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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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25 février 2026 07:32

25 février 1830 :
La « bataille d'Hernani ».
Cette « bataille » se déroule à la Comédie-Française lors de la représentation de la pièce de Victor Hugo « Hernani » que l'on jouait ce soir-là pour la première fois.
Victor Hugo, alors âgé de 27 ans, est déjà un écrivain à succès.
Il anime le Cénacle romantique, l'un des salons littéraires confidentiels dans lesquels se réunissent les jeunes romantiques en quête de gloire et de reconnaissance dans les années 1820.
Le Cénacle tient ses réunions chez Hugo lui-même.
On y rencontre Balzac, Nerval, Vigny, Musset, Dumas, Sainte-Beuve, le peintre Delacroix, les frères Devéria, peintres, ou le sculpteur Pierre-Jean David d'Angers.
Le jeune Hugo lit, lors de ces réunions, ses oeuvres poétiques.
Il fait figure de chef de file et sa puissance créatrice suscite l'admiration de ses invités.
La réunion du 30 septembre 1829 est consacrée à la lecture d'Hernani.
On s'enthousiasme pour cette pièce qui brise les canons du théâtre classique et notamment les trois unités de temps, de lieu et d'action énoncées par Boileau sous le règne lointain de Louis XIV.
Elle raconte l'histoire d'amour malheureuse d'un proscrit, Hernani, pour une jeune infante, doña Sol.
Arrive le jour de la première, à la Comédie-Française.
Puisque désormais, selon l'auteur, « il n’y a ni règles, ni modèles », les tenants de la tradition s'attendent au pire, et ils ont raison : la pièce détruit méthodiquement toutes les conventions en matière d'écriture théâtrale : fini, le lieu unique et l'intrigue de 24 heures.
Les décors se succèdent, les personnages vieillissent de quelques mois en un entracte.
Remontés à bloc, échauffés par de longues discussions préliminaires, les « Jeune-France » et « chevelus » romantiques du parterre, parmi lesquels se signalent Gérard de Nerval et Théophile Gautier, revêtu de son gilet rouge flamboyant, insultent copieusement les « perruques » et les « philistins » des tribunes qui restent fidèles aux règles classiques.
Très vite, on en vient aux mains.
On se bat et l'on joue du poing au milieu des fauteuils d'orchestre.
La révolution romantique ne se limite pas au théâtre.
L'année d'Hernani (1830) est aussi celle de la Symphonie fantastique de Berlioz et du Rouge et le Noir de Stendhal.
Et c'est aussi celle des « Trois Glorieuses », une drôle de révolution, sentimentale, violente et réactionnaire, à l'image de nos poètes.

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24 février 2026 11:04

24 février 1982 : Amandine, le premier bébé éprouvette naît en France. Issue de la collaboration du biologiste Jacques Testart et du gynécologue René Frydman, elle voit le jour à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart (92).
La naissance d'Amandine, le premier bébé-éprouvette fait la une des journaux télévisés. 3,420 kg, 51 centimètres, le poupon est le résultat des progrès de la science pour aider les couples stériles. C’est le premier enfant français conçu grâce à la fécondation in vitro (FIV).

Le montage en tête d'article revient sur cette aventure scientifique menée par l'équipe du professeur René Frydman, le responsable clinique et le biologiste Jacques Testart, le responsable scientifique. Cela faisait plus de trois ans qu'ils travaillaient à la maternité de l'hôpital Antoine-Béclère (AP-HP), à Clamart (Hauts-de-Seine), sur une toute nouvelle technique de fécondation in vitro sous la direction du chef de service Émile Papiernik.

Ce jour-là, le journal télévisé présente les scientifiques et leur équipe au grand complet. Jacques Testart explique ensuite en détails en quoi consiste la FIV et les différentes étapes du processus.

