
Misterprof-
7 mars 1966 :
La France se retire du commandement intégré de l'OTAN.
Avec le traité de l'Atlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949, la guerre froide entre l'Occident et le monde soviétique entre dans sa phase institutionnelle.
L'article 5 du traité précise que tous les signataires s'engagent à se porter secours en cas d'attaque contre l'un ou l'autre d'entre eux.
La France est l'un des membres fondateurs du traité de l'Atlantique, aux côtés de onze autres nations.
Quinze ans plus tard, la situation internationale ayant changé le général de Gaulle annonce, dans une conférence de presse retransmise à la télévision le 21 février 1966, son intention de s'émanciper de la tutelle américaine.
Dans son discours, Charles de Gaulle énonce d'abord les faits depuis la signature du traité.
L'un des changements majeurs réside dans la prolifération nucléaire.
En 1949, les États-Unis étaient la seule puissance nucléaire mais, quelques semaines après la création de l'Otan, l'URSS testait sa première bombe atomique.
Depuis, l'URSS a développé son arsenal et le Royaume-Uni, la France puis la Chine ont rejoint le rang des puissances nucléaires.
Le général de Gaulle souhaite à tout prix éviter à la France de se retrouver prisonnière d'un conflit larvé où seraient impliqués les États-Unis, conflit dans lequel, en cas d'embrasement, la France serait obligée de soutenir ses alliés d'Outre-Atlantique.
Une situation intolérable pour Charles de Gaulle, artisan de la souveraineté du pays.
Autre point important aux yeux du chef de l’État, la France possède désormais sa propre capacité à se défendre puisqu'elle possède la bombe atomique, ce qui constitue un motif de plus pour s'émanciper du joug américain.
Le 11 mars 2009, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, la France réintégrait le commandement intégré de l'Otan, provoquant alors des remous dans le monde politique français, à gauche comme à droite.
delphinium29
1836 : Le 6 mars 1836, la bataille de Fort Alamo prend fin. La bataille de Fort Alamo, un conflit majeur de la révolution texane, se termine lorsque les troupes mexicaines du Général Santa Anna s’emparent du fort Alamo à San Antonio, au Texas, après un siège de 13 jours. Mais la bataille était loin d’être équilibrée, avec d’un côté 5 000 soldats mexicains et de l’autre : 187 soldats et civils américains positionnés à l’intérieur du Fort. Le Colonel James Bowie, le Colonel William Travis et le célèbre trappeur Davy Crockett avaient décidé, dans un affrontement qu’ils savaient perdu d’avance, de défendre le Fort, en attendant les renforts américains qui jamais n’arrivèrent. À cette époque, le Texas était encore mexicain. Durant la bataille, l’indépendance du Texas a été déclarée mais le général Santa Anna n’en tint pas compte et après avoir conquis Fort Alamo, il continua sa progression vers le nord, où les Texans le stoppèrent. 900 Texans tuèrent 600 soldats mexicains et en capturèrent 700. Le général Santa Anna capitula et reconnut l’indépendance du Texas. Un excellent film réalisé par John Wayne et sorti en 1960 reprend l’histoire de Fort Alamo, avec John Wayne dans le rôle de Davy Crockett, Richard Widmarck dans celui du Colonel James Bowie et Laurence Harvey dans le rôle du Colonel William Travis. Un classique du western qui dure près de 3 heures.
1857 : Suppression de la Compagnie des Indes orientales. Le gouvernement britannique prend le contrôle de l’Inde en mettant fin au règne de la Compagnie des Indes orientales, marquant ainsi le début du Raj britannique en Inde.
1899 : Début de la guerre des Boers. Les hostilités éclatent entre les forces britanniques et les républiques boers du Transvaal et de l’État libre d’Orange en Afrique du Sud, marquant le début d’un conflit qui durera jusqu’en 1902.
1899 : La société allemande BAYER dépose le brevet d’un médicament qui allait devenir indispensable dans la pharmacie de chacun : l’aspirine.
