
Misterprof-
15 avril 1842 :
Un drapeau pour la jeune Irlande.
Une poignée d'Irlandais romantiques, tant catholiques que protestants, s'unissent en vue de s'émanciper de la tutelle anglaise, au besoin par la violence.
Ils revivifient et exaltent la culture gaélique et le souvenir des Saints et des Héros.
Ces « Jeunes Irlandais » se dotent alors d'un drapeau tricolore : vert pour représenter les catholiques, orange pour représenter les protestants et blanc pour signifier l'espoir d'une trêve permanente entre les deux communautés.
Déjà, dans la seconde moitié du XVIe siècle, plusieurs révoltes ont éclaté, en partie contre la constitution de l'Église anglicane en religion officielle en 1560, soutenues par les « Vieux Anglais » et les « Vieux Écossais », descendants de colons du XIIe et XIIIe siècles, fidèles au catholicisme. Malgré le soutien de Rome, les différentes rébellions échouent.
Les terres de leurs chefs sont confisquées, relançant ainsi la politique de Plantation (colonies de peuplement, constituées par les terres qui ont été confisquées).
Les nouveaux colons (les « Nouveaux Anglais », anglicans, et les « Nouveaux Écossais », presbytériens) s'installent en particulier dans la province du Nord-Est, l'Ulster.
La conquête cromwellienne de l'Irlande puis la victoire du prétendant protestant au trône d'Angleterre Guillaume d'Orange sur son concurrent catholique Jacques II confirment cette implantation britannique.
Entre 1695 et 1727 sont promulguées les « Lois pénales », un ensemble de discriminations économiques, sociales et politiques vis-à-vis des catholiques.
Une persécution religieuse, certes modérée, touche catholiques et English Dissenters (protestants anglais qui firent sécession de l'Église d'Angleterre du XVIe au XVIIIe siècle).
Le clergé catholique organise toutefois un culte clandestin.
Le gouvernement britannique limite à la fin du XVIIe siècle les possibilités de développement économique et commercial de l'île.
Au sein de l'élite coloniale protestante, peu à peu éloignée du pouvoir politique et religieux, naît un premier nationalisme irlandais.
En 1759, Henry Flood crée le Parti patriotique irlandais.
À la fin du XVIIIe siècle, la situation économique des Irlandais, en particulier celle des catholiques, s'améliore, et, en 1783, le Parlement d'Irlande obtient une plus grande autonomie. La Révolution française inspire certains nationalistes, tel Wolfe Tone qui crée en 1791 la Society of the United Irishmen.
Créé en 1795, l'Ordre d'Orange regroupe les protestants loyaux à la couronne britannique.
Tandis qu'en Ulster, paysans catholiques et protestants s'affrontent au sein de sociétés secrètes, une rébellion éclate en mai 1798, menée par la Société des Irlandais unis.
Elle échoue par faute d'alliance réelle entre nationalistes catholiques et protestants.
Rejeté un an avant, les Acts of Union, mettant fin à la relative autonomie de l'Irlande, sont adoptés le 7 juin 1800.
Lorsque l'Irlande est intégrée au Royaume-Uni, plus de 90 % des terres sont possédées par les colons britanniques protestants.
L'avocat catholique Daniel O'Connell obtient, en avril 1829, la fin de nombreuses discriminations contre les catholiques.
Pacifiste, il durcit pourtant ses positions en fondant onze ans plus tard la Loyal National Repeal Association.
Le soutien des masses catholiques à son action transforme le paysage du nationalisme irlandais auparavant majoritairement protestant.
Les anglicans et les presbytériens, au contraire, se rapprochent de la Couronne.
Des organisations républicaines comme Young Ireland tentent néanmoins de rapprocher les deux communautés autour d'idées indépendantistes.
Certaines se laissent tenter, sans succès, par la lutte armée.
