
CANDIDE
Paroles de la chanson" Hallelujah" (Traduction) par Léonard Cohen
Il paraĂźt quâun accord mystĂ©rieux
Que jouait David plaisait Ă Dieu
Mais la musique ne tâintĂ©resse pas, nâest-ce pas ?
Ăa fait comme ça :
La quarte, la quinte,
Le mineur tombe, le majeur monte,
Le roi surpris composant Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Tu voulais des preuves malgré ta foi.
Quand elle se baigna sur le toit
Sa beauté au clair de lune te subjugua
A un tabouret elle te lia
Ton trĂŽne brisa, tes cheveux coupa,
Et de tes lÚvres tira cet Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Je suis dĂ©jĂ venu mâĂ©tendre
Et jâai marchĂ© dans cette chambre.
Car je vivais seul avant de te connaĂźtre.
Sur le porche jâai vu ton fanal.
Lâamour nâest pas marche triomphale.
Câest un froid et câest un meurtri AllĂ©luia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Jadis, tu ne me cachais pas
Ce qui se passe ici en bas,
Mais maintenant ce nâest plus le cas, nâest-ce pas ?
Souviens toi, lorsquâen toi jâentrais
De mĂȘme la colombe sacrĂ©e
Chacun de nos rùles était Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Bien, il y a peut-ĂȘtre un dieu lĂ -haut
Mais tout ce que j'ai appris de l'amour
Ătait comment tuer quelqu'un qui t'as surpassĂ©
Ce ne sont pas des pleurs que tu entends la nuit
Ce n'est pas quelqu'un qui a vu la lumiĂšre
C'est un alléluia froid et brisé
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Tu dis qu'en vain jâai pris le nom
Mais je ne connais pas le nom
Et puis, quâest-ce que ça peut te faire, au fond ?
Dans chaque mot brille une flamme
Et quâimporte que lâon proclame
Le sacré ou le meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
A faire de mon mieux jâai cherchĂ©
Ne pouvant sentir, jâai touchĂ©
Je tâai dit vrai : je nâsuis pas venu tricher.
Tout est allé mal et pourtant
Je viens devant le Dieu du Chant
Sans rien dâautre Ă mes lĂšvres que AllĂ©luia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia
lila
raduction en français
LâEnchantĂ©e
Patapim, Patapam,
Je ne sais dâoĂč elle est sortie,
Elle ne mâa mĂȘme pas regardĂ©,
Et je l'ai perdu tout de suite
Et la faim et la soif.
Patapim, Patapam,
Je ne sais pas ce qui mâarrive,
Et sans aucune pitié,
Elle va son chemin,
Elle chemine tout droit,
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, câest lâEnchantĂ©e,
Pour la voir passer,
Moi, je me mets ici,
Tous les matins Ă la guetter,
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, câest lâEnchantĂ©e,
Je ne fais quây penser
Et la nuit et le jour
Et le jour et la nuit.
Moi, toujours jâavais su,
Et dire non et dire adieu,
Moi, jamais je nâavais voulu,
Jamais prier homme ni Dieu,
Maintenant jâai pliĂ© le genou,
Dans lâĂ©glise, la tĂȘte baissĂ©e,
Pour mendier ce que je veux :
Respirer Ă cĂŽtĂ© dâelle.
De la terre ou du ciel,
Comme la foudre,
Et tout a chaviré,
Rien ne sera plus,
Non, jamais comme avant,
Ni le froid de la neige,
Ni le vert de la prairie,
Ni le chant dâun enfant,
Ni la marche du soleil
Qui fait courir les années.
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, câest lâEnchantĂ©e,
Et si ce nâest pas aujourdâhui,
Demain câest sĂ»r,
Jâirai lui parler,
Je ne sais pas son nom,
Pour moi, câest lâEnchantĂ©e,
Demain je lui dirai,
Je nâai vĂ©cu jusquâici
Que pour vous rencontrer
lila
La Vieille
C'est pas demain, demain, la vieille
Que tu reverras tes garçons
Qui sont partis de ta maison
SixiÚme étage, vue sur la cour
Pour les sourires et pour l'amour
Il fallait repasser la veille
Tant et tant d'années ont passé
Nous avons oublié la vieille
La vie était une merveille
Et comme les autres entre deux Ăąges
J'ai perdu mon livre d'images
Alors... commença le passé
Je ne sais pas pourquoi
Ce soir
Je me demande
Dans quel jardin tu dors
La vieille au bout de ton voyage
Dans quel jardin tu dors
Sous quel paysage
Ma vieille ma pauvre douce...