1967 : La signature du Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes. Plus connu sous le nom de Traité de l’espace, cet accord international vise à réglementer les activités spatiales et à interdire la militarisation de l’espace.
1980 : La célèbre romancière franco-américaine Marguerite Yourcenar, née en Belgique, est la première femme élue à l’Académie française.
Naissances célèbres
1475 : Michel-Ange (1475-1564) – L’un des plus grands artistes de la Renaissance italienne, célèbre pour ses sculptures, peintures et architectures, y compris la chapelle Sixtine et la sculpture de David.
1479 : Jérôme Emser (1477-1527) – Théologien allemand et important adversaire de la Réforme protestante, connu pour ses écrits contre Martin Luther.
1806 : Elizabeth Barrett Browning (1806-1861) – Poétesse victorienne anglaise renommée pour ses sonnets et son poème épique “Aurora Leigh”.
1923 : Ed McMahon (1923-2009) – Acteur et présentateur de télévision américain, surtout connu pour son travail aux côtés de Johnny Carson dans l’émission “The Tonight Show”.
1944 : Mary Wilson (1944-2021) – Chanteuse américaine, membre fondatrice du groupe de pop/soul The Supremes, l’un des groupes féminins les plus réussis de tous les temps.
1946 : David Gilmour – Guitariste et chanteur du groupe britannique PINK FLOYD.
1946 : Patrick Baudry – Astronaute français.
Décès célèbres
1475 : Francesco Sforza (1401-1466) – Duc de Milan et l’un des condottieri les plus célèbres de la Renaissance italienne.
1836 : Davy Crockett (1786-1836) – Homme politique, trappeur, soldat et aventurier américain, mort lors de la bataille de Fort Alamo.
1905 : Thomas John Barnardo (1845-1905) – Philanthrope irlandais et fondateur de Barnardo’s, l’une des plus grandes œuvres de charité pour enfants au Royaume-Uni.
1987 : Danny Kaye (1911-1987) – Acteur, chanteur et comédien américain, célèbre pour ses talents variés dans des films tels que “The Secret Life of Walter Mitty” et “White Christmas”.
2010 : Roger Gicquel – Journaliste et présentateur du journal télévisé français.
2019 : Keith Flint (1969-2019) – Chanteur britannique et membre du groupe de musique électronique The Prodigy, connu pour son énergie sur scène et son style de danse distinctif.
Le 6 mars est donc une journée riche en événements historiques et en personnalités importantes qui ont contribué à façonner le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Que ce soit dans les arts, la politique, la science ou le divertissement, les réalisations et les contributions de ceux nés ou décédés ce jour-là continuent d’avoir un impact durable sur la société.
Philippe Pillon
Créateur de MonsieurVintage, Philippe est un passionné de belles mécaniques, de voyages et d’objets qui ont une âme. À travers son regard, chaque moto, voiture ou destination raconte une histoire, dans une quête d’authenticité et d’élégance intemporelle.
Misterprof-
6 mars 1869 :
Mendeleïev met de l'ordre dans la chimie.
Les murs de nos établissements scolaires et de nos laboratoires sont tous ornés d'un tableau explicite intitulé « classification périodique des éléments ».
On doit cette représentation des constituants de la matière à un chimiste russe de 35 ans, né à Tobolsk (Sibérie), Dimitri Ivanovitch Mendeleïev.
Faute de disposer d'un bon manuel, ce professeur renommé de l'université de Saint-Pétersbourg rédige lui-même un ouvrage en deux volumes sur les Principes de la chimie.
Ce travail l'amène à réfléchir sur la manière d'ordonner les 63 éléments chimiques déjà connus comme l'hydrogène, l'oxygène, le fer, ou le carbone.
En classant les éléments d'après le poids de leur atome, Mendeleïev observe que leurs propriétés chimiques se répètent à intervalles réguliers.
Il présente dès lors, devant la Société chimique russe, un projet de classification périodique à lignes et à colonnes, où tous les éléments d'une même colonne affichent des propriétés comparables.
