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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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3 avril 2023 09:39

3 avril 1961 :
Naissance d'Eddie Murphy, acteur, humoriste, chanteur, scénariste et producteur américain.
Edward Regan Murphy nait à New York, dans l'arrondissement de Brooklyn.
Sa mère, Lillian Murphy, est téléphoniste, tandis que son père, Charles Edward Murphy, est policier.
Le jeune Eddie a trois ans lorsque le couple divorce (son père sera tragiquement tué cinq ans plus tard par sa nouvelle compagne).
Il vit alors avec sa mère et son frère Charles (acteur et scénariste, décédé le 12 avril 2017) à Brooklyn jusqu'à l'âge de dix ans.
Sa mère se remarie ensuite avec Vernon Lynch, un ancien boxeur travaillant en tant que contremaître dans une usine de crèmes glacées et ayant déjà un fils prénommé Vernon.
La famille déménage à Roosevelt, Long Island, où Murphy fréquente l'école.
Son goût pour l'humour se développe très tôt, et Murphy est déjà célèbre à la Roosevelt High School pour ses imitations et ses blagues qui faisaient fureur chez les élèves, mais aussi chez les enseignants.
Il comprend vite que son humour peut le mener loin et cherche très tôt à se produire devant un public.
Il est persuadé de la possibilité de faire carrière dans le show-business et se donne en spectacle à la moindre occasion.
Eddie Murphy développe ses propres sketches, basés sur des imitations de vedettes telles que Lionel Richie, Bill Cosby, Al Green ou Elvis Presley et se produit pour la première fois sur scène dans le centre jeunesse de son quartier en juillet 1976.
Le style comique de ses débuts s'inspire grandement de ses idoles Richard Pryor et Bill Cosby, humoristes américains célèbres dont il sera considéré comme étant l'héritier.
Il exécute ses numéros dans les centres de jeunesse et les bars moyennant de petits cachets ; l'argent ainsi amassé lui permettra plus tard de s'inscrire à l'école technique supérieure du quartier Garden City de New York.
Sa réputation s'établit rapidement, et il a l'occasion de se produire dans le club comique mythique des États-Unis, le Comic Strip, à New York.
Les propriétaires du club sont très impressionnés par son talent et sa précocité et décident de prendre sa carrière en main.
En 1980, après une très courte période d'études supérieures, il passe une série d'auditions pour participer au programme télévisé comique Saturday Night Live.
Il convainc les producteurs du programme de son talent et participe à la saison 1980-1981.
Ses apparitions sont remarquées, si bien qu'il fait partie de la distribution régulière dès la saison suivante.
À l'époque, Saturday Night Live voit ses audiences s'éroder et le budget de production est limité. Durant les trois années qui suivent, Eddie Murphy et son acolyte Joe Piscopo participent à la plupart des sketches passés à l'antenne, et le programme regagne rapidement son public, offrant ainsi à Murphy une notoriété nationale, grâce à une galerie de personnages devenus cultes.
Il quitte l'émission en avril 1984 pour se concentrer sur sa carrière au cinéma, déjà bien engagée.
En effet, personnalité populaire aux États-Unis grâce à sa participation à Saturday Night Live, Eddie Murphy ne tarde pas à faire ses premiers pas au cinéma.
Le réalisateur Walter Hill, qui recherche un acteur susceptible de donner la réplique à Nick Nolte dans son nouveau film, auditionne Murphy qui obtient le rôle.
Malgré tout, son interprétation ne séduit pas les producteurs du film, et il faut l'intervention du producteur Jeffrey Katzenberg (co-créateur de DreamWorks SKG avec Steven Spielberg) pour que Murphy ne soit pas renvoyé.
Il reçoit des cours de comédie, dispensés par David Proval (connu pour son rôle de Richie Aprile dans Les Soprano) pendant le tournage, pour l'aider à trouver l'agressivité nécessaire à l'interprétation de son rôle de malfrat.
En 1983, il partage l'affiche avec Dan Aykroyd pour une autre comédie, Un fauteuil pour deux, marquant sa première collaboration avec John Landis (qui réalisera plus tard Un prince à New York et Le Flic de Beverly Hills ), qui s'avère être le deuxième succès commercial de sa carrière et lui vaut d'ailleurs à vingt-et-un ans une citation au Golden Globe Award.
En 1984, il apparait dans Une défense canon, film qui ne rencontre pas son public, mais cela n'affecte pas Murphy, dont l'implication dans ce film est limitée à un rôle de soutien.
