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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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4 février 2021 09:32

L'homme et la mort ne se rencontrent jamais car quand il vit,elle n'est pas là et quand elle survient,c'est lui qui n'est plus
EPICURE

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3 février 2021 07:26

Hélas ! dis-tu, la froide neige
Recouvre le sol et les eaux ;
Si le bon Dieu ne les protège,
Le printemps n'aura plus d'oiseaux !

Rassure-toi, tendre peureuse ;
Les doux chanteurs n'ont point péri.
Sous plus d'une racine creuse
Ils ont un chaud et sûr abri.

Là, se serrant l'un contre l'autre
Et blottis dans l'asile obscur,
Pleins d'un espoir pareil au nôtre,
Ils attendent l'Avril futur ;

Et, malgré la bise qui passe
Et leur jette en vain ses frissons,
Ils répètent à voix très basse
Leurs plus amoureuses chansons.

Ainsi, ma mignonne adorée,
Mon cœur où rien ne remuait,
Avant de t'avoir rencontrée,
Comme un sépulcre était muet ;

Mais quand ton cher regard y tombe,
Aussi pur qu'un premier beau jour,
Tu fais jaillir de cette tombe
Tout un essaim de chants d'amour.

François Coppée.

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1 février 2021 17:01

La vraie amitié ne se mesure pas en quantité mais en qualité... La vraie amitié n'est pas celle que tu donnes ou que tu reçois mais celle qui ne te trahit jamais! La vraie amitié n'a pas besoin de mots pour venir en aide à l'autre.

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1 février 2021 16:44

"Vous vivez comme si vous alliez toujours vivre,jamais votre vulnérabilité ne vous effleure l'esprit,vous ne remarquerez pas tout le temps qui s'est déjà écoulé;vous le perdez comme si vous pouviez en disposer à volonté alors que ce jour même dont vous faites cadeau à une personne ou à une activité est peut-être votre dernier jour à vivre.Toutes vos craintes sont des craintes de mortels mais tous vos désirs sont des désirs d'immortels"
Sénèque

tiré du livre de Laure Adler ;La voyageuse de nuit

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31 janvier 2021 08:53

Un petit poème anglais
Le perce neige vierge..comme un feu chatoyant..
Perce la terre froide de sa tige striée de vert
Et dans les bois obscurs..le petit enfant qui se promène
Va trouver une primevère.

Hartley Coleridge. ..(1842)
de Joséphine

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30 janvier 2021 05:38

D'avoir passé des nuits blanches à rêver
Ce que les contes de fées vous laissent imaginer
D'avoir perdu son enfance dans la rue
Des illusions déçues
Passer inaperçu
D'être tombé plus bas que la poussière
Et à la terre entière, en vouloir puis se taire
D'avoir laissé jusqu'à sa dignité
Sans plus rien demander
Qu'on vienne vous achever
Et un jour, une femme dont le regard vous frôle
Vous porte sur ses épaules comme elle porte le monde
Et jusqu'à bout de force recouvre de son écorce
Vos plaies les plus profondes
Jour après jour, vous redonne confiance
De toute sa patience
Vous remet debout
Trouver en soi un avenir peut-être
Et surtout l'envie d'être
Ce qu'elle attend de vous
Et un jour, une femme dont le regard vous frôle
Vous porte sur ses épaules comme elle porte le monde
Et jusqu'à bout de force, recouvre de son écorce
Vos plaies les plus profondes, vos plaies les plus profondes
Et un jour, cette femme met sa main dans la vôtre
Pour vous parler d'un autre parce qu'elle porte le monde
Et jusqu'au bout d'elle-même, vous prouve qu'elle vous aime
Par l'amour qu'elle inonde, par l'amour qu'elle inonde
Et un jour, cette femme dont le regard vous touche
Porte jusqu'à sa bouche le front d'un petit monde
Et jusqu'au bout de soi, lui donne tout ce qu'elle a
Chaque pas, chaque seconde, et jusqu'au bout du monde
Jusqu'au bout du monde
Et jusqu'au bout du monde
Jusqu'au bout du monde
Parce qu'elle porte le monde

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28 janvier 2021 20:57

Envers et contre tous


Montre à tes amis ton cœur et ta bonne foi,
Montre ton front à tous tes adversaires.
Fidèle à ta nature et conforme à ta loi :
Laisse dire les sots, écoute les sincères,
Consulte les sensés et marche devant toi.

