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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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Misterprof-

26 septembre 2026 06:25

26 septembre 1962 :
Naissance de l'actrice américaine Melissa Sue Anderson, principalement connue pour son interprétation du rôle de Mary Ingalls dans la série télévisée La Petite Maison dans la prairie produite par la NBC.
Son début de carrière s'explique par deux anecdotes :
- à la demande d'un professeur de danse qui a vu un talent prometteur chez elle, ses parents ont embauché un agent pour leur fille ;
- la rencontre fortuite avec un agent l'amena à tourner des films publicitaires et à jouer dans des pièces sur The Brady Bunch (série télévisée en 117 épisodes de 25 minutes créée par Sherwood Schwartz et diffusée entre le 26 septembre 1969 et le 8 mars 1974 sur le réseau ABC) et Shaft.
Cependant, la demande a été forte et après quelques publicités, elle apparaîtra dans la série The Brady Bunch et, en 1972, dans la série Ma sorcière bien-aimée.
En 1974, Michael Landon crée la série La Petite Maison dans la prairie, adaptée de l'ouvrage autobiographie de Laura Ingalls Wilder, et elle obtient le rôle de la fille aînée de la famille Ingalls, Mary.
Depuis le 18 décembre 1976, le public français a pu suivre la vie de cette famille de pionniers de Walnut Grove, sur TF1, puis les rediffusions faites par d'autres chaînes de télévision.
Le sort semble s'acharner contre le personnage de Mary, élève studieuse qui devient aveugle, et qui plus tard perd son enfant dans un incendie.
Si les dernières saisons de la série la montrent aveugle, Melissa Sue Anderson est cependant bien voyante. La Mary Ingalls originelle, sur laquelle est basé son rôle, aurait en effet contracté une méningoencéphalite virale.
Durant les vacances du tournage, elle tournait dans d'autres séries ou téléfilms, comme, en 1976, dans le téléfilm The Loneliest Runner, écrit et réalisé également par Michael Landon, où elle a accepté de jouer Nancy Rizzi, la première petite amie de John Curtis.
En 1978, elle a obtenu son premier rôle « d'adulte » dans la série La croisière s'amuse.
Par la suite, elle fait des apparitions dans plusieurs films du grand écran, comme le film d'horreur Happy Birthday en 1982, dans lequel elle incarne la jeune Virginia, étudiante soupçonnée de meurtres dans sa confrérie.
En 1980, elle a postulé pour le rôle d'Emmeline dans le film Le lagon bleu et, en 1988, elle a été auditionnée pour le rôle de Sarah Tobias dans le film Les accusés.
En 1990, elle a produit en association avec Michael Landon le film Where Pigeons Go to Die.
Elle apparaît ensuite dans Magnitude 10,5 : L'Apocalypse en 2006, où elle affronte la colère d'un volcan destructeur.
Elle a publié un livre autobiographique, The Way I see it, sorti le 4 mai 2010 qui parle notamment du tournage de La petite maison dans la prairie.
En 1979, elle a reçu un Emmy Awards pour ses rôles dans la série ABC Afterschool Specials.
En 1980, Melissa Sue Anderson a obtenu un TP de Oro (considéré comme la récompense la plus prestigieuse de l'Espagne pour la télévision) pour la « Meilleure actrice étrangère » pour son rôle de Mary dans la série La petite maison dans la prairie.
En 1981, elle a obtenu un Young Artist Awards pour sa performance dans le film d'horreur canadien Happy birthday - Souhaitez ne jamais être invité.
En 1998, elle a été honorée au Hall of Great Western Performers au National Cowboy & Western Heritage Museum à Oklahoma City dans l'Oklahoma.