Il tient l'affiche dans Le Flic de Beverly Hills, dans lequel il interprète le flic Axel Foley : le film devient l'un des dix plus gros succès commerciaux de tous les temps aux États-Unis, propulsant Eddie Murphy au rang de star.
À l'origine, le rôle de Winston Zeddemore joué par Ernie Hudson dans S.O.S Fantômes avait été écrit pour Murphy, mais celui-ci préféra jouer dans Le Flic de Beverly Hills (les deux films rencontreront un immense succès).
En marge de sa carrière d'acteur, il poursuit son parcours d'humoriste et développe deux spectacles dans les années 1980 : Delirious (1983) et Raw (1987).
Son style humoristique mêle imitations et récits d'histoires plus ou moins basés sur sa vie et portent la trace des inspirations d'Eddie Murphy : Richard Pryor et Bill Cosby, qu'il imite par ailleurs dans ses spectacles.
Ses sketches les plus célèbres figurent dans une série d'albums, avec notamment Eddie Murphy (un Live au Comic Strip) en 1982 et Comedian en 1983, qui remporta le Grammy Award du meilleur album comique.
Il fait même de la musique avec une série de singles entre 1985 et 1993.
En 1986, il tient le premier rôle dans la comédie Golden Child - L'Enfant sacré du Tibet et reprend en 1987 son rôle d'Axel Foley dans Le Flic de Beverly Hills 2.
Comme pour The Golden Child, les critiques ne sont pas dithyrambiques mais le film est encore une fois un énorme succès.
Dans Un prince à New York (1988), il incarne un prince africain qui se rend à New York pour trouver la femme idéale.
Le film est un énorme succès a la fois critique et commercial.
En 1989, il fait ses débuts en tant que réalisateur et réalise un rêve en travaillant avec son idole Richard Pryor, dans Les Nuits de Harlem, dont l'action se déroule dans le Harlem des années 1930. Le film remporte un succès d'estime sans convaincre les critiques.
Le début des années 1990 marque un ralentissement de sa carrière, et ce malgré quelques succès au box-office tels que 48 heures de plus, Boomerang, et Le Flic de Beverly Hills 3.
Ce dernier ne permet pas de relancer sa carrière, l'acteur l'accusant même d'avoir entaché sa carrière.
Après l'échec de Un vampire à Brooklyn en 1995, il retrouve le succès avec Le Professeur Foldingue/Nigaud de professeur, sorti en 1996.
Il y interprète une nouvelle fois plusieurs rôles différents, avec l'aide d'effets spéciaux et de maquillage.
Cette multiplication de sa personne dans ses films est devenue une signature depuis Un prince à New York en 1988.
Lors des NAACP Image Awards (récompenses de cinéma, télévision, musique et littérature américaines, remises par la National Association for the Advancement of Colored People, qui honorent chaque année depuis 1967 les meilleurs films, musiques, livres, émissions et les meilleurs professionnels de la communauté afro-américaine), en décembre 1988, Eddie Murphy rencontre Nicole Mitchell qu'il épouse le 18 mars 1993 à New York.
Cinq enfants naissent de leur union : Briana Liana Murphy, née le 18 novembre 1989, Myles Mitchell Murphy, né le 7 novembre 1992, Shayne Audra Murphy, née le 10 octobre 1994, Zola Ivy Murphy, née le 24 décembre 1999, et Bella Zahra Murphy, née le 29 janvier 2002.
En août 2005, au bout de seize ans de vie commune dont douze de mariage, ils demandent le divorce, lequel est prononcé en avril 2006.
Il a deux autres enfants avec deux autres femmes : Eric Murphy, né le 10 juillet 1989, avec Paulette McNeely, et Christian Murphy, né le 29 novembre 1990, avec Tamara Hood.
Peu après son divorce avec Nicole Mitchell, il fréquente brièvement l'ex-chanteuse des Spice Girls, Melanie Brown.
Le 3 avril 2007, lors du 46e anniversaire d'Eddie Murphy, Melanie Brown donne naissance à une fille, Angel Iris Murphy Brown.
En 2006, après sa liaison avec Melanie Brown, il commence à fréquenter la productrice de cinéma, Tracey Edmonds.
Ils se marient le 1er janvier 2008, mais se séparent seize jours plus tard.
En 1998, il enchaîne avec des productions destinées aux enfants : d'abord,il double le personnage de Mushu dans le film d'animation des studios Disney, Mulan.
Puis il tient le rôle-titre du remake Dr. Dolittle, où il joue un vétérinaire de génie.
En revanche, la plus adulte Mister G. est un échec.
En 1999, il partage l'affiche de Perpète avec Martin Lawrence, et de la satire Bowfinger, roi d'Hollywood avec un collègue du Saturday Night Live, Steve Martin.
La même année, il co-crée une série télévisée d'animation, Les Stubbs, à laquelle il prête sa voix.
