
Capusa06
Madeleine de Canossa est une religieuse vénitienne, née le 1er mars 1774 à Vérone (République de Venise) où elle est morte le 10 avril 1835.
Elle est la fondatrice des Filles de la charité canossiennes. Elle a été canonisée par l'Église catholique.
Vie et Œuvre
Madeleine de Canossa est une descendante de Mathilde de Canossa qui reçut le futur empereur germanique Henri IV allant à Canossa, pour faire amende honorable devant le pape Grégoire VII .
Elle perd son père dans sa petite enfance et sa mère se remarie. Elle doit subir les mauvais traitements de sa gouvernante française, elle est malade et affaiblie.
À l'âge de 17 ans, elle fait deux essais chez les Carmélites, mais n'y trouve pas ce qu'elle cherche. Revenue chez elle, elle se montre une excellente administratrice de sa vaste maison. Elle reçoit même Napoléon Ier en son palais de Vérone. Ce dernier est impressionné par la pureté de sa vie, par ses vertus et sa modestie, il la qualifie « d'ange » (elle obtiendra ultérieurement de lui le don de l'ancien couvent des Augustines Véronèse pour y installer son institut).
La période révolutionnaire qu'elle vivait entraînait une recrudescence de la misère et des malheurs pour les plus pauvres. Madeleine elle-même dut quitter Vérone pour aller à Venise où elle alla visiter les hôpitaux et porter secours aux plus défavorisés.
De retour à Vérone, bouleversée par la misère qu'elle côtoyait, elle décida de consacrer son temps et ses biens à aider de nombreuses familles dans le besoin, à assister des enfants abandonnés et de jeunes délinquants, à recevoir les pauvres qui frappaient tous les jours à la porte de son palais, et à rendre visite à ceux qui vivaient dans des masures insalubres.
À sa famille et à ses proches qui s'inquiétaient, la trouvant irresponsable ou même folle, elle répondait: « Le fait d'être née marquise m'empêcherait-il d'avoir l'honneur de servir Jésus-Christ dans ses pauvres ? ».
Plus tard, avec quelques compagnes, elle part de chez elle, malgré l'opposition de son entourage, pour aller vivre dans les faubourgs les plus pauvres de Vérone et le 8 mai 1808, elle fonde la congrégation des Filles de la charité de Vérone.
Leurs activités embrassent cinq domaines :
Scolarisation gratuite des enfants pauvres ;
Catéchèse ;
Visite des malades dans les hôpitaux, spécialement des femmes malades ;
Soutien du clergé (par l'organisation de retraites) ;
Exercices spirituels pour les dames de la noblesse, afin de les inciter à pratiquer la charité, et ensuite pour toutes celles qui le désirent.
Le 23 décembre 1828 elle obtient l'approbation pontificale de l'Institut des filles de la charité, lesquelles étaient déjà présentes également à Venise, Milan, Bergame et Trente.
Le 23 mai 1831 à Venise s'ouvre l'Institut des fils de la charité.
Inlassable, elle prépare d'autres implantations de son institut, quand elle meurt le 10 avril 1835. Après elle, l'institut continuera de s'accroître et de s'étendre : à la fin du xxe siècle, il compte plus de 2 600 religieuses, présentes dans le monde entier. Le pape Jean-Paul II a dit d'elle : « En Madeleine de Canossa, la loi évangélique de la mort qui donne la vie trouve ainsi une nouvelle et lumineuse réalisation ».
Béatification - Canonisation
Madeleine de Canossa a été béatifiée le 7 décembre 1941 par le pape Pie XII, et canonisée le 2 octobre 1988 par le pape Jean-Paul II.
Dans son homélie Jean-Paul II a déclaré : « Lorsqu'elle se rendit compte des plaies effrayantes que la misère morale et matérielle répandait parmi la population de sa ville, elle comprit qu'elle ne pouvait aimer son prochain « en grande dame », c'est-à-dire en continuant à jouir des privilèges de son milieu social, se limitant à distribuer des biens, sans se donner elle-même. La vision du crucifix l'en empêchait ».
Sa mémoire est célébrée dans l’Église catholique le 10 avril, mais localement elle peut être célébrée le 8 mai (dans le diocèse de Bergame) ou le 9 mai (diocèse de Milan).
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1er mars 1954 :
Naissance de l'acteur Ron Howard.
Ronald Howard est un réalisateur, acteur et producteur américain.
Né à Duncan (en Oklahoma), il est le fils des comédiens Rance Howard et Jean Speegle Howard.
Il est également le frère aîné de l'acteur Clint Howard.
Enfant star, Ron Howard débute à l'écran à l'âge de dix-huit mois dans Frontiere Woman, puis six mois plus tard sous la direction de son père dans la pièce The Seven Year Itch.
À cinq ans, il tient un petit rôle dans Le Voyage d'Anatole Litvak puis commence à apparaître à la télévision dans des dizaines de dramatiques et de séries.
En 1973, il s'est fait connaître du grand public en jouant le rôle de Steve Bolander dans le film American Graffiti de George Lucas.
Il est ensuite invité dans un épisode de la série M*A*S*H fin 1973.
Après ses études secondaires, il interprète le rôle de Richie Cunningham dans la série télévisée Happy Days à partir de 1974.
Il quitte la série dès 1980, se contentant de faire quelques réapparitions sporadiques en 1983 et 1984.
Tout en poursuivant sa carrière d'acteur au cinéma, Ron Howard se lance dans la réalisation en 1977, avec la comédie dramatique, Lâchez les bolides, puis la comédie Les Croque-morts en folie en 1982 (pour laquelle il dirige aussi son ex-collègue Henry Winkler) et surtout Splash, qui lui permet non seulement de remporter un grand succès commercial en 1984, mais surtout de diriger pour la première fois Tom Hanks tout en s'essayant à la science-fiction.
Il se lance dès l'année suivante dans un registre dramatique avec le mélodrame fantastique Cocoon.
Il continue néanmoins à se diversifier sur un terrain léger : en menant Michael Keaton pour la satire Gung Ho, du saké dans le moteur (1986), en plongeant dans l'épopée fantastique pour Willow (1988), en réalisant la comédie dramatique familiale Portrait craché d'une famille modèle.
Si les deux premiers films divisent la critique, le dernier essai est acclamé par la critique.
Ron Howard entame les années 1990 en réalisant le salué thriller d'action Backdraft, avec un casting de vétérans du cinéma hollywoodien : Kurt Russell, William Baldwin, Robert De Niro et Donald Sutherland.
