
Capusa06
La Bible de Gutenberg ou Bible latine à quarante-deux lignes (B42) est le premier livre imprimé en Europe à l'aide de caractères mobiles. Des techniques comparables existaient en Corée et en Chine, mais la Bible de Gutenberg représente un bond qualitatif, amélioration que beaucoup font tenir à un troisième regard, extérieur et neuf, qui aurait notamment permis de refaire la typographie. On estime souvent qu'il s'agit de Peter Schoeffer.
L'exemplaire de la Bible de Gutenberg conservé à la New York Public Library, aux États-Unis.
Le 23 février 1455 est la date traditionnellement retenue comme le jour où Johannes Gutenberg a achevé ce livre à Mayence, sa ville natale.
Description
Réalisée à Mayence entre 1452 et 1455 sous la responsabilité de Johannes Gutenberg et de ses associés, Johann Fust et Pierre Schoeffer (typographe-imprimeur allemand qui perfectionne la presse typographique), la Bible de Gutenberg se compose de deux volumes au format in-folio (ce qui signifie que chaque feuille achetée au papetier n'était pliée qu'une fois, ce qui permet d'imprimer des pages de grandes dimensions) de 324 et 319 feuillets. Elle reproduit le texte de la Vulgate, c'est-à-dire la Bible en latin traduite par saint Jérôme : l'Ancien Testament occupe le premier volume et une partie du second, qui contient aussi l'ensemble du Nouveau Testament. Une lettre qu'Æneas Sylvius Piccolomini, futur pape Pie II, adresse au cardinal Carvajal le 12 mars 1455, mentionne la découverte d'un exemplaire de cette Bible sous forme de cahiers imprimés (donc non reliés), à la foire commerciale de Francfort.
Vendue par souscription, cette Bible en latin a été achetée à sa parution par des institutions religieuses, essentiellement des monastères. Sur un tirage d'environ 180 exemplaires, étalé sur environ 8 mois d'impressions, 49 complets, ou en majeure partie, ont été conservés jusqu'à aujourd'hui, et des feuillets isolés se trouvent dans quelques bibliothèques, comme celle du musée Correr de Venise, la médiathèque André Malraux de Strasbourg ou la bibliothèque municipale de Colmar. La majorité des exemplaires se trouve en Allemagne. En France, la Bibliothèque nationale de France en possède trois exemplaires, dont un sur vélin, et la bibliothèque Mazarine un exemplaire sur papier. En Suisse, la fondation Martin Bodmer expose en permanence son exemplaire près de Genève.
Cependant, un seul des exemplaires des bibles de Gutenberg a été daté : une mention manuscrite, à la fin de la première partie de la Bible, indique la date de 1456, soit deux ans après la foire. Il ne s'agit donc pas d'un des 180 premiers exemplaires créés, aussi peut-on imaginer que la technique et la qualité avaient déjà bien évolué. Cela montre également que ces bibles se vendaient, bien que l'entreprise ne générât aucune fortune.
Une partie des exemplaires a été imprimée sur parchemin (vélin), une autre sur du papier importé d'Italie. On distingue également que ces volumes ont connu des changements en cours d'impressions, par exemple, sur un volume conservé à Paris, Gutenberg avait tout d'abord essayé d'imprimer en deux couleurs, les phrases d'introduction figurant en rouge. Or plus loin dans le même volume, les écritures rouges sont manuscrites, très certainement à cause de la perte de temps que générait l'impression en deux couleurs .
Les bibles sont présentées pour la première fois au public à la Foire de Francfort de 1454, une des plus importantes de tout le Saint-Empire. L'évêque de Sienne, et futur Pape Pie II, Enea Silvio Piccolomini, est présent, et découvre l'un des volumes. Il est si impressionné par la qualité de l'ouvrage qu'il écrit une lettre à l'un de ses amis, lui disant qu'il espère lui faire parvenir l'un des exemplaires, mais a peur de ne pas y parvenir, la plupart des ouvrages ayant déjà trouvé acheteurs. Et sa prédiction fut bonne, il ne put jamais acheter de bible imprimée par Gutenberg. Enea Silvio Piccolomini ne sait d'ailleurs pas que cette Bible est la création de Gutenberg, il écrit dans sa lettre ne pas connaître le fabricant de l'ouvrage, raison pour laquelle il n'a pas effectué d'achat.
Contexte
On sait que cette Bible a été réalisée à Mayence, sa ville natale, qui est devenue un grand centre d'échanges à cette époque. De plus, Gutenberg voit dans ce retour à Mayence un moyen d'amasser un peu d'argent pour son entreprise, en jouant de son statut. Malgré cela, ses nombreux créanciers, et la réussite de son entreprise, Gutenberg ne gagnera jamais d'argent grâce à son invention. C'est certainement ce côté innovant qui a justement été un problème pour les finances de Gutenberg : comment estimer financièrement la valeur d'un livre imprimé, puisque cela n'a jamais été fait avant ?
Le premier document trouvé venant probablement de l'imprimerie de Gutenberg est un calendrier. Il s'agit d'un appel à tous les chrétiens du Saint-Empire à aller combattre les turcs pour reprendre la ville de Constantinople. Chaque mois, de nouveaux princes étaient appelés à aller combattre, mais la diffusion n'était pas assez large, c'est pourquoi ce document avait été imprimé, et en allemand afin d'atteindre un public aussi large que possible. Il n'y a pas de signature pour prouver qu'il s'agit de Gutenberg, mais le caractère typographique utilisé est caractéristique de celui créé par Gutenberg.
L'autre raison de la diffusion de l'impression fut le besoin croissant des universités en livres.
