
Misterprof-
FAE a écrit :
Bonjour à tous ! 😃
" . . . Van Gogh grandit au sein d'une famille de l'ancienne bourgeoisie. Il tente d'abord de faire carrière comme marchand d'art chez Goupil & Cie. Cependant, refusant de voir l'art comme une marchandise, il est licencié. Il aspire alors à devenir pasteur, mais il échoue aux examens de théologie. À l'approche de 1880, il se tourne vers la peinture. Pendant ces années, il quitte les Pays-Bas pour la Belgique, puis s'établit en France. Vincent explore la peinture et le dessin à la fois en autodidacte et en suivant des cours. Passionné, il ne cesse d'enrichir sa culture picturale : il analyse le travail des peintres de l'époque, il visite les musées et les galeries d'art, il échange des idées avec ses amis peintres, il étudie les estampes japonaises, les gravures anglaises, etc. Sa peinture reflète ses recherches et l'étendue de ses connaissances artistiques. Toutefois, sa vie est parsemée de crises qui révèlent son instabilité mentale. L'une d'elles provoque son suicide, à l'âge de 37 ans.
L'abondante correspondance de Van Gogh permet de mieux le comprendre. Elle est constituée de plus de 800 lettres écrites à sa famille et à ses amis, dont 652 envoyées à son frère « Theo », avec qui il entretient une relation soutenue aussi bien sur le plan personnel que professionnel.
L'œuvre de Van Gogh est composée de plus de 2 000 toiles et dessins datant principalement des années 1880. Elle fait écho au milieu artistique européen de la fin du xixe siècle. Il est influencé par ses amis peintres, notamment Anthon van Rappard, Émile Bernard et Paul Gauguin. Il échange aussi des points de vue avec son frère Theo, un marchand d'art connu. Il admire Jean-François Millet, Rembrandt, Rubens, Frans Hals, Anton Mauve et Eugène Delacroix, tout en s'inspirant d'Hiroshige, Claude Monet, Adolphe Monticelli, Paul Cézanne, Edgar Degas et Paul Signac."
Merci Fae.
J'ai longtemps habité à Pontoise et, bien sûr, j'allais fréquemment à Auvers sur Oise sur les traces de Van Gogh.
30 mai 2007 :
Naissance de Jean-Claude Brialy, acteur, réalisateur, scénariste et écrivain français.
Né à Aumale, en Algérie, Jean-Claude Brialy est le fils de Roger Jean Brialy, lieutenant au 65e d'artillerie qu’il suit dans ses multiples affectations pendant son enfance, et de Suzanne Abraham.
Il passe ainsi par Blida en Algérie, puis Bône (actuellement Annaba) et, en 1943, Marseille.
La famille Brialy s’installe ensuite à Angers.
Jean-Claude et son frère Jacques, cadet de deux ans, vont à l’école au lycée David-Angers et les vacances se déroulent chez leurs grands-parents à Chambellay ou bien à Issoire.
Il écrit en 2000 dans son autobiographie que c’est dans ce village qu'il vit les plus beaux moments de son enfance marquée par un manque d'amour, élevé à la cravache par des parents qui entretiennent une rivalité avec son frère.
En 1946, Jean-Claude Brialy fait son entrée au Prytanée national militaire de La Flèche, avant de déménager de nouveau à Saint-Étienne, et finalement passer son baccalauréat au collège épiscopal Saint-Étienne de Strasbourg, où il suit en parallèle des cours d’art dramatique, sa passion, contre l'avis de son père colonel qui le destine à une carrière militaire.
Il obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg et entre alors au centre d’art dramatique de l’Est, où il interprète différents rôles de théâtre.
Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l’armée en Allemagne, l’occasion pour lui de tourner en 1954 son premier court-métrage, Chiffonard, et Bon Aloi.
À la fin de son service militaire, il part à Paris en novembre 1954, seul car ses parents ne cautionnent pas ses velléités de saltimbanque.
En 1954, Jean-Claude Brialy débarque à Paris, vit de petits boulots, ses parents refusant de l'aider.
Il fréquente alors la bande des Cahiers du cinéma et joue dans un court-métrage Le Coup du berger de Jacques Rivette.
Après avoir été stagiaire assistant-réalisateur sur French Cancan de Jean Renoir en 1954, il va alors multiplier apparitions et rôles, dont Elena et les Hommes de Jean Renoir, en 1956 (source d'une grande déception car la scène est coupée au montage alors qu'il voulait impressionner sa famille), Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle en 1957 et surtout Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, qui lui apportent la célébrité.
En 1959, il achète grâce à l'aide financière de Claude Chabrol et de François Truffaut le château de Monthyon, près de Meaux, que lui a fait connaître Marie-José Nat.
Il y passe plusieurs mois de convalescence après une lourde opération chirurgicale à la suite d'une mauvaise chute dans Le Beau Serge.
Reconnu à la fois par le public et par ses pairs, Brialy est vite devenu l'ami de nombreux artistes.
C'est chez-lui à Monthyon que Romy Schneider (son amie depuis 1958) se ressourcera après la mort accidentelle de son fils en 1981 et que Jacques Chazot, atteint d'un cancer de la gorge, passera les derniers mois de sa vie, avant d'être enterré en 1993 dans le cimetière de la commune.
Jean-Claude Brialy achète aussi, en 1966, un ancien bistrot de l'île Saint-Louis à Paris, qu'il fait transformer en restaurant sous l'enseigne L'Orangerie.
Ce lieu de vie nocturne verra défiler en toute discrétion un grand nombre d'artistes français et étrangers.
Jean-Claude Brialy a vécu quarante-huit ans au château de Monthyon.
Il l'avait choisi pour son emplacement, face à la mairie, l'église et l'école, de manière à faire comme son grand-père paternel : regarder l'horloge de l'église et entendre les cloches.
En effet son grand-père avait acheté, à l'Exposition Universelle de 1937, une horloge qui ne fonctionna jamais.
Sans cesse son grand-père regardait l'horloge de l'église.
Cette habitude ne le quitta jamais.
Le petit théâtre comme l'appelait Jean-Claude était réservé aux projections privées avec les amis.
Au premier étage, on trouve les anciens sièges du théâtre des Bouffes-Parisiens.
Il devient un acteur prisé des réalisateurs de la Nouvelle Vague, jouant pour Jean-Luc Godard dans Une femme est une femme, pour Éric Rohmer dans Le Genou de Claire et pour François Truffaut dans La Mariée était en noir.
Il est très proche de François Truffaut ; en 1968 ce dernier demande à Marcel Berbert et à Jean-Claude Brialy d'être les témoins de son mariage avec Claude Jade ; mariage qui ne se fera pas.
Grand travailleur, il tourne plusieurs films par an, jouant également au théâtre.