Il poursuit en 1992 avec une romance, mal reçue, Horizons Lointains, portée par le tandem de méga-stars de la décennie Tom Cruise / Nicole Kidman, mais renoue avec la critique pour la comédie dramatique Le Journal, en 1994.
En 1995, il connait le second succès majeur de sa carrière avec Tom Hanks : l'aventure spatiale Apollo 13 connait un large succès critique et commercial et vaut au cinéaste une citation de la Directors Guild of America au titre de meilleur réalisateur, et reçoit le prix du meilleur film lors des Directors Guild of America Awards de 1996.
La même année, il livre le thriller La Rançon, porté par Mel Gibson et Rene Russo.
Il quitte la décennie en faisant un clin d'oeil à la télévision avec la satire En direct sur Edtv (1999).
La décennie 2000 sera marquée par de nombreux projets commerciaux, d'où n'émergeront que deux biopics avec Russell Crowe, tous deux salués par la critique.
En effet, après avoir signé la comédie familiale populaire qu'est l'adaptation Le Grinch en 2000, il renoue avec le registre dramatique deux ans plus tard.
La consécration critique du cinéaste intervient en 2002 lorsqu'il reçoit l'Oscar du meilleur réalisateur lors de la 74e cérémonie des Oscars pour Un homme d'exception, qui remportera également l'Oscar du meilleur film.
Le film est une biographie de John Forbes Nash (interprété par Russell Crowe), un grand mathématicien souffrant de schizophrénie paranoïde.
Sa médiatisation est alors à son comble : Il assure lui-même sa voix dans plusieurs épisodes de la série Les Simpson en 1998, 1999 et 2002.
En 2003, il s'aventure sur le terrain du western avec Les Disparues, porté par Cate Blanchett et Tommy Lee Jones, qui ne convainc ni la critique, ni le public.
Du côté de la télévision, il produit, dans la même année, la comédie télévisée Arrested Development (série télévisée), créée par Mitchell Hurwitz.
Le cinéaste prête également sa voix au narrateur du programme.
Les critiques sont bonnes, mais les faibles audiences contribuent à l'arrêt du programme en 2006, au bout de trois saisons.
En 2005, le tandem Ron Howard / Russell Crowe se reforme pour une autre biographie De l'ombre à la lumière qui marque aussi le retour du premier à l'écriture.
Les critiques sont bonnes.
Ron Howard accepte ensuite un projet ouvertement commercial : l'adaptation de Da Vinci Code, le best-seller de Dan Brown, prévu pour la fin de l'année 2006.
Ce projet lui permet de retrouver pour une troisième fois Tom Hanks, cette fois dans le rôle du personnage principal Robert Langdon.
L'adaptation fait l'ouverture du 59e festival de Cannes et remporte un grand succès au box-office (550 millions de dollars), le plus gros succès du réalisateur.
Pourtant le film recevra des critiques désastreuses, les plus mauvaises de sa carrière4.
En 2008, il vient défendre un film plus intimiste : la biographie Frost/Nixon, l'heure de vérité, adapté de la pièce de théâtre de Peter Morgan.
Cet essai lui permet de livrer un thriller politique racontant l'affrontement télévisuel entre le président Américain Richard Nixon et le présentateur David Frost et il renoue de façon spectaculaire avec la critique.
La décennie se conclut néanmoins avec la suite de Da Vinci Code : une adaptation du roman Anges et Démons, également signé Dan Brown.
C'est un nouveau succès au box-office en dépit des critiques très médiocres.
En 2011, la comédie Le Dilemme est un flop critique et commercial7, qui ne rembourse même pas son budget. En 2012, le long métrage Rush lui permet cependant de renouer avec le succès. Ce long-métrage sur le monde de la Formule 1, raconte la célèbre rivalité entre les pilotes autrichien Niki Lauda et britannique James Hunt dans les années 1970. Le film est acclamé par la presse8, les recettes sont satisfaisantes, malgré une distribution limitée.
L'année suivant, il revient à la comédie, mais cette fois télévisée, en co-produisant une quatrième saison d'Arrested Development, lancée en 2013 par la plateforme Netflix.
En 2015, il réalise le blockbuster d'aventures Au cœur de l'océan, qui est néanmoins rapidement considéré comme un échec, malgré la présence de la star montante Chris Hemsworth qu'il avait déjà dirigé dans Rush 3 ans plus tôt.
En 2016, il poursuit la saga des aventures de Robert Langdon avec le thriller ésotérique Inferno, adapté du roman éponyme sorti en 2013.
Les critiques sont aussi mauvaises que pour le précédent opus.
À l'été 2017, il est le président d'honneur de la 13e édition du Festival « Un Réalisateur dans la Ville » à Nîmes.
En juin 2017, deux jours après que Lucasfilm ait annoncé le renvoi de Phil Lord et Chris Miller, Ron Howard est appelé pour reprendre la réalisation du film sur Han Solo sorti en mai 2018.
En juillet 2018, il est annoncé pour diriger le pilote de 68 Whiskey, l'adaptation télévisuelle d'une série israélienne intitulée Charlie Golf One.
Il met en scène Une ode américaine, un drame familial basé sur les mémoires de l'homme d'affaires J. D. Vance.
Le film, diffusé fin 2020 sur Netflix, reçoit plusieurs nominations aux Oscars et aux Golden Globes.
Il dirige ensuite Treize Vies (Thirteen Lives), film sur les opérations de secours de la grotte de Tham Luang en juin 2018 et sorti en 2022.
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28 février 1921 :
Révolte des marins de Cronstadt.
Le 28 février 1921, la situation est tendue à Cronstadt.
Les marins de cette célèbre base navale russe, en face de Petrograd (Saint-Pétersbourg), ont témoigné plusieurs fois dans le passé de leur engagement en faveur de la démocratie et du socialisme.
Cette fois, ils s'insurgent contre la dictature du parti communiste.
Trois ans après la Révolution d'Octobre, ils ne supportent plus Lénine et les bolcheviques.
Ces derniers subjuguent les conseils d'ouvriers, de paysans et de soldats (en russe, conseil se dit « soviet »).
Bien que la guerre civile soit terminée, ils multiplient les exécutions sommaires, réquisitionnent les récoltes et réduisent les paysans et les prolétaires des villes à la famine.