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delphinium29

25 septembre 2026 10:41

25 septembre 1997 :
Pour la première fois, un véhicule terrestre franchit le mur du son. Au Nevada, le pilote britannique Andy Green atteinte la vitesse de 1149 km/h à bord de la Thrust Supersonic Car. [CC / Ben Sutherland / Flickr]

25 septembre 1921 : Ouverture de la première autoroute du monde. L'AVUS, construite à l'ouest de Berlin est longue de dix kilomètres et comporte deux voies séparées. Cette autoroute servira ensuite pendant plusieurs années de circuit pour le Grand Prix d'Allemagne. Photo d'illustration[CC / Acid Pix / Flickr ]

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25 septembre 2026 10:29

Merci Misterprof !

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25 septembre 2026 06:19

25 septembre 1513 :
Balboa découvre l'océan Pacifique.
Le conquistador espagnol Vasco Núñez de Balboa (38 ans) arrive, après plusieurs jours de marche à travers la cordillère d'Amérique centrale, en vue d'un océan encore inconnu des Européens.
Il le baptise « Grande mer du Sud » (« mar del Sur ») et, pénétrant dans ses eaux, en prend possession au nom du roi d'Espagne.
Six années après les rapports de voyage d'Amerigo Vespucci, traduits sur une carte du géographe Waldsemüller, il démontre que les terres découvertes par Christophe Colomb constituent bien un Nouveau Monde, séparé de l'Asie par un grand océan.
C'est ainsi que l'océan Pacifique, colonisé depuis des siècles par les ancêtres des Polynésiens, entre dans la réalité européenne.
Son nom actuel lui sera donné huit ans plus tard par Magellan, quand le grand navigateur portugais aura découvert la voie maritime permettant d'y accéder.

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25 septembre 2026 06:03

Bonjour à tous ! 😃
Madagascar :
"Commémoration des évènements du 25 septembre : La journée du vendredi déclarée chômée et payée

Le gouvernement malgache a annoncé que le vendredi 25 septembre 2026 sera une journée chômée et payée sur l’ensemble du territoire. Cette décision, officialisée par le décret n° 2026-2212, vise à commémorer les événements du 25 septembre 2025, qui ont marqué profondément la nation. Le texte, signé par le Président de la Refondation de la République, rappelle que cette journée est dédiée à la mémoire des victimes et des personnes affectées par ces manifestations.

Le décret précise que la mesure entre en vigueur immédiatement après sa diffusion par voie radiodiffusée ou télévisée, indépendamment de sa publication au Journal officiel.

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique a indiqué que des activités de commémoration se dérouleront à Antananarivo ainsi que dans cinq autres régions du pays. Ces cérémonies se tiendront en partenariat avec les autorités locales. Les employeurs sont invités à respecter cette journée symbolique, qui s’inscrit dans un esprit de solidarité nationale et de mémoire collective.

Au-delà de la suspension des activités professionnelles, cette initiative traduit la volonté des autorités de renforcer la cohésion sociale et de rappeler l’importance du dialogue dans la vie publique. Le 25 septembre 2026 sera donc un moment de recueillement et de réflexion pour tous les citoyens, une journée où le travail cède la place à la mémoire et à l’unité du peuple malgache."

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24 septembre 2026 10:59

Bonjour à tous ! 😃
Merci Lyvi et Ancolie !

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lyvi

24 septembre 2026 10:09

Le 24 septembre 1372,

Ce jour-là, dans le contexte de la guerre de Cent Ans, la ville de Saintes choisit de négocier et d'ouvrir ses portes au connétable Bertrand du Guesclin, qui menait la reconquête des territoires aquitains pour le roi de France Charles V.

Cette capitulation s'inscrit dans la brillante campagne de 1372 en Poitou, Saintonge et Angoumois, marquée notamment par la victoire française lors du siège de La Rochelle un mois plus tôt.

En chassant les garnisons anglaises et les partisans du Prince Noir, du Guesclin a permis de rattacher durablement ces régions stratégiques à la couronne de France.

La capitulation de Saintes le 24 septembre 1372 s’est faite par négociation diplomatique, évitant un assaut destructeur grâce à la stratégie de Charles V et de Bertrand du Guesclin.

