894 – 1922) également pilote de chasse, Karl-Bolko (1903 – 1971) et une sœur Élisabeth (1890 – 1963). À l’âge de neuf ans, Manfred s'installe avec sa famille à proximité de Schweidnitz (Świdnica). Une fois ses études terminées à l’école de Schweidnitz, Manfred commence une formation militaire alors qu'il n’est âgé que de 11 ans. Après avoir achevé sa formation de cadet en 1911, il rejoint une unité d'uhlans de cavalerie, le 1er régiment d'uhlans.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Richthofen, qui a 22 ans, sert comme officier de cavalerie, participant à des reconnaissances sur le front de l'Est et sur le front de l'Ouest. Les missions traditionnelles de la cavalerie (reconnaissance, percée et exploitation, freinage…) étant devenues difficiles en raison des tranchées et des barbelés, les uhlans sont utilisés dans l'infanterie.
Déçu de ne pas participer plus souvent à des opérations de combat, Richthofen demande sa mutation dans la Luftstreitkräfte, la nouvelle force aérienne de combat, un corps précurseur de la Luftwaffe. Sa demande est acceptée et il rejoint cette unité à la fin de mai 1915. Le 1er octobre 1915, alors âgé de 23 ans, le lieutenant Manfred von Richthofen, se rendant par train spécial à Metz, rencontre l'as de l'époque Oswald Boelcke dans le wagon-restaurant. Les récits de combats aériens impressionnent tant Richthofen qu'il décide de devenir lui aussi pilote d'avion de chasse.
Une brillante carrière
Formé par Oswald Boelcke, Manfred von Richthofen apprend rapidement à piloter et s’entraîne à la chasse aérienne. À la mort de Boelcke, il lui succède à la tête de l'escadre de chasse Jagdgeschwader I surnommée le Fliegender Zirkus — cirque aérien ou cirque volant. Bien que la propagande allemande en ait fait un maître qui excelle dans la tactique et le combat aérien dès le début de sa carrière, Manfred von Richthofen a détruit un certain nombre d'avions et passe pour un maladroit avant d'entamer une carrière fulgurante. Jusqu'à la fin de 1916, il pilote un Albatros D.II à bord duquel, par exemple, le 23 novembre 1916, il tue l'as britannique Lanoe Hawker. Dès qu'un avion est abattu, il se pose rapidement et saute dans une voiture pour aller voir l'appareil. Tel un chasseur, il découpe avec son couteau un morceau de l'empennage en toile, de préférence avec le numéro d'immatriculation de l'appareil, et l'envoie à sa mère qui accroche ces trophées sur les murs de sa chambre. Pour chacune de ses victoires, il commande chez l'un des meilleurs orfèvres de Berlin un petit gobelet en argent sur lequel il fait graver la date et le type de l'appareil abattu.
En janvier 1917, il abandonne l'Albatros D.II pour le D.III, le modèle suivant dans la série des biplans de chasse Albatros. Son premier vol avec cet avion, auquel il a donné la couleur rouge, a lieu dans le ciel de Flandre, le 23 janvier 1917. En faisant peindre son avion en rouge vif, il ne cherche pas à se distinguer, mais agit par stratégie : le principe étant de laisser un avion très visible voler en solo à basse altitude pendant que le reste de l'escadrille restait caché dans la couverture nuageuse, avant de fondre sur l'ennemi qui aurait accroché l'avion paraissant solitaire. À la fin de ce même mois, pour son 16e succès, il reçoit la médaille de l'ordre Pour le Mérite, la plus haute distinction dans l'armée allemande à l'époque. Au printemps 1917, le général en chef Erich Ludendorff lui accorde une permission pour qu'il écrive son autobiographie. Ouvrage de propagande destiné à en faire un héros présenté comme le « chevalier du ciel », il est en fait écrit en grande partie avec l'aide du journaliste Erich von Salzmann. Durant le seul mois d'avril 1917, il abat vingt avions britanniques, portant le total de ses victoires à 52 appareils ennemis. À la fin du mois de juin, il change à nouveau d'avion pour piloter un Albatros D.V. Le 6 juillet de la même année, il est sévèrement touché à la tête. Cette blessure lui laisse des séquelles, son comportement est affecté par des nausées et des maux de tête.