À Cronstadt, l'équipage du cuirassé Petropavlosk réclame en premier lieu la réélection des soviets à main levée et non plus à bulletin secret comme l'imposent les bolcheviques.
Il réclame aussi la liberté d'expression pour les socialistes, le droit pour les paysans et les artisans de travailler librement à la seule condition de ne pas employer de salariés.
L'initiateur de la résolution, un certain Petritchenko, appelle de ses voeux une troisième révolution après celles de 1905 et 1917.
Il est rejoint par l'équipage du cuirassé Sébastopol, lui-même guidé par un mécanicien du nom de Perepelkine.
La résolution du Petropavlosk est adoptée à Cronstadt au cours d'un meeting qui réunit 12 000 personnes.
Un comité révolutionnaire présidé par Petritchenko prend le commandement de la ville.
Cette « Commune » va durer seize jours.
Elle va être éradiquée plus brutalement encore que la Commune de Paris, 50 ans plus tôt.
À Moscou, Trotski, commissaire à la guerre, demande au futur maréchal Toukhatchevski de réduire la rébellion.
Après une première tentative infructueuse, les soldats de l'Armée Rouge s'emparent de Cronstadt le 18 mars 1921 en ayant pu progresser sur la surface gelée du golfe.
Les combats font 2 000 tués.
Après la reddition de la citadelle et la fuite des meneurs en Finlande, les vainqueurs se vengent de leurs frayeurs dans un bain de sang.
2 000 prisonniers sont fusillés sur place et 6 500 autres sont envoyés vers un camp de concentration, le premier d'une longue série.
La plupart mouront dans l'année.
Lénine tire très vite les enseignements de la révolte.
le 12 mars 1921, il annonce devant le Congrès de son parti la mise en oeuvre d'une Nouvelle politique économique (NEP) destinée à relancer l'initiative paysanne.
Dans le même temps, il liquide les derniers partis politiques à l'exception du parti communiste et interdit toute forme de discussion au sein de celui-ci.
Capusa06
Jean François Gravelet dit Charles Blondin, le Grand Blondin ou encore, simplement, Blondin, né le 28 février 1824 à Hesdin (Pas-de-Calais, France) et mort le 19 février 1897 à Ealing (Londres, Royaume-Uni) est un funambule et acrobate français.
Il est le premier à traverser les chutes du Niagara sur une corde, en 1859.
Biographie
Jean-François Gravelet est né à Hesdin. C'est à l'âge de 5 ans qu'il fait ses premiers pas sur une corde raide. Ses parents, funambules, lui apprennent leur métier. Il hérite de leur troupe et donne des représentations dans toute la France. Il se marie le 6 août 1846 à Tarascon (Bouches-du-Rhône) avec Marie (Rosalie) Blanchery, née le 28 juin 1824 à Toulouse. Ils ont six enfants dont trois survivent : Aimé Léopold, né le 3 juin 1846 à Vauvert (Gard), Aimé Jean Baptiste, né le 1er novembre 1848 à Vienne (Isère), et Émélie, née le 26 septembre 1849 à Nevers (Nièvre).
Il est recruté en 1851 par Gabriel Ravel, qui dirige une troupe d'acrobates et de pantomimes très connue aux États-Unis. Il part avec lui pour ce pays, en laissant en France sa femme et ses trois enfants. C’est à cette occasion qu’il prend le surnom de Blondin, sous lequel il deviendra mondialement célèbre.
Il fait pendant huit ans de nombreuses tournées aux États-Unis, au Canada et à Cuba, avec cette troupe puis avec celle des Martinetti, une autre famille française d'acrobates. Il se marie à nouveau à Boston, le 21 août 1852, avec une Américaine, Charlotte Lawrence. Quelques mois plus tard, le 9 novembre 1852, son fils aîné, Aimé Léopold, qu'il avait abandonné en France avec sa mère, son frère et sa sœur, meurt à Saint-Chinian (Hérault). Il a avec Charlotte Lawrence cinq enfants : Adèle, Edward et Iris, nés aux États-Unis, et plus tard Henry Coleman et Charlotte, nés en Angleterre.
En 1858, lors d'une tournée avec les Martinetti, il voit pour la première fois les chutes du Niagara. L’idée de les traverser ne le quitte plus dès lors. C'est un an plus tard qu'il accomplit son rêve. Il tend une corde de chanvre de 330 mètres de long un peu au-dessous des chutes et fait la traversée le 30 juin 1859, devant douze mille spectateurs. Il accomplit de nombreuses fois ce parcours, en variant les démonstrations : avec sauts périlleux avant et arrière, en équilibre sur une chaise, en prenant des photos de la foule, en faisant cuire un repas sur un réchaud, un sac sur la tête, avec une brouette, et même en portant sur le dos son agent Harry Colcord. Il renouvelle cet exploit l'année suivante en présence du prince de Galles.
Il s'installe en Angleterre, à Ealing, dans sa maison appelée Niagara House. Très populaire, il continue longtemps à attirer la foule dans tout le Royaume-Uni. Ainsi en 1861 et 1862, il donne 130 représentations au Crystal Palace, à Londres, et rassemble au total 1 480 000 spectateurs. Il fait de nombreuses tournées dans le monde entier : Espagne, Portugal, Belgique, Allemagne, Autriche, Italie, France, Russie, Inde, Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis (Californie), Chili, Argentine, Uruguay, Brésil.
En juin 1874, au cours d’un voyage vers Townsville (Queensland, Australie), son bateau fait naufrage, et il doit passer une nuit dans un bateau découvert sous une pluie torrentielle, avec la pianiste Arabella Goddard qui arrive aussi pour une tournée en Australie.
Il retourne à New York en 1888 pour une série de représentations, mais n’est pas autorisé à traverser à nouveau les chutes du Niagara. Sa dernière représentation a lieu à Leeds en 1896 (il est alors âgé de 72 ans).
Il est enterré au cimetière de Kensal Green de Londres, aux côtés de ses deux dernières épouses : Charlotte (morte en 1888) et Katherine (morte en 1901).
FAE
"Michel Eyquem de Montaigne, seigneur de Montaigne, plus connu sous la simple dénomination de Montaigne, né le 28 février 1533 et mort le 13 septembre 1592 au château de Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne), est un philosophe, humaniste et moraliste français de la Renaissance, ainsi qu'un écrivain érudit.
