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C'était .. hier
1492 : Le roi Ferdinand d'Espagne accepte de financier le voyage de Christophe Colomb vers la découverte du nouveau monde.
1790 : Benjamin Franklin, homme d'État, physicien et pamphlétaire, meurt à l'âge de 84 ans. Il est l'inventeur du calorifère et du paratonnerre
1909 : L'équipe de football d'Angleterre écrase celle de Belgique 11 à 2
1970 : Après avoir frôlé la mort (et lancé le célèbre Houston, nous avons un problème), les 3 astronautes de la mission Apollo 13 amerrissent dans le Pacifique. Un film, Apollo 13, retrace leur histoire.
1970 : Le groupe le plus célèbre de l'histoire de la musique pop a cessé officiellement d'exister. La dissolution des Beatl?s, ?m?r?ée 6 jours ?lus tôt par l'annonce de Paul McCartney qu'il n'enregistrera plus avec John Lennon, plonge dans le désarroi les millions de fans du Fab Four. C'est ce même jour qu'est lancé le premier album solo de McCartney.
1989 : En Pologne, le syndicat Solidarnosc retrouve une existence légale
1999 : Une tarte au fraise, la plus grande au monde est servie au public à Espoo, près d'Helsinki, Finlande. Elle est composée de 960 Kg de fraise, 190 kg de confiture de pomme, 169 kg de sucre, 360kg de crème à la fraise et 380 kg de gelée.
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C'était .. hier
1921 : Leon Bel, fromager, dépose le nom de "La vache qui rit".
1964 : Sortie du premier album des Rollings Stones : "The Rollings Stone".
1972 : Lancement à Cap Kennedy de la mission Apollo 16 ; quatre jours plus tard, le module Orion se posera sur la Lune
Capusa06
La vache qui rit est une marque commerciale désignant un mélange de fromages fondus de fabrication industrielle (autrefois dénommé « crème de gruyère »), de la société Fromageries Bel.
Le premier nom de La vache qui rit était « Fromage moderne ». Déposée à l'Office national de la propriété industrielle le 16 avril 1921, cette marque de fromage de type tartinette est connue pour sa boîte ronde illustrée qui représente une vache hilare portant des boucles d’oreille constituées de boîtes de Vache qui rit mises en abyme par effet Droste. Connue dans le monde entier, La vache qui rit a également inspiré de nombreux médias, notamment chez les dessinateurs et affichistes.
Fabrication
Le procédé industriel de fabrication de fromage fondu a été inventé par Fritz Stettler en 1911.
La vache qui rit est fabriquée à partir de plusieurs types de sous-produits au lait pasteurisé ou au lait cru frais ou affinés de filières fromagères connues, telles que celles de l'emmental, du comté, du gouda, du cheddar auxquels sont ajoutés lait écrémé, beurre, fromages, protéines de lait, sels de fonte : polyphosphates, citrates, diphosphates et phosphates de sodium, sel. Ils sont fondus dans des malaxeurs chauffants et la pâte est ainsi mélangée avec des sels de fonte. Le produit fini ne nécessite pas de conservation au froid.
Historique
Historiquement, La vache qui rit est l'une des premières marques de fromages industriels ; elle a été créée à une époque où ce domaine d’activité était encore largement artisanal ou de production fermière. Très longtemps associée à un seul produit, la marque La vache qui rit est devenue une marque « ombrelle » qui se décline sur plusieurs produits différents. En France, les restaurants indiens proposent souvent des cheese nan — spécialité de pain au fromage — qui, à défaut de fromages locaux, sont en fait fondés sur de La vache qui rit.
Origines du nom et du dessin
Lors de la Première Guerre mondiale, Léon Bel, affineur du fromage Comté, est âgé de 36 ans lorsqu'il est affecté au « Train », qui s'occupe de la logistique. Parmi les régiments du train, on trouve celui du « Ravitaillement en Viande Fraîche » (RVF). À cette époque, dans chaque unité, les soldats se choisissent des emblèmes spécifiques qu'ils apposent sur tous les véhicules, en particulier sur les camions. Sollicité, l'illustrateur Benjamin Rabier va offrir un de ses dessins à l'une de ces unités : celui d’une vache hilare. Le dessin fut surnommé la « Wachkyrie », allusion aux Valkyries, rendues célèbres par Richard Wagner et emblèmes des transports de troupes allemandes. Le titre et l'illustration furent repris pour un foxtrot de Clapson en 1920 .