« On aurait pu faire des conneries »
Quelques années plus tard, en 2012, le professeur racontait que cette expérience avait été menée sans aucun comité d'éthique, car ces instances n'existaient pas encore, mais avec une « déontologie médicale (...) on était un peu laissés à nous-mêmes», ajoutant avec ironie, « on aurait pu faire des conneries mais on était trop peu compétents pour faire des choses graves ». La même année, René Frydman se souvenait que certains hôpitaux catholiques avaient subi des pressions, notamment de l'Eglise catholique pour interrompre ou ne pas démarrer des protocoles qui auraient dû commencer.

La vie d'Amandine s'est déroulée dans la plus grande discrétion, en dehors de ses premiers pas, ses parents ne l'ont jamais exhibée. La FIV s’est banalisée et désormais 1 bébé sur 30 est issu d'une procréation médicalement assistée (PMA) en France.

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24 février 2026 08:23

24 février 1895 :
Seconde guerre d'indépendance à Cuba, trois décennies après la première.
Le 10 octobre 1868 déjà, un planteur de sucre du nom de Carlos Manuel de Cespedes libèra ses esclaves et leur donna des armes.
Avec 37 autres planteurs, il se déclara alors en rébellion contre l'administration espagnole et proclama l'indépendance de l'île.
Deux jours plus tard, le petit groupe fut rejoint par deux noirs affranchis, les frères Antonio et José Maceo, ainsi que par des exilés dominicains sous la conduite de Maximo Gomez.
C'est le début de la première guerre d'indépendance de Cuba, qui durera dix ans et causera environ 200 000 victimes.
Le déclenchement de la seconde guerre d'indépendance revient au Parti Révolutionnaire Cubain, fondé un mois plus tôt aux États-Unis par l'écrivain cubain José Marti, surnommé l'« Apôtre ».
Les chefs de la première guerre d'indépendance Antonio et José Maceo, qui s'étaient réfugiés sur l'île voisine de Saint-Domingue, se joignent à la nouvelle rébellion.
Le gouverneur militaire espagnol, le général Valeriano Weyler, réagit avec brutalité et proclame la loi martiale.
Les hostilités tournent très vite en défaveur des Cubains indépendantistes.
Le 19 mai 1895, José Marti trouve la mort à la bataille de Dos Rios, à l'est de l'île. José Maceo est tué à son tour le 5 juillet 1896 à la bataille de Loma del Gato.
Enfin, le 7 décembre de la même année, c'est le tour d'Antonio Maceo à Punta Brava.
Les États-Unis prendront prétexte de la répression menée par le gouvernement espagnol pour entrer en guerre contre l'Espagne et la dépouiller de ses dernières colonies.
En novembre 1897, confronté à un conflit sans issue le gouvernement de Madrid, dirigé par une régente, la reine-mère, le roi en titre Alphonse XIII n'ayant encore que 12 ans, propose l'autonomie à Cuba mais l'offre est repoussée à la fois par les rebelles et les loyalistes.
À Washington, le président William McKinley est pressé d'intervenir pour libérer l'île, mais il s'y refuse.
Cependant, pour calmer l'inquiétude des résidents américains présents à Cuba, il envoie en janvier le cuirassé Maine en visite d'amitié à La Havane, visite d'amitié qui se transformera en guerre.