Enfant puis adolescent, éduqué par son père Pierre Eyquem de Montaigne dans la ferveur humaniste et polyglotte, le jeune Michel Eyquem se mue en étudiant batailleur et aventureux menant une vie itinérante parfois dissolue. Devenu pleinement adulte, homme à la santé allègre, de caractère bouillonnant, mais toujours avide lecteur, il entame en 1554 à la cour des aides de Périgueux un parcours professionnel au sein de la magistrature de la province de Guyenne qui le mène en 1556 au parlement de Bordeaux où il va détenir une charge de conseiller pendant treize ans. Il y noue une progressive et solide amitié avec un collègue, Étienne de La Boétie, dont la mort en août 1563 le bouleverse, tout en lui donnant l’occasion de concrétiser ses conceptions philosophiques stoïques. Muté à la chambre des enquêtes, il y devient un diplomate de premier plan dans ces temps de guerres de religion, catholique sincère, mais opposé aux ligueurs et fidèle au roi de France. Après sa retraite en octobre 1571, il devient gentilhomme de la chambre du Roi, avec le titre de chevalier de l'ordre de Saint-Michel.
À la mort de son père en juin 1568, Michel hérite de la terre et du titre de « seigneur de Montaigne » ; désormais riche, il peut quitter sa charge de magistrat diplomate. En juillet 1570 Montaigne se consacre à l'écriture et à l'édition. Cet art de l'otium ne l'empêche pas de prendre une part active à la vie politique en Aquitaine : il est à deux reprises maire de Bordeaux de 1581 à 1585, puis, au début de la huitième guerre de Religion, est un des négociateurs clés entre le maréchal de Matignon, gouverneur de Guyenne, et Henri de Bourbon, roi de Navarre, héritier présomptif du roi de France Henri III et chef du parti protestant ; comme nombre de catholiques modérés, il continue de soutenir le roi de Navarre devenu roi de France en 1589 (Henri IV).
Probablement dès la fin mars 1578, il constate qu'il est victime de petits calculs urinaires, et en dix-huit mois, la gravelle, maladie responsable de la mort de son père, s'aggrave et s'installe durablement. Désormais, le plus souvent souffrant ou malade, il cherche à hâter ses écrits et à combler ses curiosités : il essaie ainsi de guérir en voyageant vers des lieux de cure, puis voyage vers les contrées qui l'ont fasciné durant sa jeunesse. "
[. . .]
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Jeanne Mas est une chanteuse, auteure et actrice franco-américaine1 née le 28 février 1958 à Alicante (Espagne). Elle a enregistré vingt albums studio et un album live.
À dix-huit ans, Jeanne Mas s'inscrit à l'université Paris-X à Nanterre, pour y étudier l'espagnol et l'italien, et suit parallèlement des cours de danse, de chant et de piano. L'année suivante, elle abandonne ces activités pour partir en Italie. Elle y signe un premier contrat avec la maison de disques RCA, qui publie son premier 45 tours, On the Moon. Elle monte un groupe punk, fait des pubs télé, devient speakerine de la chaîne privée Uomo TV4 et comédienne.
En 1983, elle signe avec Columbia.
C'est en 1984 en France que Jeanne Mas connaît le succès grâce à son titre Toute première fois, dont elle écrit les paroles (elle est d'ailleurs auteure de tous les textes de ses chansons). La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980 dont Johnny, Johnny en 1985. Classé no 1 au Top 50, ce single suit de peu la sortie de son premier album Jeanne Mas, dont elle signe tous les textes ; Romano Musumarra en est le principal compositeur. Jeanne Mas collabore également avec Daniel Balavoine et Andy Scott qui se chargent de la réalisation artistique de deux titres : le tube Cœur en stéréo et Oh Mama. La même année, elle chante pour la première fois sur la scène de l'Olympia à Paris. Alors que son spectacle est prolongé, elle remporte deux Victoires de la musique en 1985 à leur création : Révélation variétés de l'année et interprète féminine de l'année.
Au printemps 1986, elle confirme son statut de nouvelle idole avec son deuxième album, Femmes d'aujourd'hui, dont sont extraits les tubes En Rouge et Noir, L'Enfant et Sauvez-moi (premier clip dont la chanteuse signe la réalisation). Elle sera la première artiste à être simultanément en tête du Top 50 et du Top Albums en juillet 1986. La même année, un sondage de Paris Match la classe numéro 1 des chanteuses françaises d'alors. Elle s'offre ensuite une tournée de quatre-vingt dates et une semaine au Palais des sports. Un double-album « live » et une vidéo paraissent en 1987, ainsi qu'un single, La bête libre, également classé au Top 50.
À la même époque, elle lance en magasins une ligne de chaussures dessinées par elle-même et produites par le groupe Labelle.
En 1988, alors qu'elle fait une pause pour mettre au monde une petite fille, l'artiste s'indigne publiquement à la suite de la récidive d'un violeur d'enfants : elle écrit une lettre au président de la République François Mitterrand, dans laquelle elle demande des peines plus sévères contre les délinquants à caractère sexuel. Certains médias l'accusent alors de militer pour le rétablissement de la peine de mort, qu'elle ne réclame pourtant pas, malgré des propos ambigus tenus dans certaines émissions. Par la suite, elle déclarera être contre la peine de mort, et ne pas avoir reçu de réponse du président."
Capusa06
René Madec, né le 27 février 1736 à Quimper et mort dans cette même ville le 28 juin 1784, est un marin et un aventurier breton.
Issu d’une famille modeste, il s’embarque à 11 ans et navigue sur les bateaux de la Compagnie des Indes. Il participe aux conflits franco-britanniques en Inde et crée une armée privée qu’il met au service des princes indiens et du Grand Moghol, qui le fait Nabab. Combattant avec les Français contre les Britanniques, il revient au pays après la capitulation. Le Roi l’anoblit et le décore, ce qui lui permet de jouir de sa fortune et de se faire construire de belles demeures à Quimper et aux alentours. Il meurt à 48 ans d’une chute de cheval.
Les premiers voyages
René Madec nait le 27 février 1736 à la terre au Duc, un faubourg de Quimper dépendant de la paroisse Saint-Mathieu . Il est le huitième enfant, sur dix, de François Madec, maître-maçon et maitre d’école et de Corentine-Manon Melin, tenancière d’une modeste auberge, place Terre-au-Duc. Son père, alors âgé de 36 ans, est un ancien élève des jésuites où il fut le condisciple de Joseph Dupleix, le fils du futur gouverneur de Pondichery. C'est un petit entrepreneur, ainsi il remporta une adjudication pour des travaux de terrassement pour une esplanade à Quimper employant une vingtaine d'ouvriers pendant quinze mois. Mais si sa famille peut être considérée comme partie de la petite bourgeoisie, ses revenus restent modestes et aléatoires avec l'activité dans le bâtiment et elle est souvent dans la gêne.