À cette époque, la Couronne de France cherche à s'attirer la fidélité des villes d'Aquitaine plutôt qu'à les soumettre par la terreur. Les conditions accordées à Saintes suivent le modèle de capitulation appliqué à d'autres cités de la région (comme Poitiers et La Rochelle)

Le roi de France efface le passé rebelle ou la collaboration passée de la municipalité avec le camp anglais. Les habitants et les notables ne font l'objet d'aucune répression ni confiscation de biens.

Les bourgeois n'acceptent d'ouvrir les portes qu'à la condition que le roi de France confirme et jure de maintenir toutes les chartes communales, les franchises et les privilèges économiques accordés précédemment (parfois même ceux concédés par les Anglais).

Les soldats fidèles au Prince Noir se voient accorder une promesse de vie sauve.
Ils obtiennent le droit de quitter la ville sous sauf-conduit avec armes et bagages pour se replier vers les territoires encore sous contrôle anglais (vers le sud, en Guyenne).

Les impôts levés doivent être conformes aux coutumes locales, et la garde des portes ainsi que la défense des remparts sont généralement laissées à la milice bourgeoise locale, limitant l'implantation d'une lourde garnison royale française permanente au sein même de la cité.

En signant cet accord, acté le jour même par le duc Jean de Berry, Saintes préserve son économie, ses infrastructures et son autonomie administrative tout en réintégrant le giron français.

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24 septembre 2026 08:45

Françoise Sagan (née Françoise Quoirez) est une femme de lettres française, née le 21 juin 1935 à Cajarc (Lot) et morte le 24 septembre 2004 à Équemauville (Calvados).

Elle devient célèbre dès son premier roman, Bonjour tristesse, publié en 1954, alors qu'elle n'a que dix-huit ans. Elle est connue pour la « petite musique[a] » de ses récits romantiques mettant en scène une bourgeoisie riche et désabusée, mais aussi pour défrayer régulièrement la chronique mondaine et judiciaire. Qualifiée de « charmant petit monstre » par François Mauriac, elle écrit également des biographies, des pièces de théâtre, des chansons, et collabore à l'écriture de scénarios et de dialogues de films.

Origines et enfance

Françoise Marie Anne Quoirez naît le 21 juin 1935 à Cajarc, dans le Lot, où vit sa famille maternelle, les Laubard, propriétaires terriens[2]. Sa mère, Marie Laubard (1903-1989), est l'épouse de Pierre Quoirez (1900-1978), issu d'une famille d'industriels du nord de la France. Ingénieur IDN (École centrale de Lille, promotion 1921), il dirige la société des fours Rousseau, à Argenteuil.

Françoise est le quatrième enfant du couple. Sa sœur Suzanne est née le 6 janvier 1924, son frère Jacques le 20 août 1927. Un autre frère, Maurice, est mort en bas âge[3]. Après la perte de cet enfant, cette naissance apparaît aux Quoirez comme un cadeau du ciel. Ils passent à Françoise tous ses caprices ; sa sœur dit à ce sujet : « Elle était une enfant pourrie-gâtée. Toute sa vie, elle a joui d'une totale impunité[4]. » Tristan Savin écrit : « Adulte, gâtée par le succès, elle restera un Petit Poucet androgyne, qui sème des trous de cigarettes partout sur son passage[5]. »

Françoise Sagan est surnommée « Kiki »[6],[7],[8]. Son enfance se partage entre Paris et le Lot[9]. Durant l'Occupation, la famille vit à Lyon et passe week-ends et vacances à Saint-Marcellin, dans l'Isère, où Pierre Quoirez dirige l'antenne de la Compagnie générale d'électricité[10].

Françoise Sagan dit être restée marquée toute sa vie par un film d'actualité sur les camps de concentration qu'elle voit quand elle a dix ans, en 1945, au cinéma Éden de Saint-Marcellin[11] : « Mes parents étaient vaguement antisémites avant la guerre, dit-elle, puis, pendant la guerre ils ont caché des Juifs. C'était normal puisque c'était épouvantable. Après, ils sont redevenus vaguement antisémites, alors que, pendant la guerre, ils ont failli tous nous faire tuer, les enfants et eux-mêmes, pour cacher des gens qu'ils estimaient.