Henri-Frédéric Amiel (1821-1881)
La part du rêve

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28 janvier 2021 19:08

Une rencontre avec une petite Péruvienne ( en 1986 )

Un soir près de PUNO...aux pieds des Chullpas..s approche une fillette douce ..attentive
Au dialogue difficile..
Je lui parle et lui caresse la joue..brune de crasse et de grand air..ou apparaissent des gerçures..
Son contact est ferme pareil à celui de ces fruits d automne sur lesquels le gel est passé.
Elle s enhardit..me prend la main..puis m apporte un petit alpaca du troupeau qu elle avait en garde
Elle me sourit..confiante..et dans ses yeux noirs passe beaucoup de gentillesse et d intelligence.
Nous marchons côté à côté descendant le sentier abrupt.
Le soleil terminé sa course et plonge derrière la montagne..jetant des reflets d incendie
Sur les eaux d un lac vert émeraude.
Au même instant..la lune apparaît et de sa froide lumière le supplanté en beauté.
Dans le visage de l enfant éclairé par les deux astres brillent des yeux noirs pareils à des perles de jais.
Moment ineffable de beauté naturelle
Rencontre...astres rivaux
L européenne venue de si loin
Et la descendante de ce peuple INCA royal et misérable.
Sentiments..tendresse partagée
Paysages andins sublimes
Silence..Beauté..Magie.
(TEXTE DE JOSÉPHINE)

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28 janvier 2021 17:08

La fleur des
Alpes disait au coquillage : « tu luis »
Le coquillage disait à la mer : « tu résonnes »
La mer disait au bateau : « tu trembles »
Le bateau disait au feu : « tu brilles »
Le feu me disait : « je brille moins que ses yeux »
Le bateau me disait : « je tremble moins que ton cœur quand elle paraît

La mer me disait : « je résonne moins que son nom en ton amour »

Le coquillage me disait : « je luis moins que le phosphore du désir dans ton rêve creux »
La fleur des
Alpes me disait : « elle est belle »
Je disais : « elle est belle, elle est belle, elle est émouvante».

Robert Desnos

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28 janvier 2021 08:01

Mois de Janvier

Songes-tu parfois, bien-aimée,
Assise près du foyer clair,
Lorsque sous la porte fermée
Gémit la bise de l'hiver,

Qu'après cette automne clémente,
Les oiseaux, cher peuple étourdi,
Trop tard, par un jour de tourmente,
Ont pris leur vol vers le Midi ;

Que leurs ailes, blanches de givre,
Sont lasses d'avoir voyagé ;
Que sur le long chemin à suivre
Il a neigé, neigé, neigé ;

Et que, perdus dans la rafale,
Ils sont là, transis et sans voix,
Eux dont la chanson triomphale
Charmait nos courses dans les bois ?

Hélas ! comme il faut qu'il en meure
De ces émigrés grelottants !
Y songes-tu ? Moi, je les pleure,
Nos chanteurs du dernier printemps.

Tu parles, ce soir où tu m'aimes,
Des oiseaux du prochain Avril ;
Mais ce ne seront plus les mêmes,
Et ton amour attendra-t-il ?

François Coppée.

