
FAE
"Le père de Virginie Lemoine est architecte ; sa mère est peintre et décède lorsque Virginie est encore enfant. À la suite de ce décès, Virginie Lemoine est principalement élevée par son frère. Elle fait son apprentissage au conservatoire de Rouen, se passionne pour le théâtre et finit par produire une pièce, Les Ginettes, avec la chanteuse lyrique Véra Cirkovic en 1982.
Elle apparaît notamment au Edinburgh Festival Fringe, et au festival d'Avignon, puis accompagne Jean-Louis Kamoun dans sa tournée. Elle peaufine par ailleurs des sketchs sur la petite scène du Piano-Zinc, fameux bar-cabaret homosexuel des années 1980 où elle travaille occasionnellement,
Elle se lie d'amitié avec Jacques Martin qui la convie à participer à son émission Ainsi font font font de 1990 à 1992. Préalablement, elle se produit en 1989 au Théâtre des Blancs Manteaux dans la pièce 100 % Polyamide.
Ses débuts à la radio commencent en 1990 sur France Inter avec l'émission Le Vrai-Faux Journal de Claude Villers où elle fait la connaissance de Laurent Gerra et en 1991 avec l'émission C'est aussi bien à l'ombre. Elle débute à la télévision sur FR3, puis France 3, dans l'émission La Classe présentée par Fabrice.
Entre 1992 et 1995, elle est une fervente chroniqueuse de l'émission Rien à cirer de Laurent Ruquier où elle forme un duo avec Laurent Gerra. À partir de là, ils participent communément à l'émission Ainsi font font font. Ils sont alors embauchés par Michel Drucker dans son émission Studio Gabriel. Ils tiennent une rubrique spéciale baptisée Les Zaptualités, où ils décortiquent avec humour les dernières nouvelles du monde.
Ensuite ils participent à l'émission Faites la fête, animée par Michel Drucker.
Elle présente également La Grosse émission sur la chaîne Comédie ! en 1998 durant quelques mois en compagnie des Robins des Bois.
Virginie Lemoine n'oublie pas le théâtre, puisqu'elle s'engage dans la pièce Le Syndrome de Madame Chiasson, mise en scène par Alain Sachs produite au Point Virgule de 1993 à 1995.
Puis en 2000, elle se produit au Petit Palais dans Virginie Lemoine en spectacle.
Elle est aussi mère de famille dans la série française Famille d'accueil. Dans chaque épisode, elle vient en aide à un enfant accueilli chez elle, tout en gérant sa propre famille.
En septembre 2007, elle a rejoint la bande de Laurent Ruquier sur Europe1 dans On va s'gêner de 16 heures à 18 heures.
En 2008, elle joue Un Banc à l'Ombre de Sacha Peron, au côté d'Anaïs Maro, dans une mise en scène de Xavier Jaillard.
La même année, elle est reçue à l'Académie Alphonse-Allais.
Elle écrit et met en scène La Diva A Sarcelles, nommé aux Molières en 2010 et qui reçoit le prix du meilleur spectacle musical, ainsi que le prix du meilleur spectacle musical au Festival Off, à Avignon, en 2015.
Elle participe également entre 2010 et 2011 à l'émission de Laurent Ruquier On n'demande qu'à en rire sur France 2 en tant que membre du jury. En 2012, elle y revient dans un sketch d'Arnaud Tsamere où elle joue une enseignante.
Elle écrit et met en scène Brigitte, directeur d'agence la même année. La pièce est créée en Suisse, puis jouée au Vingtième Théâtre.
L'année suivante, Virginie Lemoine adapte au Théâtre de la Huchette Le Bal d'Irène Nemirovsky. Après une tournée et un passage au festival d'Avignon entre 2015 et 2016, ce spectacle est redonné à Paris au Théâtre Rive Gauche en 2017.
Elle écrit et met également en scène Les Maurices Girls avec Marie Chevalot.
En 2016, au Vingtième Théâtre, elle présente sa mise en scène, 31 (présenté au festival d'Avignon), que l'on retrouve en 2017, au Théâtre des Champs Élysées.
À partir de 2017, elle met en scène différentes pièces au Festival Off d'Avignon, reprises par la suite au Théâtre La Bruyère de Paris : Chagrin pour soi, ou Suite française avec Florence Pernel et Béatrice Agenin.
Dans Piège mortel, elle partage l'affiche avec Nicolas Briançon. Spiridon Superstar, monté à l'hiver 2019, est actuellement sa dernière mise en scène.
Virginie Lemoine a été mariée à Alexandre Bonstein (chanteur et acteur).
Elle fut la compagne de Laurent Gerra de 1991 à 1997. Actuellement, elle partage sa vie avec le comédien Darius Kethari."
