
CANDIDE
"Je me sens vide.Tout le temps, je pense à ça. Ce vide Ă l'intĂ©rieur. Je me dis que si je pouvais me sonder en profondeur, m'ouvrir la tĂȘte et le coeur et voir dedans, je ne verrais rien. Rien. Du vent, un dĂ©sert, un champ de glace oĂč rien ne bouge."
Olivier Adam "Passer l'hiver"
CANDIDE
"Le couloir" dernier CD de Barbara : un hommage aux soignants qui se sont occupé d'elle :
"Dans le couloir,
Il y a des ailes:
L'Aile Sud,
L'Aile Nord,
L'Aile qui va de l'Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
Qui se déplient,
Qui se déploient,
Disparaissent derriĂšre des portes,
La 2, la 6 ou la 23.
Dans le couloir
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché
Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom.
Dans le couloir,
Il y a des rires,
Des chuchotés
Et des éclats.
Y a des pĂąleurs,
Y a des urgences.
La chambre 12 qui s'en va.
Dans le couloir,
Y a des appels
Qui s'inscrivent en lampes bleues
Sur un grand tableau de milieu.
Il y a des odeurs,
Y a des lourdeurs de fleurs fanées.
Il est midi.
Y a le bruit des chariots qui grincent
Et les odeurs de ragoût froid.
Il y a des pas.
Il y a des voix
Dans le couloir,
Devant la 12.
Y a des silences,
Y a des errances,
Y a des sanglots.
Il y a des anges
En blouses blanches
Qui bercent le désespoir.
C'est 18 heures.
Y a des appels
Dans le couloir.
C'est l'heure des solitudes
Et des angoisses.
Dans les chambres,
Y a des combats,
Y a des victoires,
Y a des colĂšres,
Y a des courages,
Des rémissions,
Des espérances,
Des volontés de savoir.
Il fait chaud,
Il fait froid.
Il y a la douleur tenace,
Des fatigues Ă n'en plus pouvoir,
A ne plus rien vouloir
Que dormir,
Dormir
Seul,
Le visage contre le mur.
Il est minuit
Dans le couloir.
Il y a des ailes:
L'aile Sud,
L'aile Nord,
L'aile qui va de l'Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché
Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom"
lila
...Cette visite Ă la Dordogne fut pour moi, je le rĂ©pĂšte, dâune importance capitale : il mâen reste un espoir pour lâavenir de lâespĂšce, et mĂȘme de notre planĂšte. Il se peut quâun jour la France cesse dâexister, mais la Dordogne survivra, tout comme les rĂšves dont se nourrit lâĂąme humaine.
Henry Miller » Le colosse de Maroussi «
