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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

19 mars 2020 22:29

"L’écrivaine italienne Francesca Melandri Ă©crit de Rome, oĂč elle est confinĂ©e depuis le 9 mars. Quotidien chamboulĂ©, vie sociale rĂ©inventĂ©e, angoisses exacerbĂ©es
 son pays l’a expĂ©rimentĂ© avant que nous y plongions aussi.
Je vous Ă©cris d’Italie, je vous Ă©cris donc depuis votre futur. Nous sommes maintenant lĂ  oĂč vous serez dans quelques jours. Les courbes de l’épidĂ©mie nous montrent embrassĂ©s en une danse parallĂšle dans laquelle nous nous trouvons quelques pas devant vous sur la ligne du temps, tout comme Wuhan l’était par rapport Ă  nous il y a quelques semaines. Nous voyons que vous vous comportez comme nous nous sommes comportĂ©s. Vous avez les mĂȘmes discussions que celles que nous avions il y a encore peu de temps, entre ceux qui encore disent «toutes ces histoires pour ce qui est juste un peu plus qu’une grippe», et ceux qui ont dĂ©jĂ  compris. D’ici, depuis votre futur, nous savons par exemple que lorsqu’ils vous diront de rester confinĂ©s chez vous, d’aucuns citeront Foucault, puis Hobbes. Mais trĂšs tĂŽt vous aurez bien autre chose Ă  faire. Avant tout, vous mangerez. Et pas seulement parce que cuisiner est l’une des rares choses que vous pourrez faire. Sur les rĂ©seaux sociaux, naĂźtront des groupes qui feront des propositions sur la maniĂšre dont on peut passer le temps utilement et de façon instructive ; vous vous inscrirez Ă  tous, et, aprĂšs quelques jours, vous n’en pourrez plus. Vous sortirez de vos Ă©tagĂšres la Peste de Camus, mais dĂ©couvrirez que vous n’avez pas vraiment envie de le lire.

Vous mangerez de nouveau.

Vous dormirez mal.

Vous vous interrogerez sur le futur de la démocratie.

Vous aurez une vie sociale irrésistible, entre apéritifs sur des tchats, rendez-vous groupés sur Zoom, dßners sur Skype.

Vous manqueront comme jamais vos enfants adultes, et vous recevrez comme un coup de poing dans l’estomac la pensĂ©e que, pour la premiĂšre fois depuis qu’ils ont quittĂ© la maison, vous n’avez aucune idĂ©e de quand vous les reverrez.

De vieux différends, de vieilles antipathies vous apparaßtront sans importance. Vous téléphonerez pour savoir comment ils vont à des gens que vous aviez juré de ne plus revoir.

Beaucoup de femmes seront frappées dans leur maison.

Vous vous demanderez comment ça se passe pour ceux qui ne peuvent pas rester à la maison, parce qu’ils n’en ont pas, de maison.

Vous vous sentirez vulnĂ©rables quand vous sortirez faire des courses dans des rues vides, surtout si vous ĂȘtes une femme. Vous vous demanderez si c’est comme ça que s’effondrent les sociĂ©tĂ©s, si vraiment ça se passe aussi vite, vous vous interdirez d’avoir de telles pensĂ©es.

Vous rentrerez chez vous, et vous mangerez. Vous prendrez du poids.

Vous chercherez sur Internet des vidéos de fitness.

Vous rirez, vous rirez beaucoup. Il en sortira un humour noir, sarcastique, Ă  se pendre.

MĂȘme ceux qui prennent toujours tout au sĂ©rieux auront pleine conscience de l’absurditĂ© de la vie.

Vous donnerez rendez-vous dans les queues organisées hors des magasins, pour rencontrer en personne les amis - mais à distance de sécurité.

Tout ce dont vous n’avez pas besoin vous apparaütra clairement.