FAE
[. . .] "Honoré Victorin Daumier, né à Marseille et mort à Valmondois, est un graveur, caricaturiste, peintre et sculpteur français, dont les œuvres commentaient la vie sociale et politique en France au xixe siècle. Dessinateur prolifique, auteur de plus de quatre mille lithographies, il est surtout connu pour ses caricatures d'hommes politiques et ses satires du comportement de ses compatriotes. Il a changé la perception que nous avons sur l'art de la caricature politique.
La valeur de son œuvre peinte, quelque cinq cents tableaux, a elle aussi été reconnue, bien qu’à titre posthume seulement : Daumier est considéré de nos jours comme l'un des plus grands peintres français du xixe siècle."
Capusa06
Pieter van den Broecke (25 février 1585, Anvers - détroit de Malacca 1er décembre 1640) est un marin et marchand de tissu néerlandais au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC ou Oostindysche Compagnie). À ce titre il est l'un des premiers voyageurs à goûter du café à Moka. Ce navigateur d'origine anversoise et calviniste sillonne pour la compagnie financière les mers lointaines. Ce Néerlandais d'adoption participe à la fondation de Batavia et joue un rôle actif contre la piraterie. Dès 1620, il est nommé directeur général des factoreries établies en Perse et aux Indes. Il revient enrichi passer une partie de la fin de sa vie aux Provinces-Unies.
Ce marchand instruit s'est également rendu à trois reprises en Angola. Il est l'un des premiers Européens à décrire des sociétés en Afrique occidentale et centrale et préciser dans le détail les stratégies commerciales le long de la côte africaine.
Biographie
Son père, également nommé Pieter Van den Broecke, a vécu à Anvers, mais il a dû fuir à Alkmaar en raison de ses sympathies calvinistes. La famille vit à Hambourg pendant un certain temps, puis vers 1597 retourne à Amsterdam. Au moment où la VOC a commencé à se développer, le jeune Pieter rejoint la compagnie comme commerçant et commence sa carrière. Il en devient au terme de sa carrière un important négociant, un directeur et un amiral. Il n'est pas le seul Anversois à jouer un rôle éminent pour la compagnie : De Laet en est un chef écouté.
En 1611, il livre une cargaison de 65111 livres d'ivoire et de cuivre à Amsterdam, en partie obtenue après la capture d'un navire portugais. En 1614, il visite Moka et boit "quelque chose de chaud et noir, du café". Il devient gestionnaire de la VOC à Surat. Il a décrit l'esclave éthiopienne Malik Ambar. En 1616 l'établissement de Suratte est en pleine expansion, avec de nouveaux établissements mineur mis en place dans l'arrière-pays.
En 1617 le navire le Duyfken, passe sous son commandement, mais fait naufrage sur la côte de Surate.
Il a navigué dans l'archipel malais à côté de Jan Pieterszoon Coen et a assisté à la bataille de Jakarta, en 1619. Pieter van den Broecke a pris la relève de Coen à la tête des Îles Banda. La plus grande de ces îles a été à peine la moitié de la taille de Texel. Il développe alors le commerce lucratif des clous de girofle et de la noix de muscade. Les Néerlandais détiennent à ce moment-là le monopole sur ce commerce. Les natifs de l’île se révoltent contre cette mainmise sur leur richesse. Les Néerlandais écrasent la révolte et de nombreux habitants sont tués sur l’île de Banda. Le nombre de victimes est si important que les Néerlandais durent délibérément repeupler cette île.
Lors de sa retraite passé aux Provinces-Unies, il a été décoré d’une chaîne en or, à laquelle est suspendue le portrait de son ami Frans Hals. Son fils était un perkenier (propriétaire de plantation) sur les îles Banda. La famille Van der Broecke continua de vivre sur l’île de Banda pendant plusieurs générations.
Misterprof-
25 février 1984 :
Décès du journaliste Roger Couderc, spécialiste du rugby, dont les commentaires enthousiastes, à la télévision et à la radio, ont grandement contribué à élargir la popularité du rugby en France.
Les joueurs de l’équipe de France le surnommaient « le seizième homme du XV de France ».
Il naît 12 juillet 1918 à Souillac, où son père, Pierre, exploite l’hôtel de la Gare.
Il est formé au rugby à « La Quercynoise », association sportive du lycée Gambetta de Cahors.
Son père veut en faire un cuisinier mais, se sentant une vocation d'artiste, Roger préfère à quinze ans, monter à Paris.
Il étudie à l'école nationale supérieure des beaux-arts.
À vingt ans, ayant du mal à subvenir à ses besoins, il se tourne vers le journalisme et entre à l’agence de presse Fournier en tant que stagiaire.
En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé à Agen, dans le 12e régiment d’artillerie coloniale.