En 1921, Léon Bel, à la recherche d'un nom pour son fromage fondu, se souvient de ce nom d'emblème et dépose la marque La vache qui rit. Il demande alors à une première entreprise de lui dessiner une vache, mais la piètre qualité de l'illustration le pousse à faire appel à Rabier. Celui-ci reprend son dessin original de Wachkyrie. Bel l'affuble de boucles d'oreilles, a priori sur les conseils de sa femme, afin de « féminiser » l'animal. L'imprimeur Vercasson est chargé de faire des retouches et donne à la vache sa couleur rouge. Il fait déposer le dessin à son nom, sous le titre de Vache rouge. Par la suite, Léon Bel et sa société devront négocier les droits exclusifs du logo en rachetant les droits de la Vache rouge aux successeurs de l'imprimeur en 1952, ainsi que les droits de l'illustration du Camembert St-Hubert (établissements Couillard à Nancy) dessinée par Rabier en 1921 et que le motif de la Vache qui rit reprenait presque à l'identique (la vache hilare du Camembert St-Hubert était déjà rouge, mais elle ne portait pas de boucles d'oreilles - elle était en outre « inversée », c'est-à-dire qu'elle présentait son profil gauche).
À l'origine, les portions triangulaires sont vendues dans des boîtes en fonte, lesquelles sont pourtant rapidement remplacées par un réceptacle en carton. L’emballage de La vache qui rit (avec la petite tirette rouge) a été inventé par Yves Pin. À l’origine, son idée était de faciliter l’ouverture des enveloppes postales de sorte que lorsqu'il avait écrit ses lettres, il les faisait piquer à la machine à coudre par sa femme. Les destinataires, pour ouvrir ce courrier avaient juste à tirer sur la cordelette pour ouvrir l'enveloppe. Il a présenté son projet au concours Lépine où une personne (inconnue) a acheté le brevet approximativement 50 000 anciens francs .
Léon Bel est l'un des premiers à utiliser ce qu'on n'appelle pas encore le « marketing », notamment en apposant l'image de sa marque sur des objets pour les enfants, en particulier à l'école (buvards, protège-cahiers ou portemines) et pour les adultes (la mascotte fait partie de la caravane publicitaire du Tour de France entre 1933 et 2009). Dans les années 1950, elle apparaît dans des films publicitaires au cinéma, et en 1968 à la télévision ; en 2010, on la dote même d'un corps, ce qui permet de multiplier les possibilités publicitaires. Au fil du temps, le dessin change peu malgré les cornes qui sont raccourcies et arrondies alors que le personnage s'humanise. Julie Régis, responsable de la marque chez l’agence Young & Rubicam analyse son succès : « Elle est à la fois rouge comme un diablotin, femme avec boucles d'oreille et mère nourricière. Peu de marques sont restées aussi longtemps sur de tels fondamentaux et ont traversé ainsi les générations ».
Développement
En 1929 est ouvert un premier comptoir au Royaume-Uni, mais c'est après la Seconde Guerre mondiale que l'expansion de la marque devient mondiale, avec la Tchécoslovaquie, le Maghreb, le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord, le Japon ou encore le Viêt Nam. Elle s'adapte aux particularités culinaires de chaque pays, par exemple en devenant de la crème de fromage rouge au Maroc, en blocs en Algérie et même déclinée à la fraise en Chine et en Corée.
De nos jours, l'entreprise est présente dans 120 pays et possède 15 usines de production (dont deux sur des sites historiques en France). La marque se diversifie dès 1960 avec La vache qui rit cocktail, un cube de fromage pour l'apéritif (rebaptisé ensuite Apéricube) et en 1995 avec Pik & Croq', du fromage fondu avec du gressin.
En 1937, Robert Fiévet, gendre de Léon Bel, prend la tête de l'entreprise, qu'il quitte en 1996. Son petit-fils Antoine Fiévet lui succède.
Notoriété et médias
La vache qui rit est actuellement l’une des marques commerciales les plus connues de France : près de 87 % des Français la connaissent.