Julien est chasseur en Afrique
Pierre je ne sais quoi en Amérique
On s'écrivait de temps en temps
Je crois qu'ils en ont fait de belles
Et moi, moi il y a beau temps
Que je n'ai plus de mes nouvelles
J'ai eu des femmes et des idées
La chance Ă mon cou s'est pendue
Elles m'ont suivi, elles m'ont quitté
J'ai fait la guerre, je l'ai perdue
Longtemps j'ai eu de l'insolence
Et puis... je vieillis en silence
Je ne sais pas pourquoi
Ce soir
Je me demande
Dans quel jardin tu dors
La vieille au bout de ton voyage
Dans quel jardin tu dors
Sous quel paysage
Ma vieille ma pauvre douce...
On ne sait pas pourquoi
Un soir
Dans une chambre
On n'a plus l'habitude
Alors soudain le cĆur s'Ă©tonne
De cette solitude
Qui vient comme l'automne
Ma vieille ma mĂšre ma douce
lila
Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé
Ils m'ont porté de l'école à la guerre
J'ai traversé sur mes souliers ferrés
Le monde et sa misĂšre
Moi, mes souliers ont passé dans les prés
Moi, mes souliers ont piétiné la Lune
Puis mes souliers ont couché chez les fées
Et fait danser plus d'une
u des rochers
D'la boue des champs et des pleurs de femmes
Je peux dire qu'ils ont respecté le curé
L'pays, l'bon Dieu et l'Ăąme
S'ils ont marché pour trouver le débouché
S'ils ont traßné de village en village
Suis pas rendu plus loin qu'Ă mon lever
Mais devenu plus sage
ent dans les cités
Souliers de gueux et souliers de reine
Un jour cesseront d'user les planchers
Peut-ĂȘtre cette semaine
Non, mes souliers n'ont pas foulé AthÚnes
Moi, mes souliers ont préféré les plaines
Quand mes souliers iront dans les musées
Ce sera pour s'y s'y accrocher
Au paradis, paraĂźt-il, mes amis
C'est pas la place pour les souliers vernis
DĂ©pĂȘchez-vous de salir vos souliers
Si vous voulez ĂȘtre pardonnĂ©s
Si vous voulez ĂȘtre pardonn
lila
Et si tu nâexistais pas,
Dis-moi pourquoi jâexisterais?
Pour traĂźner dans un monde sans toi,
Sans espoir et sans regrets.
Et si tu nâexistais pas,
Jâessaierais dâinventer lâamour,
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
NaĂźtre les couleurs du jour.
Et qui nâen revient pas.
Et si tu nâexistais pas,
Dis-moi pour qui jâexisterais?
Des passantes endormies dans mes bras
Que je nâaimerais jamais.
Et si tu nâexistais pas,
Je ne serais quâun point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va,
Je me sentirais perdu,
Jâaurais besoin de toi.
Et si tu nâexistais pas,
Dis-moi comment jâexisterais?
Je pourrais faire semblant dâĂȘtre moi,
Mais je ne serais pas vrai.
Et si tu nâexistais pas,
Je crois que je lâaurais trouvĂ©,
Le secret de la vie, le pourquoi,
Simplement pour te créer
Et pour te regarder.
nandocinqsix
Josephine22 a écrit :
Joli texte..plein de sagesse
j'apprécie
Merci đ
Si je n'ai pas mis de " , parce que je suis l'auteur de ce texte court, et puis c'est la saison des récoltes ...
S'il s'agit de "partager", je sais aller chercher dans ma mémoire mieux que sur Internet , la pensée des autres plus savants et meilleurs poÚtes que moi : je n'en doute pas .
Le 22 de votre pseudo me laisse penser que nous sommes physiquement proches , est-ce exact ?