Pendant son enfance, René Madec est plus attiré par l’activité des quais du port de Quimper que celle de l’école. Son père ne réussit pas à le faire rentrer à l'école des jésuites et décide alors de lui trouver un embarquement.
À l’âge de 9 ans, il embarque pour la première fois pendant quatre mois, comme mousse sur un caboteur de vin, qui fait la liaison entre Quimper et Bordeaux. À l’issue de ce premier contact avec la mer, son père lui fait suivre des cours de navigation et d’hydrographie dans le but d’intégrer le Bataillon d’Orient de la Compagnie française des Indes orientales, avec le grade d’officier. Mais l'adolescent n'accroche guère aux études et il n’a que 11 ans quand il embarque à Lorient sur la Valeur, un bateau négrier qui va charger sa cargaison de « bois d’ébène » (esclaves) au Sénégal à destination de Saint-Domingue.
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27 février 1902 :
Naissance de l'écrivain américain John Steinbeck.
John Steinbeck a des origines allemande, anglaise et irlandaise.
Johann Adolf Großsteinbeck (1828-1913), le grand-père paternel de Steinbeck, a abrégé son nom de famille à Steinbeck lorsqu'il a immigré aux États-Unis.
La ferme familiale à Heiligenhaus en Allemagne porte toujours le nom de Großsteinbeck.
Son père, John Ernst Steinbeck (1862-1935), a été trésorier du comté de Monterey.
Sa mère, Olive Hamilton (1867-1934), une ancienne enseignante, partageait la passion de son fils pour la lecture et l'écriture.
Il avait trois sœurs : Elizabeth (1894-1992), Esther (1892-1986) et Mary (1905-1965).
Les Steinbeck étaient membres de l'Église épiscopalienne des États-Unis, bien que Steinbeck soit devenu plus tard agnostique.
Le jeune John passe ses étés à travailler dans des ranchs à proximité de chez lui et, plus tard, avec des travailleurs migrants dans une exploitation de betteraves à sucre à Spreckels, à 5 km de Salinas.
Là, il côtoie les aspects les plus durs de la vie de migrant et le côté sombre de la nature humaine, ce qui lui fournira du matériel pour des œuvres telles que Des souris et des hommes.
Il explore sa région bien aimée, marchant à travers les forêts, les champs et les fermes de la région.
Pendant qu'il a l'emploi de la Spreckels Sugar Company, il travaille à l'occasion dans leur laboratoire, ce qui lui laisse du temps pour écrire.
Il présente des aptitudes mécaniques considérables et un penchant pour la réparation des choses qu'il possède.
Diplômé de l'école secondaire de Salinas en 1919, Steinbeck étudie la littérature anglaise à l'Université Stanford, près de Palo Alto.
Il abandonne l'université sans diplôme en 1925.
Il se rend ensuite à New York où il occupe divers emplois (reporter, apprenti peintre, maçon, ouvrier et chimiste).
N'ayant pas réussi à publier ses écrits, il retourne en Californie et travaille, en 1928, comme guide touristique et gardien au lac Tahoe, où il rencontre Carol Henning, sa première femme.
Ils se marient en janvier 1930 à Los Angeles où, avec des amis, il tente de gagner sa vie en fabriquant des mannequins en plâtre.
Six mois plus tard, constatant l'échec de l'entreprise de mannequins, Steinbeck et son épouse retournent à Pacific Grove, en Californie, et s'installent dans un cottage de son père, péninsule de Monterey, à quelques pâtés de maisons de la ville de Monterey.
Ses parents ont offert à John un logement gratuit, du papier pour ses manuscrits et des prêts pour lui permettre d'écrire sans chercher de travail.
Pendant la Grande Dépression, Steinbeck achète un petit bateau.
Il affirmera plus tard qu'il avait pu vivre du poisson et du crabe qu'il avait pêchés, ainsi que des légumes de son jardin et des fermes des environs.
Lorsque ces sources se tarissent, Steinbeck et son épouse acceptent l'aide sociale et, à de rares occasions, volent du bacon sur le marché des produits locaux.
Quelle que soit la nourriture qu'ils avaient, ils la partageaient avec leurs amis.
Carol deviendra le modèle de Mary Talbot, l'héroïne du roman Rue de la sardine.
En 1930, Steinbeck rencontre le biologiste marin Ed Ricketts qui devient un ami proche et son mentor au cours de la décennie suivante, lui apprenant beaucoup de choses sur la philosophie et la biologie.
Ricketts, généralement très calme, mais sympathique, doté d'une grande confiance en soi et d'une connaissance encyclopédique de divers sujets, a beaucoup influencé Steinbeck.
Ricketts avait suivi un cours universitaire de Warder Clyde Allee, un biologiste et théoricien de l'écologie, qui allait ensuite écrire un des premiers manuels importants sur l'écologie.
Il est un partisan de la pensée écologique selon laquelle l'homme n'est qu'une partie d'une grande chaîne d'êtres, pris dans une toile de la vie trop vaste pour qu'il puisse le contrôler ou le comprendre.
Ricketts exploite en outre un laboratoire biologique sur la côte de Monterey, vendant des échantillons biologiques de petits animaux, poissons, raies, étoiles de mer, tortues et autres formes marines à des écoles et des collèges.
De 1930 à 1936, Steinbeck et Ricketts sont de grands amis.
La femme de Steinbeck travaille au laboratoire de Ricketts en tant que secrétaire-comptable.
Steinbeck y travaille également sur une base informelle.
L'amitié des deux hommes est cimentée par leur amour commun pour la musique et l'art, en plus des connaissances de Ricketts sur la biologie et la philosophie écologique que John fait siennes.
Lorsque Steinbeck devenait émotionnellement perturbé, Ricketts l'apaisait en lui jouant de la musique.
En 1929, Steinbeck publie un premier roman, La Coupe d'or, une fiction historique basée sur la vie de Henry Morgan, qui ne rencontre aucun succès.
C'est l'année suivante qu'il épouse Carrol, déménage à Monterey et rencontre Ricketts, événements qui vont modifier son approche de la littérature.