Fait prisonnier, il est envoyé en Allemagne, au stalag XIII A où il participe à la reconstruction d'un stade.
Blessé au genou dans un bombardement, il est autorisé après trois ans de captivité à rentrer en France.
Il est désormais de santé fragile.
Redevenu journaliste, il réalise une exclusivité en étant le premier à interviewer Marcel Ravidat, l'un des découvreurs de la grotte de Lascaux.
En 1943, il rencontre Fernande Gilard, dite « Noune », une jeune fille de Mauvezin, dans le Gers.
qu'il l'épouse en 1944.
Le couple a deux enfants, Christine (née en 1944) et Laurent (né en 1946)8.
En 1944, il rencontre François Mitterrand, directeur du journal Libres dont il est un des reporters.
Ils déjeunent parfois ensemble au Café du Croissant.
Devenu président de la République française, celui-ci lui remettra en personne les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur en septembre 1982, en présence de quatre ministres, ainsi qu' en présence de sa famille, dont notamment son père âgé de 94 ans.
Il joue trois-quarts aile à la Renaissance sportive mauvezinoise.
Toujours en 1944, il collabore à Libre, que dirige François Mitterrand puis au Courrier de la Nièvre, à La Dépêche du Midi, au Midi olympique et à L'Auto-Journal.
Il est ensuite journaliste radiophonique à Radio Luxembourg et à Europe no 1.
Il s’y spécialise dans le rugby et le sport automobile.
Recruté par Georges Briquet, il entre comme journaliste de radio à la RTF, au début des années 50. Il continue dans le reportage sportif, couvrant le rugby à XIII, à l'époque très en vogue, ainsi que les courses d’automobiles .
Puis il passe à la télévision en 1958-59 où il commente les deux rugby, le catch, le tennis et il anime le jeu télévisé La Tête et les Jambes.
À partir de 1961, il participe, aux côtés de Thierry Roland et Robert Chapatte, à l'émission sportive Les Coulisses de l'exploit.
Il fait partie de l'équipe de « Sports Dimanche » où il guide les débuts de Michel Drucker .
En 1962, il fait aussi partie de l'équipe d'animateurs du jeu télévisé Intervilles, tout en devenant le spécialiste incontesté du rugby à XV, faisant connaître le tournoi des Cinq nations jusqu'au nord de la Loire.
À partir de 1963, il anime « Le Temps des loisirs ».
C’est dans le cadre de cette émission qu’il mène une interview « rigolote » de Brigitte Bardot sur le tournage d'Une ravissante idiote.
En 1965, il écrit un roman policier, Le Nez de Siméon.
Durant les années 1960, le vendredi soir, il commente les grandes soirées de catch télévisées, en direct de l'Élysée-Montmartre et de la salle Wagram.
C'est l'époque de célèbres lutteurs comme L'Ange Blanc ou Le Bourreau de Béthune.
Les commentaires tonitruants et pleins de vie de Roger, flamboyants, indignés ou hilares, ravissent les téléspectateurs.
Le 20 janvier 1961, il met lui-même la main à la pâte en luttant contre un spectateur agressif.
C'est le rugby à XV qui lui vaut sa plus grande popularité.
Sa ferveur, sa bonne humeur, son chaleureux accent occitan, ses commentaires bouillonnants, parfois chauvins mais toujours bon enfant, contribuent fortement à faire aimer le rugby dans son pays.
Infatigable supporter de l'équipe de France, il encourage plus qu'il ne commente, au point d'être surnommé par les joueurs le « seizième homme du XV de France ».
Son vibrant « Allez les petits ! », lancé à des géants de plus de 100 kilos, devient vite célèbre.
Parmi les joueurs qu’il interviewe, se trouve celui qui deviendra bien plus tard son complice à l’antenne, Pierre Albaladejo.
Le journaliste et réalisateur Christophe Duchiron voit en Roger Couderc « un précurseur dans le commentaire sportif en direct.
En 1968, un vaste mouvement social enfièvre la France.
Du 17 mai au 23 juin, une grève paralyse l'ORTF, et se prolonge en ce qui concerne la télévision jusqu'au 12 juillet.
Roger Couderc et Robert Chapatte tiennent des discours enflammés à la Sorbonne, devant les étudiants révoltés.
Roger Couderc les encourage de son célèbre « Allez les petits ! »
Le calme revenu, une centaine de journalistes sont mutés ou licenciés.
Roger Couderc est dans la charrette, en compagnie d'autres journalistes sportifs comme Raymond Marcillac, Robert Chapatte ou Thierry Roland.
Il retourne alors à la radio, d’abord à Radio Luxembourg, devenue RTL, où il reste deux ans.
Puis, en 1971, il retrouve Europe no 1.