Le succès des ventes fut énorme, mais Gutenberg fut de nouveau victime d'un procès, pour raisons financières, intenté par son associé, Johann Fush, qui lui avait prêté énormément d'argent avant la Foire de Francfort, et n'avait ni été remboursé, ni même touché les intérêts. Le procès eut lieu en 1455, mais Gutenberg n'y assista pas, et son représentant contesta les intérêts réclamés, disant qu'il avait été convenu d'un prêt sans intérêts. On ne connaît pas l'issue du procès, mais cela indique que c'était Gutenberg lui-même qui s'occupait de la trésorerie, et qu'on ne sait pas ce qu'il est advenu de cette trésorerie.
Fabrication
Pour tester sa presse à imprimer et ses caractères mobiles en alliage de métal, Gutenberg commença, aux alentours de 1450, par composer des textes qu'il reproduisait sur des feuilles de papier simple, puis il entreprit d'imprimer de petits livres, comme la grammaire latine de Donat. La base du travail est alors effectuée à la main. Pour composer chaque ligne du texte, il fallait sélectionner un à un les caractères (en relief et inversés) correspondant aux lettres des mots, et les placer dans un cadre spécial, la forme, situé sur le plateau de la presse. Une fois toutes les lignes composées, la forme était enduite d'encre à l'aide de pelotes en crin de cheval. On y plaçait alors une feuille de papier préalablement humidifiée, qu'une planche de bois, la « platine », venait comprimer sous l'action d'une vis en bois. Il fallait cependant un grand nombre de caractères pour pouvoir écrire les lignes d'une page sans problèmes et profiter complètement de l'avantage de l'imprimerie : 300 exemplaires de chaque caractère lors des premières impressions, près de 4000 lors de l'impression de la Bible, ce qui est notamment dû au fait que Gutenberg dispose désormais d'une deuxième presse dans son atelier. La création de ces caractères prenait aussi du temps ; on estime qu'un ouvrier pouvait en fabriquer jusqu'à 10 par heure.
Le nombre de presses utilisées dans l'atelier de Gutenberg reste inconnu, mais la quantité de pages imprimées laisse à penser qu'il en a utilisé plus d'une, la plupart des experts s'accordent sur deux presses. Les presses étant actionnées par deux ouvriers, il est possible que l'entreprise ait nécessité jusqu'à douze ouvriers, sans compter les personnes employées à la disposition des caractères, à l'encrage, à la préparation des feuilles de papier, au pliage, etc. L'atelier emploie à ce moment-là entre 2 et 6 compositeurs. Finalement, l'entreprise de Gutenberg commençait à ressembler à ce que nous entendons par entreprise au sens moderne, avec des ouvriers dévolus à une tâche précise, une optimisation du temps maximum, une recherche de qualité toujours plus forte… La presse doit également être parfaitement calibrée, afin que la page semble parfaite aux yeux des lecteurs.
La réalisation des 180 exemplaires de la Bible s'étala sur trois ans, période à l'issue de laquelle un moine copiste n'aurait achevé la reproduction que d'une seule Bible quelques années auparavant. À l'époque de Gutenberg, une Bible est toujours très longue à copier, mais plusieurs moines se relaient, ce qui réduit le temps passé sur un livre. Une dizaine d'ouvrages auraient pu être créés de manière manuscrite sur la même période, au maximum.
Composition
Les premières pages de la Bible de Gutenberg comportent deux colonnes de 40 lignes par page, parfois 41, finalement, chaque ouvrage fait 1286 pages. Pour économiser du papier, très cher à l'époque, Gutenberg décida d'imprimer 42 lignes par page, puis de diminuer la taille des caractères, ce qui lui fait économiser une trentaine de pages. Autre évolution : Gutenberg essaya au début d'imprimer les titres en rouge, puis abandonna, sans doute parce que l'opération était trop fastidieuse : elle aurait demandé de passer deux fois chaque feuille sous la presse[3]. Elle fut par la suite largement mise en œuvre par ses successeurs, dès le xve siècle. On sait d'ailleurs que Gutenberg utilise une encre très spéciale, qu'il refait très certainement tous les jours, qui ne contient ni huile de lin ni eau, afin que l'encre ne bave pas ou ne traverse pas le papier. Il y rajoute également du plomb, en quantité différente en fonction du temps, afin que l'encre sèche plus vite, toujours dans un souci d'optimisation du temps, pour que l'impression du verso se fasse au plus tôt.
L'aspect de la Bible de Gutenberg s'inspire des grandes bibles manuscrites de l'époque, tant pour l'aspect général de la page, en deux colonnes, avec des lettrines, que pour la typographie. Gutenberg a copié l'écriture dite « gothique de forme » (textura), utilisée à l'époque pour les textes liturgiques, en particulier les missels. Il adopte une taille de caractère similaire à celle des manuscrits de grande taille, utilisés en particulier pour la lecture à haute voix.
La Bible de Gutenberg ressemble à un codex et, comme dans les manuscrits les plus réussis, toutes les fins de ligne sont soigneusement alignées sur la marge de droite. Aujourd'hui, les imprimeurs et les typographes parlent de lignes « justifiées » pour désigner cette présentation. Pour obtenir cette présentation justifiée, Gutenberg n'utilise pas des espaces de tailles variables entre les mots, mais répartit des signes de ponctuation plus ou moins larges, emploie des ligatures (deux lettres accolées et fondues ensemble) et remplace certains mots par leur abréviation. Son but est d'obtenir une qualité et un confort de lecture maximal.
L'emplacement destiné aux « rubriques » qui devaient être insérées manuellement (titres, débuts et fins de texte et lettrines) était laissé en blanc. Un enlumineur était chargé par l'acquéreur, une fois le livre, acheté en feuilles (non reliées), en sa possession, de dessiner les lettrines dans ces espaces réservés, et, éventuellement, d'ajouter des enluminures dans les larges marges, travail (comme celui de la reliure) qui était laissé à l'appréciation (et aux moyens financiers) des acheteurs. Celui-ci devait aussi faire appel à des rubricateurs pour faire ressortir par des couleurs les nomina sacra et les marques de paragraphes et de versets. La personnalisation des exemplaires de cette Bible, par l'ajout des lettrines et des enluminures, réalisées à la main, ainsi que par le travail de reliure, fait de chacun d'eux un ouvrage unique.
