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lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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Josephine22

6 juin 2021 18:05
lila a écrit :
Fragment « 128 » des Feuillets d’Hypnos
Le boulanger n’avait pas encore dégrafé les rideaux de fer de sa boutique que déjà le village était assiégé, bâillonné, hypnotisé, mis dans l’impossibilité de bouger. Deux compagnies de S.S. et un détachement de miliciens le tenaient sous la gueule de leurs mitrailleuses et de leurs mortiers. Alors commença l’épreuve.
Les habitants furent jetés hors des maisons et sommés de se rassembler sur la place centrale. Les clés sur les portes. Un vieux, dur d’oreille, qui ne tenait pas compte assez vite de l’ordre, vit les quatre murs et le toit de sa grange voler en morceaux sous l’effet d’une bombe. Depuis quatre heures j’étais éveillé. Marcelle était venue à mon volet me chuchoter l’alerte. J’avais reconnu immédiatement l’inutilité d’essayer de franchir le cordon de surveillance et de gagner la campagne.
Je changeai rapidement de logis. La maison inhabitée où je me réfugiai autorisait, à toute extrémité, une résistance armée efficace. Je pouvais suivre de la fenêtre, derrière les rideaux jaunis, les allées et venues nerveuses des occupants. Pas un des miens n’était présent au village. Cette pensée me rassura. À quelques kilomètres de là, ils suivraient mes consignes et resteraient tapis. Des coups me parvenaient, ponctués d’injures. Les S.S. avaient surpris un jeune maçon qui revenait de relever des collets. Sa frayeur le désigna à leurs tortures. Une voix se penchait hurlante sur le corps tuméfié : « Où est-il ? Conduis-nous », suivie de silence. Et coups de pied et coups de crosse de pleuvoir. Une rage insensée s’empara de moi, chassa mon angoisse. Mes mains communiquaient à mon arme leur sueur crispée, exaltaient sa puissance contenue. Je calculais que le malheureux se tairait encore cinq minutes, puis, fatalement, il parlerait. J’eus honte de souhaiter sa mort avant cette échéance. Alors apparut jaillissant de chaque rue la marée des femmes, des enfants, des vieillards, se rendant au lieu de rassemblement, suivant un plan concerté. Ils se hâtaient sans hâte, ruisselant littéralement sur les S.S., les paralysant « en toute bonne foi ». Le maçon fut laissé pour mort. Furieuse, la patrouille se fraya un chemin à travers la foule et porta ses pas plus loin. Avec une prudence infinie, maintenant des yeux anxieux et bons regardaient dans ma direction, passaient comme un jet de lampe sur ma fenêtre. Je me découvris à moitié et un sourire se détacha de ma pâleur. Je tenais à ces êtres par mille fils confiants dont pas un ne devait se rompre.
J’ai aimé farouchement mes semblables cette journée-là, bien au-delà du sacrifice.

Poignant ! 😥

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lila

5 juin 2021 19:30

Fragment « 128 » des Feuillets d’Hypnos
Le boulanger n’avait pas encore dégrafé les rideaux de fer de sa boutique que déjà le village était assiégé, bâillonné, hypnotisé, mis dans l’impossibilité de bouger. Deux compagnies de S.S. et un détachement de miliciens le tenaient sous la gueule de leurs mitrailleuses et de leurs mortiers. Alors commença l’épreuve.
Les habitants furent jetés hors des maisons et sommés de se rassembler sur la place centrale. Les clés sur les portes. Un vieux, dur d’oreille, qui ne tenait pas compte assez vite de l’ordre, vit les quatre murs et le toit de sa grange voler en morceaux sous l’effet d’une bombe. Depuis quatre heures j’étais éveillé. Marcelle était venue à mon volet me chuchoter l’alerte. J’avais reconnu immédiatement l’inutilité d’essayer de franchir le cordon de surveillance et de gagner la campagne.
Je changeai rapidement de logis. La maison inhabitée où je me réfugiai autorisait, à toute extrémité, une résistance armée efficace. Je pouvais suivre de la fenêtre, derrière les rideaux jaunis, les allées et venues nerveuses des occupants. Pas un des miens n’était présent au village. Cette pensée me rassura. À quelques kilomètres de là, ils suivraient mes consignes et resteraient tapis. Des coups me parvenaient, ponctués d’injures. Les S.S. avaient surpris un jeune maçon qui revenait de relever des collets. Sa frayeur le désigna à leurs tortures. Une voix se penchait hurlante sur le corps tuméfié : « Où est-il ? Conduis-nous », suivie de silence. Et coups de pied et coups de crosse de pleuvoir. Une rage insensée s’empara de moi, chassa mon angoisse. Mes mains communiquaient à mon arme leur sueur crispée, exaltaient sa puissance contenue. Je calculais que le malheureux se tairait encore cinq minutes, puis, fatalement, il parlerait. J’eus honte de souhaiter sa mort avant cette échéance. Alors apparut jaillissant de chaque rue la marée des femmes, des enfants, des vieillards, se rendant au lieu de rassemblement, suivant un plan concerté. Ils se hâtaient sans hâte, ruisselant littéralement sur les S.S., les paralysant « en toute bonne foi ». Le maçon fut laissé pour mort. Furieuse, la patrouille se fraya un chemin à travers la foule et porta ses pas plus loin. Avec une prudence infinie, maintenant des yeux anxieux et bons regardaient dans ma direction, passaient comme un jet de lampe sur ma fenêtre. Je me découvris à moitié et un sourire se détacha de ma pâleur. Je tenais à ces êtres par mille fils confiants dont pas un ne devait se rompre.
J’ai aimé farouchement mes semblables cette journée-là, bien au-delà du sacrifice.