Deux ans plus tard, il améliore le tableau en prévoyant des cases vides pour des éléments encore inconnus.
La célébrité lui vient en 1875, lorsque le chimiste Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran ayant découvert un nouvel élément, le gallium, celui-ci trouve exactement sa place dans le tableau.
En 1913, lord Rutherford explique la répétition périodique des propriétés des éléments par le nombre d'électrons qui gravitent à la périphérie de l'atome, une ligne du tableau correspondant au remplissage d'une couche périphérique.
À l'extrémité de la ligne, on trouve les gaz rares, avec une couche saturée en électrons.
On fait alors un « retour chariot » et l'on passe à la ligne suivante avec une nouvelle couche d'électrons.
Les travaux de Mendeleïev témoignent de l'essor de la science et des techniques au milieu du XIXe siècle, y compris en Russie, où la culture s'épanouit sous le règne du « tsar réformateur » Alexandre II.
Rien qu'en 1869, les Occidentaux peuvent assister à l'invention de la « houille blanche », électricité produite par les chutes d'eau, ainsi qu'à l'inauguration du canal de Suez et, aux États-Unis, du premier chemin de fer transcontinental.
Mais dix ans plus tard, la montée des nationalismes et des intolérances commenceront à mettre à mal la foi des Européens dans le progrès.
Misterprof-
5 mars 1946 :
Début de la guerre froide.
Pendant un demi-siècle, le monde a vécu sous la menace d'une guerre entre les États-Unis et l'URSS.
Cette « guerre froide » a été théorisée par Winston Churchill dans un discours prononcé à Fulton, dans le Missouri.
Le « vieux lion » avait quitté le pouvoir quelques mois plus tôt, après la capitulation de l'Allemagne qu'il avait rendue possible.
Le 10 octobre 1944, alors qu'il était encore Premier ministre, il avait concédé à Staline, son allié dans la guerre contre Hitler, le droit de mettre la main sur la Pologne, la Yougoslavie et même la Grèce.
Quatre mois plus tard, à la conférence de Yalta, il avait mesuré sa légèreté dans l'affaire et prit conscience de ce qu'un nouveau conflit était en germe.
Il s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman, mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la veille.
Après la capitulation du Japon, Harry Truman se remémore l'avertissement de Churchill. Désireux de réarmer son camp et de maintenir à niveau l'effort de guerre de ses industriels, il invite l'ex-Premier ministre britannique à prononcer un discours au collège de Westminster, à Fulton.
Dans son discours, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur.
Il s'exclame : « De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer s'est abattu sur le continent.
Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable ».
Churchill invite donc « les peuples de langue anglaise à s'unir d'urgence pour ôter toute tentation à l'ambition ou à l'aventure ».
L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le « coup de Prague ».
Les vœux de Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord).
L'Union soviétique riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie en 1955.
L'équilibre de la terreur écarta le risque de guerre nucléaire pendant 50 ans, mais le monde trembla encore pendant la guerre de Corée, la répression de Budapest, le blocus de Berlin et la crise des missiles de Cuba en 1962.
Le Pacte de Varsovie est aujourd'hui dissous et l'URSS a implosé en une quinzaine d'États démunis, dont la Russie.
La menace n'est pas écartée pour autant, du fait de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
delphinium29
5 mars 1946-9 novembre 1989
« Guerre froide » entre Moscou et Washington
Pendant un demi-siècle, le monde a vécu sous la menace d'une guerre entre les États-Unis et l'URSS. Cette « guerre froide » a été théorisée dès le 5 mars 1946 par Winston Churchill dans un discours prononcé à Fulton, dans le Missouri.
Le vieux lion rugit encore
Winston Churchill en 1951 Le « vieux lion » avait quitté le pouvoir quelques mois plus tôt, après la capitulation de l'Allemagne qu'il avait rendue possible.