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23 février 2026 10:17

23 février 1766 :
La Lorraine devient française.
Le vieux duc Stanislas Leszczynski meurt dans des conditions atroces, à l'âge de 87 ans, des suite de brûlures dues à une chute près de sa cheminée, dans son château de Lunéville.
Il fut un éphémère roi de Pologne, avant d'avoir marié sa fille Marie au roi Louis XV et d'obtenir en viager les duchés de Lorraine et de Bar.
Conformément aux conventions fixées entre les gouvernements de France et d'Autriche, la mort du duc Stanislas entraîne le rattachement définitif des duchés à la France, à la satisfaction du duc Étienne de Choiseul ministre de Louis XV.
Parmi ces duchés figure la Lorraine, qui tire son nom de Lothaire II, arrière-petit-fils de Charlemagne, et qui a fait partie du Saint empire romain germanique.
Anciennement duché de Haute-Lorraine (la Lorraine actuelle), il faut la distinguer du duché de Basse-Lorraine, sur l'Escaut, qui appartint à Godefroi de Bouillon, le chef de la première croisade, se désagrégea très tôt.
La Lorraine proprement dite (Haute-Lorraine) dut défendre son indépendance contre les rois de France, puis contre Le duc de Bourgognel, Charles le Téméraire, qui fut tué en tentant de conquérir Nancy.
En 1552, le roi de France Henri II occupa les Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun), et le duché devint virtuellement français.
Le duc François de Lorraine ayant épousé la future impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, il accepta en 1737 de céder ses duchés de Lorraine et du Barrois à Stanislas, roi déchu de Pologne, en échange du grand-duché de Toscane.
La transaction mit fin à la Guerre de Succession de la Pologne.
Le nouveau duc de Lorraine et du Barrois abandonne l'administration de ses terres au chancelier Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière, qui lui prête serment de fidélité en 1737.
Souverain éclairé et débonnaire, Stanislas Leszczynski se contente d'animer dans son château de Lunéville une cour brillante, accueillante aux artistes et aux gens de lettres.
Il lance à Nancy, sa capitale, la construction d'un ensemble urbain magnifique qui fait aujourd'hui la fierté de la ville.
Cet ensemble classique est dû à l'architecte lorrain Emmanuel Héré.
Il réunit la vieille ville à la ville neuve de l'époque, via une grande place oblongue, dite place neuve de la Carrière (lieu où se déroulaient autrefois les tournois), qui communique avec la place Royale, aujourd'hui place Stanislas.
Inaugurée le 26 novembre 1755, elle est entourée d'immeubles majestueux et communique avec le reste de la ville par de splendides grilles dorées à l'or fin qui font sa célébrité dans le monde entier.
Le centre de la place est occupé depuis 1831 par une statue de Stanislas, en remplacement de la statue de Louis XV, enlevée sous la Révolution.
Il est cependant regrettable que la perspective de cet ensemble architectural ait été enlaidie par les immeubles construits aux abords de la gare à la fin du XXe siècle.

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22 février 2026 13:40

Le temps qu’il fait le jour de la Sainte-Isabelle, dure jusqu’aux Rameaux.