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27 janvier 2021 21:32

Une île, entre le ciel et l'eau
Une île sans hommes ni bateaux
Inculte, un peu comme une insulte
Sauvage, sans espoir de voyage
Une île, une île, entre le ciel et l'eau

Ce serait là, face à la mer immense
Là, sans espoir d'espérance
Tout seul face à ma destinée
Plus seul qu'au cœur d'une forêt
Ce serait là, dans ma propre défaite
Tout seul sans espoir de conquête
Que je saurai enfin pourquoi
Je t'ai quittée, moi qui n'aime que toi

Une île, comme une cible d'or
Tranquille, comme un enfant qui dort
Fidèle, à en mourir pour elle
Cruelle, à force d'être belle
Une île, une île, comme un enfant qui dort

Ce serait là, face à la mer immense
Là, pour venger mes vengeances
Tout seul avec mes souvenirs
Tout seul qu'au moment de mourir
Ce serait là, au cœur de Sainte-Hélène
Sans joie sans amour et sans haine
Que je saurai enfin pourquoi
Je t'ai quittée, moi qui n'aime que toi

Une île, entre le ciel et l'eau
Une île sans hommes ni bateaux
Inculte, un peu comme une insulte
Sauvage, sans espoir de voyage
Une île, cette île, mon île, c'est toi

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25 janvier 2021 14:44

Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête
Mais mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais
Je t'aime
Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais
Je t'aime
Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais
Je t'aime

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24 janvier 2021 18:39

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu’il fait jour à midi, qu’un ciel peut être bleu
Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N’est-ce pas un sanglot que la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.
Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

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24 janvier 2021 18:09

A trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus, et quand je descendais le chemin de sable, le brouillard retenu par mon poids baignait d'abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres, mes oreilles et mes narines plus sensibles que tout le reste de mon corps… J'allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers. C'est sur ce chemin, c'est à cette heure que je prenais conscience de mon prix, d'un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru, le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion…

Ma mère me laissait partir, après m'avoir nommée " Beauté, Joyau-tout-en-or "; elle regardait courir et décroître - sur la pente son oeuvre - " chef-d'ceuvre ", disait-elle. J'étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temp-là ne sont pas toujours d'accord... Je l'étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu'à mon retour, et de ma supériorité d'enfant éveillée sur les autres enfants endormis.

Je revenais à la cloche de la première messe. Mais pas avant d'avoir mangé mon saoul, pas avant d'avoir dans les bois, décrit un grand circuit de chien qui chasse seul, et goûté l'eau de deux sources perdues, que je révérais L'une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline, une sorte de sanglot, et traçait elle-même son lit sableux. Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre. L'autre source, presque invisible,, froissait l'herbe comme un serpent, s'étalait secrète .au centre d'un pré où des narcisses, fleuris en rende, attestaient seuls sa présence. La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe... Rien qu'à parler d'elles je souhaite que leur saveur m'emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j'emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire...

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24 janvier 2021 18:00

O géraniums, ô digitales… Celles-ci fusant des bois-taillis, ceux-là en rampe allumée au long de la terrasse, c'est de votre reflet que ma joue d'enfant reçue un don vermeil. Car « Sido » aimait au jardin le rouge, le rose, les sanguines filles du rosier, de la croix-de-Malte, des hortensias et des bâtons-de-Saint-Jacques, et même le coqueret-alkékenge, encore qu'elle accusât sa fleur, veinée de rouge sur pulpe rose, de lui rappeler un mou de veau frais... A contre-cœur, elle faisait parte avec l'Est : « Je m'arrange avec ..lui, » disait-elle . Mais elle demeurait pleine de suspicion et surveillait, entre tous les cardinaux et collatéraux, ce point glacé, traître, aux jeux meurtriers. Elle lui confiait des bulbes de muguet, quelques bégonias, et des crocus mauves, veilleuses des froids crépuscules.

Hors une corne de terre, hors un bosquet de lauriers-cerises dominés par un junko-biloba - je donnais ses feuilles, en forme de raie, à mes camarades d'école, qui les séchaient entre les pages de l'atlas - tout le chaud jardin se nourrissait d'une lumière jaune, à tremblements rouges et violets mais je ne pourrais dire si ce rouge, ce violet dépendaient, dépendent encore d'un sentimental bonheur ou d'un éblouissement optique. Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuits... Car j'aimais tant l'aube, déjà, que ma mère me l'accordait en récompense: J'obtenais qu'elle m'éveillât à trois heures et demie, et je m'en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues.

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