Il manquera aussi de travailler au cinéma avec Claude Sautet, mais finalement, avec le temps, aucun projet ne se concrétisera avec ce réalisateur.
Il passe à la réalisation avec son premier film en 1971, Églantine, qu'il tourne à Chambellay, un village d'Anjou d'où sont natifs ses grands-parents, puis en 1973 Volets clos.
Il tourne L'Oiseau rare en 1973, avec Anny Duperey et Barbara, au château de Lesches, en Seine-et-Marne, non loin de son château de Monthyon.
En juillet 1979, il réalise pour la télévision, Les Malheurs de Sophie, tourné au château de Lorie à La Chapelle-sur-Oudon, près de Segré.
Directeur du théâtre Hébertot (1977) puis du théâtre des Bouffes-Parisiens (de 1986 à sa mort, la direction étant alors reprise par son compagnon Bruno Finck), Jean-Claude Brialy est longtemps directeur artistique du festival d’Anjou (1985-2001) ainsi que le créateur et directeur artistique du festival de Ramatuelle à partir de 1985.
En 2000 et 2004, il écrit deux livres autobiographiques qui rencontrent un réel succès de librairie: Le Ruisseau des singes (éd. Robert Laffont), où il évoque plus particulièrement les bons moments de son enfance passés à Chambellay près d’Angers (« Mon paradis, c’est l’Anjou ») et J’ai oublié de vous dire (XO éditions).
Son homosexualité, longtemps cachée à son père et au monde du cinéma, est revendiquée depuis la parution en 2000 de son autobiographie Le Ruisseau des singes.
Opposé au mariage gay, mais favorable à un PACS amélioré, où les gens qui se pacsent devraient avoir les mêmes droits que les gens mariés, Jean-Claude Brialy s'est aussi beaucoup engagé dans la lutte contre le sida, notamment aux côtés de Line Renaud.
En 2006, à la suite de son voyage dans son pays natal, il publie Mon Algérie (Timée éditions).
Il écrit aussi des anthologies: Les Pensées les plus drôles des acteurs et Les Répliques les plus drôles du théâtre de boulevard (Le Cherche-Midi).
Personnalité du « tout-Paris », il intervient parallèlement dans de nombreuses émissions de radio et de télévision, comme Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL.
Il participe régulièrement à l’émission.
On retrouvera également Jean-Claude Brialy à l'émission télévisée Numéro Un, de Maritie, et Gilbert Carpentier, entre 1975 et 1982, où il accompagnera régulièrement les artistes avec humour.
Il devient ainsi rapidement, à partir des années 1970, le confident des grandes stars comme Arletty, ou Jean Gabin, et il acquiert un savoir encyclopédique sur le show business.
En 2006, Jean-Claude Brialy tourne son dernier téléfilm Monsieur Max, de Gabriel Aghion. On le voit aux obsèques de Gérard Oury, en juillet 2006, avec lequel il avait tourné Lévy et Goliath, aux funérailles de Philippe Noiret le 27 novembre 2006 et à celles de Jean-Pierre Cassel en avril 2007.
Il meurt le 30 mai 2007 des suites d’un cancer du foie.
Ses obsèques sont célébrées en l’église Saint-Louis-en-l'Île, le 4 juin 2007.
La messe des funérailles est concélébrée par l’évêque Jean-Michel Di Falco et l’abbé Gérard Pelletier, en présence de nombreuses autres personnalités et célébrités.
Jean-Claude Brialy est enterré au cimetière de Montmartre, l'acteur cabot ayant choisi volontairement une tombe juste à côté de la célèbre « Dame aux Camélias » pour bénéficier de la visite de ses admirateurs.
Un édicule abrite une muse couronnée de pavots.
Capusa06
Moshe ben Maïmon, plus couramment connu en français sous le nom de Moïse Maïmonide (hébreu : הרב משה בן מימון HaRav Moshé ben Maïmon ; arabe : أبو عمران موسى بن ميمون بن عبد الله القرطبي اليهودي Abou Imran Moussa ibn Maïmoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Yahoudi « Moïse fils de Maïmoun ibn Abdallah le cordouan juif » ; grec ancien : Μωυσής Μαϊμονίδης Moyses Maïmonides) et mentionné dans la littérature juive sous son acronyme HaRambam (הרמב"ם « le Ramba"m »), est un rabbin séfarade du xiie siècle né à Cordoue le 30 mars 1138 et mort à Fostat, le 13 décembre 1204, considéré comme l’une des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen Âge.
Talmudiste, commentateur de la Mishna, jurisconsulte et décisionnaire, il est l’auteur du Mishné Torah, l’un des plus importants codes de loi juive.
Philosophe, métaphysicien et théologien, il entreprend comme son contemporain Averroès une synthèse entre la révélation et la vérité scientifique, laquelle est représentée de son temps par le système d’Aristote dans la version arabe d’Al-Fârâbî.
Médecin de cour et astronome, il publie aussi des traités dans ces domaines qui accroissent son prestige parmi ses contemporains.
Dirigeant de la communauté juive d'Égypte, il s’emploie à juguler l’influence du karaïsme et répond aux questions et requêtes de centres aussi éloignés que l’Irak et le Yémen.
Il est cependant accueilli avec plus de circonspection voire d’hostilité en France et en Espagne, où ses écrits et son rationalisme sont sujets à controverse des siècles durant, comme en témoigne son épitaphe qui mentionne d’abord « ci-gît […] le meilleur des hommes », remplacée par « […] un hérétique excommunié » avant la plus célèbre :
« De Moïse à Moïse [Maïmonide], il n’y en a aucun comme Moïse. »
L’histoire retient en effet de Maïmonide la dernière appréciation, et il est l’une des rares autorités juives à avoir influencé les mondes arabo-musulman et chrétien, notamment Thomas d'Aquin, qui le surnomme « l’Aigle de la Synagogue »
Biographie
Moshe ben Maïmon naît à Cordoue en Espagne en 1138, qui est alors sous la domination de la dynastie berbère des Almoravides. Sa famille a pris le nom d’Ibn Abdallah, et siège au tribunal rabbinique de la ville depuis sept génération. Son père, Rabbi Maïmon ben Yossef HaDayan, est une autorité respectée, consultée de part et d’autre de la communauté juive arabophone. Il assume, après la mort de son épouse, le parentage de Moïse, et lui transmet les enseignements de Joseph ibn Migash, que Maïmonide désigne dans ses écrits comme son maître, bien qu’il soit mort alors que Moïse avait trois ans. Maïmonide se considère aussi comme le disciple des maîtres de Joseph ibn Migash, Isaac Alfassi et Hananel ben Houshiel, et il acquiert une connaissance solide des enseignements de Samuel ben Hofni, l’un des derniers gueonim qui influencera sa méthode. Il manifeste aussi un intérêt précoce pour les sciences et la philosophie grecque, qu’il dit avoir lu avec le fils de Jabir Ibn Aflah dans les traductions arabes.