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lila

5 juin 2021 19:29

René Char
C'est
Baudelaire qui postdate et voit juste de sa barque de souffrance, lorsqu'il nous désigne tels que nous sommes.
Nietzsche, perpétuellement séismal, cadastre tout notre territoire agonistique.
Mes deux porteurs d'eau.

Obligation, sans reprendre souffle, de raréfier, de hiérarchiser êtres et choses empiétant sur nous.
Comprenne qui pourra.
Le pollen n'échauffant plus un avenir multiple s'écrase contre la paroi rocheuse.

Que nous défiions l'ordre ou le chaos, nous obéissons à des lois que nous n'avons pas intellectuellement instituées.
Nous nous en approchons à pas de géant mutilé.

De quoi souffron s-nous le plus?
De souci.
Nous naissons dans le même torrent, mais nous y roulons difîérement, parmi les pierres affolées.
Souci?
Instinct garder.

Fils de rien et promis à rien, nous n'aurions que quelques gestes à faire et quelques mots à donner.
Refus.
Interdisons notre hargneuse porte aux mygales jactantes, aux usuriers du désert.
L'œuvre non vulgarisable, en volet brisé, n'inspire pas d'application, seulement le sentiment de son renouveau.

Ce que nous entendons durant le sommeil, ce sont bien les battements de notre coeur, non les éclairs de notre âme sans emploi.

Mourir, c'est passer à travers le chas de l'aguille après de multiples feuillaisons.
Il faut aller à travers la mort pour émerger devant la vie, dans l'état de modestie souveraine.

Qui appelle encore?
Mais la réponse n'est point donnée.
Qui appelle encore pour un gaspillage sans frein?
Le trésor entrouvert des nuages qui escortèrent notre vie.

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lila

5 juin 2021 19:28

BEAU POÈME LHURON

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Josephine22

5 juin 2021 16:15

Ce poème d Henri de REGNIER..est SUPERBE

Tout ce que j aime
Merci AMI LHURON

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Josephine22

5 juin 2021 16:12
lhuron a écrit :
JOSÉPHINE : Je ne suis pas un puits de science car j'ai autant sinon plus de lacunes qu'à VENISE !
Pour ce qui de Jean de La FONTAINE si le sujet t'intéresse , je te recommande l'excellente biographie de Jean ORIEUX . Outre,ses fables , je possède aussi ses contes libertins , qu'il a reniés sur son lit de mort car il ne voulait pas que sa dépouille pourrisse sur le fumier des villes , ce que lui promettait son " con fesseur ",contes qui rappellent les fabliaux du Moyen Âge avec une verve truculente rabelaisienne . Mais ils ne valent pas ses fables , tout comme on a oublié aujourd'hui ses poèmes et ses opéras ! Une dernière remarque : il était fidèle en amitié : son attachement à FOUQUET lui a coûté cher .

MERCI Ami LHURON....je vais le commander au libraire...
J adore LA FONTAINE....je le dois à mon grand père qui me récitait ses fables quand j étais petite..j ai toujours son petit livre...
J aime bien con fesseur !!!!!
Il a termine sa vie pauvre...vivant de protections
C est vrai qu il est resté fidèle à FOUQUET...que j aime beaucoup aussi...avec son beau
Vaux le Vicomte..

... 💛

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lhuron

5 juin 2021 15:48

CE BEAU SABLE BLOND QUE LE SOLEIL FAIT D'OR ...

Couche - toi sur la grève et prends - en tes deux mains
Pour le laisser couler ensuite , grain par grain ,
De ce beau sable blond que le soleil fait d'or ;
Puis , avant de fermer les yeux , contemple encor
La mer harmonieuse et le ciel transparent ,
Et , quand tu sentiras peu à peu , doucement ,
Que rien ne pèse plus à tes mains plus légères ,
Avant que de nouveau tu rouvres tes paupières ,
Songe que notre vie à nous emprunte et mêle
Son sable fugitif à la grève éternelle .