Vous sera rĂ©vĂ©lĂ©e avec une Ă©vidence absolue la vraie nature des ĂȘtres humains qui sont autour de vous : vous aurez autant de confirmations que de surprises.

De grands intellectuels qui jusqu’à hier avaient pontifiĂ© sur tout n’auront plus de mots et disparaĂźtront des mĂ©dias, certains se rĂ©fugieront dans quelques abstractions intelligentes, mais auxquelles fera dĂ©faut le moindre souffle d’empathie, si bien que vous arrĂȘterez de les Ă©couter. Des personnes que vous aviez sous-estimĂ©es se rĂ©vĂ©leront au contraire pragmatiques, rassurantes, solides, gĂ©nĂ©reuses, clairvoyantes.

Ceux qui invitent Ă  considĂ©rer tout cela comme une occasion de renaissance planĂ©taire vous aideront Ă  Ă©largir la perspective, mais vous embĂȘteront terriblement, aussi : la planĂšte respire Ă  cause de la diminution des Ă©missions de CO2, mais vous, Ă  la fin du mois, comment vous allez payer vos factures de gaz et d’électricitĂ© ? Vous ne comprendrez pas si assister Ă  la naissance du monde de demain est une chose grandiose, ou misĂ©rable.

Vous ferez de la musique aux balcons. Lorsque vous avez vu les vidĂ©os oĂč nous chantions de l’opĂ©ra, vous avez pensĂ© «ah ! les Italiens», mais nous, nous savons que vous aussi vous chanterez la Marseillaise. Et quand vous aussi des fenĂȘtres lancerez Ă  plein tube I Will Survive, nous, nous vous regarderons en acquiesçant, comme depuis Wuhan, oĂč ils chantaient sur les balcons en fĂ©vrier, ils nous ont regardĂ©s.

Beaucoup s’endormiront en pensant que la premiùre chose qu’ils feront dùs qu’ils sortiront, sera de divorcer. Plein d’enfants seront conçus.

Vos enfants suivront les cours en ligne, seront insupportables, vous donneront de la joie. Les aĂźnĂ©s vous dĂ©sobĂ©iront, comme des adolescents ; vous devrez vous disputer pour Ă©viter qu’ils n’aillent dehors, attrapent le virus et meurent. Vous essaierez de ne pas penser Ă  ceux qui, dans les hĂŽpitaux, meurent dans la solitude. Vous aurez envie de lancer des pĂ©tales de rose au personnel mĂ©dical.

On vous dira Ă  quel point la sociĂ©tĂ© est unie dans un effort commun, et que vous ĂȘtes tous sur le mĂȘme bateau. Ce sera vrai. Cette expĂ©rience changera Ă  jamais votre perception d’individus. L’appartenance de classe fera quand mĂȘme une trĂšs grande diffĂ©rence. Etre enfermĂ© dans une maison avec terrasse et jardin ou dans un immeuble populaire surpeuplĂ© : non, ce n’est pas la mĂȘme chose. Et ce ne sera pas la mĂȘme que de pouvoir travailler Ă  la maison ou voir son travail se perdre. Ce bateau sur lequel vous serez ensemble pour vaincre l’épidĂ©mie ne semblera guĂšre ĂȘtre la mĂȘme chose pour tous, parce que ça ne l’est pas et ne l’a jamais Ă©tĂ©.

A un certain moment, vous vous rendrez compte que c’est vraiment dur.

Vous aurez peur. Vous en parlerez à ceux qui vous sont chers, ou alors vous garderez l’angoisse en vous, afin qu’ils ne la portent pas. Vous mangerez de nouveau.

VoilĂ  ce que nous vous disons d’Italie sur votre futur. Mais c’est une prophĂ©tie de petit, de trĂšs petit cabotage : quelques jours Ă  peine. Si nous tournons le regard vers le futur lointain, celui qui vous est inconnu et nous est inconnu, alors nous ne pouvons vous dire qu’une seule chose : lorsque tout sera fini, le monde ne sera plus ce qu’il Ă©tait.