Le problème agraire qui suit la Grande famine de 1845-1849 et la diffusion des idées séparatistes et républicaines agitent l'Irlande dans la seconde partie du XIXe siècle, tandis que des organisations secrètes, comme l'Irish Republican Brotherhood, fondée en 1858, se lancent dans des campagnes d'attentats et d'assassinats.
À partir de 1870, les partisans d'une solution politique, tel le protestant Charles Parnell, militent pour l'application d'un Home Rule, autrement dit, permettre une autonomie complète à l'Irlande.
Les élections pour le Parlement du Royaume-Uni de 1885 en Irlande donnent la victoire à l'Irish Parliamentary Party (aussi connu comme le Home Rule Party), tandis que les unionistes s'organisent contre toute forme d'autonomie.
Les différents projets de Home Rule sont rejetés en juin 1886, puis en septembre 1893, et forment un des principaux thèmes de campagne au Royaume-Uni.
Les réformes agraires de la fin du XIXe siècle redonnent la propriété des terres aux Irlandais (ils en possèdent les deux tiers en 1914), mais le mouvement nationaliste change de forme.
Des organisations comme la Ligue gaélique, fondée en 1893, diffusent désormais un nationalisme plus culturel qu'économique, tandis que James Connolly crée en 1896 le Parti socialiste républicain irlandais, alliant socialisme et nationalisme.
Moins révolutionnaire, Arthur Griffith forme le Sinn Féin en 1905.
Au début du XXe siècle, l'Irlande est agitée par les mouvements nationalistes, républicains et rapidement par leurs répliques unionistes, le parlement britannique ayant finalement accepté de mettre en place un Home Rule, ou Government of Ireland Act en 1914, qui confère une relative autonomie de l'Irlande dans le Royaume-Uni.
Les deux camps se préparent à une montée de la violence et s'organisent en milices, multipliant entraînements militaires et stocks d'armes : les Ulster Volunteers de l'unioniste Edward Carson en 1912, les Irish Volunteers de l'Irish Republican Brotherhood et l'Irish Citizen Army du syndicat Irish Transport and General Workers' Union l'année suivante.
Alors que le mouvement républicain se divise sur l'attitude à adopter pendant la Première Guerre mondiale, une partie y voit l'occasion d'un soulèvement.
Le 24 avril 1916, environ 750 membres des Irish Volunteers et de l'Irish Citizen Army proclament la République irlandaise à Dublin en s'emparant de plusieurs bâtiments stratégiques.
C'est l'«Easter Rising» (Insurrection de Pâques).
Si la population n'a d'abord pas soutenu les insurgés, elle sympathise avec leurs idées après une répression sanglante lors de laquelle la plupart des chefs de la rébellion sont passés par les armes.
Le Sinn Féin, petit parti opposé à l'usage de la force, est accusé par les Britanniques d'être à l'origine de l'insurrection.
Il devient un important parti politique nationaliste à sa suite, avec la montée en puissance en son sein des républicains.
Le Sinn Féin remporte une large victoire électorale lors des votes de décembre 1918.
Refusant de siéger au Palais de Westminster, 26 de ses 105 députés se réunissent au Dáil Éireann à Dublin, proclament l'indépendance de la république d'Irlande le 21 janvier 1919, et adoptent le drapeau tricolore de 1842.
Misterprof-
14 avril 1865 :
Assassinat d' Abraham Lincoln.
Désirant un moment de détente. Abraham Lincoln se rend avec sa femme Mary au Ford's Theatre de Washington.
La guerre de Sécession, qui a déchiré les États-Unis pendant 4 ans, vient de se terminer le 9 avril avec la reddition du général sudiste Lee.
Au théâtre, un homme attend son heure.
Il s'agit de John Wilkes Booth (26 ans), appartenant à une famille d'acteurs à succès.
C'est un habitant du Sud établi dans le Nord.
Profitant de son statut d'acteur, il entre et circule dans le théâtre sans susciter de curiosité.
Dans sa loge, le couple présidentiel n'est assisté que d'un jeune garde du corps, accompagné de sa fiancée.