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22 février 2026 10:04

22 février 1680 :
Exécution de la Voisin.
Accusée de sorcellerie et d'empoisonnement, Catherine Deshayes (40 ans), surnommée la «Voisin» d'après le nom de son mari, est brûlée en place de Grève, face à l'Hôtel de ville de Paris.
Il pourrait s'agir d'un fait divers parmi d'autres mais la Voisin, qui s'est enrichie dans la pratique des avortements et le commerce des poisons, a dénoncé avant de mourir nombre de ses clients et clientes, dont certains appartiennent à la haute aristocratie.
Madame de Montespan, la maîtresse du roi Louis XIV, est elle aussi compromise.
C'est le point d'orgue d'une affaire à rebondissements.
À l'origine de l'«affaire des Poisons» il y a, le 17 juillet 1676, l'exécution d'une autre empoisonneuse, de haut rang celle-là, la marquise de Brinvilliers (46 ans).
Elle débouche sur une multiplication de rumeurs à Paris sur des empoisonnements qui impliqueraient des personnes de haut rang.
Gabriel Nicolas de La Reynie, lieutenant de police de la ville de Paris, a été chargé par le ministre Louvois de faire toute la lumière sur ces affaires.
Dans la plus grande discrétion, il lance ses limiers dans les milieux interlopes de la rue Saint-Denis, où se pratique le commerce des poisons.
L'enquête est suivie avec la plus grande attention en hauts lieux, car certains affirment que Louis XIV lui-même est menacé.
Une tireuse de cartes, Marie Bosse, puis une certaine Vigouroux, enfin la fameuse Voisin, tombent dans les filets de la police et se voient inculpées d'empoisonnement.
En avril 1679, l'affaire prenant de l'ampleur et les inculpés se faisant toujours plus nombreux, le roi décide de mettre en place, à l'Arsenal, une cour extraordinaire de justice qui prendra le nom évocateur de «Chambre ardente», ainsi nommée car elle siégeait dans une pièce tendue de draps noirs et éclairée par des flambeaux.
Une véritable hantise gagne la population parisienne, laquelle voit l'œuvre des empoisonneuses dans le moindre décès prématuré.
Or, rien n'effraie les empoisonneuses, qui se trouvent au cœur des pratiques les plus sordides de l'époque.
On découvre que certaines, comme la Voisin, se rendent complices de «messes noires», au cours desquelles de faux, voire de vrais prêtres, posent un calice sur le ventre d'une femme nue et, au-dessus de celui-ci, sacrifient au diable un nouveau-né.
C'est dans cette atmosphère pour le moins sulfureuse que travaille la Chambre ardente.
Elle siège pendant trois ans, jusqu'en juillet 1682, date à laquelle elle aura au total prononcé 442 jugements, dont 36 condamnations à mort, 23 bannissements et 5 condamnations aux galères.
La Voisin est exécutée après avoir mis en cause beaucoup de monde.
Elle se refuse à livrer le nom de la Montespan, mais le nom de la maîtresse royale ressurgit dans la suite des interrogatoires.
La fille de la Voisin l'accuse d'avoir participé à une «messe noire».
Le roi est horrifié d'apprendre que sa maîtresse, alors en défaveur, lui aurait fait absorber des philtres d'amour et aurait aussi manigancé le renvoi de Mlle de La Vallière, voire la mort de Mme de Fontanges et la stérilité de la reine.
Empressé d'en finir, il suspend les interrogatoires et jette lui-même dans la cheminée les papiers qui compromettent son ancienne maîtresse.
Les principaux accusés non encore condamnés sont mis aux fers dans différentes forteresses, à raison de six par cachot, jusqu'à ce que la mort les délivre.

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FAE

21 février 2026 11:00

Bonjour à tous ! 😃
Merci. Toujours intéressant de vous lire !

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21 février 2026 10:37

21 février 1804 :
Naissance du chemin de fer.
Un train à vapeur circule pour la première fois au monde à Pen-y-Darren, une région minière du pays de Galles, près de Merthyr Tydfil.
La locomotive a été conçue par l'ingénieur des mines Richard Trevithick, passionné par la motorisation à vapeur.
Elle tracte ce jour-là dix tonnes de fer et 60 personnes montées sur cinq wagons, effectuant 16 km en 4 heures et 5 minutes.
Parmi quelques autres réalisations de Richard Trevithick, la locomotive « Catch me who can » (M'attrape qui peut) finira à Londres, dans un manège.
Depuis longtemps déjà, dans les mines de charbon anglaises, on utilisait des rails en bois ou en fer pour tirer à moindre effort des wagons de minerai.
L'invention de la machine à vapeur par James Watt ouvre la possibilité de tracter ces wagons avec une machine et non plus avec des chevaux.
Mais ces premières machines à vapeur fonctionnent à une pression proche de la pression atmosphérique, avec une puissance par unité de masse trop faible pour envisager une machine embarquée sur un véhicule.
L'ingénieur Richard Trevithick est alors mis au défi par son ami Samuel Homfray, propriétaire des fonderies de Penydaren, de construire un engin capable de tracter dix tonnes.
Il conçoit la première locomotive à vapeur, avec une chaudière montée sur chariot.
La vapeur sous pression actionne un piston, lequel fait tourner un grand volant extérieur.
Après quoi, la vapeur est éjectée dans l'atmosphère, qui fait office de condenseur.
Richard Trevithick, toutefois, néglige d'exploiter son savoir-faire.
Inventeur dans l'âme, il abandonne à d'autres le passage du ferroviaire à la phase industrielle.