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C'était .. hier
1877 : Premier vol d'un hélicoptère, réalisé par Enrico Forlanini.
1912 : Le Titanic, qui a heurté un iceberg un peu plus de 2 heures et demie auparavant, sombre dans l'Atlantique Nord, entraînant dans la mort 1517 des 2223 passagers et membres d'équipage qui se trouvent à son bord.
1923 : L'insuline, découverte par le médecin canadien Frederick Banting, est mise sur le marché à la disposition des diabétiques.
1955 : Le premier restaurant McDonald's ouvre ses portes à Des Plaines, en Illinois
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La minijupe, entre émancipation et sexualisation
Par Yann Lagarde
En soixante ans d'existence, la minijupe a fait tourner bien des têtes. Alors que "la tenue républicaine" à l'école divise, remontons le temps, à l'origine de cette petite révolution.
Bien avant le crop-top, la minijupe aussi a suscité le débat dans les années 1960. Créée par une styliste anglaise, elle est à l’origine d’une vraie révolution sexuelle, stylistique et commerciale.
En 1965, le couturier André Courrèges présente en défilé une jupe courte qui fait sensation. Pourtant, c’est Mary Quant, jeune styliste du Swinging London qui en est à l’origine. Née à Londres en 1934, Mary Quant s’intéresse très jeune à la mode. À 21 ans, elle ouvre le Bazaar en 1955, lieu alternatif mêlant concerts de jazz, bar et boutique de vêtements.
Elle se met à fabriquer ses propres vêtements qu’elle vend le lendemain en boutique, des pièces simples, des cols Claudine avec des matériaux moins coûteux comme le jersey, le coton, le tweed, le nylon et même le PVC.
Xavier Chaumette, historien de la mode : “Les années 1950, ce sont des années très 'madame', très chic, très noir, très strict, donc cette jeunesse va commencer à faire sa mode, mais une mode qui n’existe pas dans les magasins en fait. Ils se mettent dans les quartiers populaires et ouvrent des boutiques. On rentre dans les boutiques et on a un méli-mélo de vêtements, on fait son choix, c’est une immense révolution même au niveau du merchandising, on se sert soi-même il y a de la musique.”
Mary Quant commence à vouloir raccourcir les jupes au-dessus des genoux pour des raisons de confort, de mobilité et d’esthétisme. Avec ces jupes “mini”, en référence à la Mini Cooper, les femmes peuvent désormais marcher sans entrave, courir après le bus et aller danser après une journée de travail.
Véronique Pouillard, historienne de la mode : “Mary Quant vend la minijupe avec des collants qui sont souvent opaques et de couleur. Ce qui veut dire que les femmes ne portent plus le porte-jarretelles, qui est aussi érotisé. Donc quelque part, la minijupe avec le collant peut signifier une approche plus sportive paradoxalement.”
Mary Quant raconte s’être inspirée des tenues de plage des femmes à Saint-Tropez mais avait aussi en tête les jupes courtes des joueuses de tennis. Mary Quant veut libérer la femme, elle veut la sexualiser, aussi.
“Le message est : 'Je suis très sexy, j'aime le sexe et je suis provocante, mais tu devras mettre le paquet pour pouvoir être avec moi'. Maintenant, c'est la femme qui décide." Mary Quant
La minijupe explose dans les capitales européennes et ne laisse personne indifférent
Véronique Pouillard : “La réaction des hommes dans les rues est une réaction de prédateurs sexuels. De la part des femmes, c’est plutôt une réaction de dépit ou d'étonnement. Le regard masculin se cristallise comme étant problématique et difficile à vivre.”
La minijupe marque un profond clivage entre jeunes “baby-boomeuses” et leurs mères.
“C'est affreux de faire voir ces genoux. Je trouve ça indécent” Coco Chanel
Xavier Chaumette : "Elle casse un tabou qui est celui de Chanel. L’histoire de la jupe est très intéressante. Elle se raccourcit en 1912 et pendant la guerre de 14-18, pour des questions de pénurie et parce que les femmes travaillent, elle remonte mi-mollet et en 1925, elle arrive sous le genou et elle s’arrête là. Le genou c’est emblématique, comme le nombril. Entre le genou et le nombril c’est l’interdit. Et jusqu’en 1962-1963, on est complètement dans ce diktat de Chanel.”