C'est l'un de ses associés, Johann Fust, qui a présenté à Gutenberg une Bible (manuscrite) magnifique qui lui servit d'exemple ; il est donc à la fois son principal créancier, et celui qui a fourni la base de la forme de sa Bible, dont les fameuses 42 lignes sur deux colonnes. Quelques années plus tard, Gutenberg imprima une Bible sur 36 lignes.
Misterprof-
23 février 1940 :
Naissance de l'acteur américain Peter Fonda.
Peter Henry Fonda est le unique de l'acteur Henry Fonda et de Frances Ford Seymour (1908–1950), le frère cadet de Jane Fonda et le père de Bridget Fonda.
Peter et Jane avaient une demi-sœur, Frances de Villers Brokaw (1931–2008), issue du premier mariage de leur mère.
Cette dernière s'est suicidée dans un hôpital psychiatrique quand Peter, avait 10 ans.
Il n'a découvert les circonstances et le lieu de sa mort qu'à l'âge de 15 ans.
À son onzième anniversaire, il s'est accidentellement tiré une balle dans l'abdomen et a failli mourir.
Il est allé à la station de montagne indienne de Nainital et y est resté quelques mois pour se rétablir.
Des années plus tard, il a évoqué cet incident alors qu'il était avec John Lennon, George Harrison et Ringo Starr pendant qu'il prenait du LSD.
Le jeune Peter a fréquenté la Fay School à Southborough, Massachusetts, et était membre de la classe de 1954.
Il s'est ensuite inscrit à la Westminster School, un pensionnat du Connecticut à Simsbury, où il a obtenu son diplôme en 1958.
Une fois diplômé, il a étudié le théâtre à Omaha, Nebraska, la ville natale de son père.
Alors qu'il fréquentait l'Université du Nebraska-Omaha, Peter a rejoint l'Omaha Community Playhouse, après avoir été recruté par la mère de Marlon Brando.
À son retour à New York, Peter rejoint le Cecilwood Theatre en 1960.
Par la suite, il a trouvé du travail à Broadway et s'est fait remarquer dans Blood, Sweat and Stanley Poole, écrit par James et William Goldman, qui a duré 84 représentations en 1961.
Il a commencé à jouer dans des émissions de télévision comme Naked City, The New Breed, Wagon Train et Les Défenseurs.
Le premier film de Peter lui est venu lorsque le producteur Ross Hunter cherchait un nouvel acteur masculin pour romancer Sandra Dee dans Tammy and the Doctor (1963), où figure également Adam West dans le rôle du Dr. Eric Hassler, 3 ans avant que ce dernier ne se fasse connaitre pour son rôle principal dans la série télévisée Batman de 1966 à 1968, ainsi que le film éponyme sorti en 1966.
Peter a été choisi pour le rôle du Dr. Mark Cheswick pour ce film qui connut un succès mineur.
Il a suivi, avec un rôle de soutien dans The Victors (1963), réalisé par Carl Foreman, un regard sombre sur les soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sa performance lui a valu un Golden Globe Award du nouveau venu le plus prometteur.
Il a continué à travailler à la télévision, invitée dans Channing, Arrest and Trial, The Alfred Hitchcock Hour et 12 O'Clock High.
Il a également testé le rôle de John F. Kennedy dans PT-109.
Peter a impressionné Robert Rossen qui l'a mis dans ce qui serait son dernier film, Lilith (1964), aux côtés de Warren Beatty, Jean Seberg et Gene Hackman.
Peu de temps avant de mourir, Rossen lui a signé un contrat de sept films qui devait commencer par une adaptation de Bang the Drum Slowly.
Peter a obtenu le rôle principal dans The Young Lovers (1964), sur la grossesse hors mariage, le seul effort de réalisation de Samuel Goldwyn Jr.
Au milieu des années 1960, Peter n'était pas un "leader" conventionnel à Hollywood.
Il était devenu extérieurement non-conformiste et avait fait pousser ses cheveux longs et prenait régulièrement du LSD.
Grâce à ses amitiés avec les membres du groupe folk rock The Byrds, Peter a rendu visite aux Beatles dans leur maison louée à Benedict Canyon à Los Angeles en août 1965.
Alors que John Lennon, Ringo Starr, George Harrison et Peter Fonda étaient sous l'influence du LSD, Lennon a entendu Peter lorsqu'il a parlé de son expérience de mort imminente.
Lennon a alors utilisé cette phrase dans les paroles de sa chanson, "She Said She Said", qui figurerait sur leur album de 1966, Revolver.
En 1966, Peter a été arrêté lors de l'émeute de Sunset Strip, à laquelle la police a mis fin avec force. Le chanteur Stephen Stills guitariste du groupe Buffalo Springfield a protesté contre la gestion de l'incident par le département de la ville de West Hollywood dans leur chanson "For What It's Worth".
En 1967,Peter enregistra un single 45 tours "November Night", écrit par Gram Parsons pour le label Chisa, accompagné de "Catch the Wind" de Donovan, produit par Hugh Masekela.
Le premier rôle cinématographique de Peter était celui d'un motard dans le film de série B de Roger Corman, Les Anges sauvages (1966).
Peter devait à l'origine soutenir George Chakiris, mais a pris la tête lorsque ce dernier a révélé qu'il ne pouvait pas conduire une moto.
Le film a été un grand succès au box-office, projeté au Festival du film de Venise, a lancé le genre du film de motards et a établi Peter Fonda comme acteur numéro un de ce genre de films.