En 1932, il publie Les Pâturages du ciel, un recueil de nouvelles se situant dans la ville de Monterey. En 1933, il publie Le Poney rouge et Au dieu inconnu.
Il reste ensuite au chevet de sa mère qui meurt en 1934 et commence à recueillir des informations sur les syndicats fermiers.
Son père meurt en 1935.
Tortilla Flat, écrit en 1935, lui vaut son premier prix littéraire, la médaille d'or du meilleur roman écrit par un Californien décernée par le Commonwealth Club of California.
Cette histoire humoristique lui assure le succès et il devient ami avec son éditeur, Pascal Covici.
Avec Des souris et des hommes et En un combat douteux, publiés en 1936, son œuvre devient plus grave et plus engagée.
Du court roman qu'est Des souris et des hommes, il tire en 1937 une version pour le théâtre qui rencontre un grand succès public et critique : cette pièce lui vaut le New York Drama Critics' Circle Awards en 1938.
Après le recueil de nouvelles La Grande Vallée en 1937 et Les Bohémiens des vendanges, série de sept articles écrits en 1936 pour le San Francisco News, intitulés The Harvest Gypsies et publié, sous forme de pamphlet, avec pour nouveau titre Their Blood Is Strong, un reportage sur les travailleurs immigrants, en 1938, il publie Les Raisins de la colère en 1939, qu'il considère comme sa meilleure œuvre.
Néanmoins, estimant que son écrit est trop révolutionnaire pour connaître le succès, il conseille à son éditeur un petit tirage.
Le livre connaît un immense succès.
On lui reproche néanmoins le langage utilisé, trop populaire, et les idées développées, trop socialistes.
Le livre est interdit dans plusieurs villes de Californie.
En 1940, lorsque le roman est adapté au cinéma par John Ford sous le même titre The Grapes of Wrath, il reçoit le Prix Pulitzer du roman.
En 1941, il lance une expédition marine avec Ricketts dans le golfe de Californie, qui donne lieu à une œuvre aussi scientifique que littéraire, Sea of Cortez: A Leisurely Journal of Travel and Research, écrit en collaboration avec son ami.
Une version vulgarisée de cet ouvrage verra le jour en 1947 sous le titre Dans la mer de Cortez.
En 1942, Steinbeck publie Lune noire, aussi traduit en français sous le titre Nuit sans lune.
Cette même année, il divorce et épouse Gwyndolyn Conger en 1943.
En 1944 sort au cinéma Lifeboat, film d'Alfred Hitchcock dont Steinbeck signe le script original ultérieurement développé sous forme de scénario par Jo Swerling et Ben Hecht : Steinbeck est nommé pour l'Oscar de la meilleure histoire originale à la 17e cérémonie des Oscars.
La même année, il déménage à Monterey, mais y est mal accueilli par les habitants.
Il s'installe peu après à New York.
Il a un premier fils, Thom (qui sera l'oncle du chanteur Johnny Irion).
Après avoir fait paraître Rue de la sardine en 1945, il déménage à Pacific Grove en 1948.
Il commence ses recherches pour l'écriture de À l'est d'Éden.
En 1946, son second fils, John IV, vient au monde.
Il essaye d'acheter le ranch où se déroulent les aventures du Poney rouge, mais il échoue.
Les personnages de Rue de la sardine se retrouveront dans un autre roman, Tendre Jeudi.
En 1947, il publie La Perle et entreprend un voyage en URSS, accompagné du photographe Robert Capa, pour le compte du New York Herald Tribune.
Il en tire Journal russe en 1948.
Ricketts meurt dans un accident de voiture.
Steinbeck, qui rencontre Elaine Anderson Scott en 1949, divorce à nouveau et épouse Elaine en 1950.
En 1952, il participe à l'écriture du scénario du film Viva Zapata! d'Elia Kazan et publie À l'est d'Éden.
Il fait paraître en 1954 Tendre Jeudi.
Une comédie musicale, Pipe Dream, en est tirée en 1955, année où il déménage à Sag Harbor, dans l'État de New York.
En 1957, la ville de Salinas propose de donner son nom à un lycée, ce qu'il refuse.
En 1958 est publié Il était une fois une guerre, recueil de ses reportages durant la Seconde Guerre mondiale.
Il est atteint d'une crise cardiaque en 1959, ce qui l'encourage à se détendre en séjournant en Angleterre et au Pays de Galles, puis à parcourir l'Amérique en 1960, un périple dont il tire Voyage avec Charley en 1962.
En 1961, il publie son dernier roman, L'Hiver de notre mécontentement, aussi traduit en français sous le titre Une saison amère.
Il est alors déprimé et estime que la célébrité l'a détourné des vraies choses.
Les premières critiques sur le livre sont mitigées, mais, à la surprise générale, il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1962.
Après un autre voyage en Europe en 1963, en compagnie de Edward Albee, il reçoit l'année suivante la médaille présidentielle de la Liberté.
En 1966 est publié son ultime livre, Un artiste engagé, un recueil de reportages, de chroniques et d'essais politiques.
Il meurt le 20 décembre 1968 à New York d'athérosclérose.
Capusa06
Madame Saqui (née Marguerite-Antoinette Lalanne à Agde le 26 février 1786 et morte à Neuilly-sur-Seine le 21 janvier 1866) est une célèbre acrobate et danseuse de corde du xixe siècle.
Carrière
Fille de Jean-Baptiste Lalanne et d'Hélène Masgomieri, « marchands botanistes et artistes », elle n'a que cinq ans lorsqu'elle rejoint à Paris ses parents qui appartiennent à la troupe des Grands-Danseurs du Roi dans laquelle elle fait ses débuts d'artiste sous le nom de « la petite Basquaise ». Mais Nicolet, directeur de la troupe, résilie l'engagement de Jean-Baptiste Lalanne qui a fait une mauvaise chute. La famille prend alors le parti de quitter Paris et de reprendre une existence aventureuse. C'est à la foire de Tours, le grand rendez-vous des forains de l'époque, que Marguerite travaille les principes de la danse de corde avec son amie Françoise-Catherine Bénéfand, qui deviendra plus tard la célèbre Mlle Malaga, et auprès du citoyen Barraut qui dirige une troupe d'acrobates. C'est avec cette troupe que, sous le nom de « Mlle Ninette », elle fait ses premiers pas en public comme danseuse de corde. « Mlle Ninette » ayant fait fureur à Tours, ses parents décident de former leur propre troupe avec laquelle ils se mettent à parcourir la France. Mais après quelques années, des déboires les obligent à rejoindre la troupe Houssaye puis le cirque Roussi, et c'est à Épinal que « la divine Basquaise » fait la connaissance de Pierre Saqui, qu'elle épouse à Tours en 1805. En 1806, le jeune couple rejoint Paris et Madame Saqui enflamme les spectateurs du jardin de Tivoli. Sa réputation va rapidement embraser Paris et ses exercices sont très prisés sous Napoléon Ier. Victor Fournel raconte que, lors d'une de ces manifestations publiques dont le Premier Empire avait le secret, Mme Saqui jouait à elle seule sur la corde raide des mimodrames, où elle représentait le passage du mont Saint-Bernard, la bataille de Wagram, la prise de Saragosse.