Alors qu’il a 10 ans, Cordoue est conquise par les Almohades, qui entendent revenir à un islam sans compromis avec les influences extérieures. Il ne peut donc y avoir sur leurs possessions de non-musulmans ; la dhimma qui leur imposait un statut de citoyen inférieur mais leur accordait dans le même temps une mesure de protection pour peu qu’ils s’acquittent de leurs tâches, est abolie et ils n’ont dès lors plus pour choix que la mort, la conversion ou l’exil. La famille Ibn Abdallah, qui comprend désormais un fils David et une fille dont nous ne connaissons pas le nom, erre dans le sud de l’Espagne pendant dix ans avant de rejoindre Fès au Maroc en 1159 ou 1160. Elle y demeure environ cinq ans, au cours desquels Maïmonide aurait fréquenté l’université Al Quaraouiyine, jusqu’à ce que la ville devienne à son tour le théâtre de disputes et persécutions sur fond d’intolérance religieuse, et que le rabbin Yehouda Hacohen Ibn Shoushan, directeur de l’académie talmudique locale, meure en martyr pour avoir refusé la conversion à l’islam. La famille fait route vers la terre d’Israël dix jours plus tard, en 1165.
Le parcours singulier des Ibn Abdallah, qui se dirigent vers le centre du pouvoir de la dynastie almohade plutôt que de le fuir, suscite des légendes — dont l’une d’elles, inspirée de l'histoire de Rabbi Shimon bar Yohaï, raconte que Maïmonide dut se cacher sept ans dans une grotte pour échapper à la vindicte — mais aussi des interrogations sur une éventuelle conversion de la famille à l’islam, fût-ce du bout des lèvres, pendant cette période.
Rabbi Maïmon et sa famille sont accueillis par le rabbin Yefet ben Eliyahou, dirigeant de la communauté de Saint-Jean d’Acre (Akko), avec lequel il était probablement en relation épistolaire. Il les mènera cinq mois plus tard en pèlerinage sur le mont du Temple à Jérusalem, ainsi que dans le tombeau des Patriarches à Hébron. Moïse Maïmonide se fait connaître du monde juif lorsqu’il joue un rôle instrumental dans la rescousse des Juifs de Bilbéis, pris en otage lors du siège de cette ville par le roi Amaury ; accomplissant le devoir religieux de rédemption des captifs, Maïmonide correspond avec cinq communautés de Basse-Égypte, obtient d’eux la rançon réclamée, et fait parvenir la somme par deux juges, dépêchés en Palestine pour négocier la libération avec les Croisés. Les Ibn Abdallah reprennent une nouvelle fois la route vers l’Égypte, contraints à ce choix par la précarité des conditions de vie à Saint-Jean d’Acre, à moins que le rôle joué par Maïmonide dans la rédemption des Juifs de Bilbéis ne lui ait ouvert de nouvelles perspectives. Rabbi Maïmon meurt à Alexandrie, et son corps est rapatrié à Tibériade pour y être enterré.
D’Alexandrie, Maïmonide, son frère David et sa sœur, font route vers Fostat, en périphérie du Caire, où il est nommé Raïs al Yahoud (« dirigeant des Juifs ») vers 1171.
Tout en assurant la direction spirituelle de la communauté juive, Maïmonide publie un lexique de logique à l’intention des Juifs de langue arabe, et un commentaire sur la Mishna qui affermissent sa réputation, consacrant ses journées à l’étude tandis que David assure leur subsistance par le commerce de pierres précieuses.
Vers 1177, le jeune frère de Maïmonide, déjà marié et père d’une fille, se rend sur les instructions de son frère au port d’Aidab, au Soudan. Peu impressionné par ce qu’il y trouve, il décide de tenter sa chance aux Indes mais l’embarcation qui l’y emmène sombre corps et biens. Après une longue période de deuil, Maïmonide, qui ne souhaite pas monnayer ses connaissances en Torah ou en philosophie, choisit d’exercer la médecine qu’il avait commencé à étudier à Cordoue puis à Fès. Il devient médecin attitré du vizir Al Qadi al Fadil, secrétaire de Saladin, puis du fils du sultan et du reste de sa famille. C’est au cours de cette période de sa vie, qu’il décrit à Samuel Ibn Tibbon comme harassante, que Maïmonide rédige le meilleur de son œuvre. Après avoir perdu sa femme et sa fille dans une épidémie, il se remarie avec la fille de Mishaël Halevi et donne naissance à un fils, Avraham Maïmonide, qui succédera à son père à la tête de la communauté juive d’Égypte et s’illustrera également comme médecin et penseur éminent.
Il meurt à Fostat, mais aurait demandé et obtenu d’être enterré à Tibériade, aux côtés de son père (d’autres traditions situent cependant sa tombe en Égypte et même à Fès).
FAE
Bonjour à tous ! 😃
" . . . Van Gogh grandit au sein d'une famille de l'ancienne bourgeoisie. Il tente d'abord de faire carrière comme marchand d'art chez Goupil & Cie. Cependant, refusant de voir l'art comme une marchandise, il est licencié. Il aspire alors à devenir pasteur, mais il échoue aux examens de théologie. À l'approche de 1880, il se tourne vers la peinture. Pendant ces années, il quitte les Pays-Bas pour la Belgique, puis s'établit en France. Vincent explore la peinture et le dessin à la fois en autodidacte et en suivant des cours. Passionné, il ne cesse d'enrichir sa culture picturale : il analyse le travail des peintres de l'époque, il visite les musées et les galeries d'art, il échange des idées avec ses amis peintres, il étudie les estampes japonaises, les gravures anglaises, etc. Sa peinture reflète ses recherches et l'étendue de ses connaissances artistiques. Toutefois, sa vie est parsemée de crises qui révèlent son instabilité mentale. L'une d'elles provoque son suicide, à l'âge de 37 ans.
L'abondante correspondance de Van Gogh permet de mieux le comprendre. Elle est constituée de plus de 800 lettres écrites à sa famille et à ses amis, dont 652 envoyées à son frère « Theo », avec qui il entretient une relation soutenue aussi bien sur le plan personnel que professionnel.
L'œuvre de Van Gogh est composée de plus de 2 000 toiles et dessins datant principalement des années 1880. Elle fait écho au milieu artistique européen de la fin du xixe siècle. Il est influencé par ses amis peintres, notamment Anthon van Rappard, Émile Bernard et Paul Gauguin. Il échange aussi des points de vue avec son frère Theo, un marchand d'art connu. Il admire Jean-François Millet, Rembrandt, Rubens, Frans Hals, Anton Mauve et Eugène Delacroix, tout en s'inspirant d'Hiroshige, Claude Monet, Adolphe Monticelli, Paul Cézanne, Edgar Degas et Paul Signac."