Là, on lui confie le rugby, en lui adjoignant un consultant qui vient d’officier deux ans durant au côté du journaliste Emile Toulouse : Pierre Albaladejo, ancien demi d'ouverture de l'US Dax et de l'équipe de France.
En mettant en place un tandem de commentateurs, Europe no 1 inaugure la formule « un journaliste, un consultant » largement répandue aujourd'hui.
Les rôles sont bien répartis : Roger exulte, tempête, bout, déborde de lyrisme et de parti-pris, tandis que Bala, pondéré, moins partial, technicien pédagogue, corrige les approximations de son partenaire et éclaire les phases obscures du jeu.
De 1971 à 1974, nombre de Français prennent donc l'étrange habitude de regarder les matchs de rugby en coupant le son de leur téléviseur et en allumant la radio pour bénéficier des commentaires de Couderc et d'Albaladejo.
Marcel Jullian le rappelle à la télévision, sur Antenne 2, qui naît le 1er janvier 1975.
Roger y assure les commentaires des matchs de rugby, toujours épaulé de Pierre Albaladejo.
Leur premier match est France-Galles, le 18 janvier.
Roger appartient également à l'équipe du magazine hebdomadaire sportif Stade 2.
Le 14 juillet 1979, à Auckland, il se montre à la hauteur d'un événement considérable en commentant le dernier essai Français en chantant.
Le dernier match international qu'il commente est France-pays de Galles, le 19 mars 1983.
L'équipe de France joue en blanc.
Le maillot de son capitaine, Jean-Pierre Rives, est spectaculairement ensanglanté, à la suite d'un choc avec Serge Blanco.
Lors du banquet d'après-match, Jean-Pierre Rives offre ce maillot à Roger Couderc.
Roger Couderc prend sa retraite après la finale Béziers-Nice du Championnat de France, le 28 mai 1983.
Il meurt quelques mois plus tard, le 25 février 1984, à l'hôpital Pierre-Wertheimer de Bron.
Il repose à Mauvezin, selon sa volonté.
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24 février 1932 :
Naissance de Michel Legrand, musicien, compositeur, pianiste de jazz, chanteur et arrangeur français naturalisé américain.
Michel-Jean Legrand naît dans le quartier de Ménilmontant.
Ses parents, le compositeur Raymond Legrand (1908-1974) et Marcelle Der Mikaëlian (sœur du chef d'orchestre Jacques Hélian, d'origine arménienne) divorcent quand il a trois ans.
Il a une sœur aînée, Christiane Legrand.
Michel Legrand étudie le piano et l'écriture au Conservatoire national de musique à Paris de 1942 à 1949, dans les classes de Lucette Descaves, Henri Challan et Nadia Boulanger notamment, et où il remporte plusieurs premiers prix.
Il se prend de passion pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie avec lequel il collaborera quelques années plus tard, écrivant en 1952 les arrangements pour l'orchestre à cordes qui accompagne le trompettiste dans ses concerts européens.
Sans être crédité aux génériques, il fait ses premiers pas pour des musiques de films auprès de son père, pour lequel il écrit des orchestrations et arrangements, quand ce ne sont pas des chansons complètes.
Praticien d'une douzaine d'instruments, il écrit en 1951 des arrangements pour l'orchestre de son père qui l'introduit dans l’univers de la chanson de variété.
Il commence ainsi une carrière d’accompagnateur et d'arrangeur avec Jacques Canetti au théâtre des Trois Baudets, dans les tournées et pour la maison de disques Philips.
Il met son talent d'arrangeur au service de Jacqueline François, Henri Salvador, Catherine Sauvage et Jacques Brel.
En 1954, à la demande de la firme américaine Columbia et grâce à Jacques Canetti producteur musical chez Philips qui a passé un accord avec cette firme, il offre des relectures jazzy de rengaines françaises.
L'album I Love Paris est un énorme succès (8 millions d'exemplaires écoulés); la reconnaissance de Legrand se fait internationale.
En 1956, Jacques Canetti le présente à Maurice Chevalier qui l'engage comme directeur musical de son spectacle à l'Alhambra.
En 1957, il est invité au Festival mondial de la jeunesse de Moscou et Zizi Jeanmaire lui confie la direction musicale de son spectacle.
En 1958, pour Legrand Jazz, il enregistre à New York avec Miles Davis, John Coltrane et Bill Evans, devenant l'un des premiers Européens à travailler avec les maîtres du jazz moderne.
En 1966, il a fait les arrangements de la chanson internationale C'est si bon d'Henri Betti et André Hornez pour l’album de Barbra Streisand Color Me Barbra.
A noter qu'en 1948, son père Raymond Legrand a dirigé l’orchestre pour l’enregistrement de cette chanson par les sœurs Étienne.