Henri de RÉGNIER : Les Médailles d'argile.

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lhuron

5 juin 2021 12:43

JOSÉPHINE : Je ne suis pas un puits de science car j'ai autant sinon plus de lacunes qu'à VENISE !
Pour ce qui de Jean de La FONTAINE si le sujet t'intéresse , je te recommande l'excellente biographie de Jean ORIEUX . Outre,ses fables , je possède aussi ses contes libertins , qu'il a reniés sur son lit de mort car il ne voulait pas que sa dépouille pourrisse sur le fumier des villes , ce que lui promettait son " con fesseur ",contes qui rappellent les fabliaux du Moyen Âge avec une verve truculente rabelaisienne . Mais ils ne valent pas ses fables , tout comme on a oublié aujourd'hui ses poèmes et ses opéras ! Une dernière remarque : il était fidèle en amitié : son attachement à FOUQUET lui a coûté cher .

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Josephine22

4 juin 2021 19:14
lhuron a écrit :
JOSÉPHINE : LE BOUJARON , récipient d'étain ou de cuivre qui servait de mesure pour le rhum servi aux hommes d'équipage , soit pour leur redonner de l'ardeur , soit pour les récompenser , soit pour fêter un évènement , le passage de la ligne ,par exemple .

ah ..MERCI MON AMI
tu es un vrai puits de science
avec TOI...on en apprends des choses
je devais assister hier à une rencontre de poésie ( annulée pour le covid)
le thème " poésie Galante de Jean de La Fontaine."
..tu dois certainement connâitre ..

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lhuron

4 juin 2021 18:36

JOSÉPHINE : LE BOUJARON , récipient d'étain ou de cuivre qui servait de mesure pour le rhum servi aux hommes d'équipage , soit pour leur redonner de l'ardeur , soit pour les récompenser , soit pour fêter un évènement , le passage de la ligne ,par exemple .

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Josephine22

4 juin 2021 17:36
lhuron a écrit :
LA FIN .

Eh bien , tous ces marins - matelots , capitaines ,
Dans leur grand Océan à jamais engloutis ...
Partis insoucieux pour leurs courses lointaines
Sont morts - absolument comme ils étaient partis .

Allons ! c'est leur métier ; ils sont morts dans leurs bottes ,
Leur boujaron au cœur , tout vifs dans leurs capotes ...
- Morts ... Merci : la Camarde a pas le pied marin ; -
Qu'elle couche avec vous : c'est votre bonne femme ...
- Eux , allons donc : Entiers ! enlevés par une lame ...
Ou perdus dans un grain !

Un grain ... est - ce la mort , ça ? La basse voilure
Battant à travers l'eau Ça se dit " encombrer" ...
Un coup de mer plombé , puis la haute mâture
Fouettant les flots ras - et ça se dit " sombrer ".

-ombrer ! - Sondez ce mot . Votre mort est bien pâle
Et pas grand chose à bord , sous la lourde rafale ...
Pas grand chose devant le grand sourire amer
Du matelot qui lutte . - Allons donc , de la place !
Vieux fantôme éventé , la Mort change de face :
La Mer ...

Noyés ? - Et allons donc ! Les noyés sont d'eau douce .
- Coulés , corps et biens ! Et , jusqu'au petit mousse ,
Le défi dans les yeux , dans les dents le juron !
À l'écume crachant une chique râlée ,
Buvant sans haut - le - cœur la " grand'tasse salée"...
- Comme ils ont bu leur boujaron , -

- Pas de fond de six pieds , ni rats de cimetière :
Eux , ils vont aux requins . L'âme d'un matelot,
Au lieu de suinter dans vos pommes de terre,
Respire à chaque flot .

- Voyez à l'horizon se soulever la houle ,
On dirait le ventre amoureux
D'une fille de joie en rut , à moitié soûle ...
Ils sont là . - La houle a du creux . -

-Écoutez , écoutez la tourmente qui beugle ...
C'est leur anniversaire . - Il revient souvent -
Ô poète , gardez pour vous vos chants d'aveugle ,
- Eux , le DE PROFUNDIS que leur corne le vent :

... Qu'ils roulent infinis dans les espaces vierges ! ...
Qu'ils roulent ,verts et nus ,
Sans clous ,sans sapin , sans couvercle, sans cierge :
Laissez - les donc rouler , terriens parvenus !

Tristan CORBIÈRE : Les amours jaunes .
( Composé en réponse à OCEANO NOX e Victor HUGO.)