Le 10 octobre 1944, alors qu'il était encore Premier ministre, il avait concédé à Staline, son allié dans la guerre contre Hitler, le droit de mettre la main sur la Pologne, la Yougoslavie et même la Grèce. Quatre mois plus tard, à la conférence de Yalta, il avait mesuré sa légèreté dans l'affaire et prit conscience de ce qu'un nouveau conflit était en germe.
Il s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la veille.
Après la capitulation du Japon, Harry Truman se remémore l'avertissement de Churchill. Désireux de réarmer son camp et de maintenir à niveau l'effort de guerre de ses industriels, il invite l'ex-Premier ministre britannique à prononcer un discours au collège de Westminster, à Fulton.
Dans son discours, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur. Il s'exclame : « De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer s'est abattu sur le continent (...). Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable ».
Churchill invite « les peuples de langue anglaise à s'unir d'urgence pour ôter toute tentation à l'ambition ou à l'aventure ».
L'Europe au début de la guerre froide (1947-1950)
Cliquez pour agrandir
L'Europe au début de la guerre froide (1947-1950)Après la capitulation de l'Allemagne hitlérienne, la conférence de Potsdam (17 juillet - 2 août 1945) organise le sort du pays et de l'Europe.
Mais très vite émerge la rivalité entre l'Union soviétique et les Occidentaux. C'est le début de la guerre froide. Un « rideau de fer » sépare l'Europe en deux : d'un côté les pays occidentaux sous la protection de l'Amérique et de l'OTAN, de l'autre l'URSS et ses « satellites ». L'Allemagne elle-même est séparée en deux États hostiles l'un à l'autre...
Une opinion publique sceptique
L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le « coup de Prague ».
Les voeux de Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). L'Union soviétique riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie en 1955.
L'équilibre de la terreur écarta le risque de guerre nucléaire pendant 50 ans. Mais le monde trembla encore pendant la guerre de Corée, la répression de Budapest, le blocus de Berlin et la crise des fusées. Le Pacte de Varsovie est aujourd'hui dissous et l'URSS a implosé en une quinzaine d'États démunis, dont la Russie. Faut-il croire que la guerre froide est finie ?
Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Voir les 7 commentaires sur cet article
Garamont (05-03-2023 12:55:01)
Selon les chiffres 2022 (Banque mondiale), la Russie n'est absolument pas la 6e ou 7e économie mondiale : elle est 11e, derrière le Brésil, l'Italie et le Canada, avec un PIB nominal de 1829,05 mil... Lire la suite
Olivier Z (06-03-2022 20:31:24)
Avant dernière phrase: supposée menace russe ? Et oui soyons realiste: les dictateurs menancent vraiment la paix en Europe. Et Poutine est bien un anti démocrate. Ne soyons pas naif: il hait la dé... Lire la suite
vasionensis (06-03-2019 19:43:15)
Si Jdanov confirme Churchill, il faut aussi constater - que la création de la RFA précède celle de la RDA, consacrant la division de l'Allemagne, - que celle de l'OTAN précède de loin celle du ... Lire la suite
Télécharger le texte intégral (pdf)
delphinium29
C'est arrivé un 5 mars
5 mars 1944. Décès, au camp de Drancy, de Max Jacob, poète, romancier, essayiste, épistolier et peintre français.[AFP]
5 mars 1918. Moscou devient la capitale de l'URSS à la place de Saint-Pétersbourg.[AFP]
5 mars 1946. Winston Churchill dénonce pour la première fois le "Rideau de fer" qui déchire l’Europe, entre l’Est soviétique et l’Ouest occidental. [AFP]
Misterprof-
4 mars 1681 :
Fondation de la Pennsylvanie.
Les Anglais ont établi treize colonies de peuplement en Amérique du Nord aux XVIIe et XVIIIe siècles qui ont accédé à l'indépendance en 1783, devenant ainsi les États-Unis d'Amérique.
À l'origine de la plupart de ces colonies figure une charte de colonisation, octroyée par le roi d'Angleterre à une personnalité amie.