C'est au cours de cette année de faculté, sur les tables du café Le Cujas, qu'elle commence à écrire Bonjour tristesse[31], son premier livre, dont elle emprunte le titre à un vers d'Éluard[32]. Le roman commence par la phrase : « Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. »

Françoise Sagan échoue à son examen de propédeutique[33]. Elle finit son livre durant l'été 1953, dans l'appartement familial de Paris[34]. Son amie Florence Malraux soumet le manuscrit à sa mère, qui le parcourt distraitement, le transmet sans enthousiasme à François Nourissier, jeune écrivain qui est alors secrétaire général chez Denoël. Nourissier ne le lit pas[35].

Colette Audry, professeur de lettres, suggère à la jeune fille de revoir le dénouement[36]. Elle lui recommande trois éditeurs. Françoise Sagan conçoit un dénouement plus tragique, et fait retaper le manuscrit proprement en trois exemplaires. Le 6 janvier 1954, elle en dépose un chez Julliard et un chez Plon[37]. Chez Gallimard, elle se heurte à Odette Laigle, la secrétaire de Gaston Gallimard, qui la reçoit fort mal. Elle n'insiste pas[38]. Plon tarde à réagir[39]. Julliard donne son accord dès le 17 janvier[40].

Quand, en arrivant à table, elle annonce à ses parents, son contrat chez Julliard en poche qu'elle vient de signer, qu'elle va être publiée, la première réponse fut : « Tu ferais mieux d'être à l'heure pour déjeuner[30] ! ». Son père ne voulant pas que son nom apparaisse en couverture, Françoise Quoirez devient Françoise Sagan, en référence à un personnage de Proust, la princesse de Sagan, épouse de Boson de Talleyrand-Périgord[41].

Elle a dix-huit ans et neuf mois le jour où son roman sort en librairie, le 15 mars 1954[42]. Le 24 mai, il obtient le prix des Critiques[43], décerné par un jury prestigieux (Jean Paulhan, Maurice Nadeau, Georges Bataille, Marcel Arland, Roger Caillois, Émile Henriot, Gabriel Marcel, Maurice Blanchot, Dominique Aury, Robert Kemp[44]). Il connaît un succès de librairie immédiat[45].

Le 1er juin[46], François Mauriac écrit à la une du Figaro : « … ce prix des Critiques décerné […] à un charmant petit monstre de dix-huit ans [dont] le mérite littéraire éclate dès la première page et n'est pas discutable[47]. »

Dans la France de René Coty, le roman fait un scandale : « Toute une classe établie fut effarouchée au point de faire de ce premier roman un phénomène, qui poussa un François Mauriac à prendre à partie le ciel (« Le diable n'était-il pas envoyé sur terre en voiture de sport ? ») tandis que ses pairs concluaient à la décadence pendant que la légende prenait son essor[48]. »

Interrogée quelques années plus tard sur ce sujet, elle répond : « En fait, j'ai été très surprise du scandale que ce livre a suscité. Pour les trois quarts des gens, le scandale de ce roman, c'était qu'une jeune femme puisse coucher avec un homme sans se retrouver enceinte, sans devoir se marier. Pour moi, le scandale dans cette histoire, c'était qu'un personnage puisse amener par inconscience, par égoïsme, quelqu'un à se tuer.

Fin de carrière désenchantée

En 1981, Sagan est accusée de plagiat pour avoir repris dans un de ses romans un scénario d'un film auquel elle avait collaboré[72].

En mars 1988, Sagan est inculpée pour « usage et transport de stupéfiants » pour 250 grammes d'héroïne et 250 grammes de cocaïne. L'année précédente, elle avait publié Un sang d'aquarelle, qui avait désarmé une partie de la critique et que Jérôme Garcin, dans son émission littéraire la Boîte aux lettres, avait qualifié de « grand et beau roman qui est balayé par le cyclone de la guerre et qui est habité par des personnages puissants ».