WAOUH...génial Ami LHURON....
je ne connaissais pas !
d après toi : c est quoi leur boujaron ?
quel texte original...
MERCI 😄

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lila

4 juin 2021 17:24

SOYEZ LA BIENVENUE LILOU SUR CE FORUM
PROPOSEZ DES TEXTES QUE VOUS AIMEZ ,NOUS EN SERONS RAVIS

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Lilou

4 juin 2021 13:54
Josephine22 a écrit :
laissons aux Américains leur culture ( pas du tout ancienne)..
certaines chansons telles que MY WAY par Frank Sinatra..est magnifique
la reprise par CLOCLO ..Comme d habitude..en est une pâle copie

j avais un Ami ( aujourdhui disparu ).grand Fan de cinéma et musiques Américaines
qui m avait fait une playlist avec F Sinatra, Dean Martin, Judy Garland, Harry Belafonte
Nat King Cole...J. William...etc...
j aime beaucoup l écouter...c est superbe
j aime beaucoup la voix de Judy Garland


pour les grives...rendez vous en octobre...j e t appelle..promis. 😃

Josephine@ juste une petite précision... CLOCLO n'a pas chanté une reprise de MY WAY chanté par SINATRA. Au contraire, c'est ce dernier qui a repris la chanson de C. FRANCOIS "COMME D'HABITUDE" 😉

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lhuron

4 juin 2021 13:42

LA FIN .

Eh bien , tous ces marins - matelots , capitaines ,
Dans leur grand Océan à jamais engloutis ...
Partis insoucieux pour leurs courses lointaines
Sont morts - absolument comme ils étaient partis .

Allons ! c'est leur métier ; ils sont morts dans leurs bottes ,
Leur boujaron au cœur , tout vifs dans leurs capotes ...
- Morts ... Merci : la Camarde a pas le pied marin ; -
Qu'elle couche avec vous : c'est votre bonne femme ...
- Eux , allons donc : Entiers ! enlevés par une lame ...
Ou perdus dans un grain !

Un grain ... est - ce la mort , ça ? La basse voilure
Battant à travers l'eau Ça se dit " encombrer" ...
Un coup de mer plombé , puis la haute mâture
Fouettant les flots ras - et ça se dit " sombrer ".

-ombrer ! - Sondez ce mot . Votre mort est bien pâle
Et pas grand chose à bord , sous la lourde rafale ...
Pas grand chose devant le grand sourire amer
Du matelot qui lutte . - Allons donc , de la place !
Vieux fantôme éventé , la Mort change de face :
La Mer ...

Noyés ? - Et allons donc ! Les noyés sont d'eau douce .
- Coulés , corps et biens ! Et , jusqu'au petit mousse ,
Le défi dans les yeux , dans les dents le juron !
À l'écume crachant une chique râlée ,
Buvant sans haut - le - cœur la " grand'tasse salée"...
- Comme ils ont bu leur boujaron , -

- Pas de fond de six pieds , ni rats de cimetière :
Eux , ils vont aux requins . L'âme d'un matelot,
Au lieu de suinter dans vos pommes de terre,
Respire à chaque flot .

- Voyez à l'horizon se soulever la houle ,
On dirait le ventre amoureux
D'une fille de joie en rut , à moitié soûle ...
Ils sont là . - La houle a du creux . -

-Écoutez , écoutez la tourmente qui beugle ...
C'est leur anniversaire . - Il revient souvent -
Ô poète , gardez pour vous vos chants d'aveugle ,
- Eux , le DE PROFUNDIS que leur corne le vent :

... Qu'ils roulent infinis dans les espaces vierges ! ...
Qu'ils roulent ,verts et nus ,
Sans clous ,sans sapin , sans couvercle, sans cierge :
Laissez - les donc rouler , terriens parvenus !

Tristan CORBIÈRE : Les amours jaunes .
( Composé en réponse à OCEANO NOX e Victor HUGO.)

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Josephine22

30 mai 2021 08:59
lila a écrit :
Quand ils sont tous neufs,
qu'ils sortent de l'oeuf,
du cocon.
Tous les jeunes blancs becs
prennent les vieux mecs
pour des cons.

Quand ils sont venus,
les têtes chenues,
les grisons.
Tous les vieux fourneaux
prennent les jeunots
pour des cons.

Moi qui balance entre deux âges
Je leur adresse à tous un message.


Le temps ne fait rien à l'affaire.
Quand on est con, on est con!
Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con!

Entre vous plus de controverses,
Cons caduques ou cons débutants.

Petits cons de la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan ( x 2 )



Vous les cons naissant,
les cons innocents,
les jeunes cons,
Qui, ne le niez pas, prenez les papas pour des cons.

Vous les cons âgés,
les cons usagés,
les vieux cons.
Qui, confessez-le, prenez les p'tits bleus pour des cons.

Méditez l'impartial message
d'un qui balance entre deux âges.


Le temps ne fait rien à l'affaire.
Quand on est con, on est con!
Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con!

SUPER BRASSENS !!!
La formule est excellente
merci LILA

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