Il a ensuite réalisé un épisode pilote de télévision, High Noon: The Clock Strikes Noon Again , filmé en décembre 1965 et basé sur le film High Noon de 1952, avec Gary Cooper , avec Peter dans le rôle de Cooper.
Il a ensuite joué le rôle principal masculin dans le film de Corman The Trip (1967), une interprétation de l'expérience et des conséquences de la consommation de LSD, écrite par Jack Nicholson.
Ses covedettes comprenaient Susan Strasberg, Bruce Dern et Dennis Hopper, et le film a été un succès.
Puis Peter s'est ensuite rendu en France pour apparaître dans le film d'horreur à sketches Histoires extraordinaires, inspiré des écrits du poète américain Edgar Allan Poe sorti en 1968.
Il a partagé la vedette avec sa sœur Jane dans ce film réalisé par son mari de l'époque, Roger Vadim.
Pour la télévision américaine, il apparaît dans Certain Honorable Men (1968), aux côtés de Van Heflin, écrit par Rod Serling.
Peter a produit, co-écrit et joué dans Easy Rider (1969), réalisé par Dennis Hopper.
Il y a joué "Wyatt", un homme charismatique et laconique dont la veste de moto portait un grand drapeau américain dans le dos, alors que Dennis Hopper interprétait le bavard "Billy".
Et Jack Nicholson a joué George Hanson, un avocat des droits civiques alcoolique qui les accompagne à un certain moment de l'histoire.
Le guitariste et compositeur Robbie Robertson, du groupe The Band, a été tellement ému par une projection préalable qu'il a approché Peter et a essayé de le convaincre de le laisser écrire une partition complète, même si le film était sur le point de sortir en salle.
Peter a décliné l'offre, utilisant à la place Born to Be Wild et The Pusher de Steppenwolf, It's Alright, Ma de Bob Dylan, chanté par Roger McGuinn des Byrds , et la propre composition de Robertson " The Weight ", interprétée par The Band, parmi de nombreux autres titres.
Le film est sorti avec un succès international.
Jack Nicholson a été nominé pour l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.
Peter, Dennis Hopper et Southern ont été nominés pour l'Oscar du meilleur scénario original.
Le film a rapporté plus de 40 millions de dollars.
Après le succès d Easy Rider , Dennis Hopper et Peter Fonda étaient désormais recherchés pour des projets de films.
Hopper a réalisé le film The Last Movie (1971), dans lequel Peter a partagé la vedette avec la chanteuse et actrice Michelle Phillips du groupe The Mamas and the Papas.
Puis il a réalisé et joué dans le film The Hired Hand (1971).
Il a joué le rôle principal dans un casting qui comprenait également Warren Oates, Verna Bloom et le poète de la Beat Generation Michael McClure.
Le film a reçu des critiques mitigées et a échoué commercialement lors de sa sortie initiale, mais plusieurs années plus tard, en 2001, une version entièrement restaurée a été présentée dans divers festivals de cinéma et a été réédité par la chaîne Sundance sur DVD la même année en deux éditions distinctes.
Peter a ensuite réalisé le film de science-fiction Idaho Transfer (1973).
Il n'est pas apparu dans le film qui a reçu des critiques mitigées lors de sa sortie limitée.
À peu près à la même époque, il partage la vedette avec Lindsay Wagner dans Two People (également en 1973) pour le réalisateur Robert Wise, dans lequel il incarne un déserteur de la guerre du Vietnam.
Peter a joué aux côtés de Susan George et Warren Oates dans le film Dirty Mary, Crazy Larry (1974), un film sur deux espoirs de NASCAR qui exécutent un braquage de supermarché pour financer leur saut dans les grandes courses automobiles.
Le film a été un succès au box-office cette année-là.
Cela a conduit Peter à réaliser une série de films d'action : Open Season (1974), avec William Holden ; Race with the Devil (1975), fuyant les adorateurs du diable avec Warren Oates (un autre succès) ; 92 in the Shade (1975), toujours avec Warren Oates, pour le scénariste-réalisateur Thomas McGuane ; Killer Force (1976) pour le réalisateur Val Guest ; Futureworld (1976), une suite de Westworld, financé par AIP ; Fighting Mad (1976), une réunion avec Roger Corman, réalisé par Jonathan Demme.
Outlaw Blues (1977) était un drame, avec Peter jouant un musicien face à Susan Saint James.
Après un peu plus d'action avec High-Ballin (1978), il est revenu à la réalisation, avec le drame controversé Wanda Nevada (1979), dans lequel le personnage de l'homme de 39 ans, devient l'intérêt "amoureux" de la jeune fille alors âgée de 13 ans jouée par Brooke Shields.
Son père, Henry Fonda, y fait une brève apparition et c'est le seul film dans lequel ils sont apparus ensemble.
Peter était en tête d'affiche dans The Hostage Tower (1980), un téléfilm basé sur une histoire d'Alistair MacLean.
Il est apparu dans le film à succès, L'Équipée du Cannonball (1981), en tant que "chef des bikers" qui était un clin d'œil ironique à ses films de moto précédents, et le film a été un énorme succès au box-office cette année-là avec un grand ensemble moulage.
Ce film met aussi en vedettes des acteurs tels que Burt Reynolds, Dean Martin, Sammy Davis, Jr., Roger Moore ainsi que Jackie Chan qui joue son propre rôle.
Peter a également interprété un leader culte charismatique dans ^Split Image (1982), un film mettant également en vedette James Woods, Karen Allen et Brian Dennehy.
Malgré le casting solide et les critiques positives, le film n'a pas réussi à trouver un public.
Il est apparu, dans les années 1980, dans une série de films de différents genres.
Au début des années 1990, Peter a également contribué au scénario d'Enemy (1990), dans lequel il a joué.
Il a eu le rôle principal dans Family Express (1991) et South Beach (1993), mais a ensuite dérivé vers des rôles de soutien dans de nombreux films « indépendants ».