Les deux soldats postés à l'entrée de la loge et chargés de la protection du couple présidentiel vont négligemment boire une chope avec le cocher du président.
C'est le moment que choisit Booth pour se glisser dans la loge de Lincoln et lui tirer un coup de pistolet dans la nuque.
Son crime accompli, il saute sur la scène, non sans se casser la jambe au passage, et s'écrie : « Sic semper tyrannis » (Qu'il en soit toujours ainsi avec les tyrans, devise de la Virginie, attribuée au Romain Brutus).
Puis il trouve moyen de s'enfuir.
Repéré, il sera abattu une semaine plus tard dans une grange.
Les trois jeunes complices avec lesquels il avait préparé son forfait sont jugés et pendus.
L'un d'eux avait, pendant le drame du Ford's Theatre, poignardé dans son lit le Secrétaire d'État William Seward sans réussir toutefois à le tuer.
Un autre, qui avait reçu mission de tuer le vice-président Andrew Johnson, avait renoncé au dernier moment.
Le lendemain matin du drame, le président s'éteint dans une chambre voisine du théâtre, après une brève agonie.
On prête au ministre de la Guerre Stanton ces mots : « Now he belongs to the ages » (Maintenant, il appartient à l'éternité).
Le monde pleure en apprenant la mort d'Abraham Lincoln.
L'ancien président sera inhumé au cimetière d'Oak Ridge (Springfield, Illinois) le 4 mai au terme de grandioses funérailles et d'une longue et lente traversée de l'Est du pays par le convoi funéraire, par la route et le plus souvent en train.
En fait de tyran, la victime de Booth a servi la démocratie toute sa vie au détriment de sa santé et de son bonheur personnel.
Épuisé et sans doute déjà gravement malade Abraham Lincoln avait fait voter, le 31 janvier 1865, un projet d'amendement à la Constitution en vue d'abolir l'esclavage.
Il se disposait également à rétablir la concorde entre ses concitoyens après les affres de la guerre civile.
Mais lui-même était la cible des plus violentes critiques et beaucoup d'Américains, à l'image de Booth, lui en voulaient à mort pour sa conduite de la guerre, ses mesures autoritaires et la ruine du Sud.
Le 8 novembre précédent, il n'avait été réélu à la présidence de la République qu'avec 55% des voix, exclusivement nordistes.
C'était un résultat somme toute assez modeste pour un chef de guerre au bord de la victoire. Face à lui s'était levé le général McClellan, qui avait dirigé les armées nordistes pendant la première partie de la guerre sans cacher son souhait d'un compromis avec le Sud sur l'esclavage.
La mort tragique de Lincoln va paradoxalement rehausser son image et ressouder les Américains, lui permettant d'échapper au sort de Thomas W. Wilson, lequel, après avoir entraîné les États-Unis dans la guerre de 14-18 et dirigé avec brio les négociations de paix, sera désavoué par ses concitoyens et jeté dans un purgatoire dont il n'est pas encore sorti.
Mais l'assassinat libère aussi la fureur vengeresse de tous les radicaux nordistes que Lincoln, jusque-là, tenait en laisse et va rendre d'autant plus lente et difficile la reconstruction du Sud.
Depuis ce premier assassinat d'un président américain, aucun hôte de la Maison Blanche ne se sent désormais en sécurité.
Misterprof-
13 avril 1946 :
Vote de la loi Marthe Richard ordonnant la fermeture des maisons closes.
Le 13 décembre 1945 Marthe Richard, conseillère du 4e arrondissement, dépose un projet pour la fermeture des maisons closes devant le Conseil municipal de Paris.
Dans son discours, elle ne s’en prend pas tant aux prostituées qu’à la société, responsable selon elle de la « débauche organisée et patentée » et à la mafia, qui bénéficie de la prostitution réglementarisée ; le propos permet aussi de rappeler que le milieu de la prostitution s'est compromis avec l’Occupant pendant la guerre.