Ce n'est qu'en octobre 1917, après sa période de convalescence, qu'il change d'appareil pour passer sur le triplan qui le fait entrer dans la légende, le Fokker Dr.I, avec le surnom de « Baron Rouge ».
Les dirigeants allemands craignent que sa mort, en quelque sorte inévitable s'il continue à piloter, ne produise un effet néfaste sur le moral des troupes et de la population allemande. Malgré les pressions, il refuse de se retirer du front alors que d'autres tombent sur le champ de bataille.
Sa dernière mission
Fokker Dr.I peint aux couleurs de Manfred von Richthofen.
Le 21 avril 1918, après avoir décollé du terrain de Cappy avec neuf autres pilotes parmi lesquels son cousin Wolfram von Richthofen dont c'était l'une des premières missions, son escadrille rencontra les Sopwith Camel de l'escadrille 209 de la Royal Air Force. Le jeune lieutenant canadien Wilfrid May vit que Wolfram von Richthofen restait, comme lui, à l'écart de la bataille, et le prit en chasse. Voyant son cousin menacé, Manfred von Richthofen poursuivit à son tour Wilfrid May, dont la mitrailleuse s'était enrayée et qui cherchait à son tour à s'éloigner. C'était généralement la technique habituelle de Richthofen de rechercher les avions en difficulté puis de les prendre en chasse. Cependant il prenait aussi soin, depuis des années, de ne pas aller au-dessus des lignes ennemies, ce qu'il fit pourtant ce jour-là. On suppose qu'il était peut-être plus fatigué que d'habitude, ou bien que la bataille aérienne s'était insensiblement déplacée vers l'ouest, au-dessus des lignes alliées. Voyant le triplan de Manfred von Richthofen en train d'attaquer May, le capitaine Arthur Roy Brown, autre pilote canadien, décida de le poursuivre à son tour, et bientôt les trois avions se trouvèrent à très basse altitude juste à l'ouest de la zone morte entre les deux fronts. Richthofen cessa alors sa poursuite, mais il semble qu'il ait alors mal évalué sa position exacte, car quand il fit demi-tour pour revenir vers la zone allemande, il survola l'une des portions les mieux défendues de la Somme.
Le triplan se posa intact. Richthofen succomba à ses blessures quelques secondes plus tard, non sans avoir soupiré « Kaputt » (« foutu ») en désignant son avion. Tous ces faits sont remis en question et les véritables circonstances demeurent floues. Bien que le tir qui lui fut fatal n'ait jamais été attribué officiellement, Arthur Roy Brown et les tirailleurs australiens situés au sol revendiquèrent cette victoire. D'après les analyses balistiques menées récemment, recoupées avec des courriers et documents de l'époque, le Baron rouge aurait été abattu par une mitrailleuse de batterie antiaérienne située à 550 mètres sur sa droite, vingt secondes avant son atterrissage, car la balle est entrée sur le côté droit pour ressortir sous le mamelon gauche, et était suffisamment ralentie pour ne pas le tuer sur le coup et ne pas ressortir de sa combinaison de vol. L'avion de Brown étant trop proche, et surtout de dos, sa position est incompatible avec le tir fatal. Par élimination d'autres batteries ayant tiré de face, il ne reste vraisemblablement que la vieille mitrailleuse Vickers de Cedric Popkin ou celle de « Snowy » Evans, jeunes soldats australiens qui firent chacun feu sur le triplan de l'Allemand. Dans le cas de Popkin, la dernière tentative, de loin et sur la droite, quand l'avion a ressurgi de derrière une colline, pourrait bien avoir été la bonne.