Il a eu un bon second rôle dans Escape from L.A. (1996) de John Carpenter et a joué dans Don't Look Back (1996) ainsi que dans In the Heat of the Night.
Après des années de films au succès variable, il a reçu une reconnaissance critique de haut niveau et des éloges universels pour sa performance dans Ulee's Gold (1997), où il dépeint un apiculteur taciturne du nord de la Floride et un vétéran du Vietnam qui tente de sauver son fils et sa petite-fille d'une vie de toxicomanie.
Pour sa performance, il a été nominé pour l'Oscar du meilleur acteur.
Il avait le rôle principal dans Painted Hero (1997).
En 1998, Peter a joué dans le téléfilm The Tempest, basé en partie sur la pièce du même titre de William Shakespeare, réalisé par Jack Bender et qui mettait en vedette Peter, John Glover, Harold Perrineau et Katherine Heigl.
Il était dans La passion d'Ayn Rand (1998), puis est apparu dans le film policier The Limey (1999), réalisé par Steven Soderbergh. en tant que Terry Valentine, un producteur de musique rock vieillissant qui tue accidentellement sa jeune petite amie.
Le travail de Peter dans les années 2000 comprenait des parties dans South of Heaven, West of Hell (2000), Second Skin (2000), Thomas and the Magic Railroad (2000) Wooly Boys (2001), The Laramie Project (2001), The Maldonado Miracle (sorti en 2003), Capital City (2004), The Heart Is Deceitful Above All Things (2004), A Thief of Time (2004), Back When We Were Grownups (2004), Supernova (2005) et El cobrador : In God We Trust (2006).
En 2002, il a été intronisé au Temple de la renommée de la moto AMA.
En 2004, il a fourni la voix du cultivateur de mauvaises herbes hippie vieillissant "The Truth" dans Grand Theft Auto: San Andreas, qui était l'un des jeux vidéo les plus vendus de tous les temps.
Peter a fait un retour sur grand écran en tant que chasseur de primes Byron McElroy dans 3:10 pour Yuma (2007), un remake du western de 1957, où il est apparu avec Christian Bale et Russell Crowe. Le film a reçu deux nominations aux Oscars et des critiques positives de la part des critiques.
Il est également apparu dans les dernières scènes de la comédie de motards Wild Hogs dans le rôle de Damien Blade, fondateur du gang de motards Del Fuegos et père de Jack, joué par Ray Liotta.
Il a également dépeint Méphistophélès, l'un des deux principaux méchants du film Ghost Rider avec Nicolas Cage dans le rôle-titre (également 2007).
Bien qu'il ait voulu jouer le personnage dans la suite, il a été remplacé par Ciarán Hinds.
Il est apparu dans Journey to the Center of the Earth (2008), Japan (2008) et The Perfect Age of Rock 'n' Roll (2009) et comme "The Roman", le principal méchant de The Boondock Saints II: All Saints Day (également 2009), la suite de The Boondock Saints.
Il est également apparu dans un épisode de la saison 3 de la série tévisée Californication avec David Duchovny.
Les apparitions ultérieures de Peter incluent American Bandits : Frank et Jesse James (2010) pour Fred Olen Ray ; Le problème avec le bonheur (2011); épisodes de CSI : NY ; Smitty (2012); Harodim (2012); Aussi cool que je suis (2013); Tête de cuivre (2013); La vie ultime (2013); La récolte (2013); RH (2014) ; Maison des corps (2014) ; Jesse James : Homme de loi (2015) ; Le Coureur (2015) avec Nicolas Cage ; La ballade de Lefty Brown (2017); La femme la plus détestée d'Amérique (2017); Borderland (2017); Vous ne pouvez pas dire non (2018); et Boundaries (2018) avec Christopher Plummer.
Il a été producteur exécutif du documentaire The Big Fix (2012).
Son dernier portrait était dans le film sur la guerre du Vietnam The Last Full Measure, dont le réalisateur Todd Robinson, a raconté que Peter a pu voir ce film dans son intégralité avant sa mort et est devenu ému en le visionnant.
Peter Fonda est décédé d'une insuffisance respiratoire causée par un cancer du poumon à son domicile de Los Angeles le 16 août 2019, à l'âge de 79 ans.
Capusa06
Santorio Santorio ou Sanctorius 29 mars 1561 – Venise 22 février 1636) est un médecin et inventeur italien. C'est le premier à introduire des mesures quantitatives systématiques de divers paramètres vitaux en médecine.
Biographie
Arrivé jeune en Italie, Santorio est éduqué avec les enfants de la famille Morosini, qu'avait servie sa propre famille depuis plus d'un siècle ; parmi eux Andrea Morosini, qui deviendra historien et à qui il dédiera ses commentaires sur Galien.
Il étudie à l'université de Padoue et devient docteur en médecine en 1582. Il exerce principalement à Venise, avec un grand succès auprès des personnalités de la ville. En 1587 sa réputation est telle qu'il est appelé en Pologne ; il y poursuit l'exercice de la médecine et l'expérimentation. On le demande ensuite en Hongrie et en Croatie, ravagées par une épidémie. Il retourne à Venise en 1601. Il y rencontre Galilée, qui devient son ami et une source d'inspiration.
En 1602, probablement à la suite de discussions avec Galilée, il adapte le pendule à l'usage médical ; à la fin de 1602 ou au début de 1603, il publie dans sa Methodi vitandurum errorum omnium (Méthode à suivre pour éviter les erreurs) la description de quelques instruments de mesure mais sans encore y attacher beaucoup d'importance. Dans ce livre, il fait sa profession de foi :
« Il faut croire d'abord à ses sens et à l'expérience, et ensuite au raisonnement et, seulement en troisième lieu, à l'autorité d'Hippocrate, de Galien, d'Aristote et d'autres excellents philosophes . »
En 1611 , il succède à Orazio Augenio comme professeur de médecine à l'université de Padoue ; il y mène des expériences sur la température, la respiration et le poids, tout en partageant son temps avec ses patients de Venise.