Sa proposition est votée et, le 20 décembre 1945, le préfet de police Charles Luizet décide de fermer sans préavis les 190 maisons du département de la Seine dans les 3 mois.
Encouragée par cette décision, Marthe Richard commence une campagne de presse pour le vote d'une loi généralisant ces mesures à toute la France.
Elle est soutenue par le Cartel d'action sociale et morale ainsi que par le ministre de la Santé publique et de la Population Robert Prigent.
Le 9 avril 1946, le député Marcel Roclore présente le rapport de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et conclut à la nécessité de la fermeture.
Le député Pierre Dominjon, membre du Cartel d'action sociale et morale, dépose une proposition de loi dans ce sens qui sera votée le 13 avril 1946 à la chambre des députés.
La fermeture des maisons closes est appliquée à partir du 6 novembre 1946.
Retirant les autorisations administratives sans indemnisations aux tenanciers, la loi marque la fin du sanitarisme et le passage d'une politique réglementariste à une politique abolitionniste.
Après l'adoption de la loi, Marthe Richard s'assure que l'on vote bien l'article 5 du texte qui prévoit la suppression du fichier national de la prostitution, dans lequel elle est encore fichée. Ce fichage policier est remplacé par un fichier sanitaire et social de la prostitution (loi du 24 avril 1946) dans le but de « dépister les prostituées vénériennes voulant se dérober au traitement de leur maladie » mais cette déclaration non coercitive à l'action sanitaire et sociale est peu appliquée et disparaît le 28 juillet 1960, date de la ratification française de la convention des Nations unies du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui.
Cette loi vaut à Marthe Richard le surnom de « veuve qui clôt » par référence au champagne Veuve Clicquot.
Environ 1 400 établissements sont fermés, dont 195 à Paris (177 établissements officiels) : les plus connus comme le Chabanais, le Sphinx, La Rue des Moulins, le One-two-two mais aussi les sinistres maisons d’abattage comme le Fourcy et le Charbo.
Cette loi fait d'abord sourire la brigade mondaine du 36, quai des Orfèvres puisqu'elle émane de Marthe Richard, qui fut elle-même une prostituée jusqu'aux alentours de 1915, date à laquelle elle désire faire table rase de son passé de prostituée.
Par la suite, la police voit la loi d'un mauvais œil car elle risque de la priver de ses sources de renseignement que sont ces prostituées.
La prostitution étant alors une activité libre, seules sont interdites par la loi son organisation et son exploitation, le proxénétisme, et ses manifestations visibles, ainsi que le délit de racolage, mais la police continue de tolérer les maisons de débauche.
Beaucoup de tenanciers de maisons closes se reconvertissent ainsi en propriétaires d'hôtels de passe clandestins qui se concentrent essentiellement aux alentours des casernes militaires françaises et américaines ainsi que dans les grandes villes.
Enfin, alors que la loi prévoit de recueillir les prostituées dans des « centres d'accueil et de reclassement », ces dernières souvent démunies sont réduites à poursuivre leur activité de manière clandestine, dépourvues de statut, ce qui peut les abandonner à la sauvagerie et aux rapports de force.
En août 1973, Jacqueline Treppler crée une association de prostituées, « Les petites sœurs des cœurs », qui propose la création d'une chaîne d'Eros center, sur le modèle allemand, pour décriminaliser le métier.
Elle reçoit l'appui de Marthe Richard qui a déclaré être favorable à une révision de « sa » loi ».
FAE
Bonsoir à tous ! 😃
"Jean-Marie Gustave Le Clézio, plus connu sous la signature de J. M. G. Le Clézio, né le 13 avril 1940 à Nice, est un écrivain de langue française, comme il se définit lui-même. De nationalités française et mauricienne, il est fortement imprégné par les cultures mauricienne et bretonne de sa famille.