Une réussite internationale
Mary Quant multiplie les boutiques, diversifie sa ligne de vêtements, avec des chaussures et des cosmétiques. Elle s'associe avec une grande chaîne de magasins américaine. Elle démocratise le vêtement, avec le triomphe du prêt-à-porter.
La jeune styliste fait des rues londoniennes l’épicentre de la mode, au grand dam des maisons de haute-couture parisiennes. Xavier Chaumette : “Courrèges, en mettant sa minirobe dans la couture, l’a rendue populaire, il a permis de la rendre acceptable parce que c’était quand même Paris qui donnait le ton de la mode. Mais là cette rébellion des jeunes fait passer la mode de la rue comme une mode référente. La mode ne part pas du sommet de la pyramide, mais du bas.”
La minijupe est popularisée par des actrices, et chanteuses au sommet de leur carrière mais elle définit aussi des canons de beauté contraignants.
Véronique Pouillard : “C’est vrai qu’à l’époque, c’est l’ère des mannequins très très minces. On la voit portée de manière stéréotypée portée sur des mannequins qui sont jeunes, minces, musclées sportives.”
Icône d’une époque, la minijupe finit par rentrer dans les mœurs. Symbole de libération des femmes dans les années 1960, la minijupe est aussi vécue comme aliénante par une nouvelle génération de femmes et interroge le regard masculin.
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Le saviez vous ...
L'asperge...
Tout ce qu'il faut savoir sur l'asperge, de sa cuisson
Elles sont de retour sur les étals. Quelle est la bonne cuisson des asperges, vertes ou blanches ?
Les trois grandes variétés d'asperges: blanches, violettes et vertes.
On cuisine les asperges vertes, blanches ou violettes. Pour bien les choisir, il faut s'assurer que les tiges sont fermes et cassantes, d'épaisseur égale (pour une cuisson homogène) et que le la pointe est bien serrée. Plus le talon (la partie la plus basse) est humide, plus la cueillette est récente.
Les asperges ne se gardent pas longtemps au réfrigérateur (3 jours maximum). Le mieux est de les emballer dans un linge et de les conserver debout.
Seule l'asperge verte n'a pas besoin d'être épluchée. Attention : on n'épluche pas jusqu'à la pointe, uniquement jusqu'à trois centimètres sous la pointe.
Une fois les asperges épluchées (ou pas, si ce sont des vertes), couper ou casser le talon -la partie la plus basse de la pousse. Attention : les asperges vertes ont une cuisson plus rapide.
Cuisson vapeur à l'autocuiseur : La cocotte minute doit être assez haute pour que les asperges tiennent debout, liées en botte, dedans. Mettre environ 1/2 l d'eau dans le fond, puis placer le panier vapeur. Mettre les asperges en botte droite. Fermer l'autocuiseur. Dès que la soupape commence sa rotation ou que le clapet indique que la pression est effective, compter 6 (pour les vertes) à 10 minutes (pour les grosses blanches).
Cuisson à l'eau : Mettre de l'eau salée à bouillir. À ébullition, mettre les asperges en botte, avec les pointes hors de l'eau, ou en vrac. Compter 8 à 15 minutes, selon leur épaisseur.
Cuisson à la poêle: Si vous le souhaitez, couper les asperges en tronçons. Faire fondre dans la poêle un peu de beurre ou d'huile d'olive, puis déposez les asperges. Faire revenir à feu doux 10 à 15 minutes en remuant régulièrement.
Cuisson à l'étouffée : Mettre un peu d'eau ou de bouillon dans une sauteuse, les asperges et sceller avec un couvercle. Chauffer à feu doux et remuer régulièrement. Compter 10 à 15 minutes.
Cuisson au four : Préchauffer le four à 250°C (th. 8-9). Dans un grand récipient, mettre un gros volume d'eau et la saler. Rincer et, si besoin, éplucher les asperges. Les déposer dans l'eau. Mettre le plat au four et laisser cuire 30 minutes.