Le documentaire de 2002, The Death of the Red Baron10, de la série Unsolved history, indique que le Baron rouge n'avait qu'un seul impact dans la poitrine, qu'une seule balle l'avait tué. C'était un tir venant de la droite qui est ressorti par le côté gauche. Il n'a pu provenir d'une mitrailleuse d'avion ou antiaérienne, car leurs balles de type « 303 », très puissantes avec une vitesse supersonique et un centre de gravité qui les rendait instables à l'impact et tournoyantes dans le corps afin de déchirer les organes internes auraient instantanément créé une onde de choc qui l'aurait tué en vol ou l'aurait rendu immédiatement inconscient, l'empêchant de poser son appareil. La balle provenait d'un fusil. En 1935, le sergent Popkin écrivit une lettre avec une carte indiquant les derniers lacets de l'avion à un officier de guerre australien. Il indiqua avoir tiré de face et que l'avion a soudainement chuté. Il a alors cru l'avoir touché, mais son témoignage l'élimine. En procédant par élimination, avec des images de synthèse puis du matériel laser utilisé de nuit sur un avion cible, le documentaire démontre que le tireur ne fut pas un aviateur, le capitaine Brown, ni les autres tireurs au sol qui étaient Popkin et Buie, dont on a aussi les photos. Ce fut un quatrième posté près de Buie, un soldat ordinaire dénommé « Snowy » Evans, un Australien qui était bien à la droite du Baron lorsqu'il est passé, dont on n'a aucune photographie et qui est mort en 1925.
L'officier responsable, le major David Blake, suggéra que le baron avait été tué par une batterie antiaérienne vu les blessures constatées lors de l'autopsie. Avec l'accord des hautes instances militaires, Blake prépara alors des funérailles complètes par respect pour l'as. Manfred von Richthofen fut enterré au cimetière du village de Bertangles près d'Amiens, avec les mêmes honneurs militaires que les pilotes alliés, le 22 avril 1918. Mais en 1919 le cercueil de von Richthofen est transféré au cimetière militaire allemand de Fricourt, toujours dans la Somme. En 1925, la famille Richthofen confie à son jeune frère, Bolko, la mission de rapatrier le cercueil en Allemagne. Après l'autorisation de la France, son cercueil passe le Rhin le 16 novembre 1925 et est accueilli par une foule recueillie à Kehl. Le cercueil est alors conduit à l'Invalidenfriedhof, cimetière militaire de Berlin. À partir de 1945, il se retrouve dans le secteur Est de l'ancienne capitale du Reich et, craignant que la tombe ne soit plus entretenue, le fils de Bolko, Hartman, effectue des démarches auprès des autorités de l'Allemagne de l'Est. Au printemps 1975, l'autorisation est enfin donnée pour le transfert de la sépulture et von Richthofen est enterré à Wiesbaden dans le caveau familial auprès de sa mère et de sa grand-mère, au cimetière du Sud (Südfriedhof).
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C'était .. hier
1918 : L'as de l'aviation allemande pendant la Première guerre mοndiale, le baron von Richtoffеn, perd la viе lorsque son aррareil est abаttu par le capitaine canadien Roy Brown. Surnommé lе « Baron rouge », ce grand аviateur possédаit un immense palmarès comptant 78 victoires.
1972 : Sortie du film "Orange Mécanique" de Stanley Kubrick
1993 : Le créateur du сélèbre aventurier Simοn Templar, alias Le Saint, n'est plus. L'écrivain britanniquе Leslie Charteris еst mort à l'âge de 85 ans.
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Le saviez vous ...
Écran bleu de la mort
Un « écran bleu de la mort » sur une borne interactive téléphonique publique tournant sous Microsoft Windows.
L’« écran bleu de la mort » (abrégé en anglais en BSoD pour Blue Screen of Death) est le surnom du message d'erreur affiché sur un écran d'ordinateur par le système d'exploitation Microsoft Windows lorsque celui-ci ne parvient pas à récupérer d'une erreur du système, ou lorsqu'il arrive à un point critique d’une erreur fatale.
Depuis la version 2.0 de Windows, les écrans bleus de la mort ont toujours été présents sous une forme ou sous une autre dans le système d'exploitation de Microsoft. Ils sont devenus au fil des années un sujet quasi récurrent de ce système d’exploitation (mais il arrive aussi à ses concurrents ou sur d'autres supports, comme les consoles de jeu), une source de désagrément pour les utilisateurs et de raillerie pour ses concurrents.