Il connaît très vite le succès avec son premier roman publié, Le Procès-verbal (1963). Jusqu’au milieu des années 1970, son œuvre littéraire porte la marque des recherches formelles du Nouveau Roman. Par la suite, influencé par ses origines familiales, par ses incessants voyages et par son goût marqué pour les cultures amérindiennes, Le Clézio publie des romans qui font une large part à l'onirisme et au mythe (Désert et Le Chercheur d’or), ainsi que des livres à dominante plus personnelle, autobiographique ou familiale (L'Africain). Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages de fiction (romans, contes, nouvelles) et d'essais. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 2008, en tant qu’« écrivain de nouveaux départs, de l’aventure poétique et de l'extase sensuelle, explorateur d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ». Son œuvre est traduite en 36 langues. "
Misterprof-
12 avril 1919 :
Arrestation de Landru.
Les inspecteurs arrêtent, à son domicile du 76 rue de Rochechouart, un certain Désiré Landru, pour escroquerie et abus de confiance.
Parmi les objets saisis sur lui se trouve un petit carnet sur lequel sont inscrits les noms de ses victimes, au nombre de onze.
C'est le début de la plus célèbre affaire criminelle du XXe siècle, portée par la personnalité de l'accusé et son sens de la répartie.
Marié, père de trois enfants qui le croient brocanteur, portant beau en dépit de sa calvitie, Landru a déjà accumulé des peines de prison pour escroqueries en 1904, 1906 et 1909.
Depuis 1914 l’homme, pour se procurer des fonds, se fait passer pour un veuf assez aisé et, par le biais des petites annonces matrimoniales, il séduit des femmes seules possédant quelques économies.
Cela ne lui est pas trop difficile car la Première Guerre mondiale a produit de nombreuses veuves en mal de mari.
Une fois le mariage convenu, Landru invite ses victimes à séjourner dans une villa, d’abord à Chantilly puis à Vernouillet et enfin à Gambais (Yvelines), et c’est là qu’il les tue.
Sur place la police découvre, au cours des perquisitions, des débris humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière.
Un procès à grand spectacle s’ouvre le 7 novembre 1921, après deux ans et demi d’instruction.
Concédant avoir volé et escroqué ses supposées victimes, Landru nie être l'auteur des crimes dont on l'accuse.
L’humour du prévenu charme l’auditoire, de même que ses saillies provocantes à l’égard de la Cour.
En définitive, face à une série de témoignages accablants, son avocat maître Moro-Giafferi ne peut éviter à Landru la condamnation à mort.
Landru est guillotiné à l’entrée de la prison de Versailles à l’aube du 25 février 1922.
Pour faire un mauvais jeu de mots, on peut dire que c'était un affreux macho, parce qu'il était partisan de la femme au foyer 😄
Misterprof-
11 avril 1970 :
Lancement de la mission Apollo 13.
Il s'agit de la troisième mission du programme spatial américain Apollo, ayant pour objectif de faire atterrir des hommes sur la Lune.
Elle est connue pour avoir été le théâtre, durant le transit entre la Terre et la Lune, d'un accident grave, qui aurait pu être fatal pour l'équipage et qui imposa l'abandon de la mission et le retour vers la Terre.
L' équipage comprenait les astronautes Jim Lovell et Fred Haise, qui devavent se poser près de la formation géologique Fra Mauro, site d'un des impacts d'astéroïde les plus importants à la surface de la Lune.
Ken Mattingly devait lui aussi faire partie de l'expédition et rester en orbite mais la NASA, estimant que ce dernier risquait d'attraper la rubéole du fait de la maladie d'un autre astronaute, le remplaça par Jack Swigert .
Pendant le trajet vers la Lune, l'explosion d'un réservoir d'oxygène met hors d'usage le module de service Apollo qui, dans un contexte normal, fournit à la fois l'énergie, l'eau, l'oxygène et le système propulsif durant la majeure partie de la mission.
Pour survivre, l'équipage se réfugie dans le module lunaire Aquarius, dont il utilise les ressources relativement limitées.