Cuisson au micro-ondes : Mettre de l'eau dans un grand récipient vapeur, puis poser les asperges au-dessus (si vous n'en avez pas, vous pouvez les mettre dans l'eau). Couvrir, puis mettre à cuire à puissance maximale 4 minutes pour des asperges vertes, 6 à 8 minutes pour des asperges blanches. Si vous n'êtes pas certains de vous ou de la puissance de votre appareil, commencer par 3 minutes (pour les vertes) ou 5 minutes (pour les blanches) puis goûter un petit morceau du tronçon. Si ça n'est pas assez cuit, remettez pour une minute.
L'asperge est riche en potassium, en calcium, en magnésium et en vitamines B9, C et E. Sans oublier les fibres, parfaites pour stimuler le transit intestinal. Ce légume, également antioxydant, contient aussi des dérivés de soufre, qui donnent une odeur particulière à l'urine.
Les parties des asperges que l'on mange sont en fait des pousses issues de rhizhomes souterrains. /
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C'était ... hier
1912 : Peu avant minuit, le Titanic heurte un iceberg dans l'Atlantique Nord. Ainsi débute l'agonie du plus grand et plus luxueux paquebot du monde, réputé insubmersible. Un peu plus de deux heures et demie plus tard, le géant des mers sombrera dans les eaux glaciales de l'océan, entraînant dans la mort plus de 1500 passagers et membres d'équipage
1980 : Lors de la remise des Oscars, Dustin Hoffman et Sally Field sont choisis meilleurs acteur et actrice pour leur participation aux films Kramer contre Kramer
1980 : Des étudiants américains ont confectionnés une Banana-Split de 1 750 m de lon
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Le saviez vous ..
Fleur de Pagode
Clérodendron, l’arbre pagode de Tahiti
Originaire de l’Inde et d’une grande partie de l’Asie du sud, le Clérodendron (Clerodendrum paniculatum) se caractérise par ses grandes grappes de fleurs rouge-orangé en forme de pagode japonaise qui se dressent au dessus du feuillage. C’est pour cela que l’on l’appelle Arbre pagode ou Pagoda flower en anglais.
Son nom botanique Clérotendrum vient des deux mots grecs, kleros, qui signifie « chance » ou « destin » et de dendron, « arbre ». Il a été introduit à Tahiti, en provenance de Chine, par le docteur Johnstone en 1845.
De nombreuses petites fleurs
L’arbre pagode est plutôt un arbuste à croissance rapide composé de plusieurs tiges de 3 m de hauteur qui se ramifient à partir des racines et se propage rapidement en formant de grands massifs. Les feuilles de grande taille et en forme de cœur, lobées à la base et entières au dessus, sont disposées par paires opposées le long des tiges. Les nombreuses petites fleurs rouge-orangé, en forme d’entonnoir avec de longs tubes, sont regroupées en grappes en forme de pyramide de 45 cm de hauteur à l’extrémité de longues tiges. Ces magnifiques petites fleurs qui ne sont pas parfumées attirent les papillons.
Utilisée en pharmacopée traditionnelle
L’arbre pagode est utilisé en pharmacopée traditionnelle en Asie pour le traitement des yeux endoloris, des voies urinaires, de la gonorrhée et des problèmes rénaux.
L’infusion de fleurs est utilisée comme purgatif et un cataplasme de feuilles appliquées à l’abdomen peut faire revivre un estomac distendu. Des feuilles fraiches hachées en cataplasmes soulagent de l’inflammation des plaies et brûlures et résorbe les furoncles. Les fleurs séchées et broyées mélangées avec de l’eau tiède permettent de lutter contre l’insomnie. Les racines qui contiennent un antidote sont utilisées pour soigner les morsures d’animaux.
Des attributs magiques sont également affectés à cette plante. En Malaisie, la plante est utilisée pour invoquer les esprits et conférer une protection contre les dommages.
https://www.alamyimages.fr/fleur-de-pagode-rouge-en-fleurs-ou-clerodendrum-paniculatum-bali-indonesie-image356331988.html
Capusa06
La loi du 13 avril 1946 tendant à la fermeture des maisons de tolérance et au renforcement de la lutte contre le proxénétisme, dite loi Marthe-Richard, abolit le régime de la prostitution réglementée en France depuis 1804. Elle impose la fermeture des maisons closes (« maisons de tolérance »). La loi porte le nom de Marthe Richard, alors qu'elle est conseillère municipale de Paris et non parlementaire. La loi bénéficie du climat ambiant, la plupart des tenanciers proxénètes étant considérés comme impliqués dans la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation allemande.