Influencé par Stan Kenton, il mène une brève carrière de jazzman comme leader : Holiday in Rome en 1955, Michel Legrand Plays Cole Porter en 1957, Legrand in Rio en 1958.
Certaines compositions de Michel Legrand, telles La Valse des Lilas, la Chanson de Maxence, What are you doing the rest of your life (le theme principal du film The Happy Ending) ou encore le thème principal de la bande originale du film Un été 42 sont devenues des standards de jazz.
Le tournant des années 1960 et l'émergence de la Nouvelle Vague vont ancrer définitivement Michel Legrand dans le monde de la musique de film.
Il travaille pour Agnès Varda (Cléo de 5 à 7 en 1962), Jean-Luc Godard (Une femme est une femme en 1961, Vivre sa vie en 1962 et Bande à part en 1964) et surtout Jacques Demy (Lola en 1961, Les Parapluies de Cherbourg en 1964, Les Demoiselles de Rochefort en 1967, Peau d'âne en 1970) avec qui il invente la comédie musicale à la française.
Ainsi Les Parapluies de Cherbourg est un film chanté en continu où tous les dialogues sont inspirés par la musique, ce qui était novateur à l'époque.
En 1962, il convainc Jacques Canetti de signer, chez Philips, avec Claude Nougaro, alors quasi inconnu, dont il réalise et compose la musique de son second disque, celui de la reconnaissance (le Cinéma, Les Don Juan, Le rouge et le noir, Tout feu tout femme...) et assure les orchestrations (également sur Le Jazz et la Java et Une petite fille).
À partir de 1964, Michel Legrand prend la décision d'interpréter lui-même les chansons qu'il compose.
Il travaille et se construit un répertoire avec deux auteurs Eddy Marnay et Jean Dréjac.
Pour son album Attendre… sorti en 1980, il est interprète, auteur et compositeur.
En 1966, après avoir été nommé aux Oscars pour son travail sur Les Parapluies de Cherbourg, il décide d'aller tenter sa chance à Hollywood et s'installe à Los Angeles.
Ses amitiés avec Quincy Jones et Henry Mancini l'aident grandement à se faire une place dans ce milieu hautement concurrentiel et lui permettent de rencontrer les paroliers Alan et Marilyn Bergman.
En 1968, il est appelé à la rescousse par le réalisateur Norman Jewison qui n'arrive pas à monter son dernier film tout en ayant 5 heures d'images déjà tournées.
Michel Legrand propose alors de composer seul, sans contrainte et en n'ayant vu le film qu'une seule fois, une heure et demie de musique originale, pour que le réalisateur puisse ensuite monter son film en se calant sur cette musique.
Le procédé est inédit car d'habitude à Hollywood la musique de film est créée et ajoutée après que le film est tourné et monté.
Le résultat donne un film novateur pour l'époque, L'Affaire Thomas Crown où les plans suivent le rythme de la bande originale.
Le film et sa musique sont un succès, et la chanson phare de la bande originale, The Windmills of Your Mind vaut à Michel Legrand de recevoir l'année suivante l'Oscar de la meilleure chanson originale.
Les Moulins de mon cœur est repris ensuite par des chanteurs de variétés comme Marcel Amont et Claude François.
Deux ans plus tard, il reçoit l'Oscar de la meilleure musique de film pour Un été 42 de Robert Mulligan (1971) dont la chanson-thème The Summer Knows par Barbra Streisand rencontre le succès.
Entre 1971 et 1975, nommé vingt-sept fois aux Grammy Awards, il en remporte cinq.
Il décroche un troisième Oscar pour Yentl de Barbra Streisand en 1983.
La même année, il compose la bande sonore de Jamais plus jamais d'Irvin Kershner, ultime James Bond avec Sean Connery dont la chanson-titre est écrite par Alan et Marilyn Bergman.
Ses deux dernières compositions pour le cinéma ont été pour des films de Xavier Beauvois : La Rançon de la gloire avec Benoît Poelvoorde et Roschdy Zem (2015) puis Les Gardiennes avec Nathalie Baye et Laura Smet (2017).
Michel Legrand a composé en tout plus de deux cents musiques pour le cinéma et la télévision.
Il a enregistré avec différentes vedettes de la chanson dans des genres variés : Aretha Franklin, Celine Dion, Michael Jackson, Miles Davis, Louis Armstrong, Catherine Sauvage, Henri Salvador, Charles Aznavour, Zizi Jeanmaire, Frank Sinatra, Sarah Vaughan, Jack Jones, Tereza Kesovija, Ella Fitzgerald, Jessye Norman, Perry Como, Lena Horne, Kiri Te Kanawa, James Ingram, Johnny Mathis, Barbra Streisand, Caterina Valente, Frankie Laine, Nana Mouskouri, Frida Boccara, Danièle Licari, Raymond Devos, Stéphane Grappelli, Mireille Mathieu, Claude Nougaro, Mario Pelchat et plus récemment avec Natalie Dessay et Vincent Niclo.