FAE
"Marcel Aymé, né le 29 mars 1902 à Joigny et mort le 14 octobre 1967 chez lui, rue Norvins dans le 18e arrondissement de Paris, est un écrivain, dramaturge, nouvelliste, scénariste et essayiste français. Écrivain prolifique, il est l'auteur de deux essais, 17 romans, plusieurs dizaines de nouvelles, une dizaine de pièces de théâtre, plus de 160 articles et des contes.
Il est resté très attaché à sa région d'origine, la Franche-Comté, à laquelle il a fait une place de choix dans ses romans : La Table aux crevés (1929) pour lequel il obtient le prix Renaudot, La Vouivre (1941), Gustalin (1938). Il devient néanmoins un véritable « parigot »[pourquoi ?] de Paris dont il a mis en scène les classes populaires (La Rue sans nom), la petite bourgeoisie (Le Bœuf clandestin en 1939), les intellectuels et les snobs (Travelingue en 1941).
Avec ces écrits, il fournit une « étude sociale », avec un vocabulaire précis pour chaque type humain. Son langage mêle les différents registres : argot, patois régional franc-comtois soutenu et anglais phonétiquement francisé.
Très attaqué par la critique, y compris pour ses textes les plus inoffensifs comme Les Contes du chat perché, il doit l'essentiel de son succès au public. Au théâtre, son plaidoyer contre la peine de mort, La Tête des autres (1952), a soulevé de vives réactions, mais aussi de l'enthousiasme, tout comme ses comédies grinçantes : Lucienne et le Boucher (1948), Clérambard (1950).
Il a également écrit de nombreux scénarios et traduit des auteurs américains importants : Arthur Miller (Les Sorcières de Salem), Tennessee Williams (La Nuit de l'iguane). De nombreux films, téléfilms et dessins animés ont été tirés de ses œuvres[réf. nécessaire]. Cultivant son statut d'écrivain politiquement marginal, il est resté très à l'écart des milieux intellectuels, ce qui l'a fait classer dans les écrivains d'abord de gauche, puis de droite, puis comme anarchiste de droite."
Capusa06
Lavrenti Pavlovitch Beria (Lavrenti Pavles dze Beria, en géorgien : ლავრენტი პავლეს ძე ბერია ; Lavrentiï Pavlovitch Beria, en russe : Лавре́нтий Па́влович Бе́рия), né le 29 mars 1899 à Merkheoul (Empire russe, actuelle république séparatiste auto-proclamée géorgienne d'Abkhazie), occupée par la Russie, et mort exécuté le 23 décembre 1953 à Moscou, est un homme politique soviétique. Bras droit de Staline, il est une figure-clé du pouvoir soviétique de 1938 à 1953. Chef du NKVD en premier lieu, il est à ce titre l'un des responsables du massacre de Katyń. Il est par la suite membre du Politburo de 1946 à sa mort, et contrôle l'ensemble de la sécurité intérieure et extérieure de l'Union soviétique.
Staline le présente à Ribbentrop comme « le chef de notre Gestapo » lors de la signature du Pacte germano-soviétique ; lors de la conférence de Yalta, il le présente comme « notre Himmler » au président des États-Unis Franklin Roosevelt. Il reste reconnu comme un personnage sadique.
Son rôle est primordial dans l'organisation industrielle du Goulag, la répression de la désertion lors de la Seconde Guerre mondiale — il est le créateur du SMERSH —, le développement d'un réseau d'espionnage international performant et la répression dans les États satellites (comme dans l'exemple des procès de Prague). Il organise l’accession de l'Union soviétique au statut de puissance nucléaire.
En 1953, alors que Staline a déjà programmé son élimination en montant de toutes pièces un « complot mingrélien », la mort du dictateur le sauve in extremis.
Quelques mois plus tard, alors qu'il est premier vice-président du Conseil des ministres de l'Union soviétique et prépare sa prise du pouvoir, il est piégé par les autres membres du Politburo, parmi lesquels Nikita Khrouchtchev qui va émerger à la tête de l'URSS. À l'occasion d'une réunion de routine au Kremlin, Beria est arrêté et exécuté. Il existe au moins trois versions différentes de son arrestation, aucune ne pouvant être prouvée comme exacte. Sa mort marque le début de la déstalinisation.
Jeunesse
Géorgien comme Staline, Lavrenti Pavlovitch Beria nait le 29 mars 1899 à Merkheouli, sur la côte caucasienne de la mer Noire, dans une région montagneuse, d'une famille de paysans mingréliens relativement aisée. Sa mère, servante, réussit à convaincre son employeur de financer les études de son fils. Son père, Pavel Khoulaïevitch Beria, put alors l'envoyer à Soukhoumi, fréquenter une école primaire apparemment supérieure. Il y fit de brillantes études. À la fin de 1915, il partit pour Bakou et entra dans une autre école spécialisée dans la construction mécanique. Il est alors employé par l'Okhrana, la police politique impériale, qui lui fournit quelques subsides. Un certain mouvement ouvrier s'était organisé dans la ville depuis quelques années. Mais ce n'est qu'en mars 1917 qu'il rejoint les étudiants bolcheviks, partisans de Vladimir Ilitch Lénine, quand l'histoire tourne en leur faveur.
Opportuniste, il s'engage dans l'armée, puis dans les rangs adverses mencheviks, au service du Moussavat nationaliste, en prétendant jouer double jeu. Cette audace lui permet d'être remarqué par Anastase Mikoïan et les amis directs de Staline. Selon Sergo Beria, son fils, il n'est ni marxiste, ni communiste mais, ambitieux, il décide d'entamer une carrière d'apparatchik classique au sein du parti communiste.
En 1921, il épouse Nina Gueguetchkori (1905-1991), aristocrate géorgienne orpheline de père et élevée par ses oncles Evguéni Guéguétchkori et Sacha Guéguétchkori. Ils ont eu un fils en 1924, Sergo, décédé en 2000.
Il fournit notamment les noms des « bourgeois à assassiner » à Bakou. Son caractère méthodique et impitoyable le fait recruter par la Tchéka, première police politique bolchévique, avec l’appui de Sergo Ordjonikidze, qui l’aurait auparavant sauvé d’une exécution et l’avait aidé à échapper aux accusations de collaboration avec les mencheviks. En 1922, il devient chef-adjoint de la branche géorgienne de l'OGPU, qui succède à la Tchéka.
Au service de Staline dans la répression en Géorgie
En 1924, il dirige la répression du soulèvement d'août des nationalistes géorgiens, organisant l'exécution de 10 000 partisans. Du fait de cette « bravoure bolchevique », Beria est nommé chef de la division des affaires politiques secrètes de l'OGPU en Transcaucasie et reçoit l'ordre de l'Étoile rouge.
