
lila
Avec le temps
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le cĆur, quand sa bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est trĂšs bien
Avec le temps
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit
Avec le temps
Avec le temps, va, tout s'en va
MĂȘme les plus chouettes souvenirs, ça, t'as une de ces gueules
Ă la galerie, j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule
Avec le temps
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre Ă qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre Ă qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son ùme pour quelques sous
Devant quoi, l'on s'traĂźnait comme traĂźnent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-ĂȘtre mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues, alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus
lila
Ce n'est rien
Tu le sais bien le temps passe, ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont comme les bateaux et soudain
Ăa revient
Pour un bateau qui s'en va et revient
Il y a mille coquille de noix sur ton chemin
Qui coule et c'est trĂšs bien
Et c'est comme une tourterelle
Qui s'éloigne à tir d'aile
En emportant le duvet qui était ton lit un beau matin
Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grĂȘle
Comme un petit radeau frĂȘle sur l'ocĂ©an
Ce n'est rien
Tu le sais bien le temps passe, ce n'est rien
Tu sais bien
Elles s'en vont comme les bateaux et soudain
Ăa prĂ©vient
Comme un bateau qui revient et soudain
Il y a mille sirĂšnes de joie sur ton chemin
Qui résonnent et c'est trÚs bien
Et ce n'est qu'une tourterelle
Qui revient Ă tir d'aile
En rapportant le duvet qui était ton lit un beau matin
Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grĂȘle
Comme un petit radeau frĂȘle sur l'ocĂ©an
Ăa prĂ©vient comme un bateau qui revient
Et soudain
Il y a mille sirĂšnes de joie sur ton chemin
Qui résonnent et c'est trÚs bien
Et ce n'est qu'une tourterelle
Qui reviendra Ă tir d'aile
En rapportant le duvet qui était son lit un beau matin
Et ce n'est qu'une fleur nouvelle
Et qui s'en va vers la grĂȘle
Comme un petit radeau frĂȘle sur l'ocĂ©an
lila
Comme toi
Jean-Jacques Goldman
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
à cÎté de sa mÚre et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil
De la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique, surtout Schumann
Et puis Mozart
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rĂȘvant Ă quoi, comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres, elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses
Qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée, elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-ĂȘtre Ă Varsovie
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rĂȘvant Ă quoi, comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie, c'Ă©tait douceur, rĂȘves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton Ăąge
C'était une petite fille sans histoire et trÚs sage
Mais elle n'est pas née comme toi
Ici et maintenant
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rĂȘvant Ă quoi, comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
Comme toi
Comme toi, comme toi, comme toi
lila
J'avais rĂȘvĂ© d'aimer. J'aime encor mais l'amour
Ce n'est plus ce bouquet de lilas et de roses
Chargeant de leurs parfums la forĂȘt oĂč repose
Une flamme à l'issue de sentiers sans détour.
J'avais rĂȘvĂ© d'aimer. J'aime encor mais l'amour
Ce n'est plus cet orage oĂč l'Ă©clair superpose
Ses bûchers aux chùteaux, déroute, décompose,
Illumine en fuyant l'adieu du carrefour.
C'est le silex en feu sous mon pas dans la nuit,
Le mot qu'aucun lexique au monde n'a traduit
L'écume sur la mer, dans le ciel ce nuage.
A vieillir tout devient rigide et lumineux,
Des boulevards sans noms et des cordes sans noeuds
Je me sens me roidir avec le paysage.
Robert Desnos
lila
"L'étrangÚre"
"(...)
J'ai pris la main d'une éphémÚre
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légÚre
Et de longues jambes de faon,
J'aimais déjà les étrangÚres
Quand j'étais un petit enfant !
Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hùte la délia.
En ce temps-là , j'étais crédule
Un mot m'était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion
lila
Mon enfant, ma soeur,
Songe Ă la douceur
D'aller lĂ -bas vivre ensemble !
Aimer Ă loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traĂźtres yeux,
Brillant Ă travers leurs larmes.