Michel Legrand est également auteur de deux opéras et ballets ainsi que de deux concertos.
En tant que pianiste soliste, il s'est produit avec de nombreux orchestres à travers le monde, notamment ceux de Saint-Pétersbourg, Vancouver, Montréal, Atlanta et Denver.
En 1994, il sort son enregistrement du Requiem de Gabriel Fauré et de celui de Maurice Duruflé, auprès du label Teldec Classics.
En 2009 Michel Legrand enregistre un album de ses grandes chansons avec le chanteur Canadien Mario Pelchat.
L’ album, qui comprend notamment un duo de Michel Legrand et Mario Pelchat (Elle a elle a pas) ainsi qu’un autre duo (How Do You Keep The Music Playing) avec Mario Pelchat et Dionne Warwick reçoit, en 2010, le Félix de l’album jazz de l’année au gala de l’ADISQ au Québec.
Ils partent ensuite en tournée qui les amènera dans les grandes villes du Québec ainsi qu’à Toronto, mais également à Boston, New-York, Washington et Las Vegas puis à Paris et à Moscou et St-Petersbourg.
Cette collaboration marque du même coup les 50 ans de carrière de Michel Legrand.
Michel Legrand meurt de septicémie dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019, à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine où il était hospitalisé depuis deux semaines pour une infection pulmonaire.
Ses funérailles sont célébrées à Paris en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky le 1er février 2019.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, près de Francis Lemarque, Yves Montand, Simone Signoret et Gaspard Ulliel.
Sa tombe est ornée d'une croix orthodoxe, et le nom de sa dernière épouse est déjà inscrit sur la pierre tombale.
Capusa06
Ibn Baṭṭūṭa (en arabe : ابن بطّوطة ; en berbère : ⵎⵉⵙ ⵏ ⵡⵓⴱⵟⵟⵓⵟ), de son nom complet ʾAbu ʿAbd Allah Muḥammad Ibn ʿAbd Allah al-Lawātī aṭ-Ṭanjī Ibn Baṭṭūṭa (أبو عبد الله محمد بن عبد الله اللواتي الطنجي بن بطوطة) né le 24 février 1304 à Tanger et mort en 1368 (ou peut-être 1377) à Marrakech, est un explorateur et voyageur marocain d'origine berbère qui a parcouru plus de 120 000 km entre 1325 et 1349, de l'ancien territoire du Khanat bulgare de la Volga au nord, jusqu'à Tombouctou au sud, et de Tanger à l’ouest jusqu'à Quanzhou en Extrême-Orient.
Les mémoires d'Ibn Battûta sont compilés par le lettré Ibn Juzayy al-Kalbi en un livre intitulé تحفة النظار في غرائب الأمصار وعجائب الأسفار, Tuḥfat an-Nuẓẓār fī Gharāʾib al-Amṣār wa ʿAjāʾib al-Asfār (« Cadeau précieux pour ceux qui considèrent les choses étranges des grandes villes et les merveilles des voyages »), communément appelé « Voyages » (الرحلة, Rihla). Toutefois, il faut rester prudent sur la fiabilité de quelques parties de ces écrits, certains historiens doutant qu'Ibn Battuta ait réellement effectué la totalité des pèlerinages et voyages relatés.
Biographie
Ibn Battûta est né le 24 février 1304 dans la ville de Tanger au sein d'une famille de lettrés musulmans de la tribu berbère des Luwata.
Dans sa jeunesse, Ibn Battuta étudie le fiqh de l'école malikite, puis, à l'âge de 21 ans, il décide d'accomplir le pèlerinage à La Mecque. C'est le 14 juin 1325 qu'il commence son voyage, dont il ne reviendra que le 8 novembre 1349, après un périple de quelque 120 000 kilomètres. Mais c'est pour se remettre aussitôt en route : Andalousie, le Maroc et finalement le royaume du Mali. Au cours de son voyage, il accomplit six pèlerinages à la Mecque.
L'année qui suit son retour définitif, il reçoit du souverain mérénide Abu 'Inan l'ordre de dicter ses souvenirs à son secrétaire, Ibn Juzzay. Le travail de recension s'étend entre le 9 décembre 1355 et le mois de février.
On sait peu de choses sur sa vie après son retour. Il ne quitta plus Fès et mourut en 1368 ou 1377.
Les voyages
À l'origine simple pèlerin, musulman coutumier, Ibn Battûta voit ses déplacements grandement facilité par le fait qu'il se déplace en terres d'islam et, très souvent, de langue arabe. Il profite également du développement du commerce puisqu'il se joint souvent à des caravanes, ou embarque sur des vaisseaux marchands musulmans. Il rencontre de nombreuses personnalités et devient souvent leur conseiller lors de ses longs périples.