En 1927, il prend la tête de l'OGPU en Géorgie. L'exécution de l'employeur de sa mère qui avait financé ses études est le premier de ses crimes personnels.
En insistant auprès de Nestor Lakoba (en), ami de Staline et dirigeant de l’Abkhazie, il est présenté par ce dernier en septembre 1931 à son compatriote Joseph Staline. Staline éprouve initialement du dédain pour ce flagorneur. Malgré cela, à sa deuxième visite, il change d’avis et finit par s’attacher à Beria, « mon ami, un bon tchékiste », contre l’avis de sa femme, de Kirov et de Sergo qui le mettent en garde contre Beria. Staline apprécie chez Beria autant sa fidélité indéfectible et sa cruauté sans limite que son sens de l'organisation.
En octobre 1931, Staline profite du chaos de la famine pour nommer Beria secrétaire du parti communiste géorgien, puis deuxième secrétaire du Parti de la Fédération transcaucasienne en 1932, arguant que Beria « résout les problèmes alors que le Politburo se contente de gratter du papier ! ». Son rôle est d'extirper tout risque nationaliste et d'assurer l'accès au pouvoir total de Staline. Il possède dès lors ses entrées chez Staline, au point que sa fille l’appelle « oncle Lara » ; n’ayant plus besoin de son protecteur Lakoba, il le plaqua sans autre forme de procès.
En février 1934, au XVe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique, il est membre du comité central du Parti.
Il engage alors une lutte d'influence au sein du parti communiste géorgien, en particulier contre Gaioz Devdariani (en), ministre de l'Éducation dans la République socialiste soviétique de Géorgie, en ordonnant l'assassinat de ses deux frères, George et Shalva, qui occupaient respectivement des postes importants dans la Tchéka et le parti communiste local. Finalement, Gaioz Devdariani est accusé de menées contre-révolutionnaires et exécuté en 1938.
Beria conserve le contrôle du parti communiste géorgien jusqu'à sa mort, y compris après sa nomination au Kremlin.
En 1935, Beria est l'un de ses subordonnés en qui Staline a le plus confiance. En fait, Beria s'est assuré une place de choix dans l'entourage du « Père des peuples » en réécrivant l'histoire du parti communiste géorgien, en attribuant à Staline le rôle moteur dans l'histoire du parti communiste en Transcaucasie et en éliminant les vieux bolcheviques qui pourraient contester cette version.
Lors de la terreur stalinienne, qui commence après l'assassinat de Sergueï Kirov en décembre 1934, Beria dirige les purges politiques dans l'ensemble de la Transcaucasie.
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29 mars 1943 :
Naissance du musicien Vangelis.
Evángelos Odysséas Papathanassíou est un musicien et compositeur grec.
Il naît à Agría, village limitrophe de Vólos.
Il commence à jouer du piano à l'âge de quatre ans et donne sa première représentation publique de ses propres compositions à l'âge de six ans.
Autodidacte, il n'a aucune connaissance du solfège.
Au début des années 1960, il est un des fondateurs du groupe pop rock The Forminx, qui connaît un grand succès en Grèce.
Simultanément aux soulèvements étudiants de mai 1968, il vient à Paris et monte le groupe de rock progressif Aphrodite's Child avec Demis Roussos et Lucas Sideras.
Le groupe se sépare en 1972 et Vangelis termine seul leur dernier album 666.
Vangelis commence sa carrière solo en composant la bande originale du film Sex Power en 1970, réalisé par Henry Chapier, puis celle de plusieurs films documentaires du réalisateur français Frédéric Rossif à partir de 1971.
En 1972, il sort l'album-concept Fais que ton rêve soit plus long que la nuit, dont certains éléments ont été enregistrés lors des événements de mai 1968 en France.
Son premier album solo officiel, Earth, est publié en 1973 sous le nom de Vangelis O. Papathanassiou.
Durant l'été 1974, le groupe de rock progressif Yes lui propose d'intégrer le groupe après le départ de leur claviériste Rick Wakeman.
Vangelis refuse, estimant que cela pourrait nuire à sa créativité et à son style.
Il se lie tout de même d'amitié avec le chanteur Jon Anderson avec qui il travaillera ensuite à plusieurs occasions.
Après avoir déménagé à Londres, il monte son propre studio et publie une série de quatre albums studio sous le nom de Vangelis, nom d'artiste qu'il conservera par la suite : Heaven and Hell en 1975, Albedo 0.39 en 1976, Spiral en 1977 et Beaubourg en 1978.
Un extrait de l'album Heaven and Hell sera notamment utilisé en 1980 comme thème de la série télévisée de PBS Cosmos, ainsi que dans le film de Moïse Maatouk, Le Dîner des bustes.
En 1980, il compose deux titres pour la bande originale du documentaire britannique Death of a Princess.
La même année, il produit en duo avec Jon Anderson (sous le nom de Jon and Vangelis) Short Stories puis The Friends of Mr. Cairo en 1981.
En 1981, Vangelis travaille avec le réalisateur Hugh Hudson pour composer la bande originale des Chariots de feu.
En 1982, la consécration lui vient avec l'Oscar de la meilleure musique de film.
Il n'est pas présent pour recevoir le prix, c'est le présentateur William Hurt qui récupère le prix à sa place.
Cette même année il commence à travailler avec le réalisateur Ridley Scott.
Il compose alors la musique de Blade Runner pour laquelle il est nommé au BAFTA Awards, ainsi qu'aux Golden Globes en 1983.
En 1991, il est membre du jury au Festival de Cannes.
L'année suivante, il compose la musique de plusieurs documentaires sous-marins du commandant Jacques-Yves Cousteau.
En 1992, la France le fait Chevalier de l'Ordre des arts et lettres.
Cette même année, il retrouve Ridley Scott pour la musique du film 1492 : Christophe Colomb, récompensée une fois de plus par une nomination aux Golden Globes en 1993.
Il compose la musique du film Lunes de fiel de son ami Roman Polanski.
Vangelis sort en 2001 Mythodea, thème des missions vers la planète Mars pour le compte de la NASA.
Il compose ensuite l'hymne de la Coupe du monde de football de 2002.
Après plusieurs années d'absence, il revient en 2004 à la musique de film avec la bande originale du film d'Oliver Stone, Alexandre, et reçoit le World Soundtrack Award, dans la catégorie Public Choice Award, en 2005.
En 2007, il compose la bande originale d'El Greco.
En 2012, il compose la bande originale du documentaire Trashed de Candida Brady.
La même année, Les Chariots de feu apparaîssent lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2012.
En 2013, il crée pour le Kremlin Ballet la version symphonique, augmentée d'un nouvel acte, de son ballet Beauty and the Beast, chorégraphié par Wayne Eaglings et orchestré par Sylvain Morizet et Jean-Pascal Beintus.