Après la mort, en 1989, de son frère Jacques[73], événement qui l'affecte profondément, la disparition prématurée, en septembre 1991, de sa compagne Peggy Roche, qui apportait de la stabilité dans sa vie, est un choc pour Françoise Sagan. Pendant quinze ans, Peggy Roche avait veillé sur elle, l'avait protégée et soutenue, avait éduqué son fils Denis Westhoff. Sur quelques années, elle perd également ses parents (lui en 1978, elle en 1989), Jacques Chazot (en 1993), Robert Westhoff (en 1990), son socle affectif, en somme.

Malgré la fidélité de ses amis, dont Juliette Gréco et son mari le compositeur Gérard Jouannest, ainsi que l'amitié du compositeur Frédéric Botton, la tristesse l'envahit. Ses ennuis de santé ne lui laissent aucun répit et si ses lecteurs la suivent, la critique l'exécute à nouveau, comme Angelo Rinaldi dans son article de L’Express du 25 août 1994, suscité par la parution d'Un chagrin de passage :

« Le succès commercial de Madame Sagan est à ce point automatique désormais que la critique en vient à ne plus examiner ce qu'elle publie. Elle jouit d'une rente de situation. On dirait que le personnage malin et subtil qu'elle présente à travers ses interviews dispense à jamais de prendre connaissance de ses écrits. Il est entendu qu'elle bâcle — elle-même en convient. Et, c'est universellement admis, si elle voulait vraiment, quelles merveilles ne renouvellerait-elle pas ! Le dernier livre est-il exécrable ? Attendons le suivant. Et ainsi passent les années. Cependant, un jour on se décide à y regarder de près. Un jour, on se souvient qu'en littérature comme en amour, ce sont les actes, les preuves qui comptent, et non les virtualités.

Elle défraie la chronique mondaine et la chronique judiciaire avec des affaires de drogues en 1995[74] et de fraude fiscale dans l'affaire Elf en 2002. Elle avait accepté en 1991 d'intervenir auprès de François Mitterrand pour le compte d'André Guelfi, un intermédiaire douteux d'Elf qui souhaite exploiter le pétrole de l'Ouzbékistan malgré l'opposition du ministre des Affaires étrangères. Après son intervention couronnée de succès auprès du chef de l'État, elle s'attendait à recevoir une commission importante (neuf millions de francs) pour financer des travaux de rénovation dans son manoir du Breuil, en Normandie (incendié en 1991).

Elle ne percevra jamais cette commission, selon son fils Denis Westhoff, mais en échange de son intervention, la facture de la rénovation, qui se montait à quatre millions de francs, est réglée par André Guelfi[75]. N'ayant jamais déclaré cette somme au fisc, Françoise Sagan est condamnée, en février 2002, à un an d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale et doit acquitter, avec d'importantes pénalités, l'impôt sur les revenus dissimulés grâce à ces travaux de rénovation. Elle est ruinée par sa condamnation dans l'affaire Elf et doit quitter son appartement de la rue de l'Université pour un plus petit, d'abord quai d'Orsay, puis au 73 rue de Lille.

Même après sa mort, la diffusion de son œuvre fut limitée par les démêlés fiscaux de la succession.

Dernières années

Démunie, privée de chéquier, elle est recueillie par son amie et dernière compagne, Ingrid Mechoulam, qui, dans sa maison parisienne, la soigne et la soutient pendant ses douze dernières années[77]. Elle cesse d'écrire après son roman Le Miroir égaré, publié en 1996. Guillaume Durand la rencontre avenue Foch pour un livre d'entretiens : « Sa principale blessure venait de cette histoire avec le fisc. Elle se sentait coincée. Elle s'est enfermée dans un désenchantement élégant. Elle restait en pyjama, lisait les grandes romancières anglaises et écrivait au lit, sa célèbre Kool à la main. Elle demeurait pourtant pudique et coquette, se remaquillait un peu avant de me recevoir[5]. »

Ingrid Mechoulam, épouse d’un millionnaire, rachète ses maisons et ses meubles au rythme des saisies. Elle devient ainsi la propriétaire du manoir du Breuil, près d’Équemauville, rachetée à la banque Dexia, mais lui en laisse l'usufruit, tout en la coupant du monde[78]. Sagan décline physiquement, ne pesant bientôt plus que 48 kilos. Elle meurt, le 24 septembre 2004, d'une embolie pulmonaire à l'hôpital de Honfleur près de son ancienne résidence d'Équemauville.