Devant la prolifération des troupes rivales, Mme Saqui commence à voyager en province, où elle rencontre un succès grandissant. On la voit à Rouen en 1810 et 1811, à Nîmes en 1812, à Rouen en 1813, puis à Lille, Valenciennes, Gand et Bruxelles en 1814, ainsi qu'à Liège au début de l'année suivante : elle se fait connaître dans cette ville sous le titre de « première artiste funambule de S.M. le roi Louis XVIII, directrice des fêtes et ascensions du Gouvernement ».
En 1815, Pierre Klavdievitch Moussine-Pouchkine (Пётр Клавдиевич Мусин-Пушкин), capitaine des cosaques, occupe Paris. Comme tous les Russes de haut rang de l'époque, il parle parfaitement français. Beau et fringant garçon, il n'a aucune difficulté à séduire la jeune danseuse de corde. De cette liaison, semble-t-il, naquit Ekaterina Petrovna en janvier 1816 (qui devint plus tard princesse Troubetzkoy).
Cette affaire fut étouffée par la famille Moussine-Pouchkine, Madame Saqui fut dédommagée contre la promesse de ne pas chercher à revoir sa fille et Ekaterina Petrovna, ramenée en Russie, reçut l'éducation correspondant à son rang, parmi ses nombreuses cousines.
En 1816, elle se blesse aux côtes en tombant de sa corde lors d'une représentation à Londres.
En 1816, elle obtient le privilège d'occuper une salle au boulevard du Temple, connu comme le « boulevard du Crime » : le Théâtre de Madame Saqui connaît un succès ininterrompu jusqu'en 1830. Mais des déboires financiers, dus à une mauvaise gestion de son frère Baptiste et à l'épidémie de choléra de 1832, qui rend l'exploitation des théâtres désastreuse, la contraignent à céder son privilège à un dénommé Roux, dit Dorsay. À quarante-sept ans, Madame Saqui reprend une vie nomade et voyage alors vers de nouvelles contrées. On la rencontre notamment à Madras en décembre 1850. Elle continue d'exercer son métier de danseuse de corde jusqu'en 1861. Elle meurt dans sa quatre-vingtième année et est enterrée dans la 40e division du cimetière du Père-Lachaise.
Misterprof-
26 février 1908 :
Naissance de Tex Avery.
Frederick Bean Avery est un réalisateur de films d'animations américain, à l’origine du style farfelu des cartoons hollywoodiens des années 1940.
Il passe son enfance dans sa ville natale de Taylor (Texas).
Il commence à dessiner à l’âge de 13 ans en écrivant des bandes dessinées pour le journal de son lycée.
À la fin de son adolescence, il part faire des études à l'Art Institute of Chicago où il se forme aux métiers de dessinateur et d'animateur.
Il obtient son diplôme à la North Dallas High School en 1926.
Ne trouvant aucun emploi en tant que dessinateur de bandes dessinées, Avery se lance dans l’animation, pensant qu’il aurait le temps de travailler sur sa première bande dessinée, et s'installe en Californie.
Sa carrière dans l'animation commence en 1929, comme intervalliste aux studios de Walter Lantz chez Universal, où il prend le surnom de Fred Avery.
En 1930, il devient animateur et travaille essentiellement sur la série Oswald le lapin chanceux soit dans l'équipe de Walter Lantz, soit dans celle de Bill Nolan.
Il en réalise même deux cartoons.
C'est à cette époque qu'il rencontre une coloriste, Patricia Johnson, sa future épouse, et qu'il devient borgne en prenant dans l’œil une agrafe, lancée par un membre du groupe.
En 1935, Tex Avery contacte Leon Schlesinger, patron des studios d'animation de la Warner Bros. Ce dernier l'engage pour diriger la troisième unité des studios.
Son équipe d’animateurs est constituée de Chuck Jones, Bob Clampett, Bob Cannon, Virgil Ross et de Sidney Sutherland.
L’équipe développait son propre style, à l’opposé des conventions imposées par Disney.
L’équipe Avery travaille d’abord sur la production en noir et blanc des Studios, les Looney Tunes, avant de travailler sur la production en Technicolor : les Merrie Melodies.
Son premier cartoon Gold Diggers of '49, popularise Porky Pig, première mascotte du studio, dont les traits définitifs ont été dessinés par un de ses animateurs, Bob Clampett.
En 1937, Porky's Duck Hunt introduit un nouveau personnage créé par Avery : Daffy Duck, un canard hors de contrôle bondissant fréquemment en criant « Hoo-hoo! hoo-hoo » d'une voix aiguë et accélérée assurée par Mel Blanc.
On lui doit aussi le personnage de Bugs Bunny, qui apparaît dans le dessin animé A Wild Hare en 1940, animé par Virgil Ross.
C'est un lapin à l'attitude désinvolte, toujours maître de la situation et qui s’amuse aux dépens de son adversaire.
A Wild Hare marque aussi le premier jumelage entre Bugs Bunny et Elmer Fudd, une recomposition d’un autre personnage des Looney Tunes, Egghead, créé également par Avery en 1937.
C’est dans ce dessin animé que Bugs Bunny s’approche doucement d’un Elmer toujours en train de le chasser et lui demande calmement, pour la première fois « Quoi de neuf, docteur !? ».
Avery ne dirigea que trois autres dessins animés mettant en vedette le lapin.
L’association entre Avery et la Warner Bros prend fin en 1941 à la suite d'une dispute avec le producteur Leon Schlesinger au sujet du gag final dans The Heckling Hare en 1941.