En 2014, il compose la bande originale du film Crépuscule des ombres dont le sujet est la guerre d'Algérie.
En 2016 sort l'album Rosetta composé pour la mission de la sonde Rosetta lancée par l'Agence spatiale européenne en 2004, et dont la mission s'est achevée le 30 septembre 2016.
Son dernier album, Juno to Jupiter, également issu d'une collaboration avec la NASA à l'occasion de la mission de la sonde spatiale Juno, sort en 2021.
Vangelis meurt le 17 mai 2022, à l'âge de 79 ans, selon l'agence de presse Athens News Agency relayée par Reuters et l'AFP.
Cette information est confirmée par le Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis.
La cause de sa mort n'est pas précisée dans le communiqué de ses avocats.
Selon son assistant Lefteris Zermas, Vangelis serait mort des suites d’une insuffisance cardiaque liée, selon plusieurs médias grecs, à la Covid-19.
La cérémonie civile de ses obsèques et sa crémation ont eu lieu dans la stricte intimité au crématorium du cimetière du Père-Lachaise le 3 juin 2022 en la présence de sa compagne Lora Metaxa, de Roman Polanski (avec lequel il a collaboré pour le film Lunes de fiel), de l'astrophysicien de la NASA Scott J. Bolton, de l'ambassadeur de Grèce à Paris et de nombreux amis grecs.
En mai 2023 sort au cinéma un film documentaire de 105 minutes réalisé par Oliver Stone, Nuclear Now, dont la bande originale a été réalisée par Vangelis ; il s’agit là de sa dernière création.
FAE
Bonsoir à tous ! 😃
"1990 : sortie du Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (le mercredi 28), dans les salles de cinéma françaises, film qui décrochera dix Césars puis un prix d'interprétation à Cannes pour Gérard Depardieu, au scénario coadapté de la pièce de quatre heures d'Edmond Rostand par Jean-Claude Carrière."
Capusa06
Thérèse d'Avila (en espagnol Teresa de Ávila), en religion Thérèse de Jésus (en espagnol Teresa de Jesús), née le 28 mars 1515 à Gotarrendura en Vieille-Castille et morte le 4 octobre 1582 à Alba de Tormes, est une religieuse carmélite espagnole. L'influence de ses écrits, témoignage de son expérience mystique, en fait une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Elle est reconnue sainte et docteur de l'Église par l'Église catholique.
La réforme qu'elle décide dans l'Ordre du Carmel espagnol entraîne, quelques années après sa mort, la création d'une branche autonome au niveau de l'ordre : l'Ordre des Carmes déchaux. Cette nouvelle branche monastique s'étendra rapidement dans toute l'Europe puis le monde : le nombre des carmes réformés dépassera rapidement, et dépasse toujours, celui des carmes non réformés.
Béatifiée en 1614 et canonisée en 1622, elle est fêtée dans la liturgie catholique le 15 octobre. Elle est déclarée docteur de l'Église catholique en 1970, première femme à obtenir ce titre. Son influence spirituelle, associée à celle de saint Jean de la Croix, a été très forte au xviie siècle. Elle reste aujourd'hui une référence au-delà de sa famille monastique et même à l'extérieur de l'Église catholique.
Elle est l'auteur de nombreux ouvrages tant biographiques que didactiques ou poétiques, régulièrement réédités dans le monde entier. Elle est encore aujourd'hui le sujet de nombreuses publications.
Après sa mort, son corps incorrompu est exhumé plusieurs fois. Très vite, sa dépouille se trouve être une relique disputée entre les couvents d'Ávila, son lieu de naissance, et d'Alba de Tormes, son lieu de décès. Elle repose désormais dans un tombeau de marbre placé dans l'église du couvent d'Alba de Tormes en 1760. Plusieurs reliques ont été extraites de sa dépouille et sont présentes dans différentes églises d'Espagne.
Biographie
Enfance
Teresa Sánchez de Cepeda Dávila y Ahumada est née le 28 mars 1515 à Ávila (Vieille-Castille). Son père est Alonso Sánchez de Cepeda (1471-1544). D'un premier mariage avec Catalina del Peso y Henao (issue de la petite noblesse castillane), il a deux fils et une fille : Juan, Pedro et María. Devenu veuf, il se remarie avec Beatriz Dávila y Ahumada (1495-1528) apparentée avec sa première épouse. Beatriz lui donne huit fils et deux filles : Hernando, Rodrigo, Teresa, Juan (de Ahumada), Lorenzo, Pedro, Jerónimo, Antonio, Agustín et Juana ; la famille compte ainsi treize enfants au total. Teresa est baptisée dans l’église Saint-Jean le 4 avril.
Sa famille paternelle est issue de juifs convertis de force, séfarades de Tolède. Son grand-père Juan Sánchez (1440-1507), riche marchand marrane de Tolède, fut condamné en 1485 par l'Inquisition tolédane, pour cause de crypto-judaïsme, à porter le san-benito lors de pénitences publiques pendant sept vendredis, dans les églises de Tolède. Bien que « réconcilié », il fut ruiné et s'installa à Ávila où Juan Sánchez de Toledo Cepeda prospéra de nouveau et put acheter un faux certificat d'hidalguía l'apparentant à un chevalier d'Alphonse XI et l'exemptant des persécutions, impôts, séquestres et prison.
L'idéal pieux et l'exemple édifiant de la vie des saints et martyrs sont transmis à Thérèse dès son enfance par ses parents, le chevalier Alonso Sánchez de Cepeda et Beatriz Dávila y Ahumada. Selon la description faite dans ses écrits destinés à son confesseur (recueillis dans l'un de ses écrits autobiographiques, la Vida de Santa Teresa de Jesús), Thérèse montre dès sa tendre enfance une nature passionnée et une imagination fertile. Son père, amateur de lecture, possédait quelques romans, dont l'étude suscite l'éveil de la sensibilité de la petite fille de six ans.
Adolescence
Précocement instruite des histoires édifiantes de la vie des saints, elle souhaite vivre le martyre en allant avec son frère Rodrigue dans les « terres des infidèles » en Afrique du Nord musulmane. Échouant dans leur projet qui débutait par une fugue, le frère et la sœur décident de se faire ermites. Thérèse écrit : « Je faisais l'aumône comme je pouvais, et je pouvais peu. J'essayais la solitude pour prier mes dévotions, qui étaient nombreuses, et particulièrement le rosaire… J'aimais beaucoup faire comme si nous étions des nonnes dans des monastères, quand je jouais avec d'autres petites filles, et je pense que je souhaitais l'être. »
En 1527, à l'âge de douze ans, Thérèse perd sa mère. La jeune Thérèse demande alors à la Vierge Marie de lui servir de mère.