Genèse de la loi
Marthe Richard, élue conseillère dans le 4e arrondissement de Paris, dépose le 13 décembre 1945 devant le Conseil municipal de Paris un projet pour la fermeture des maisons closes. Dans son discours, elle ne s’en prend pas tant aux prostituées qu’à la société, responsable selon elle de la « débauche organisée et patentée » et à la mafia, qui bénéficie de la prostitution réglementarisée ; le propos permet aussi de rappeler que le milieu de la prostitution s'est compromis avec l’Occupant pendant la guerre. Sa proposition est votée et le 20 décembre 1945, le préfet de police Charles Luizet décide de fermer sans préavis les 190 maisons du département de la Seine dans les 3 mois (au plus tard le 15 mars 1946, date qu'a fixée le conseil municipal).
Encouragée par cette décision, Marthe Richard commence une campagne de presse pour le vote d'une loi généralisant ces mesures à toute la France. Elle est soutenue par le Cartel d'action sociale et morale ainsi que par le ministre de la Santé publique et de la Population Robert Prigent.
Le 9 avril 1946, le député Marcel Roclore présente le rapport de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et conclut à la nécessité de la fermeture. Le député Pierre Dominjon, membre du Cartel d'action sociale et morale, dépose une proposition de loi dans ce sens qui est votée le 13 avril 1946 à la chambre des députés. La fermeture des maisons closes est appliquée à partir du 6 novembre 1946. Retirant les autorisations administratives sans indemnisations aux tenanciers, la loi marque la fin du sanitarisme et le passage d'une politique réglementariste à une politique abolitionniste .
Conséquences
Après l'adoption de la loi, Marthe Richard s'assure que l'on vote bien l'article 5 du texte qui prévoit la suppression du fichier national de la prostitution, dans lequel elle est encore fichée. Ce fichage policier est remplacé par un fichier sanitaire et social de la prostitution (loi du 24 avril 1946) dans le but de « dépister les prostituées vénériennes voulant se dérober au traitement de leur maladie » mais cette déclaration non coercitive à l'action sanitaire et sociale est peu appliquée et disparaît le 28 juillet 1960, date de la ratification française de la convention des Nations unies du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui (ratification tardive à cause du maintien des bordels dans son empire colonial).
Cette loi vaut à Marthe Richard le surnom de « veuve qui clôt » par référence au champagne Veuve Clicquot.
Environ 1 400 établissements sont fermés, dont 195 à Paris (177 établissements officiels) : les plus connus comme le Chabanais, le Sphinx, La Rue des Moulins, le One-two-two mais aussi les sinistres maisons d’abattage comme le Fourcy et le Charbo….
Cette loi fait d'abord sourire la brigade mondaine du 3e étage du 36, quai des Orfèvres puisqu'elle émane de Marthe Richard, qui fut elle-même une prostituée jusqu'aux alentours de 1915, quand elle désire faire table rase de son passé de prostituée ; par la suite, la police la voit d'un mauvais œil car elle risque de la priver de ses sources de renseignement que sont ces prostituées. La prostitution étant alors une activité libre, seules sont interdites par la loi son organisation et son exploitation – le proxénétisme – et ses manifestations visibles, ainsi que le délit de racolage, mais la police continue de tolérer les maisons de débauche. Beaucoup de tenanciers de maisons closes se reconvertissent ainsi en propriétaires d'hôtels de passe clandestins qui se concentrent essentiellement aux alentours des casernes militaires françaises et américaines ainsi que dans les grandes villes. Enfin, alors que la loi prévoit de recueillir les prostituées dans des « centres d'accueil et de reclassement », ces dernières souvent démunies sont réduites à poursuivre leur activité de manière clandestine, dépourvues de statut, ce qui peut les abandonner à la sauvagerie et aux rapports de force.
En août 1973, Jacqueline Treppler crée une association de prostituées, « Les petites sœurs des cœurs », qui propose la création d'une chaîne d'Eros center, sur le modèle allemand, pour décriminaliser le métier. Elle reçoit l'appui de « Marthe Richard, qui, renonçant à la bataille qu'elle a, pendant vingt-cinq ans, menée pour la fermeture des « maisons », a déclaré être favorable à une révision de « sa » loi ».