Le vaisseau ne peut pas faire demi-tour et doit tourner derrière la Lune avant de revenir sur Terre, qu'il ne peut atteindre au mieux qu'au terme de plusieurs jours.
Des procédures exceptionnelles sont mises au point par les équipes au sol pour faire fonctionner le vaisseau dans ces conditions dégradées, en conservant suffisamment d' énergie et d'eau pour la survie de l'équipage et pour la réalisation des manœuvres indispensables au retour sur Terre.
L'enquête menée après le dénouement heureux de la mission démontre que l'accident résulte de la conjugaison d'une erreur de manipulation et de plusieurs anomalies dans la conception comme dans la fabrication du réservoir d'oxygène.
Des mesures sont prises pour les corriger lors des missions suivantes.
Misterprof-
10 avril 1912 :
Le RMS (Royal Mail Ship) Titanic quitte le port de Southampton pour son premier et unique voyage.
Le RMS Titanic est un paquebot transatlantique britannique à quatre cheminées appartenant à la White Star Line, construit à l'initiative de Joseph Bruce Ismay en 1907, et conçu par les architectes Alexander Montgomery Carlisle et Thomas Andrews des chantiers navals Harland and Wolff (Irlande du Nord).
Lors de son voyage inaugural vers New York, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, il entre en collision avec un iceberg et fait naufrage à 2 h 20 au large de Terre-Neuve (Canada).
Entre 1 490 et 1 520 personnes trouvèrent la mort, ce qui fait de cet événement l'une des plus grandes catastrophes maritimes survenues en temps de paix et la plus grande pour l'époque.
La constrution du paquebot débute en 1909 à Belfast. I
l appartient à la classe Olympic avec ses deux sister-ships, l'Olympic et le Britannic, les plus luxueux et les plus grands paquebots jamais construits jusqu'alors.
Le Titanic est commandé par le capitaine Edward Smith, qui a sombré avec le navire.
Le paquebot transporte alors certaines personnalités parmi les plus riches de l'époque, ainsi que des centaines d'émigrants de Grande-Bretagne, d'Irlande et d'ailleurs en Europe qui cherchent une nouvelle vie aux États-Unis.
La coque du Titanic est pourvue de seize compartiments étanches servant à protéger le navire en cas de voies d'eau ou d'avaries importantes, ce qui lui donne la réputation de paquebot « insubmersible » et conduit les médias contemporains à le présenter comme l'un des navires les plus sûrs.
Mais ce drame met en évidence l'insuffisance des règles de sécurité de l'époque, notamment le nombre trop faible de canots de sauvetage et les carences dans les procédures d'évacuation d'urgence.
Le puissant émetteur TSF du bord permet d'appeler à l'aide, mais dans des conditions controversées, qui s'ajoutent à une polémique financière.
Des conférences internationales seront par la suite organisées, entraînant des changements de réglementation encore en vigueur plus d'un siècle après la catastrophe.
L'épave du Titanic est localisée le 1er septembre 1985 par le professeur Robert Ballard.
Elle gît à 3 821 m de profondeur, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve.
L'histoire de ce paquebot a marqué les mémoires, et suscité la publication de nombreux ouvrages, historiques ou de fiction, ainsi que la réalisation de longs métrages dont, en 1997, le film du même nom signé de James Cameron, qui a entraîné un important regain d'intérêt pour le paquebot et son histoire.
Les médias s'intéressent à nouveau au navire à l'occasion du centenaire de son naufrage, en avril 2012.
Misterprof-
9 avril 1834 :
Seconde insurrection des canuts.
Déjà le 22 novembre 1831, un an après l'accession au trône de Louis-Philippe, une révolte éclata sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, et se propagea dans tous les quartiers ouvriers de la métropole.
Les insurgés, les canuts (du mot canette, ou bobine), sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras.
Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons négociants) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini.
Ils sont environ 6000 artisans et emploient 30 000 compagnons.
Le revenu des uns et des autres, 18 sous environ pour quinze heures de travail par jour, ne permet qu'une vie de misère.