Elle est inhumée auprès de son frère, de ses parents, de son second mari, Robert Westhoff, et de sa première compagne, Peggy Roche, dans le cimetière de Seuzac, à quelques kilomètres de Cajarc dans le Lot. « Elle a demandé à être enterrée à Seuzac dans le Lot, le pays où elle est née, qu'elle aimait, avec une femme qu'elle a aimée Peggy Roche et qui l'a aimée jusqu'au bout », confie Juliette Gréco. Françoise Sagan, Robert Westhoff et Peggy Roche partagent le même caveau.

En 1998, la romancière avait rédigé son épitaphe[79] : « Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, Bonjour tristesse, qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même. »

Un ultime roman, Les Quatre Coins du cœur, retrouvé à l'état de manuscrit par son fils Denis Westhoff, sera publié quinze ans après sa disparition. En octobre 2021, les éditions Stock publient Écris-moi vite et longuement, Lettres à Véronique Campion, un recueil qui compile les lettres de Françoise Sagan à son amie, Véronique Campion, rencontrée au lycée en 1951.

En 2026, son fils confie les archives de Françoise Sagan à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), installé à l’abbaye d’Ardenne près de Caen.

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delphinium29

24 septembre 2026 08:23

c'est arrivé un 24 septembre :
24 septembre 1941
La France libre crée le Comité national français, tenant lieu de gouvernement en exil jusqu’en 1943. Composé de six civils et six militaires, sa création est signée par le général de Gaulle alors chef de la France libre.

La France libre est le mouvement de résistance à la fois militaire et politique fondé à Londres par le général de Gaulle à la suite de son appel du 18 juin 1940. La veille, le 17 juin, face à la progression allemande, Philippe Pétain, chef du gouvernement de la IIIe République, avait appelé l’armée française à cesser les combats pendant les négociations de l'armistice avec les Allemands, qui en signèrent la convention le 22 juin.

Quelques semaines plus tard, le 10 juillet, l'Assemblée nationale, réunie à Vichy, vota une loi constitutionnelle en vue de rédiger une nouvelle Constitution et délégua les pleins pouvoirs constituants à Pétain. Le lendemain, Pétain se déclare, par le premier des actes constitutionnels de Vichy, « chef de l'État français » (régime de Vichy).

Dans le même temps, le général de Gaulle négocie avec les Britanniques pour être reconnu comme le chef d'un gouvernement en exil alors qu'il estime que le régime de Vichy est « illégitime, nul et non avenu ». Il forme le Conseil de défense de l'Empire, annoncé le 27 octobre 1940 par le manifeste de Brazzaville, à la suite du ralliement de diverses colonies.

Ces colonies sont principalement l’Afrique française libre (AFL) à partir de la fin août 1940, à laquelle s'ajoute le Gabon conquis en novembre 1940, formant alors l'ensemble de l'Afrique-Équatoriale française (AEF), plus le Cameroun français. Cela donne à la France libre une assise territoriale, la capitale Brazzaville, et un potentiel de soldats coloniaux et de ressources économiques.

La France libre rassemble les Français libres ralliés au général de Gaulle, qui ont en commun le refus de la défaite de 1940 et la volonté de poursuivre le combat contre l’envahisseur allemand et ses alliés, sous les ordres du général de Gaulle, en Grande Bretagne, dans l'empire colonial mais aussi en France métropolitaine, où se mettent en place progressivement des réseaux liés au Bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Les forces armées ralliées à la France libre sont appelées Forces françaises libres (FFL).