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19 février 2026 14:39

9 février-15 avril 1942
Le procès de Riom
Le 19 février 1942, au coeur de la Seconde Guerre mondiale, un procès politique et très médiatique s'ouvre à Riom, petite ville proche de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), devenue la capitale judiciaire de la « zone libre ».

À la suite de la défaite de 1940, le gouvernement de Vichy entend juger les responsables de l'impréparation de l'armée et poursuit quelques-uns des dirigeants de l'entre-deux-guerres. Léon Blum et Édouard Daladier, qui ont présidé les gouvernements du Front populaire avant l'invasion allemande, ainsi que le généralissime Maurice Gamelin, qui a conduit les forces armées à la reddition, sont au banc des accusés.

L�on Blum au proc�s de Riom (1942)Les Allemands appuient cette initiative mais voudraient que les accusations portent sur la responsabilité de la France dans le déclenchement du conflit.

Habilement, la défense de Blum et Daladier rappelle que le chef de l'État, le maréchal Pétain, avait été Ministre de la Guerre et membre du Conseil supérieur de la Guerre en 1934. À ce titre, il avait donc une grande part de responsabilités dans l'impréparation de l'armée : il avait ainsi réduit le budget militaire de 20% et arrêté la ligne Maginot aux Ardennes. Le Front populaire, au contraire, avait fortement relancé l'armement de la France...

Se retournant contre ses instigateurs, ce « procès-boomerang » irrite au plus haut point Hitler. Le 21 mars, l'ambassadeur allemand Otto Abetz exige sa suspension et le 15 avril, le procès est « temporairement » suspendu. Le lendemain, Pierre Laval est rappelé au gouvernement.

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FAE

19 février 2026 10:45

Bonjour à tous ! 😃
Merci Misterprof, toujours très intéressant !

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19 février 2026 07:37

19 février 1919 :
Attentat contre Clemenceau.
Alors que Georges Clemenceau quitte son domicile pour le ministère de la Guerre, un jeune anarchiste de 23 ans tire neuf balles sur sa voiture.
L'une d'elles atteint le président du Conseil entre les poumons.
Non mortelle, elle ne sera jamais extraite.
Le tireur, un ouvrier du nom d'Émile Cottin, est condamné à mort un mois plus tard.
Mais le même mois, avant que sa peine soit commuée, Raoul Villain, l'assassin de Jean Jaurès, est, quant à lui, acquitté.
Ces deux jugements, l'un et l'autre excessifs, vont provoquer une rupture de l'Union sacrée qui avait uni la droite et la gauche pendant la Grande Guerre.
Trois mois après l'armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale, Clemenceau demeure aux commandes du pays comme président du Conseil et ministre de la Guerre.
Tous les matins,,il quitte son appartement et monte dans sa limousine.
Ce 19 février 1919, personne ne fait attention à un jeune homme pâle.
Il court derrière la voiture, sort un revolver et tire plusieurs coups.
Les policiers et quelques badauds et voisins ont vite fait de le neutraliser.
Clemenceau va se remettre sur pied en une semaine.
Et comme il ne perd pas son humour pour si peu, il glisse à un visiteur : « Je ne savais pas que la chasse au tigre était ouverte à Paris ! ».
L'enquête de police confirme l'acte d'un tueur isolé.
Le procès s'ouvre devant le Conseil de guerre, le 14 mars 1919.
Émile Cottin y fait pâle figure.
Le verdict est sans surprise : c'est la mort.
Et voilà que s'ouvre dix jours plus tard, le 24 mars 1919, le procès de Raoul Villain, qui a tué le tribun socialiste Jean Jaurès cinq ans plus tôt en raison de son opposition à la guerre.
De dix ans plus âgé que Cottin, l'assassin est aussi médiocre, inculte et introverti.
Les jurés, ne voulant en aucune façon désavouer le sacrifice d'un million et demi de soldats, vont donc acquitter l'assassin qui a cru agir pour la défense de la patrie.
Villain est acquitté et la veuve de Jaurès condamnée à payer les frais de justice !
Ce jugement s'ajoutant au précédent va fracturer l'échiquier politique.
Depuis août 1914, tous les partis avaient remisé leurs querelles au placard au nom de l'« Union sacrée ».
Mais là, c'en est trop pour la gauche et les modérés.
Les mineurs de Carmaux, fief de Jaurès, se mettent en grève et cent mille personnes participent à Paris à une manifestation « commémorative ».
Clemenceau se hâte de réagir.
La peine de mort d'Émile Cottin est commuée en dix ans de détention.
En mai 1924, la victoire du Cartel des gauches aux élections législatives va conduire à la panthéonisation de Jean Jaurès mais aussi à la liberté d'Émile Cottin, érigé en martyr de la gauche.