Là , tout n'est qu'ordre et beauté,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
Ă l'Ăąme en secret
Sa douce langue natale.
Là , tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
RevĂȘtent les champs,
Les canaux, la ville entiĂšre,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumiĂšre.
LĂ , tout n'est qu'ordre et BEAUTĂ
Luxe calme et volupté
lila
Je viens de lire ce sujet de forum qui me plait
..."Plus tard ce sera trop tard Notre vie c'est maintenant...." Jacques Prévert :
"...A peine la journée commencée et ... il est déjà six heures du soir.
.. A peine arrivé le lundi et c'est déjà vendredi.
... et le mois est déjà fini.
... et l'année est presque écoulée.
... et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.
... et on se rend compte quâon a perdu nos parents, des amis. et on se rend compte qu'il est trop tard pour revenir en arriĂšre
... Alors... Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qu'il nous reste.
.. N'arrĂȘtons pas de chercher Ă avoir des activitĂ©s qui nous plaisent.
.. Mettons de la couleur dans notre grisaille.
. Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cĆurs. Et malgrĂ© tout, il nous faut continuer de profiter avec sĂ©rĂ©nitĂ© de ce temps qui nous reste.
Essayons d'éliminer les "aprÚs" ... je le fais aprÚs ... je dirai aprÚs ... J'y penserai aprÚs ... On laisse tout pour plus tard comme si "aprÚs" était à nous.
Car ce qu'on ne comprend pas, c'est que : aprÚs, le café se refroidit ... aprÚs, les priorités changent ... aprÚs, le charme est rompu ... aprÚs, la santé passe ... aprÚs, les enfants grandissent ... aprÚs, les parents vieillissent ... aprÚs, les promesses sont oubliées ..
. aprĂšs, le jour devient la nuit ... aprĂšs, la vie se termine .
.. Et aprĂšs câest souvent trop tard.... Alors... Ne laissons rien pour plus tard.
. Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments, les meilleures expériences, les meilleurs amis, la meilleure famille.
.. Le jour est aujourd'hui... L'instant est maintenant ! Nous ne sommes plus Ă l'Ăąge oĂč nous pouvons nous permettre de reporter Ă demain ce qui doit ĂȘtre fait tout de suite..."
lila
Bonne année
Voici la nouvelle année
Souriante, enrubannée,
Qui pour notre destinée,
Par le ciel nous est donnée :
Câest Ă minuit quâelle est nĂ©e.
Les ans naissent Ă minuit
Lâun arrive, lâautre fuit.
Nouvel an ! Joie et bonheur !
Pourquoi ne suis-je sonneur
De cloches, carillonneur,
Pour mieux dire Ă tout le monde
Ă ceux qui voguent sur lâonde
Ou qui rient dans leurs maisons,
Tous les vĆux que nous faisons
Pour eux, pour toute la Terre
Pour mes amis les enfants
Pour les chasseurs de panthĂšres
Et les dompteurs dâĂ©lĂ©phants.
Tristan DerĂšme (1889-1941)
Camellia
lila a écrit :
En ce temps de Noël, mes pensées vont vers les paroles de l'Abbé Pierre:
« Je continuerai Ă croire, mĂȘme si tout le monde perd espoir.
Je continuerai Ă aimer, mĂȘme si les autres distillent la haine.
Je continuerai Ă construire, mĂȘme si les autres dĂ©truisent.
Je continuerai Ă parler de paix, mĂȘme au milieu dâune guerre.
Je continuerai Ă illuminer, mĂȘme au milieu de lâobscuritĂ©.
Je continuerai Ă semer, mĂȘme si les autres piĂ©tinent la rĂ©colte.
Et je continuerai Ă crier, mĂȘme si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et jâapporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et jâoffrirai des motifs de joie lĂ oĂč il nây a que tristesse.
Jâinviterai Ă marcher celui qui a dĂ©cidĂ© de sâarrĂȘterâŠ
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. »
Ce grand homme, symbole de charitĂ© ! đ