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24 septembre 2026 05:56

24 septembre 2000 :
Référendum sur le quinquennat en France.
Le gouvernement français soumet à référendum un amendement à la Constitution de la Ve République qui instaure le quinquennat et aligne la durée du mandat présidentiel sur la durée de celui des députés de l'Assemblée nationale, ce qui met fin au septennat instauré 127 ans plus tôt.
73% des votants s'expriment en faveur de l'amendement constitutionnel, mais la participation est très faible (30% des inscrits).
Le manque d'enthousiasme de l'électorat vient de ce que la réforme a été mise en œuvre pour des raisons de convenance partisane par le président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin, le premier de droite, le second de gauche, afin de ne plus être confronté au problème de la cohabitation entre un Président et un Premier ministre de bords opposés.
Un an plus tard, la réforme est complétée par l’inversion du calendrier électoral qui place désormais le scrutin législatif au mois de juin, dans la foulée de la présidentielle, avec pour objectif de garantir au chef de l’État une majorité parlementaire durant tout son mandat.
Ces modifications d'apparence anodine auront pour effet de transformer le Parlement en une chambre d'enregistrement, tout juste bonne à entériner les décisions du Président.

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lyvi

23 septembre 2026 17:55
FAE a écrit :
Merci Lyvi. Je regrette de ne pas vous avoir lue avant mes séjours à Cannes, car j'ai omis le cimetière . . .

On passe toutes et tous à coté d'opportunités où l'on se dit: "Si j'avais su"
Mais bon, on ne peut ni tout savoir, ni tout faire !

J'essaie, autant que possible, dans ce post, de parler de la région où j'habite.

Historiquement parlant , c'est une région très riche.

Poitiers est considérée comme l'un des plus anciens et prestigieux berceaux du christianisme en France et en Europe occidentale.

Dès le IVe siècle, la ville s'impose comme un centre spirituel majeur et conserve aujourd'hui des vestiges archéologiques et architecturaux exceptionnels de cette époque.

Le baptistère Saint-Jean, c'est le joyau de la ville, est reconnu comme l'un des plus anciens monuments chrétiens d’Europe occidentale, ses parties les plus anciennes remontant à la seconde moitié du IVe siècle ou au début du Ve siècle.
À l'intérieur se trouve encore la cuve baptismale octogonale, qui servait à l'époque aux baptêmes par immersion.

Etc, etc ....

Bonne soirée à toutes et tous 😊

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FAE

23 septembre 2026 11:22

Merci Lyvi. Je regrette de ne pas vous avoir lue avant mes séjours à Cannes, car j'ai omis le cimetière . . .

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lyvi

23 septembre 2026 10:57

Le 23 septembre 1870
Mort de l’écrivain et archéologue Prosper Mérimée

C’est à l’âge de 31 ans qu’il devient inspecteur général des Monuments historiques, fonction lui permettant, tout en effectuant de nombreux voyages pour recenser les monuments remarquables, de poursuivre des travaux littéraires auxquels il devait d’avoir déjà acquis une solide réputation.

Dès 1835, il visita de nombreuses villes de la région (Poitiers, Melle, Chauvigny, Civray, Saint-Savin) pour évaluer l'état des édifices médiévaux.

Les hauts-lieux du patrimoine Poitevin sauvés par Prosper Mérimée:

Inspecteur des monuments historiques pendant 25 ans, Prosper Mérimée a très largement participé à la sauvegarde du patrimoine français.
C’est à lui que nous devons la restauration de nombre de monuments.
Son action a particulièrement bénéficié au Poitou puisque c’est grâce à son engagement et son travail que des monuments comme la tour de Saint-Porchaire de Poitiers, les fresques de Saint-Savin et les églises de Airvault et Melle font encore aujourd’hui la fierté du patrimoine français.