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FAE

18 février 2026 12:42

Merci Misterprof pour cette page d'histoire si proche de nous.

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18 février 2026 09:32

18 février 1871 :
Belfort se rend après 103 jours de siège.
L' armistice signé le 28 janvier 1871 a abouti à l'invasion du pays par les armées allemandes coalisées autour de la Prusse.
Mais, au sud de l'Alsace, la ville fortifiée de Belfort continue de résister à l'envahisseur.
Le colonel Pierre Marie Denfert-Rochereau (48 ans), gouverneur de la ville, n'accepte de rendre les armes que sur un ordre exprès du gouvernement de la Défense nationale, présidé par Adolphe Thiers.
Le gouverneur se rend enfin le 18 février 1871, après un siège de 103 jours.
Belfort sauve ainsi l'honneur de l'armée française, sali par la défaite piteuse de MacMahon et Napoléon III à Sedan et par la reddition de Bazaine, à Metz.
À Francfort, lors des négociations du traité de paix définitif, Thiers demande que la ville et son territoire restent à la France, à la différence du reste de l'Alsace.
Mais en contrepartie, il doit céder au vainqueur un morceau supplémentaire de la Lorraine.
Eu égard à sa glorieuse résistance, le territoire de Belfort acquiert le statut de département.
Devenu député du Haut-Rhin, avant qu'il ne soit annexé, puis de la Charente, le colonel Pierre Denfert-Rochereau ne cessera, jusqu'à sa mort le 11 mai 1878, de dénoncer la cession de l'Alsace-Lorraine.
En 1879, le sculpteur Auguste Bartholdi (à qui on doit par ailleurs la statue de la Liberté à New York) taille dans le grès rouge de la falaise un lion blessé et rugissant afin d'honorer la résistance de Belfort et de son gouverneur (le lion tourne le dos à l'Allemagne pour éviter toute provocation).
Ce « Lion de Belfort », mesurant 22 mètres de long et 11 mètres de haut, est devenu le symbole de la ville.
Une réplique en bronze de la statue, de 2/3 plus petite, est érigée à Paris, à la barrière d'Enfer, ainsi nommée parce qu'elle menait vers le château Vauvert, construit sous Louis XI et dont les ruines avaient mauvaise réputation car elles abritaient des vagabonds.
La place est rebaptisée pour la circonstance place Denfert-Rochereau.

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FAE

17 février 2026 19:00

Aujourd'hui, Mardi gras,
"fête célébrée la veille du mercredi des Cendres, jour d'entrée dans le Carême, pendant lequel les chrétiens sont invités à faire pénitence, jeûner ou « manger maigre », notamment en s'abstenant de viande. Le mardi gras est donc le dernier jour « gras » avant les 40 jours qui le séparent de Pâques."

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FAE

17 février 2026 18:57

Bonsoir à tous ! 😃
Merci à tous les deux !

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