Il renonce à sa chaire de Padoue en 1624 pour s'attacher uniquement à sa pratique à Venise ; sa santé ne lui permettant plus d'alterner entre Padoue et Venise. Quand il donne sa démission, l'université de Padoue lui conserve son traitement comme une marque d'estime publique. Retourné à Venise, il y combat une grave épidémie en 1630 (Épidémie de peste en Italie de 1629-1631).
Original, expérimentateur tenace, inventeur prolifique, Santorio a échappé à l'opprobre qui marqua la fin de la vie de Galilée, à qui il ressemblait et qui était son ami. Il est mort en 1636, entouré de respect et d'honneurs, faisant un legs de cinquante ducats par année au collège médical de Venise. En reconnaissance de ce bienfait, le Collège chargea tous les ans un de ses membres de prononcer un discours de louanges .
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22 février 1848 :
Insurrection républicaine à Paris.
Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève.
Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève et, au terme de trois jours d'émeute, conduite par des républicains modérés (Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure, Marie,...) impose la IIe République.
Le 24 février 1848, l'opposition libérale obtient le départ du roi Louis-Philippe 1er.
La « Révolution de Février » met ainsi fin à la « Monarchie de Juillet » (parce que née en juillet 1830), issue de la Révolution des Trois Glorieuses (26 à 28 juillet 1830).
Le poète Lamartine repousse le drapeau rouge des manifestants populaires et promeut le drapeau tricolore.
L' existence de la IIe République sera autrement plus brève (3 ans) que celle du régime auquel elle avait succédé.
Pour le roi des Français, c'est la fin d'un long règne de dix-huit ans.
Mari aimant et bon père, Louis-Philippe 1er apparaît comme le «roi-bourgeois» par excellence.
Sa vie paisible aux Tuileries, auprès de la reine Marie-Amélie et de leurs cinq fils, reflète les aspirations de la bourgeoisie de son époque.
La seule guerre notable est la conquête de l'Algérie, qui n'est pas du goût de tout le monde.
Le roi est visé par de nombreux attentats dont celui de Fieschi, le plus meurtrier, en 1835, qui débouche sur une restriction de la liberté d'expression.
Les ouvriers, tels les canuts de Lyon, se révoltent en vain contre l'écrasement des salaires.
Les bourgeois libéraux, quant à eux, vivent dans le souvenir de la Grande Révolution et de Napoléon 1er.
Interdits de réunion, les républicains contournent la loi en organisant, à partir du 9 juillet 1847, des banquets qui réunissent des centaines de participants autour de quelques éminents orateurs.
On en compte pas moins de 70 à Paris et dans les grandes villes du royaume au cours des sept mois suivants.
L'un de ces banquets ayant été interdit, les étudiants et les ouvriers manifestent le 22 février 1848 à Paris.
Ils sont rejoints le lendemain par la garde nationale composée de petits bourgeois.
La rue commence à se calmer quand le roi renvoie enfin son Premier ministre, le triste et impopulaire François Guizot.
Mais, le soir du 23 février, une manifestation dégénère devant le ministère des Affaires étrangères, sur le boulevard des Capucines.
Un coup de feu entraîne une riposte des soldats.
On relève une vingtaine de morts.
Les barricades se multiplient.
Dans la nuit, Louis-Philippe rappelle Adolphe Thiers, qui l'a porté au pouvoir 18 ans plus tôt, mais le remède est sans effet.
Reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel, devant le palais des Tuileries, le roi se résout à abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, en confiant la régence à la duchesse d'Orléans.
La foule envahit le Palais Bourbon où siègent les députés.
Les républicains commencent à se manifester.
Un cri retentit : «À l'Hôtel de Ville !»
C'est ainsi qu'un petit groupe de républicains, à l'instigation de Ledru-Rollin et du vieux poète Lamartine (58 ans), gagne le lieu mythique de la Grande Révolution, celle de 1789.
Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure et Marie proclament dans la nuit l'avènement d'un gouvernement républicain.
Ainsi naît la IIe République.
La Révolution parisienne a un énorme retentissement dans les élites européennes.
Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin...
C'est «le printemps des peuples».
FAE
"Charles VII, dit « le Victorieux » ou « le Bien Servi », né à l'hôtel Saint-Pol à Paris le 22 février 1403 et mort au château de Mehun-sur-Yèvre, résidence royale située à Mehun-sur-Yèvre, entre Bourges et Vierzon, le 22 juillet 1461, est roi de France de 1422 à 1461. Il est le cinquième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.
Charles VII est le fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière. Roi indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc, il réussit, au cours d'un long règne de près de quarante ans, presque aussi long que celui de son père et prédécesseur sur le trône (1380 – 1422), à renverser une situation compromise.
En 1418, le dauphin Charles, comte de Ponthieu, échappe à la capture lors de la prise du pouvoir par les Bourguignons à Paris. Il se réfugie à Bourges où il se proclame lui-même régent du royaume de France, eu égard à l'indisponibilité de son père atteint de folie, resté à Paris et tombé au pouvoir de Jean sans Peur, duc de Bourgogne.
Le traité de Troyes (1420) déshérite le dauphin du royaume de France au profit de la dynastie anglaise des Lancastre, rameau cadet des Plantagenêts. Le dauphin Charles de Ponthieu, seul héritier légitime du trône, réfute ce traité et, après la mort de son père le roi Charles VI, survenue le 21 octobre 1422, se proclame roi de France sous le nom de Charles VII le 30 octobre 1422, en la cathédrale de Bourges.
