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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

21 novembre 2023 10:59

Je le sais
Sa façon d'ĂȘtre Ă  moi parfois
Vous déplaßt
Autour d'elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Ma préférence à moi

Oui je sais
Cet air d'indifférence qui est
Sa défense
Vous fait souvent offense
Mais quand elle est
Parmi mes amis de faĂŻence
De faĂŻence
Je sais ma défaillance

Je le sais
On ne me croit pas fidĂšle Ă 
Ce qu'elle est
Et déjà vous parlez d'elle à l'imparfait
Mais elle est
Ma préférence à moi

Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi
Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J'aime sa solitude

Je le sais
Sa façon d'ĂȘtre Ă  moi parfois
Vous déplaßt
Autour d'elle et moi
le silence se fait
Mais elle est
Elle est ma chance Ă  moi

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lila

20 novembre 2023 17:09

MERCI LHURON ET LILAS

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LILAS

20 novembre 2023 14:36

Enfant, on vous dira plus tard que le grand-pĂšre

Vous adorait ; qu'il fit de son mieux sur la terre,

Qu'il eut fort peu de joie et beaucoup d'envieux,

Qu'au temps oĂč vous Ă©tiez petits il Ă©tait vieux,

Qu'il n'avait pas de mots bourrus ni d'airs moroses,

Et qu'il vous a quittés dans la saison des roses ;

Qu'il est mort, que c'était un bonhomme clément ;

Que, dans l'hiver fameux du grand bombardement,

Il traversait Paris tragique et plein d'épées,

Pour vous porter des tas de jouets, des poupées,

Et des pantins faisant mille gestes bouffons ;

Et vous serez pensifs sous les arbres profonds.

Victor Hugo

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20 novembre 2023 14:33

👍

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lhuron

20 novembre 2023 14:27

À mes Amies bretonnes en particulier , DELPHINIUM , JOSÉPHINE ,JUMIMI , MIREPASS et Ă  tutes les autres , en gĂ©nĂ©ral , ce petit bijou :

BRETONNE .

Elle vivait lĂ  - bas
Aau vent des nuages
Au ciel des genĂȘts

LĂ  - bas
OĂč la brume glisse sur la plage
Au soupir des marées

LĂ  - bas
OĂč chante la bruyĂšre
Aux ruisseaux de la lande
À l'ombre fraüche des sentiers

LĂ  - bas
OĂč les pluies d'automne
Lustre doucement les pierres
Gardiennes silencieuses
Des légendes et de leurs secrets

Elle vivait lĂ  - bas
Sous le vent des nuages
Au ciel des bleuets .

Colette Schaefer ( octobre 2022 )

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lila

20 novembre 2023 10:31

Attends-moi comme je t’attends. Ne te replie que si tu ne peux pas faire autrement. Vis, sois Ă©clatante et curieuse, recherche ce qui est beau, lis ce que tu aimes et quand la pause viendra, tourne-toi vers moi qui serai toujours tournĂ© vers toi.

Albert Camus Ă  Maria CasarĂšs le 1er juin 1949.

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Avatar daniel

daniel

19 novembre 2023 14:55

Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dĂ©passer. Et moi, comme un imbĂ©cile, je marche !

Raymond DEVOS.

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lila

19 novembre 2023 12:03

"Paris, la seule ville au monde oĂč coule un fleuve encadrĂ© par deux rangĂ©es de livres."
✒ Blaise Cendrars

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17 novembre 2023 17:29

beau poĂšme

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LILAS

16 novembre 2023 11:03

PoĂšme pour un homme qu'on aime

À l'Encre de tes yeux

Tu as dessinĂ© mon cƓur Ă  l’encre de l’amour
Amour tendresse, aux si jolis atours
Empreinte indélébile, oh combien sympathique
Qui fit de moi un ĂȘtre absolument unique.

Tu as caressĂ© mon corps Ă  l’encre du plaisir
Celle qui par un sourire nous conduit au désir.
Regards appuyés, me laissant frissonner,
Et dans un mĂȘme Ă©lan nous avons fusionnĂ©.

L’encre de douceur a frĂŽlĂ© mon visage,
A coulé sur les plis, là, juste aux coins des yeux,
A dessiné mes lÚvres aux contours si soyeux,
Petites vaguelettes s’échouant sur la plage


Tu as caressĂ© mon Ăąme Ă  l’encre de l’espoir,
M’obligeant à sortir enfin de l’isoloir,
En quĂȘte de sentiments alors inassouvis

Je plonge mon regard et m'encre Ă  la vie

Françoise Grabenzeh

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LILAS

16 novembre 2023 10:54

L'important n'est pas d'Ă©crire un livre d'urgence mais d'Ă©crire un livre fantastique. C'est un gros bras d'honneur Ă  ceux qui nous empĂȘchent de rĂȘver.