On peut distinguer quatre périodes dans ces voyages :
1325-1327 : premier pèlerinage (hajj) à La Mecque par le Maghreb, exploration de la vallée du Nil, de la Syrie, de l'Irak et des villes d'Iran ;
1328-1330 : pèlerinage à La Mecque en passant par les côtes du sud de la péninsule arabique jusqu'à Kilwa Kisiwani et sur les côtes africaines de culture swahilie ;
1330-1346 : quatrième pèlerinage à La Mecque, exploration de l'Anatolie, la mer Noire, l'Asie centrale, l'Inde, Ceylan, Sumatra, la Malaisie et la Chine jusqu'à Pékin ;
1349-1354 : traversée du Sahara jusqu'au Mali.
Traversée de la Libye
Le 14 juin 1325, Ibn Battûta part de Tanger pour son pèlerinage à La Mecque. Il traverse rapidement le Maghreb central (actuel Algérie) . Il arrive à Tunis sous le règne du sultan hafside Abû Yahyâ Abû Bakr al-Mutawakkil au moment de la fête de la fin du ramadan. Il se joint à une caravane partant pour l'Arabie. De passage à Tripoli, il se marie une première fois et repart avec son épouse. En cours de chemin, un différend avec son beau-père le fait divorcer. Il se remarie avec une autre femme de la caravane, fille d'un lettré originaire de Fès.
Remontée de la vallée du Nil .
En avril 1326, il arrive à Alexandrie. Ibn Battûta donne une description détaillée du phare d'Alexandrie et signale qu'à son retour en 1349 il ne trouva sur ces lieux qu'un tas de ruines.
Ibn Battûta passe au Caire. Il explique alors le système fiscal local basé sur la hauteur de la crue annuelle du Nil, cette crue étant le signe de récoltes plus ou moins abondantes. Il passa près des pyramides de Gizeh. À l'époque elles étaient encore couvertes d'un parement de calcaire qui les rendait luisantes au soleil. Ibn Battûta raconte qu'un souverain voulut pénétrer dans une pyramide en attaquant le parement calcaire avec du vinaigre chaud jusqu'à ouvrir une brèche.
Toutefois, entre autres erreurs certaines d'ibn Battuta en la matière, figure notamment sa description des pyramides sous une forme de cône. Il se peut qu'il se soit référé à des récits antérieurs, ou qu'il les aient confondues avec le Medracen de l'ex-Numidie ou avec le Mausolée royal de Maurétanie césarienne, les deux — désormais fameuses — pyramides coniques antiques du Maghreb central qu'il a pu voir sur son parcours entre le Maroc et l'Égypte.
Partant du Caire, il remonte le Nil. Au passage, on apprend qu'un homme s'est enrichi en se servant des pierres des temples antiques pour construire une école coranique. Arrivé au bord de la mer Rouge, à Aydhab, le conflit entre les Égyptiens du sultanat du Caire et les Bejas, l'empêche de traverser et il doit faire demi-tour vers Le Caire. Dans ce chemin de retour depuis Assouan jusqu'au Caire, il semble s'attarder un peu plus à chaque étape.
FAE
flore a écrit :
Où lire la charte Quintonic?
Bonjour Flore,
je ne suis pas assez habile sur ce site pour tenter de vous répondre, désolée.
On y accédait facilement par l'ancien système qui date maintenant de plusieurs années.
Un ou une qntonien/ne saura certainement vous répondre.
Cordialement
Faé
FAE
Mais c’est dans le rondeau que Voiture, en tant que poète, excelle. On cite celui qui a pour refrain ou clausule : « Ma foi, c’est fait », et qui donne à la fois la règle et l’exemple du genre :
"[. . . ]
Vincent Voiture par Philippe de Champaigne.
« Ma foi, c’est fait de moi, car Isabeau
M’a conjuré de lui faire un rondeau.
Cela me met en une peine extrême.
Quoi ! treize vers, huit en eau, cinq en ême
Je lui ferais aussitôt un bateau.
En voila cinq pourtant en un monceau.
Faisons-en sept en invoquant Brodeau,
Et puis mettons, par quelque stratagème :
Ma foi, c’est fait.
Si je pouvais encor de mon cerveau
Tirer cinq vers, l’ouvrage serait beau ;
Mais cependant je suis dedans l’onzième,
Et ci je crois que je fais le douzième ;
En voilà treize ajustés au niveau.