Adolescente passionnée de romans de chevalerie (elle en écrit en 1529), elle oublie sa dévotion religieuse et ses jeux d'enfance. Elle déclare : « J'ai commencé à porter de beaux habits, et à vouloir paraître élégante, je soignais mes mains, ma coiffure et mes parfums, et toutes les vanités de cet âge, car j'étais très curieuse… J'avais quelques cousins germains… Ils étaient à peu près de mon âge, un peu plus vieux que moi ; nous étions toujours ensemble, ils m'aimaient beaucoup et chaque fois que quelque chose les rendait heureux, nous discutions et j'écoutais leurs joies et leurs enfantillages… Tout le mal me vint d'une parente (une cousine semble-t-il) qui venait souvent chez nous. Je me trouvais fréquemment en sa compagnie pour bavarder, car elle m'aidait dans toutes les idées de passe-temps qui me venaient à l'esprit, et m'en proposait même d'autres ; elle me faisait également part de ses fréquentations et de ses futilités. Il me semble que ce fut lorsque je me mis à la fréquenter, à l'âge de quatorze ans, que le péché mortel m'éloigna de Dieu. »
Pendant trois mois, et avec la complicité des domestiques, elle succombe aux passe-temps des agréables compagnies, faisant ainsi courir un danger à elle-même et à l'honneur de son père et de ses frères. Elle prend également goût pour les parures avec le désir de plaire. Cependant elle-même déclare « qu'elle détestait les choses malhonnêtes ». Son père décide alors d'envoyer Thérèse au couvent de Santa María de Gracia à Ávila en 1531. Thérèse supporte difficilement son manque de liberté. Elle ne veut pas devenir religieuse, et ses adorateurs lui envoient des billets, mais comme selon ses propres mots « il n'y avait pas place pour tout cela, la chose cessa promptement ». Thérèse y reste jusqu'à l'automne 1532, sans se décider à embrasser la vie religieuse.
Vocation religieuse
Elle tombe gravement malade, et doit rentrer chez son père. Après sa convalescence, il la confie à sa sœur Marie de Cepeda qui vit à Castellanos de la Cañada avec son mari, don Martín de Guzmán y Barrientos. Luttant contre elle-même, elle parvient à dire à son père qu'elle souhaite entrer dans les ordres, tout en sachant qu'elle ne reviendra pas sur sa décision. Son père lui répond qu'il ne l'acceptera jamais de son vivant.
Aidée d'un de ses frères, Thérèse fugue du domicile familial le 2 novembre 1533 (ou le 2 novembre 1535, selon Francisco Ribera) pour le couvent de l'Incarnation à Ávila.
Ce monastère était non cloîtré, permettant aux religieuses de sortir et de recevoir des visites.
Elle y prononce ses vœux le 3 novembre 1534 (selon Ribera, elle prend l'habit le 2 novembre 1536 et prononce ses vœux le 3 novembre 1537). Thérèse passera vingt-sept ans dans cette communauté très nombreuse, de style encore médiéval. Ces premières années au Carmel se passent sans événements notables. Mais elle est très critique vis-à-vis des pratiques religieuses de l'ordre, qu'elle réformera quelques années plus tard.
Après être entrée au couvent, sa santé se détériore. Elle souffre très probablement de crises d'épilepsie, d'évanouissements, d'une cardiomyopathie non définie et d'autres troubles ; ainsi se passe la première année. Pour la guérir, son père l'emmène en 1535 à (es) Zapardiel de la Cañada avec sa sœur. Thérèse reste dans ce village jusqu'au printemps 1536 (elle réussit même durant son séjour à convertir un prêtre qui y vivait en concubinage), puis elle part à Becedas. De retour à Ávila (le dimanche des Rameaux de l'année 1537), elle subit en juillet une rechute de quatre jours chez son père. Elle reste paralysée pendant plus de deux ans. Aussi bien avant qu'après sa rechute, elle connut de grandes souffrances physiques.
Vers le milieu de l'année 1539, Thérèse recouvre la santé, selon elle, grâce à saint Joseph. Avec la santé reviennent les goûts mondains, faciles à satisfaire : Thérèse vit à nouveau au couvent et reçoit de fréquentes visites.
Conversion
Selon elle, son esprit s'alanguit, au point de lui faire abandonner la prière . Un jour, par hasard, elle voit dans un oratoire une image de Jésus-Christ souffrant qui provoque en elle une profonde émotion. Elle dira : « C’était une représentation si vive de ce que Notre-Seigneur endura pour nous, qu’en voyant le divin Maître dans cet état, je me sentis profondément bouleversée. Au souvenir de l’ingratitude dont j’avais payé tant d’amour, je fus saisie d’une si grande douleur qu’il me semblait sentir mon cœur se fendre. ». Elle décide alors de reprendre l'oraison. La lecture des Confessions de saint Augustin l'encourage dans sa conversion.
Ressentant des grâces spirituelles dans son oraison, Thérèse se confie à son confesseur pour savoir si elles viennent de Dieu ou du démon. Celui-ci, après l'avoir écoutée, lui indique que c'est le démon qui lui crée des illusions ; cette nouvelle cause beaucoup de tourments à Thérèse. Après plusieurs années où il lui tient ce même discours, l'ecclésiastique conseille finalement à Thérèse d'aller consulter des prêtres de la Compagnie de Jésus.
C'est à ce moment, en 1555, que les jésuites Juan de Padranos et Balthazar Álvarez fondent un collège à Ávila. Padranos devient le confesseur de Thérèse. L'année suivante (1556), Thérèse commence à ressentir des faveurs spirituelles intenses, et peu après en 1557, elle se voit encouragée par saint François Borgia (qui lui confirme que les faveurs spirituelles dont elle jouit viennent bien de Dieu et non du démon). Elle raconte avoir sa première apparition ainsi que la vision de l'enfer en 1557 ; en 1559, elle prend pour confesseur Baltasar Alvarez, qui dirige sa conscience pendant six ans, et reçoit, dit-elle, de grandes faveurs célestes, parmi lesquelles la vision de Jésus ressuscité.
En 1560, elle fait le vœu de toujours aspirer à la plus grande perfection ; saint Pierre d'Alcántara approuve cet état d'esprit, et saint Louis Bertrand l'encourage à mettre en œuvre son projet de réforme de l'Ordre du Carmel, qu'elle a conçu aux alentours de cette date : elle veut fonder à Ávila un monastère observant strictement la règle de l'Ordre, qui inclut l'obligation de la pauvreté, de la solitude et du silence. Son confesseur, le dominicain Pedro Ibáñez, lui ordonne d'écrire le récit de sa vie, travail qui va durer de 1561 à juin 1562. Plus tard, sur les conseils de Soto, elle réécrit le récit de sa vie en 1566 .