Cette dernière organise à ses frais l'installation des premiers colons et dirige son territoire comme elle l'entend.
À l'expiration de la charte, la colonie revient à la Couronne qui nomme un gouverneur à sa tête.
C'est ainsi que le roi d'Angleterre, Charles II Stuart, a attribué à William Penn, par une charte royale, un vaste territoire vierge, situé entre la colonie de New York au nord et la colonie de Virginie au sud, en échange d'une créance de 12.000 livres de son père.
William Penn (37 ans) est un membre éminent de la Société des Amis, un mouvement religieux plus connu sous le nom de Quakers, parce que ses adeptes sont pris de tremblements pendant leurs prières.
Ayant appelé Pennsylvanie (la forêt de Penn) le territoire reçu du roi, il décide d'en faire un refuge pour ses coreligionnaires et un modèle d'État démocratique.
L'année suivante, remontant le fleuve Delaware avec une centaine de Quakers, il fonde la ville de Philadelphie, d'un mot grec qui signifie « Cité de l'amour fraternel ».
Penn rédige par ailleurs un code de lois qui se veut exemplaire sous le nom de « Great Law » (Grande Loi).
Il interdit l'esclavage, limite la peine de mort à deux crimes (meurtre et trahison), accorde le droit de vote à tous les contribuables, impose une formation professionnelle à tous les enfants de plus de 12 ans et garantit à tous la liberté de religion.
Il retourna en Angleterre, où il vécut les dernières années de sa vie, habitant à Rushcoms près de Zwyford, dans le comté de Buckingham.
Il y décédera en 1718, à l'âge de 74 ans,et sera inhumé à Jordans, dans le même comté, où sa première femme et plusieurs personnes de sa famille avaient été enterrées.
En 1984, il a reçu du gouvernement américain, à titre posthume, la distinction de citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique pour son action politique, considérée comme un haut fait envers la nation américaine.
Une statue de William Penn est installée au sommet de l'hôtel de ville de Philadelphie, et elle domina la ville jusqu'en 1987.
Un accord tacite voulait qu'il soit interdit de construire plus haut que celle-ci, qui mesure 167 m. Et, aujourd'hui encore, la statue de William Penn a la vue dégagée sur le fleuve Delaware.
Misterprof-
3 mars 1875 :
Première de Carmen.
Les Parisiens assistent à la première représentation du célèbre opéra de Georges Bizet, d'après une nouvelle éponyme de Prosper Mérimée, mort cinq ans plus tôt à l'âge de 67 ans.
Le compositeur, qui a lui-même 36 ans, reçoit le matin même la Légion d'honneur.
Mais la première, à l'Opéra-Comique, se solde par un désastre : les musiciens et les chanteurs bâclent la représentation, une partie du public se retire et, pire que tout, la presse étrille l’œuvre pour cause d'immoralisme.
On lui reproche en effet de mettre en scène une ouvrière qui prétend choisir ses amants et ses amours.
Georges Bizet, très affecté, se retire dans sa maison de Bougival où, affaibli, il attrape une angine.
Malgré cela, il commet l'imprudence de se baigner dans la Seine et meurt d'un infarctus le 3 juin 1875.
Au mois d'octobre suivant, son opéra sera repris à Vienne où il va connaître un éclatant triomphe.
Il va dès lors être applaudi dans le monde entier et l'Opéra-Comique se résoudra à le reprendre enfin.
C'est aujourd'hui l'opéra le plus populaire et le plus joué dans le monde.
Misterprof-
2 mars 1848 :
La France limite la journée de travail.
Un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ».
La journée de travail tombe à dix heures à Paris et à onze en province.
Mais, en avril 1848, une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province est élue à l'Assemblée.
Elle considère d'un mauvais œil les réformes sociales et ne craint pas de massacrer les manifestants ouvriers lors des journées dramatiques de juin.
Quarante ans plus tard va s'amplifier dans le monde industrialisé la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil.