Dans la version originale imaginée par Avery, Bugs Bunny et le chien de chasse Willoughby, inspiré par le personnage de Lenny, l'un des deux héros du livre de John Steinbeck, Des souris et des hommes devaient tomber trois fois d’une falaise.
Avant la troisième chute, Bugs Bunny et le chien devaient s'adresser au public en déclarant : « Accrochez-vous à vos chapeaux les gars, on y retourne ! ».
Cette réplique évoquait un gag radiophonique de l'époque, gag à connotation sexuelle.
Ne voulant pas associer Bugs Bunny avec ce genre de blague, Schlesinger, supposé être aux ordres même de Jack Warner, retira la scène de la troisième chute d'Avery sans en informer ce dernier. Devant ce fait accompli, Avery quitta les studios, laissant derrière lui deux cartoons inachevés qui seront complétés par Bob Clampett.
Par la suite, Avery reste quelque temps à la Paramount Pictures où il réalise les trois films de la série Speaking of Animals dans lesquels de véritables animaux étaient pourvus de la parole, grâce à un procédé de doublage de son invention.
Il avait, auparavant, proposé cette idée à Schlesinger qui l'avait refusée, une dispute s’était ensuivie et il avait, d'ailleurs, été suspendu pour deux mois.
En 1942, le producteur de la Metro-Goldwyn-Mayer cartoon studio, Fred Quimby l’engagea en tant que réalisateur dans leurs studios d’animation.
Avery avait encore une fois carte blanche et était secondé par une équipe tout aussi talentueuse qu’à la Warner Bros.
Il prend le surnom de Tex Avery, du nom de son État d'origine, le Texas.
Convaincu que Schlesinger l’empêchait de s'épanouir, Avery atteindra le sommet de son art dans ses années avec la MGM grâce, entre autres, à de plus gros budgets et une plus grande liberté.
Ces changements sont évidents dès le premier film qu'il réalise à la MGM : Blitz Wolf, parodie des Trois Petits Cochons nominé à l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1943.
Dans ce cartoon apparaît pour la première fois le loup, animé par Ed Love, caricaturant ici Adolf Hitler.
Le personnage MGM le plus célèbre d'Avery, Droopy, apparaît pour la première fois en 1943 dans Dumb-Hounded.
C'est un chien très calme et apathique, presque désabusé, qui gagne toujours à la fin sans jamais produire le moindre effort physique.
Dans Red Hot Riding Hood, toujours en 1943, c'est au tour de la vamp Red, animé par Preston Blair, d'apparaître pour la première fois.
Le cartoon fut censuré dans un premier temps, sauf pour les G.I.'s qui purent le voir en version intégrale à la demande de certains de leurs officiers.
Tex Avery inventa ici d'autres personnages légendaires tels que l'écureuil fou Casse-noisettes en 1944, les deux ours George et Junior (personnages également inspirés du livre Des souris et des hommes) en 1946 ainsi que le bouledogue Spike en 1949.
Parmi les autres personnages de la MGM créés par Avery, il faut noter Bad Luck Blackie, Magical Maestro, Lucky Ducky, King-Size Canary ou encore Le lion flagada, Le chat.
À la fin des années 1940, il commence une série de films mettant en avant la technologie du futur : The House of Tomorrow, Car of Tomorrow, The Farm of Tomorrow et T.V. of Tomorrow.
Pour se rétablir du surmenage, Avery prendra une année sabbatique en 1950 durant laquelle Dick Lundy, tout juste arrivé des studios de Walter Lantz, prendra la relève à la tête de l’équipe d’animation de la MGM et réalisera un cartoon de Droopy ainsi que des cartoons mettant en scène un ancien personnage du studio : Barney Bear.
En octobre 1951, Avery revient à la MGM et travaille de nouveau.
En 1953, il crée le Loup sudiste, avatar de Spike comme faire-valoir de Droopy présent dans The Three Little Pups, dans Drag-A-Long Droopy ou dans Deputy Droopy.
L'arrivée de la télévision et du Cinémascope changea le monde de l’animation dans les années 1950.
L’industrie devant s’adapter à ce nouveau support, les délais étaient réduits alors que la quantité demandée augmentait.
Avery n’acceptait pas ces nouvelles conditions de travail et voulait rester fidèle à sa vision des choses.
Épuisé, il quittera la MGM en 1954 pour retourner travailler au Walter Lantz Studio.
Son départ oblige l'un de ses talentueux animateurs, Michael Lah, à achever la réalisation de ses deux derniers cartoons : Deputy Droopy et Cellbound qui ne sortiront qu'en 1955.
Par la suite et jusqu'à la fermeture du studio, Lah réalisera les derniers cartoons de Droopy en Cinémascope.
Avery restera aux studios de Lantz le temps de diriger quatre nouveaux dessins animés, Crazy Mixed-Up Pup, I'm Cold, The Legend of Rockabye Point et Sh-h-h-h-h-h.
Dans ces studios,il définira le caractère de Chilly Willy le manchot.
Malgré deux nominations aux Oscars en deux ans, Avery quitte les studios de Lantz, à la suite d'un différend salarial en 1955, ce qui mettra fin à sa carrière dans le monde de la production cinématographique, alors qu'il a moins de 50 ans.
Il se reconvertit dans la publicité télévisuelle dans les années 1960 chez Cascade Pictures of California, dessinant à nouveau les personnages de la Warner Bros avec lesquels il a travaillé à Termite Terrace pour des publicités de jus de fruits de la marque Kool-Aid, et crée notamment les premiers spots de l'insecticide Raid.
On lui doit aussi la création, en 1967 de la mascotte controversée de Frito-Lay abandonnée en 1971.
Pendant les années 1960 et 1970, Avery est de plus en plus réservé et déprimé, bien qu'il continue à inspirer le respect à ses pairs.
Avery fait donc un ultime retour dans l’animation la dernière année de sa vie en travaillant à la Hanna-Barbera Productions.
Il y coscénarise le dessin animé The Jokebook et crée le Kwicky Koala Show qui met en scène, entre autres, le dernier personnage créé par Avery semblable à Droopy, Kwicky Koala.
Il travaille aussi à la création de Cave Mouse, un nouveau personnage pour le Flintstone Comedy Show.
Le 26 août 1980, quelques semaines après son entrée à l'hôpital St-Joseph de Burbank, Tex Avery décède à l’âge de 72 ans.
Il se battait contre un cancer du poumon depuis un an.
Il repose au Forest Lawn Memorial Park de Hollywood Hills à Los Angeles, Californie.