Du fait de métiers à tisser beaucoup plus productifs qu'auparavant, comme le métier Jacquard, et en dépit d'une demande soutenue, ce revenu est deux fois moindre que sous le Premier Empire.
Le 9 avril 1834, les canuts, se soulèvent à nouveau, après que des meneurs ont été traduits en justice pour avoir dénoncé des baisses de salaires et fait grève.
Le journaliste Adolphe Thiers (36 ans), nommé ministre de l'Intérieur cinq jours plus tôt dans le gouvernement du maréchal Soult, prend aussitôt les choses en main.
Il se montre autrement plus féroce que le président du Conseil Casimir Perier lors de la première révolte.
C'est ainsi qu'il laisse les manifestants ériger des barricades puis fait donner la troupe.
« Laissez tirer les premiers coups, mais, quand vous les aurez reçus, agissez sans ménagement, » intime-t-il aux forces de l'ordre.
Les soldats vont méthodiquement reconquérir la ville sans économiser les munitions : 269 000 coups de fusil et 1729 coups de canon (d'après Georges Valance, Thiers, Flammarion, 2007).
On comptera 300 à 600 morts et 10 000 arrestations au cours de cette « Sanglante semaine » du 9 au 15 avril 1834.
La répression rassure les possédants sur la détermination du gouvernement à les protéger contre les barbares des faubourgs.
C'est un prélude à la « Semaine sanglante » de 1871 par laquelle le même Thiers mettra un terme à la Commune de Paris.
Misterprof-
8 avril 1904 :
L'Entente cordiale entre le Royaume-Uni et la République française est officialisée.
Il ne s'agit pas d'une alliance mais d'un simple accord destiné à aplanir les différends coloniaux entre les deux ennemis héréditaires.
C'est déjà beaucoup si l'on songe que les deux pays avaient été sur le point de se combattre six ans plus tôt à propos de Fachoda, une bourgade du Soudan convoitée par les deux puissances coloniales.
En 1882, le chancelier allemand Bismarck a réuni l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie au sein de la Triple Alliance, en vue de prévenir une éventuelle agression de la Russie ou de la France.
Après l'éviction du «chancelier de fer» (1891), l'empereur allemand Guillaume II manifeste rien moins que l'ambition de concurrencer le Royaume-Uni sur les mers.
Il se lance dans la construction d'une puissante flotte de guerre, affirmant que «l'avenir de l'Allemagne est sur l'eau».
Les dirigeants britanniques s'inquiètent du «splendide isolement» de leur pays et songent à un rapprochement avec la France.
En France, le rapprochement avec Londres est discrètement mais fermement promu par le ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé.
Celui-ci, républicain de gauche anticlérical et nationaliste, souhaite une revanche sur l'Allemagne qui s'est emparée de l'Alsace-Lorraine en 1871 et prépare de futures alliances contre elle.
Il tire parti de la passion du roi Édouard VII pour le gai Paris.
Passionnément désireux de voir aboutir l'Entente cordiale, le souverain anglais a accédé au trône deux ans plus tôt, à l'âge déjà avancé de 60 ans.
Il n'hésite pas à «mouiller sa chemise», et c'est ainsi qu'il débarque en France pour un voyage officiel de trois jours, en vue de rallier l'opinion anglophobe à sa cause.
L'accueil des Parisiens est glacial.
On entend des : «Vive Jeanne d'Arc !» ou «Vive les Boers !» sur le trajet du cortège.
Mais la bonhommie et l'amour sincère du roi pour la France ont raison de l'anglophobie ambiante.
Au théâtre, il lance un compliment émouvant à une actrice en vogue.
L'anecdote fait le tour du pays et le voyage s'achève sous les vivats.
L'accord, réduit à quatre articles, est enfin signé à Londres.
Il va se renforcer d'année en année, jusqu'à déboucher sur une alliance pleine et entière dans la Première Guerre mondiale dix ans plus tard.