Misterprof-
28 mars 2004 :
Décès de Peter Ustinov, écrivain, comédien et metteur en scène de théâtre et de cinéma, scénariste et producteur de cinéma britannique.
Homme aux talents multiples, le « baron » Peter Alexander von Ustinow naît en 1921 à Swiss Cottage à Londres.
Son père, Jona von Ustinov, mort en 1962, est mobilisé au Wurtemberg en 1914 et employé par les services secrets allemands.
Installé en Grande-Bretagne dans les années 1920, il utilise le métier de journaliste comme couverture pour ses activités au profit de l'Allemagne.
En 1935, il passe au service du MI5 puis au MI6 pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il sera naturalisé britannique.
Sa mère, Nadejda Leontievna Benois (1896–1974), est une artiste-peintre d'ascendance russe, française et vénitienne.
Peter Ustinov fait ses études à la prestigieuse Westminster School de Londres.
Il envisage d'angliciser son nom en Peter Austin ; un de ses condisciples lui conseille de supprimer le « von » et de garder « Ustinov ».
Il quitte la Westminster School à seize ans puis intègre la London Theater School, classe de M. Saint-Denis, pour suivre des cours d’art dramatique.
Il y reste de 1937 à 1939.
Ustinov intègre en 1937 le Payer's Club où il élabore ses propres sketches satiriques.
En 1938, il commence une carrière d’acteur dramatique.
Le jeune acteur suit des cours de théâtre, puis fait sa première apparition sur les planches, à l’âge de 18 ans, avec grand succès.
Ustinov fait preuve très tôt d’un incroyable talent d’imitateur.
Après des débuts de comique et d’imitateur dans les théâtres londoniens, il obtient en 1940 son premier grand rôle dans une revue.
C’est en 1940 également qu’il écrit sa première pièce de théâtre, Fishing for Shadows.
Il joue également, cette même année, son premier rôle important dans la revue Swinging the Gate. 1940 est une année riche en événements pour Ustinov ; il met en scène la pièce de théâtre House of Regrets.
Il poursuit dans ce domaine l’année suivante avec sa première mise en scène de théâtre, Squaring the Circle.
S’ensuit alors une brillante carrière de près de soixante ans.
Engagé dans les Commandos, il rejoint à sa demande le service cinématographique des armées, où il fait la connaissance de David Niven.
Celui-ci, chargé tout d'abord de tenir un film de propagande, fait de Ustinov son ordonnance ; avec Carol Reed, ils commencent à monter le film The Way Ahead.
Parallèlement, le colonel Dudley Clarke leur donne l'ordre de trouver et former un acteur qui doit se faire passer pour le maréchal Montgomery : c'est l'opération Copperhead.
Niven et lui mettent la main sur le lieutenant Clifton-James, qui leur paraît le meilleur pour le rôle.
Entre 1952 et 1955, Peter Ustinov participe avec Peter Jones à la comédie In All Directions, adaptée pour la radio par la BBC, et dans laquelle ils interprètent les rôles de Morry et Dudley, deux gaillards stupides dans une voiture cherchant toujours Copthorne Avenue ; les épisodes se terminent invariablement par la phrase « Run for it, Morry ».
Dans les années 1980, il participe également en France aux Grosses Têtes sur RTL.
Peter Ustinov est notamment connu du grand public pour avoir interprété Hercule Poirot, le célèbre détective créé par Agatha Christie, à six reprises (Mort sur le Nil, Meurtre au soleil, Le Couteau sur la nuque, Meurtre en trois actes, Poirot joue le jeu, Rendez-vous avec la mort). Populaire, il joue dans plus de soixante-dix films, où il interprète des personnages divers.
Il débute au cinéma en interprétant un prêtre dans One of Our Aircraft Is Missing en 1943.
En collaboration avec Eric Ambler, il écrit son premier scénario de film, The Way Ahead (1943).
En 1945, Peter Ustinov vend son premier scénario de film, The True Glory.
En 1946, il réalise son premier film et le coproduit : School for Secrets, pour le ministère de l'Aviation britannique, à partir d'une idée de l'officier du service des radars Patricia Moyes.
Suivront les comédies Vice versa (1948) et Private Angelo (1949) ainsi que le drame d’aventures Billy Budd (1962) et la comédie Lady L (1965).
Sur grand écran, Peter Ustinov se singularise aussi en jouant des personnages particulièrement couards et antipathiques tels que l’empereur Néron dans Quo Vadis (1951) de Mervyn LeRoy, le Monsieur Loyal qui exhibe Lola Montès dans le film homonyme (1955) de Max Ophüls, un trafiquant d’esclaves dans Spartacus (1960) ou un escroc dans Topkapi (1964).
Ces deux dernières prestations lui valent un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1961 et 1965.
Peter Ustinov apparaît dans la mini-série Jésus de Nazareth (1977) de Franco Zeffirelli dans le rôle d'Hérode et prête sa voix au prince Jean dans le film d'animation Robin des Bois des studios Disney.
Au terme de sa carrière, il personnifie le comte de Mirabeau dans La Révolution française (1989) sous la direction de Robert Enrico.
Acteur, metteur en scène, écrivain, Ustinov est également connu pour ses talents de conteur.
Il a même enregistré des disques qui connurent un véritable succès.
Ambassadeur de l’UNICEF, il se rend à Bruxelles au début de 1999, à l'invitation de Marc Lerchs et de Ghislain Belmans, les concepteurs d'Houtopia, la Cité des enfants à Houffalize, pour réaliser un tournage multimédia au Cirque Royal, destiné à expliquer les droits de l'enfant en cinq langues à des enfants entre 4 et 12 ans.
Ustinov se rend aussi à Berlin en 2002, pour rencontrer les organisateurs du projet United Buddy Bears (en français Les Oursons unis).
Il se prononce alors en faveur de l'ajout d'un ours irakien aux 140 pays déjà représentés, chose faite un an plus tard, lorsqu'il inaugure, en qualité de parrain de l'édition 2003, la deuxième édition des United Buddy Bears à Berlin.
Peter Ustinov fonde à Vienne, en 2003, l'Institut Ustinov destiné à créer des universités au niveau international réunissant des connaissances sur les différentes cultures.
Il œuvre aussi pour soutenir la création artistique et améliorer la situation sociale, spirituelle et médicale des enfants, sans distinction d'âge, d'origine ethnique ou de croyance religieuse.
Depuis 1957, Peter Ustinov vit dans le village de Bursins, dans le canton de Vaud en Suisse.
C'est là qu’il meurt, dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 mars 2004, à l'âge de 82 ans, d'une crise cardiaque consécutive à un diabète.
Il est enterré au cimetière de Bursins.
Assiste à ses obsèques la directrice de l'UNICEF, Carol Bellamy, qui représente à cette occasion Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies.