
Mirabelle
Mady a écrit :
déplacées
bĂątisse
oui
4 fautes corrigées
Regarde cette imposante BĂTISSE rayĂ©e briques et ocres ! Aujourdâhui, câest une
mĂ©diathĂšque, câĂ©tait une blanchisserie autrefois. Sa fiĂšre cheminĂ©e sâĂ©lançait dans
les cieux, tel une vigie qui appellait quotidiennement les lavandiĂšres de lâĂšre
industrielle Ă gagner leurs croĂ»tes. On les VOIT sur cette photo SĂPIA, entourĂ©e de
leur marmaille dans les retrouvailles du soir...
Ă quoi ont-elles rĂȘvĂ©es tout le jour ? Se sont-elles vu dĂ©ambulant sur les
Grands Boulevards, atiffées comme des cocottes, retroussant leur jupon pour
exhiber leurs demies-bottes en SuĂšde ? Ou bien libres au bras de chic
parvenus en queue-de-pies, sâenivrant gaiment avec force cocktail ?
Las ! Quoiqu' elles se soient imaginées, demain elles retourneront à leur
labeur. Elles sâintoxiqueront dans les vapeurs suffoquantes, elles auront des
vertĂšbres DĂPLACĂES. Incessament, dans des piĂšces exigĂŒes, il faudra rendre immaculĂ© ces
masses moites de blouses bleu barbeau, ces pyramides de draps douteux aux
nuances crÚmes . Pour se faire, essangage, lessivage, rinçage, asurage et
essorage se succéderont dans le tohut-bohut des machines.
Mais dans les Ă©tages paradisiaques est si le sĂ©choir oĂč enfin, via les planchers Ă
claire-voie et les persiennes Ă ventĂšles, lâair circule. Tel un doux anesthĂ©siant,
le soufle éthéré fait osciller les toiles alanguis et s'envoler les soucis des
ouvriĂšres qui sây rĂ©fugient.
Tout Ă coup sonne le glas de la journĂ©e. « Vienne la nuit, sonne lâheure » ...
Ă Clamart, une clameur !
Mirabelle
Les lavandiĂšres de Clamart
Regarde cette imposante batisse rayĂ©e briques et ocres ! Aujourdâhui, câest une
mĂ©diathĂšque, câĂ©tait une blanchisserie autrefois. Sa fiĂšre cheminĂ©e sâĂ©lançait dans
les cieux, tel une vigie qui appellait quotidiennement les lavandiĂšres de lâĂšre
industrielle à gagner leurs croûtes. On les voient sur cette photo sépiat, entourée de
leur marmaille dans les retrouvailles du soir...
Ă quoi ont-elles rĂȘvĂ©es tout le jour ? Se sont-elles vu dĂ©ambulant sur les
Grands Boulevards, atiffées comme des cocottes, retroussant leur jupon pour
exhiber leurs demies-bottes en SuĂšde ? Ou bien libres au bras de chic
parvenus en queue-de-pies, sâenivrant gaiment avec force cocktail ?
Las ! Quoiqu' elles se soient imaginées, demain elles retourneront à leur
labeur. Elles sâintoxiqueront dans les vapeurs suffoquantes, elles auront des
vertĂšbres dĂ©placĂ©s. Incessament, dans des piĂšces exigĂŒes, il faudra rendre immaculĂ© ces
masses moites de blouses bleu barbeau, ces pyramides de draps douteux aux
nuances crÚmes . Pour se faire, essangage, lessivage, rinçage, asurage et
essorage se succéderont dans le tohut-bohut des machines.
Mais dans les Ă©tages paradisiaques est si le sĂ©choir oĂč enfin, via les planchers Ă
claire-voie et les persiennes Ă ventĂšles, lâair circule. Tel un doux anesthĂ©siant,
le soufle éthéré fait osciller les toiles alanguis et s'envoler les soucis des
ouvriĂšres qui sây rĂ©fugient.
Tout Ă coup sonne le glas de la journĂ©e. « Vienne la nuit, sonne lâheure » ...
Ă Clamart, une clameur !
( je n'ai pas compté les fautes mais il y a de quoi faire ... )
lila
Un quart de siĂšcle aprĂšs, on remet ça ! Ă l'instar des Gaulois d'un petit village que nous connaissons bien, les Français d'aujourd'hui disputent Ă l'envi d'orthographe. Se disputent mĂȘme et, au lieu des poissons d'hier, se balancent Ă la tĂȘte oignons et nĂ©nuphars. « Quelle
chienlit ! » n'eĂ»t pas manquĂ© de s'esclaffer quelqu'un qui les a abondamment pratiquĂ©s. Mais c'est Ă©gal : quels que soient, en l'occurrence, les excĂšs des uns et des autres ; quelque anachroniques que puissent paraĂźtre ces joutes, voilĂ qui tĂ©moigne de la relation quasi charnelle qu'ont toujours entretenue nos compatriotes avec leur langue : loin d'ĂȘtre de simples outils, les mots ont un visage, et mieux vaut qu'il nous sourie !
lila
Un quart de siĂšcle aprĂšs, on remet ça ! Ă l'instar des Gaulois d'un petit village que nous connaissons bien, les Français d'aujourd'hui disputent Ă l'envi d'orthographe. Se disputent mĂȘme et, au lieu des poissons d'hier, se balancent Ă la tĂȘte oignons et nĂ©nuphars. « Quelle
chienlit ! » n'eĂ»t pas manquĂ© de s'exclaffer quelqu'un qui les a abondamment pratiquĂ©s. Mais c'est Ă©gal : quels que soient, en l'occurrence, les excĂšs des uns et des autres ; quelque anachroniques que puissent paraĂźtre ces joutes, voilĂ qui tĂ©moigne de la relation quasi charnelle qu'ont toujours entretenue nos compatriotes avec leur langue : loin d'ĂȘtre de simples outils, les mots ont un visage, et mieux vaut qu'il nous sourie !