Historique
BSoD lors de la présentation de Windows 98
Le 20 avril 1998, lors de la présentation à la presse de Windows 98 à la conférence COMDEX, le PDG de Microsoft, Bill Gates, souhaite souligner la facilité d'usage du système d'exploitation et le support amélioré du Plug-and-Play (PnP), une des avancées majeures pour Windows. Toutefois, lorsque son assistant Chris Capossela branche un scanner et essaie de l'installer, le système d'exploitation plante en affichant un écran bleu de la mort. Après les applaudissements et les acclamations de l'auditoire, Bill Gates déclara : « Ce doit être la raison pour laquelle nous ne commercialisons pas encore Windows 98 »1. La vidéo de cet événement devint un phénomène Internet populaire1.
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C'était ...hier
1938 : Tif est l'un des premiers héros à s'illustrer dans le premier numéro de Spirou. Il doit être rejoint par son copain Tondu pour de nombreuses aventures.
1940 : L'ingéniеur américain d'origine russe Vladimir Zwοrkin fait une démonstratiοn de son microscope électronique, qui рeut grossir les objеts 100.000 fois.
1992 : Benny Hill, qui a été pendant des années l'un des produits d'exportation les plus prisés de Grande-Bretagne, succombe à une crise cardiaque à l'âge de 67 ans.
1994 : L'acteur français Jean Carmet, décrit comme un spécialiste des seconds rôles, meurt à l'âge de 73 ans.
1998 : Bill Gate présente Windows 98 devant la presse et assiste au premier plantage officiel de la version finale du tout nouveau système d'exploitation de Micro$-oft.
Capusa06
GUIGNOL
Guignol est une marionnette à gaine créée vers 1808 par Laurent Mourguet, ouvrier en soie. Personnage haut en couleur à la langue bien pendue, il utilise le parler lyonnais et des expressions truculentes, pour dénoncer l'injustice sociale en prenant le parti des petites gens. Accompagné de Gnafron, un savetier joyeux buveur de Beaujolais, et de sa femme, Madelon, Guignol vit des aventures présentées dans un petit théâtre. Les décors du castelet sont des lieux typiques de la ville de Lyon comme le café du Soleil sur la place de la Trinité dans le quartier Saint Georges. Dès sa naissance, ce spectacle destiné aux adultes connaît un franc succès, Guignol devient l'emblème de la ville de Lyon et des Lyonnais. Ce succès ne se démentira jamais. Aujourd'hui encore, il tient une place privilégiée dans le cœur des Lyonnais.
Laurent Mourguet
Né le 3 mars 1769 à Lyon, Laurent Mourguet, un ouvrier en soie (un canut) est le père de Guignol.
Le 22 novembre 1788, en l'église Saint-Georges, il épouse Jeanne Esterle dont il aura dix enfants. Sa condition de canut ne lui permettant plus de subvenir aux besoins de sa famille, il part sur les routes pour devenir marchand-forain puis arracheur de dents. Mais les villageois tremblent en entendant les cris que provoque chaque dent arrachée. Bientôt plus personne n'ose s'approcher de la chaise du dentiste.
Pour attirer la clientèle, Laurent Mourguet, va faire preuve d'imagination : il utilise la marionnette de Polichinelle, personnage très en vogue à cette époque, pour distraire les clients en leur racontant des histoires drôles. Les passants s'arrêtent, tout le monde rit et cette humeur joyeuse apaise la douleur du patient. Laurent Mourguet devient l'ami du public et face au succès rencontré sur les foires et les marchés, il abandonne le métier de dentiste.
Vers 1804, Laurent Mourguet, toujours avec sa marionnette Polichinelle, installe son castelet dans la grande allée des Brotteaux, au milieu du jardin le Petit Tivoli.
Un jour prend place devant le castelet un violoneux répondant au nom du père Thomas. Celui-ci va jusqu’à lui donner la réplique. Le public est ravi et accourt chaque jour davantage. Au fil des années, il abandonne alors les personnages de la Commedia dell’ Arte et invente Gnafron puis Guignol, ce duo mythique de personnages purement lyonnais. Laurent Mourguet renoue avec la tradition ambulante et se produit avec sa famille dans tout le Lyonnais. Vers 1830, son fils Etienne s'installe au Café du Caveau, place des Célestins. En 1840, il se retire à Vienne dans l'Isère. ll décède le 30 décembre 1844.
Ses enfants reprennent le flambeau et deviennent comme lui « guignolistes », tout d'abord au Café du Caveau de 1837 à 1848, puis au Castelet du théâtre de Guignol de 1852 à 1873, dans le Petit Passage de l'Argue (fermé en 1927).
Laurent Mourguet ne savait ni lire, ni écrire. Les pièces constituant le répertoire de Guignol nous sont parvenues, en majorité, grâce à un magistrat, Jean-Baptiste Onofrio, habitué des spectacles de Guignol joués dans les café-théâtres. Dès 1865, il publie un recueil de 20 pièces intitulé « Théâtre Lyonnais de Guignol ». Le répertoire classique y est partiellement repris mais de façon très assagie. Guignol devient présentable et le public s'élargit alors à la bourgeoisie lyonnaise.
De 1872 à 1875, c'est le marionnettiste Pierre Rousset qui oeuvre au Petit Passage de l'Argue. Grand interprète du répertoire de Guignol, il reprend certains sujets des pièces écrites par Mourguet et les adapte avec des variantes.
Dix de ses pièces manuscrites ont été acquises en 2006 au nom de la ville de Lyon par le Musée International de la Marionnette (Musées Gadagne).
En 1908, Pierre Neichthauser (marié en 1903 avec Eléonore Josserand arrière petite-fille de Laurent Mourguet) décide de célébrer le centenaire de la marionnette. Dès lors, le Guignol lyonnais des frères Pierre et Ernest Neichthauser (au Théâtre du Gymnase du quai Saint Antoine) connait un succès national et même international, qui s'essouflera après la seconde guerre mondiale.
En 1911, des Lyonnais décident d'élever, grâce à une souscription publique, une statue en hommage à Laurent Mourguet, créateur de Guignol. Elle est inaugurée le 21 avril 1912. Suivra en 1913 la création de la Société des Amis de Guignol, qui devient en 1947 la Société des Amis de Lyon et de Guignol. Dans les années soixante et jusqu'en 1990, la famille Mourguet représentée par Jean-Guy Mourguet, assure le répertoire de Guignol dans le théâtre dit « du Petit Bouif » de la rue Saint Georges. Après la dernière représentation, J-G Mourguet décide de léguer marionnettes, accessoires et documents du théâtre à la ville de Brindas (où il habite, et où les Neichthauser ont aussi vécu). Un musée s'y est ouvert en 2008.
Les Personnages du Théâtre
Entre 1804 et 1808, les personnages de Laurent Mourguet sont ceux de la Commedia dell’arte comme Polichinelle et Arlequin, très en vogue. En 1808, il abandonne ces personnages et invente Guignol, le canut à l'esprit satirique qui prend partie des petites gens. L'origine du personnage de Guignol est incertaine : certains affirment que Laurent Mourguet s'inspira de sa propre image, d'autres prétendent qu'il aurait figé l'expression d'un voisin canut, d'origine lombarde. Dans certaines pièces Guignol à pour prénoms : Jean Siflavio. Il crée ensuite les autres personnages du théâtre de Guignol :
Madelon, la fenotte (l'épouse) de Guignol, fidèle à son mari, est une bonne travailleuse (ménagère). Econome et débrouillarde, elle est souvent anxieuse et son mari moque de son esprit bougon. Contrairement à Guignol, elle n'aime pas spécialement faire la fête. Elle porte un bonnet, une robe de lainage le plus souvent fleurie et un "devanti" , tablier.
Toinon est parfois la femme de Gnafron, mais elle change de fonction selon les pièces. Elle représente la sagesse.
Le gendarme Flageolet
Grégoire Lambert Ladré dit "le père Thomas", bonimenteur, violoneux placé devant le castelet de Laurent Mourguet lui donne spontanément la réplique, ce dialogue amuse tout particulièrement les spectateurs. Mais Thomas Ladré a un penchant pour la bouteille ce qui ne correspond pas au caractère de Mourguet. Les absences du père Thomas deviennent de plus en plus fréquentes. Quand il n’est pas là le dialogue disparait et le public se raréfie. Laurent Mourguet se sépare du père Thomas. Alors, pour remplacer ce comédien Laurent Mourguet décide de créer une marionnette à l’image de ce personnage haut en couleur. Gnafron est né. Le nom de Gnafron vient de « gnafre », un regrolleur (cordonnier). Gnafron, ami de Guignol, est réputé pour être amateur de Beaujolais mais n'est pas qualifié d'ivrogne. Plus âgé que Guignol, ses propos sont toujours pleins de bon sens, c'est un philosophe. Il tempère l'ardeur de son ami et aime faire la fête avec lui. Guignol et Gnafron forment un duo mythique. Le nez et les joues écarlates, la bouche édentée, le galurin de travers et le tablier de savetier sont les attributs de Gnafron.
Canezou propriétaire de la maison où vit Guignol
Monsieur le Bailli, le juge
Ces personnages, les principaux du monde de Guignol, évoluent dans un castelet. Dans ce petit théâtre, le côté cour, à droite du spectateur lorsqu'il regarde la scène, s'appelle le côté Gui (pour Guignol). Le côté jardin, à gauche, prend le nom de côté Gna (pour Gnafron). La tradition veut que Guignol joue à droite du public et soit tenu par la main gauche du marionnettiste. Quant à Gnafron, c'est l'inverse, il est tenu par la main droite du manipulateur.
La naissance de Guignol
La première trace de Guignol remonte, vers 1808, lors de représentations dans quelques cafés-théâtres mais l'origine du personnage est moins définie que celle de Gnafron. La marionnette sculptée dans le bois de tilleul pourrait être inspirée de la propre image de Laurent Mourguet ou représenter le visage d'un de ses voisins canut.
Quant à l'origine du nom Guignol, de multiples hypothèses sont proposées :
le nom du voisin canut : Jean Siflavio Chignol. Gnafron appelle souvent son ami "Chignol"...
une ville italienne près de Pavie, Chignolo qui a une tradition de marionnettes au XVIIe siècle
une déformation de Guignolet, célèbre personnage de la pièce Nitouche et Guignolet de Dorvigny
"guign'oeil": qui louche
l'adjectif "guignolant" qui pourrait signifier "désopilant", mais que le Littré de la Grand'Côte, bible du parlé lyonnais publié en 1894, donne comme une déformation de "guignonnant", ennuyeux.
Les attributs de Guignol sont un long sarsifi (cadogan), un chapeau de cuir plat, une redingote de domestique et une tavelle (trique) qui permettent de l'identifier aisément dans toutes les représentations que l'on peut voir de lui. Il est jeune, plein de vie, impulsif, soupe au lait et respectueux. Guignol aime la fête, défend l'opprimé et se bat pour la justice.
Doté d'esprit et d'imagination, il dit ce qu'il pense même quand tout le monde se plie devant le pouvoir. Il dénonce l'injustice sociale le tout dans un parler lyonnais grivois et riche d'expressions truculentes.
Cette marionnette populaire et attachante qui va devenir l'emblème des Lyonnais et l'ambassadeur de la ville de Lyon à travers le monde. Les pièces de Laurent Mourguet s'exportent, des théâtres de Guignol s'installent à Paris. Si le succès est là, Guignol va cependant connaître en 1852 une période de censure, imposée par Napoléon III. Les textes doivent être déposés en préfecture afin d’y obtenir l’autorisation pour être joués. Personne ne sachant écrire, c’est le lettré et marionnettiste Victor Napoléon Vuillerme-Dunand qui permettra de sauver le théâtre Guignol d’une fermeture certaine.
Guignol est a l'origine un spectacle destiné aux adultes et offrait aux spectacteurs une caricature de la société du XIXème siècle. Aujourd'hui, il n'a rien perdu de sa verve et continue de se moquer, toujours dans un esprit bon enfant, des personnalités qui rythment notre vie vie quotidienne. Guignol est également très connu des enfants aujourd'hui, mais il a fallu attendre les années 50 pour voir apparaître des pièces écrites et jouées pour les enfants.
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Le saviez vous ...
Musée de l'automobile à Mulhouse
Lorsque les passionnés devisent sur le musée des frères Schlumpf, immanquablement on parle Bugatti. Certes, il n'y a pas que la marque Bugatti représentée et exposée à Mulhouse, mais force est de reconnaître que leur nombre (150 exemplaires différents !), leur qualité et exclusivité a forgé la réputation et renommée de ce musée qui a su évoluer au fil des années et se transformer en un véritable musée moderne et accueillant. Fini en effet le temps du vaste hangar jonché d'allées de graviers…
Fritz Schlumpf, riche industriel du textile , se passionne pour les automobiles françaises et européennes. A partir des années 60, la prospérité des es affaires lui permet d’acquérir plus de 500 modèles qu’il entrepose à Mulhouse dans une de ses filatures en désaffection. Durant de très nombreuses années, sa collection était privée et inconnu" du grand public. Seul un cercle très fermé de privilégiés y eut accès. En 1977, l’empire industriel des frères Schlumpf s’écroule. Les salariés décident d’occuper l’usine désaffectée et y découvrent ces trésors. Ils déciodent alors d'ouvrir un musée au public pendant deux ans. A l’initiative de Jean Panhard, en 1981, une association se constitue pour sauver la collection et rouvre le musée en 1982. Chaque année plus de 200 000 visiteurs, passionnés ou simples curieux viennent visiter le musée des Frères Schlumpf. Avec le musée de Beaulieu en Angleterre, il demeure l'un des plus grands musées automobile au monde ouvert au public. 400 véhicules sont exposés, avec notamment des autos très rares et prestigieuses, ce qui rend cette collection plus exceptionnelle encore ! L'inventaire des marques présentes illustre à lui seul l'attrait de la collection : Bugatti, Hispano-Suiza, Ferrari, Rolls-Royce, Maserati, Maybach, Mercedes,… Depuis 1999 et sa reprise en gestion par Culture Espaces, le Musée National de l’Automobile connaît une véritable renaissance.
UN ESPACE STRUCTURE…
Si auparavant le musée des Frères Schlumpf ressemblait à un grand hangar jalonné d'allées de graviers sur lesquelles étaient alignées les autos, dont les 150 Bugatti. Une collection évidemment attrayante mais dont la présentation était tout de même peu en rapport avec l'exceptionnelle richesse des modèles exposés. Désormais tout a été modifié il y a quelques années afin que le musée de Mulhouse passe enfin à l'ère moderne. Ainsi, un petit train peut vous faire visiter le musée, et vous pouvez profiter de commentaires grâce à un audio guide disponible en six langues. Trois principaux secteurs sont thématiques avec la préhistoire et les débuts de l'automobile présentant des autos des années 1870 à 1920, un secteur compétition où le visiteur peut admirer des formules 1 de tous âges, des sport-prototypes ou même des voitures de rallyes. Enfin un secteur prestige est totalement consacré aux autos de grand luxe et aux Bugatti. Un véritable temple dédié aux autos exceptionnelles !
QUELQUES JOYAUX INESTIMABLES !
Difficile de rester de marbre face à certains joyaux exposés ! Jugez plutôt, rien que dans la gamme Bugatti, pas moins de trois Bugatti Royales sont exposées dont le très célèbre coupé Napléon, voiture personnelle d'Ettore Bugatti... Exceptionnelle et inestimable ! Dans les autos de course, une kyrielle de Bugatti Type 35, mais aussi des Ferrari de Formule 1, ou encore pour les nostalgiques des autos bleus et de Jean Behra des Gordini. Même les plus jeunes qui ne connaissent pas nécessairement ces "dinosaures", des autos de rallyes groupe B (205 Turbo 16, Ford RS200...) ou des Sport Proto des années 80 et 90 (Peugeot 905, Porsche 935, Porsche 956...) sont également exposés.
UNE COLLECTION VARIEE AVEC ANIMATIONS…
Evidemment, les véritables passionnés, fous d'automobiles, pourront errer des heures durant a admirer chaque forme, chaque détail, chaque carrosserie. Mais pour les moins passionnés, diverses animations sont prévues pour eux ! De nombreux films racontent l'histoire et l'évolution de l'automobile sur de nombreux écrans de télévision qui sont clairsemés au gré des allées. On peut même démarrer une Talbot de GP à la manivelle et se faire prendre en photo au volant, ou encore démonter et remonter une auto, faire un tonneau dans un simulateur, faire des courses de mini-karts...
Une collection incontournable pour tout passionné d'automobiles de sport et de luxe, tant la richesse de cette collection est impressionnante. Toutes les grandes marques de l'entre-deux guerre sont représentées dignement avec évidemment un favortisme affiché pour Bugatti. Des modèles variés de toutes les époques, une présentation résolument mise au goût du jour et des animations un peu partout dans les allées et dans les espaces pour permettre au visiteur d'apprendre et se divertir pendant toute sa visite...