Kamel Daoud

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lila

16 novembre 2023 10:20

▬ Edgar Morin : « Il est devenu vital de penser autrement »
« La vie urbaine dans les mĂ©gapoles est sous le joug d'une chronomĂ©trisation, d'une mĂ©canisation, d'une hyperspĂ©cialisation terriblement stressantes. Le calcul, qui ignore la vie concrĂšte, rĂšgne en souverain. SomnifĂšres, tranquillisants, neuroleptiques, psychanalyse, gourou
 les remĂšdes moraux ou psychiques, parfois inquiĂ©tants, prolifĂšrent, et sont employĂ©s pour espĂ©rer, lĂ  encore, faire face Ă  la solitude ou Ă  l'absence de dialogue qui affectent jusqu'Ă  l'intĂ©rieur des couples et des familles. L'individualisme a fait de chacun qu'il est certain d'avoir raison et que l'autre a toujours tort. Le travail est asservi de façon nouvelle. Autrefois, dans le systĂšme fordien, l'ouvrier spĂ©cialisĂ© subissait le contremaĂźtre devenu garde chiourme ; aujourd'hui, l'oppression est issue du management anonyme qui poursuit la recherche obsessionnelle de la productivitĂ©, de la rentabilitĂ©. On comprend mieux pourquoi la sociĂ©tĂ© civile se rue sur la tĂ©lĂ©vision, les vacances, les loisirs, la « bonne bouffe » pour espĂ©rer fuir cet Ă©touffement. Au dĂ©but du XXe siĂšcle, on chantait la « ville lumiĂšre », dorĂ©navant on dĂ©plore la « ville tentaculaire »
Aujourd'hui, la part d'ombre est non seulement misĂšre matĂ©rielle elle est aussi misĂšre psychique et morale dans la consommation, le bien-ĂȘtre, l'Ă©gocentrisme, la destruction des solidaritĂ©s traditionnelles. Destruction qui a pour autre germe la compartimentation de chacun dans un secteur clos. De plus, dans notre systĂšme d'Ă©ducation, on n'apprend qu'Ă  sĂ©parer les connaissances, de maniĂšre fragmentĂ©e, sans pouvoir les relier, ce qui rend aveugle lorsque surgit une problĂ©matique fondamentale et globale.
D'autre part, on constate que le bien-ĂȘtre et le confort matĂ©riel n'apportent pas la promesse de fĂ©licitĂ©, de bonheur que la mythologie mĂȘme de cette civilisation avait laissĂ© espĂ©rer. Le consumĂ©risme si typique des classes moyennes a fait la dĂ©monstration que sous la pression de la publicitĂ© et sous l'incitation des chagrins de l'existence, s'est dĂ©veloppĂ©e une vĂ©ritable intoxication consommationniste. Car la consommation est devenue aussi une sorte de consolation, de pansement aux maux psychiques....

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lila

9 novembre 2023 13:34

« Tu es entrĂ©e, par hasard, dans une vie dont je n’étais pas fier, et de ce jour-lĂ  quelque chose a commencĂ© de changer. J’ai mieux respirĂ©, j’ai dĂ©testĂ© moins de choses, j’ai admirĂ© librement ce qui mĂ©ritait de l’ĂȘtre. Avant toi, hors de toi, je n’adhĂ©rais Ă  rien. Cette force, dont tu te moquais quelquefois, n’a jamais Ă©tĂ© qu’une force solitaire, une force de refus. Avec toi, j’ai acceptĂ© plus de choses. J’ai appris Ă  vivre. C’est pour cela sans doute qu’il s’est toujours mĂȘlĂ© Ă  mon amour une gratitude immense. »
Albert Camus, Maria CasarĂšs
Correspondance (1944-1959).

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lila

9 novembre 2023 12:11

Je continuerai Ă  croire, mĂȘme si tout le monde perd espoir.
Je continuerai Ă  aimer, mĂȘme si les autres distillent la haine.
Je continuerai Ă  construire, mĂȘme si les autres dĂ©truisent.
Je continuerai Ă  parler de paix, mĂȘme au milieu d’une guerre.
Je continuerai Ă  illuminer, mĂȘme au milieu de l’obscuritĂ©.
Je continuerai Ă  semer, mĂȘme si les autres piĂ©tinent la rĂ©colte.
Et je continuerai Ă  crier, mĂȘme si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie lĂ  oĂč il n’y a que tristesse.
J’inviterai Ă  marcher celui qui a dĂ©cidĂ© de s’arrĂȘter

Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.
Abbé Pierre

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lila

6 novembre 2023 18:36

La vieille
Elle est seule, ses enfants ne viennent plus,
Elle attend que la mort l'ait vaincue,
Elle n'a plus que pour ultime passe-temps
Celui de lorgner passer les gens

La tĂ©lĂ©, ne la regarde mĂȘme pas,
Mis Ă  part les infos sur la trois,
Juste Ă  l'heure oĂč elle prend ses mĂ©docs,
Pour dormir jusqu'au chant du vieux coq

Pelotes de laine, elle tricote encore
Pour se faire un gilet pour ce corps
Qui a froid comme les vieux de son Ăąge
Malgré que tourne à fond le chauffage

Elle repense à ses jeunes années
OĂč mari, elle avait rencontrĂ©,
Vingt quatre ans de bonheur seulement,
La mine, ça use prématurément

Silicose, il est parti trop vite,
Seule, elle a continué par la suite
À Ă©lever ses enfants chĂ©ris
Qui ne s'occupent plus d'elle aujourd'hui

La vie est une garce qui vous emmĂšne
À vieillir en restant seule en scùne,
Juste une voisine pour veiller sur vous
Qui peut ĂȘtre salvatrice au cas oĂč...

Elle sait que la mort n'est plus trĂšs loin,
Et parfois, elle l'envie comme un bien,
Une délivrance à cette solitude
OĂč les hivers sont saisons bien rudes

Gilles Abadie

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