Ma foi, c’est fait. »
Assez prétentieux de sa nature, les aristocrates qu’il côtoie ne se font pas faute de le remettre, à l’occasion, à sa place en lui rappelant sa condition de fils de marchand de vins. On cite ainsi le mot de Mme des Loges à propos d’un de ses proverbes : « Celui-là ne vaut rien, percez-nous en d’un autre »."
FAE
"Vincent Voiture, né le 24 février 1597 à Amiens et mort le 26 mai 1648 (à 51 ans) à Paris, est un poète et prosateur français.
Un protégé de Gaston d'Orléans
Fils d’un marchand de vins qui suivait la cour, il fait ses études à Paris et gagne la protection de Gaston d'Orléans, frère du roi, en lui adressant une pièce de vers à l’âge de 16 ans. Ce prince le nomme contrôleur général de sa maison, puis introducteur des ambassadeurs. Le comte d’Avaux, dont il a été le condisciple, le met en relation avec plusieurs personnes de la haute société.
Un habitué de l'Hôtel de Rambouillet
Chaudebonne l’introduit à l’hôtel de Rambouillet. Il enseigne le beau langage et les belles manières aux habitués de cet hôtel dont il est le héros galant et badin, comme Guez de Balzac en est le héros sérieux. Quand il accompagne le duc d’Orléans, après la Journée des Dupes, en Lorraine, puis dans le Languedoc, les épîtres qu’il envoie sont un événement dans le monde des beaux-esprits dont l’a séparé la politique. Il en écrit aussi d’Espagne, où le prince l’a chargé d’une mission.
Un protégé de Richelieu
De retour à Paris, il est, en 1634, un des premiers membres de l’Académie française, et se concilie tout à fait le cardinal de Richelieu par une lettre sur la prise de Corbie, qui est son chef-d’œuvre (1636). Envoyé vers le grand-duc de Toscane en 1638 pour lui notifier la naissance du dauphin, il va jusqu’à Rome, où il s’occupe d’un procès où se trouve Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, et est élu membre de l’Académie des Humoristes.
Maître d’hôtel du roi en 1639, premier commis du comte d’Avaux en 1642, aux appointements de 4 000 livres, il a encore une pension de 1 000 écus que lui fait accorder la reine. Son revenu finit par monter à 18 000 livres.
Un Précieux
Il reste jusqu’à la fin de sa vie frivole et galant, n’ayant qu’une passion sérieuse : le jeu. Par son caractère, comme par son talent, Voiture est tout à fait propre à s’attirer la faveur des salons et à briller dans la société des beaux esprits de son époque qu’il emplit de sa renommée. Ses lettres y sont les oracles du goût et y font la mode de la prose.
Ce courtisan, à la poésie faite de recherche, de maniérisme et de galanterie, qui ne veut pas publier ses œuvres de son vivant, est considéré comme très habile dans les genres poétiques mineurs. Quant aux vers de bien, ils soulèvent des querelles et des partis puissants qui semblent près de faire à son sujet une Fronde littéraire. Son Sonnet à Uranie, opposé à celui de Job par Benserade, divise le monde en jobelins et uranistes lors de la querelle des jobelins et des uranistes, qui montre sous un nouveau jour l’humeur belliqueuse d'Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, qui est à la tête de ses partisans.
Son sonnet de la Belle Matineuse, opposé à celui de Malleville sur le même sujet, comme un diamant à une perle, est un échantillon de l’une de ses manières :
« Des portes du matin l’amante de Céphale
Ses roses épandait dans le milieu des airs,
Et jetait sur les cieux nouvellement ouverts
Ces traits d’or et d’azur qu’en naissant elle étale,
Quand la nymphe divine, à mon repos fatale,
Apparut, et brilla de tant d’attraits divers
Qu’il semblait qu’elle seule éclairait l’univers
Et remplissait de feu la rive orientale.
Le soleil, se hâtant pour la gloire des cieux,
Vint opposer sa flamme à l’éclat de ses yeux,
Et prit tous les rayons dont l’Olympe se dore.
L’onde, la terre et l’air s’allumaient alentour,
Mais auprès de Philis on le prit pour l’aurore,
Et l’on crut que Philis était l’astre du jour. »
Voiture, dont les écrits sont représentatifs de la préciosité, prend volontiers un ton moins pompeux. Ce n’est souvent qu’un rimeur de ruelles, un mondain pour qui la littérature n’est qu’un passe-temps, mais dont toute la cour répète les chansonnettes, ses Lanturlu et ses Landriry :
« L’on jugerait par la blancheur
De Bourbon, et par sa fraîcheur,
Landrirette,
Qu’elle a pris naissance des lys,
Landriry. »
Mais c’est dans le rondeau que Voiture, en tant que poète, excelle. On cite celui qui a pour refrain ou clausule : « Ma foi, c’est fait », et qui donne à la fois la règle et l’exemple du genre : [. . . ] "