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50 balais ! Joyeux anniversaire Libération. C’était le 18 avril 1973.
Jean-Paul Sartre et Serge July notamment fondaient Libération.
Ce jour-là, c’est un simple 4 pages qui sort dans les kiosques. Un appel à financement pour la création d’un quotidien puis plus rien jusqu’au 22 mai, jour où Libération devient effectivement un quotidien : 8 pages, prix de vente 80 centimes. Mais Libé s’est choisi le 18 avril, le jour où les mots “Numéro 1” ont été imprimés donc joyeux anniversaire Libération !
Comment se porte ce quinqua ?
Mieux ! pas loin de 7% de hausse de la diffusion l’année dernière. Libé est proche du seuil des 100.000 exemplaires quotidiens. Des chiffres d’autant plus encourageants qu’ils progressent année après année. Sans surprise, ce n’est plus dans les kiosques que ça se passe. Les ventes au numéro reculent mais c’est le lot de toute la presse. Si Libération remonte la pente, c’est grâce aux Internet. Il était temps ! Libération a longtemps été à la traîne sur le numérique notamment par rapport à d’autres quotidiens nationaux comme Le Monde ou Le Figaro. Libé est maintenant redevenu un acteur sérieux.
On connaît les raisons de cette amélioration ?
Elles sont multiples. En voici une : les newsletters. Pour Libé, ces infolettres sont non seulement des outils de fidélisation mais plus que ça, ce sont des éléments central dans la conquête de nouveaux abonnés… Le quotidien en propose une dizaine notamment Chez Pol, une newsletter politique. Presque 5 ans qu’elle a été lancée et on peut parler de succès, 60.000 abonnés payants la reçoivent tous les matins. Le directeur du journal Dov Alfon s’en félicite d’autant plus que Chez Pol rapporte des abonnés à Libération et pas forcément de gens de gauche. A l’origine Chez Pol est une sorte d’émanation du Lab d’Europe 1, un site spécialisé dans la politique qui s’était fait connaître grâce à son ton ironique et sarcastique et évidemment ses bonnes infos. Libé avait eu la bonne idée de récupérer des journalistes de cette équipe quand Le Lab avait mis la clé sous la porte. Chez Pol est devenue un marqueur de son offre éditoriale…
Dov Alfon, nos auditeurs l’entendent tous les lundis à 7h20. Journaliste franco-israélien, ancien agent du Mossad, ex-patron de Haaretz, quotidien de gauche israélien et donc depuis 3 ans et demi, à la tête de Libération. C’est à lui qu’on doit notamment le retour en bonne place de l’investigation dans le journal. La rédaction de Libé ne s’y était pas trompée : elle avait approuvé sa nomination à plus de 90%, un plébiscite et tout sauf une habitude pour cette maison. En 2014, le nouveau directeur du journal Pierre Fraidenraich avait été accueilli par un édito cinglant et deux surnoms “Troisième Reich” ou “ Frankenstein”... A l’époque, le patron porte le projet d’une Planète Libé, avec de l’événementiel, un télé Libé, un incubateur de start-up et même une transformation du siège pour en faire un lieu culturel et aussi un quotidien. Fraidenraich a quitté Libé 2 ans après son arrivée. Et Libé s’est remis a remis le journalisme au coeur de son projet…
Est-ce que ça veut dire que la presse de gauche à de l’avenir ?
Eh bien contre toute attente et toutes les idées reçues… oui ! Dov Alfon estime même que la presse de gauche connaît un succès financier et populaire supérieur à celui de la presse de droite. Je vous précise que le patron de Libé met Le Monde, dans la catégorie des journaux de gauche, ça aide. Mais à l’heure où on dit que la France n’a jamais été aussi à droite c’est tout sauf anodin… Regardez, même Laurent Joffrin, 70 ans, ex-patron de Libé se lance dans l’aventure des médias, il lance “Le Journal”. Est-ce que grâce à tout ça, la France aura de sitôt un nouveau président de gauche, c'est une autre affaire.