Contesté par les Bourguignons et par les Anglais, Charles VII devient le souverain d'un royaume en proie à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, compliquée d'une intervention militaire anglaise victorieuse depuis la bataille d'Azincourt (1415). Allié au parti des Armagnacs, replié au sud de la Loire dans son duché de Berry, surnommé par dérision « roi de Bourges », par ses ennemis, le dauphin Charles de Ponthieu, proclamé roi Charles VII de France, voit sa légitimité et sa situation militaire s'arranger nettement grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc. Celle-ci participe à la levée du siège d'Orléans et conduit Charles VII à la cérémonie du sacre à Reims.
Le souverain se fait sacrer à Reims le 17 juillet 1429, ce qui renforce sa légitimité. Il poursuit le combat contre les Bourguignons, alliés des Anglais, tout en ratifiant des trêves successives avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, avant de conclure avec lui le traité d'Arras de 1435, qui met fin à la guerre civile engagée depuis l'année 1407 entre Armagnacs et Bourguignons. L'armée royale est réorganisée par la création des compagnies d'ordonnance le 26 mai 1445. Charles VII peut ainsi se consacrer à la guerre contre les Anglais, achevant à terme de les chasser du royaume par la victoire finale de Castillon, en 1453, qui clôt la guerre de Cent Ans.
Charles VII s'emploie à restaurer l'autorité royale en s'affirmant comme le gardien des droits de l'Église de France par la Pragmatique Sanction de Bourges en 1438, et en brisant la révolte des grands féodaux lors de la Praguerie de 1440. Il tente également de rétablir l'économie grâce à l'aide de son Grand Argentier Jacques Cœur.
Souvent critiqué par la postérité pour avoir censément ralenti la reconquête du royaume, relancée notamment par Jeanne d'Arc, et pour avoir abandonné celle-ci à son sort, le roi cautionne néanmoins en 1456 le procès en nullité de la condamnation de la Pucelle, qui la lave solennellement de toute accusation d'hérésie."
Misterprof-
21 février 1875 :
Naissance de Jeanne Calment, supercentenaire française.
Jeanne Louise Calment naît à Arles de Nicolas Calment (fils d'Antoine Calment et Marie Anne Poujaud), charpentier de marine, et de Marguerite Gilles (fille de Claude Gilles et Rose Minaud), sans profession, venant d'une famille de meuniers.
Ses parents se marient le 16 octobre 1861.
Ils ont plusieurs enfants dont le nombre exact n'est pas connu avec certitude : Antoine, né le 31 août 1862, Marie, née le 28 octobre 1863, François, né le 25 avril 1865, et Jeanne.
Cette dernière n'a pas connu ses deux aînés, Marie et Antoine, celui-ci étant mort le 24 juillet 1867, à l'âge de quatre ans, et Marie le 31 octobre 1863, à l'âge de trois jours.
Le 8 avril 1896, à l'âge de vingt et un ans, Jeanne épouse son cousin issu de germain Fernand Nicolas Calment, (avec contrat de mariage passé devant maître Victor Lucien Arnaud, notaire en Arles), riche marchand, ce qui lui permet de ne pas avoir à travailler et de mener une vie aisée.
Elle peut s'adonner à ses passions, dont le tennis, le vélo, la natation, le patin à roulettes, le piano et l'opéra.
Elle survivra cinquante-cinq ans à son mari, mort en 1942.
Jeanne Calment et son mari n'ont eu qu'un enfant, Yvonne, née le 19 janvier 1898.
Celle-ci se marie au capitaine Joseph Billot en 1926.
Neuf mois plus tard, le couple donne à Jeanne Calment un petit-fils, Frédéric.
Yvonne meurt le jour de ses trente-six ans d'une pneumonie, et son fils Frédéric, médecin, à trente-six ans lui aussi, d'une rupture d'anévrisme, après un accident de voiture.
En mai 1965, à l'âge de 90 ans et sans héritier, Jeanne Calment décide de vendre son appartement en viager à Me André-François Raffray, son notaire.
Ce dernier, alors âgé de quarante-sept ans, accepte de lui verser une rente mensuelle de 2 500 francs.
Il le fera jusqu'à sa mort le 24 décembre 1995, à l'âge de soixante-dix-sept ans, puis sa femme continuera les versements jusqu'à la mort de Jeanne dix-neuf mois plus tard.
En définitive, conformément aux règles du viager, les époux Raffray auront payé 920 000 francs, soit plus de deux fois le prix de l'appartement.
Jeanne Calment réside rue Gambetta à Arles.
Après le gel des canalisations de son appartement lors de l'hiver 1985, elle s'installe dans la maison de retraite du Lac, à Arles, après avoir vécu seule jusqu'à 110 ans.
Après la mort d'Eugénie Roux, le 20 juin 1986, à 112 ans et 147 jours, Jeanne Calment devient la nouvelle doyenne des Français.
Elle a alors 111 ans et 119 jours.
Elle est filmée pour un reportage, faisant ici sa première apparition à la télévision.
Après son 122e anniversaire, alors que sa santé s'est beaucoup détériorée, elle ne fait plus d'apparition publique et meurt cinq mois plus tard, le 4 août 1997.
La maison de retraite du Lac, dans laquelle elle résidait, fait part de sa mort aux médias.
Capusa06
Frère Fiacre de Sainte-Marguerite, de son nom de naissance Denis Antheaume (né à Marly-la-Ville le 21 février 1609 et mort le 16 février 1684), plus connu sous le nom de Frère Fiacre, est un religieux français de la congrégation des augustins déchaussés.