Prosper Mérimée, l’Inventaire du Poitou et de son patrimoine roman
https://www.lesportesdutemps.com/archives/2019/06/11/37420680.html

Le tombeau de Prosper Mérimée, situé dans le cimetière du Grand Jas à Cannes, a été inscrit au titre des Monuments Historiques par un arrêté du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en date du 7 juin 2019.

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FAE

23 septembre 2026 07:47

Epoustouflant, merci !

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Misterprof-

23 septembre 2026 07:30

23 septembre 605 av. J.-C. :
Avènement de Nabuchodonosor.
Nabuchodonosor II succède à son père, Nabopolassar, en tant que roi de Babylone.
Nabopolassar était, à ses débuts, le gouverneur de Babylone et devait obéissance au souverain assyrien. Celui-ci n'était autre que le prestigieux Assourbanipal, un conquérant qui avait repoussé jusqu'en Égypte les limites de son empire.
Mais après sa mort l'Assyrie, usée par les guerres et détestée par ses sujets allogènes (ayant une origine extérieure), ne tarde pas à se déliter sous l'effet des révoltes et des luttes de palais.
C'est ainsi que le gouverneur de Babylone s'allie à Cyaxare, le roi des Mèdes, un peuple de l'Iran actuel, et porte le coup de grâce à la monarchie assyrienne.
Les Assyriens sont défaits en 615 av. J.-C. à Arapkha (aujourd'hui Kirkouk) et leur capitale, Ninive, est détruite en 612 av. J.-C.
Nabopolassar peut dès lors restaurer l'indépendance de l'empire chaldéen et le prestige de Babylone.
Son fils Nabuchodonosor ne va pas montrer moins de talent dans le gouvernement de l'empire.
Le principal souci du nouveau roi de Babylone est la lutte contre les Égyptiens qui dominent le Proche-Orient et menacent ses frontières occidentales.
Quelques mois avant son couronnement, Nabuchodonosor vainc les Égyptiens du pharaon Néchao II à Kharkémish, sur l'Euphrate, à la frontière entre Turquie et Syrie actuelles.
Il les chasse de Palestine et de Syrie et la même année, en 605, peut ainsi entrer à Jérusalem, capitale du royaume de Juda.
Mais le petit royaume israélite fait preuve d'insoumission et les Babyloniens réoccupent Jérusalem à deux reprises, en 597 et en 586.
Le Temple des Juifs est détruit et la population de Jérusalem est en bonne partie déportée en Mésopotamie.
Le 28 mai de l'an 585 av. J.-C., une éclipse de soleil interrompt un combat entre les Mèdes et les Lydiens. Nabuchodonosor, allié des Mèdes, en profite pour annexer la Lydie (l'éclipse a été identifiée par les astronomes modernes et a permis aux historiens de dater avec précision ladite bataille).
En 573, après 13 ans de résistance, la cité de Tyr (Phénicie) tombe aussi aux mains des Babyloniens. Nabuchodonosor met la main sur sa remarquable flotte de guerre, étendant ainsi son empire du golfe Persique à la Méditerranée.
Le roi Nabuchodonosor se consacre surtout à l'embellissement de sa capitale.
Il fait aménager une enceinte de 18 kilomètres de long dont le principal point de franchissement est la porte d'Ishtar.
À partir de celle-ci, une voie processionnelle en brique émaillée conduit au temple de Mardouk, le dieu de Babylone.
Il décide aussi rénover la ziggourat, qui a donné naissance au récit biblique de la « tour de Babel » : elle s'élève à 90 mètres de haut sur une base de 90 mètres de côté.
Enfin, le roi fait aménager les jardins suspendus, une des 7 merveilles du monde et aujourd'hui disparus.
Une légende prétend qu'il aurait ainsi voulu faire une faveur à son épouse d'origine mède qui regrettait les montagnes verdoyantes de son enfance.
Songeons que Babylone, du règne d'Hammourabi, vers 1750 av. J.-C., à celui d' Alexandre le Grand, vers 330 avant JC, en passant par celui de Nabuchodonosor, aura rayonné presque sans discontinuer sur le Moyen-Orient pendant quinze siècles.

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