Francesca Melandri
traduit de l’italien par Robert Maggiori"

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CANDIDE

19 mars 2020 09:51

Rajouter "sa " devant bienveillance et sagesse 😡

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19 mars 2020 09:50

Merci pour ce trùs beau texte qui, par sa bienveillance et par sa sagesse, fait chaud au cƓur.

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lila

18 mars 2020 16:32

Chers amis,

je souhaitais vous envoyer mes bonnes pensĂ©es et mes humbles priĂšres en ces circonstances difficiles. Je sais que beaucoup d’entre vous sont dĂ©sorientĂ©s et ressentent de la peur face Ă  l’épidĂ©mie qui affecte tant d’ĂȘtres humains dans le monde entier.

Nous devons prendre toutes les prĂ©cautions nĂ©cessaires pour nous-mĂȘmes, pour ceux qui nous sont chers, et pour l’ensemble de la communautĂ© qui nous entoure.

Dans les pays nantis, nous en sommes peu Ă  peu venus Ă  penser que l’humanitĂ© avait maĂźtrisĂ© la nature et pouvait le dominer selon son bon vouloir.

Nous cherchons en permanence le confort matĂ©riel et plaçons toutes nos attentes et nos craintes dans les conditions extĂ©rieures, poursuivant des intĂ©rĂȘts superficiels par l’acquisition de toujours plus de possessions, de gadgets en tous genres, et de sensations plaisantes.

La situation actuelle est un rappel de la fragilitĂ© de la vie et du caractĂšre illusoire du contrĂŽle que nous pensons exercer sur le monde qui nous entoure. Mais ces circonstances dĂ©favorables peuvent aussi nous permettre de revisiter nos prioritĂ©s dans la vie, de prendre plus clairement conscience de ce qui compte vraiment dans notre existence, et de remettre au cƓur de nos prĂ©occupations l’amitiĂ©, la bienveillance, le lien social, la qualitĂ© des relations Ă  l’autre, l’entraide et la coopĂ©ration, et tout ce qui contribue Ă  une vie qui vaut la peine d’ĂȘtre vĂ©cue.

Bien qu’aujourd’hui s’isoler physiquement soit un acte altruiste Ă  l’égard de la sociĂ©tĂ©, pour Ă©viter de propager involontairement l’épidĂ©mie, nous devons malgrĂ© tout redoubler de prĂ©venance Ă  l’égard de nos frĂšres et sƓurs humains, et veiller Ă  prendre soin des personnes en difficultĂ©, les personnes ĂągĂ©es qui vivent seules notamment. Donnons Ă  chaque instant qui passe sa pleine valeur et comprenons Ă  quel point notre vie et celle d’autrui sont prĂ©cieuses.

Profitons donc de l’épreuve que nous traversons tous ensemble pour cultiver la bienveillance envers tous et la compassion pour ceux qui souffrent, en nous ouvrant Ă  la sollicitude d’autrui et leur accordant la nĂŽtre

Quel que soit le temps qui nous reste à vivre, le plus long possible espérons-le, vivons pleinement chaque instant avec bonté, liberté et paix intérieure. Contemplons aussi la nature profonde et immuable de notre propre esprit, qui est toujours présente derriÚre le tourbillon de nos espoirs et de nos inquiétudes.

Je suis donc de tout cƓur avec vous et vous envoie mes humbles priĂšres, tout particuliĂšrement Ă  ceux qui sont directement touchĂ©s par cette Ă©pidĂ©mie.

Prenez soin de vous et prenez soin des autres.
MATHIEU RICARD

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18 mars 2020 16:27

"N'embĂȘtez pas les humains avec vos idĂ©es, votre harcĂšlement social. Ils veulent simplement vivre, les humains, vivre le temps de vivre, et reproduire la vie pour se sentir vivre ou revivre, et vivre le plus longtemps possible, et mĂȘme survivre."