Le Frère Fiacre est connu pour être lié à la naissance du roi Louis XIV. À la suite d'une vision, il est missionné par la reine Anne d'Autriche en 1637 pour effectuer trois neuvaines de prières afin de demander la naissance d'un fils. En février 1638, alors que la reine est enceinte, il est missionné par celle-ci pour se rendre au sanctuaire de Notre-Dame de Grâces à Cotignac et effectuer une neuvaine de messe afin « que la grossesse se passe bien ». Neuf mois après la fin des prières du religieux, le dauphin Louis XIV naît. La reine de France et le roi Louis XIV lui seront très reconnaissants et le chargeront personnellement de plusieurs missions et pèlerinages, à faire en leur nom.
Le frère Fiacre décède en février 1684, et son cœur est enterré sous l'autel de l'église Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac, avec la permission du roi.
Histoire
Il entre dans l'ordre des Augustins déchaux comme frère convers sous le nom de frère Fiacre de Sainte-Marguerite, plus connu sous le nom de frère Fiacre.
Le frère et la naissance du roi Louis XIV
En 1637, après 23 ans de mariage, Louis XIII et Anne d'Autriche n'ont toujours pas d'enfant et le trône de France n'a pas d'héritier. Le 27 octobre 1637, le frère Fiacre a une intuition intérieure pendant qu'il prie : la reine Anne d'Autriche devait demander publiquement trois neuvaines de prières en l'honneur de la Vierge Marie trois neuvaines de rosaire adressées à la Sainte Vierge (une à Notre-Dame de Paris, une à Notre-Dame des Victoires, et la dernière à l'église Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac), et qu'alors, un fils lui serait donné.
Le frère Fiacre, rapporte que cette intuition est confirmée par une « apparition de la Vierge » le 3 novembre, alors qu'il est en train de prier dans la chapelle du couvent. La Vierge lui confirme que la reine aurait bien un fils si elle faisait exécuter ces prières. Comme « signe » de l'authenticité de sa vision, la Vierge lui déclare que dans l'église de Cotignac, il trouvera un tableau représentant la Vierge sous les mêmes traits que dans sa vision. Le lendemain, il en réfère à son supérieur, et un procès verbal est établi avec les déclarations du frère. Le cardinal de la Rochefoucauld est mandaté pour faire vérifier les dires du religieux et il écrit pour cela au gouverneur de Provence et au cardinal de Fréjus afin de faire vérifier la description minutieuse du tableau faite par ce religieux qui n'avait jamais quitté Paris.
L'enquête se révélant positive, le religieux obtient un entretien avec le roi et la reine, qui, une fois informés, font réaliser ces trois neuvaines. Les neuvaines sont débutées le 8 novembre 1637 et se terminent le 5 décembre de la même année.
En janvier, la reine prend conscience qu'elle est enceinte. Le 7 février 1738, le roi et la reine reçoivent le frère Fiacre et le missionnent officiellement pour aller à Cotignac, faire en leur nom, une neuvaine de prière « pour que la grossesse et la naissance se passent bien ». Le pèlerinage du frère se fait accompagner du père Jean Chrysostome (sous-prieur du couvent parisien).
Le frère Fiacre et son supérieur partent munis d'une lettre du roi demandant à tous ses lieutenants et officiers de venir en aide et porter assistance aux deux religieux, missionnés au nom du Roi. Ils arrivent à l'église Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac « vers les fêtes de Pâques ». Une grande déception attend le frère qui ne retrouve pas le tableau qu'il avait « vu en songe » (derrière l'autel de l'église), mais une autre toile. Le sacristain lui révèle alors que le tableau avait été changé 15 jours plus tôt, et que l'ancienne toile était toujours dans la sacristie. Il s'y précipite et découvre bien la toile vue en songe quelques mois plus tôt.
Le 5 septembre 1638, Louis XIV naît à Saint-Germain-en-Laye, neuf mois pile après la fin des trois neuvaines de prière. Alors que le frère Fiacre est en route pour Cotignac, le 10 février 1638, Louis XIII décide de consacrer le pays entier à Notre-Dame. C'est le fameux « Vœu de Louis XIII ».
Le frère Fiacre et Louis XIV
En 1644, la reine, mère du jeune dauphin Louis, convoque le frère et lui demande de porter au sanctuaire de Cotignac, un grand tableau représentant le Vœu de Louis XIII, pour le déposer dans l'église, en remerciement à la Vierge. La reine lui confie également une lettre de mission destinée aux pères oratoriens, qui sont responsables du sanctuaire, expliquant la démarche et la mission de ce frère augustin. La reine demande également au frère d'effectuer des prières pour elle et des actions de grâces auprès de la Vierge, en son nom.
En 1654, le roi Louis XIV invite personnellement le frère Fiacre à son sacre. Mais celui-ci décline l'invitation.
En 1661, le roi Louis XIV confie au frère Fiacre la mission de porter au sanctuaire de Cotignac une copie de son contrat de mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche et du traité des Pyrénées. L'ouvrage comporte un tableau du roi et de sa jeune épouse. Le frère arrive au sanctuaire le 20 avril 1661 pour remettre « à la Vierge », le présent royal.
Décès et sépulture
Le 1er janvier 1684, « sentant sa fin prochaine », le frère rédige une lettre à l'intention du roi lui demandant l'autorisation de pouvoir faire déposer son cœur dans l'église de Cotignac, sous le marchepied de l'autel. Le frère Fiacre décède le 16 février 1684. Sa lettre est alors portée au roi Louis XIV qui déclare « Vous avez perdu un grand serviteur de Dieu ; je donnerai mes ordres pour qu'on porte son cœur à Notre-Dame de Grâces ». Le roi fait remettre aux religieux de son ordre une lettre les autorisant à porter le cœur du défunt frère au sanctuaire, selon son désir, ainsi qu'une bourse pour pourvoir aux frais de leur voyage.
Les pères Léon et Cirile, chargés de cette mission, arrivent à Cotignac le 7 mai 1684, portant dans un reliquaire d'étain, la boite de plomb avec le cœur du frère Fiacre. Après un temps de prière, la boite de plomb est enterrée sous le marchepied de l'autel.