Philippe Sollers

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18 mars 2020 09:43

"La libertĂ© ce n'est pas l'espoir de l'avenir. C'est le prĂ©sent et l'accord avec les ĂȘtres et le monde dans le prĂ©sent."
Albert Camus

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17 mars 2020 17:17

« La vie est semée de ces miracles que peuvent toujours espérer les personnes qui aiment. »
Proust

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17 mars 2020 12:49

" La solidarité, c'est aider chacun à porter le poids de la vie et à la rendre plus facile."
Henri-Frédéric Amiel

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16 mars 2020 18:56

« Quand vous adorez une fleur, vous l'arrachez, mais quand vous aimez une fleur, vous l'arrosez tous les jours. Celui qui comprend ça, comprends la vie. »
-Bouddha

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16 mars 2020 11:43

"Une sociĂ©tĂ© rĂ©gresse lorsque le bavardage des donneurs de leçons empĂȘche d'entendre le retentissement des actes des bĂątisseurs."


Mohamed Fillali

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15 mars 2020 12:01

"Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l'ensemble des habitants de la Terre."


Albert Jacquard

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lila

15 mars 2020 11:32

Matthieu Ricard vous envoie de belles pensĂ©es 🙏
Prenons toutes les précautions nécessaires.
Ces circonstances peuvent nous permettre de revisiter ce qui est essentiel dans notre existence : bienveillance, lien social, entraide, coopération.
Nous sommes tous ensemble ❀

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lila

15 mars 2020 10:46

"Une maman formidable donne toujours une grand-mĂšre exceptionnelle" (Jean Gastaldi)

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lila

14 mars 2020 18:48

La peur est contagieuse, comment se désintoxiquer ?
Comment la dépasser ?
La premiĂšre Ă©tape, c’est dĂ©jĂ  de commencer par cesser de l’alimenter. Puis se recentrer sur l’essentiel plutĂŽt que de focaliser sur le problĂšme.
L’essentiel c’est l’amour, sans dĂ©tour.
« Je crois possible une contamination de l’amour, de la bienveillance, de la douceur et de l’intelligence.
Chaque fois qu’on pose un acte de tendresse, d’affection, d’amour, 
 on modifie un tout petit peu l’avenir de l’humanitĂ© dans le bon sens.
Plus je ressens, dans la journĂ©e, dans la vie, des Ă©motions positives, de l’affection, de l’admiration, de la compassion, du bonheur, du bien-ĂȘtre, de la joie, de l’élĂ©vation, moins il y aura d’espace pour l’apparition, l’expansion et la flambĂ©e des Ă©motions douloureuses, destructrices et nĂ©gatives. » (InspirĂ© de Christophe AndrĂ© : trois amis en quĂȘte de sagesse)
Alors que la peur est un agent destructeur de notre immunitĂ©, une fois de plus, je constate et dĂ©plore que nos mĂ©dias soient autant centrĂ©s sur le problĂšme et n’insistent pas suffisamment sur toutes les mesures de prĂ©ventions et en particulier l'importance de conserver un terrain sain et la façon de le renforcer. L’amour de soi, de sa famille implique de prendre soin de soi et des siens. Bousculer ses habitudes alimentaires et modifier son hygiĂšne de vie demande un vrai effort. L’amour n’est pas quelque chose d’éthĂ©rĂ© et d’impalpable, cela se traduit par des actes concrets plus que par des discours.
Aimons-nous les uns les autres, en commençant par prendre soin de soi, de son corps et sa santé, de nos relations.
Que l’Amour soit.
P.L.
un Colibri, apprenti sur la voie de l'amoureux...
amoureux de la vie.

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CANDIDE

14 mars 2020 09:24

Ce que l'on apprend au milieu des fléaux, c'est qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.
La Peste (1947) de Albert Camus

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