Le programme ne dépasse pas trente épisodes.
En 2000, il revient avec une suite, La Famille Foldingue, où il incarne de nouveau l'ensemble de la famille Klump.
Le box-office est positif, à défaut de convaincre la critique.
Durant les années 2000, Eddie Murphy peut compter sur la franchise Shrek, où il prête sa voix à l'âne, le succès critique de Dreamgirls et celui commercial de Norbit.
Mais tous ses autres films sont des échecs.
Il accepte donc une autre suite, mais aussi le doublage d'un nouveau film d'animation.
En 2001, sortent ainsi Docteur Dolittle 2 et le blockbuster des studios Dreamworks, Shrek, un énorme succès critique et commercial.
L'année 2002 est marquée par la sortie de deux échecs majeurs : Showtime, satire dont il partage l'affiche avec un Robert De Niro au creux de la vague, mais surtout la comédie de science-fiction Pluto Nash, qui reste à ce jour l'un des films ayant généré le plus de pertes de l'histoire du cinéma. Autre flop, la comédie d'action Espion et demi, dont il partage l'affiche avec Owen Wilson.
En 2003, l'acteur reste dans le registre du cinéma pour enfants : il ouvre une halte-garderie dans École paternelle, puis est la star d'une comédie horrifique adaptée d'une attraction des parcs Disney, Le Manoir hanté et les 999 Fantômes.
C'est en passant au second plan qu'il parvient à enchaîner avec des succès critiques et commerciaux : tout d'abord la suite Shrek 2, sortie en 2004, puis le film musical Dreamgirls, qui lui permet de surprendre dans un registre plus dramatique en 2006.
En effet, le rôle de James « Thunder » Early lui permet de décrocher le Golden Globe et le Screen Actors Guild Award du meilleur second rôle masculin, mais aussi sa première nomination aux Oscars de 2007 dans la même catégorie.
La même année, il revient au sommet du box-office américain avec la comédie potache Norbit.
Il peut aussi compter sur l'énorme succès de Shrek le troisième.
Mais ses comédies suivantes : Appelez-moi Dave et Dans ses rêves, sorties respectivement en 2008 et 2009, ne font pas de bons résultats au box office.
Le premier est un semi-échec avec 50,6 millions de dollars dans le monde mais le deuxième est un vrai flop mondial avec seulement 22,9 millions de dollars.
En 2010, il reprend une dernière fois le rôle de l'âne dans Shrek 4.
En 2011, Eddie Murphy partage l'affiche de la comédie d'action Le Casse de Central Park avec Ben Stiller.
Le film connait un certain succès commercial, mais reçoit des critiques globalement moyennes.
En 2012 sort Mille mots, une comédie décalée produite par Alain Chabat, le film a été tourné en 2008, mais repoussé maintes fois.
Malheureusement, le résultat final sera un désastre critique et public, si bien que l'acteur décide de faire une pause.
Il ne revient au cinéma que quatre ans plus tard, en 2016, avec Mr. Church, dont il joue le rôle-titre. Sa prestation dans un drame, le premier depuis trente ans, est saluée par la critique mais le film s'avère être un échec commercial, ne récoltant que 686 000 dollars.
Depuis septembre 2012, il est le compagnon de la mannequin australienne Paige Butcher, de dix-huit ans sa cadette.
Ils ont une fille, Izzy Oona Murphy (née le 3 mai 2016).
Le 30 novembre 2018 naît Max Charles, le dixième enfant d'Eddie Murphy.
En 2019, il tourne Dolemite Is My Name pour Netflix, réalisé par Craig Brewer.
Il retrouve ensuite le réalisateur pour Coming 2 America.
Il reprend son activité en tournant Un prince à New York 2 (2021).

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Capusa06

3 avril 2023 08:13

Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans, née le 3 avril 1812 à Palerme (Sicile) et morte le 11 octobre 1850 à Ostende (Belgique), est une princesse française, devenue la première reine des Belges par son mariage en 1832 avec le roi des Belges Léopold Ier.

Ancêtre de la dynastie régnant sur la Belgique, Louise est également l'ascendante de l'actuel grand-duc de Luxembourg, du prétendant au trône d'Italie, ainsi que du prince Napoléon.

Membre de la maison d'Orléans par son père le roi des Français Louis-Philippe Ier, Louise est issue d'une fratrie de dix enfants élevés dans un esprit chaleureux en France à partir de 1817, lorsque son père revient définitivement à Paris. Elle grandit dès lors dans les diverses résidences royales. Sous la Restauration, les règnes de Louis XVIII et de Charles X, la popularité de Louis-Philippe s'accroît. À l'issue de la Révolution de Juillet de 1830, ce dernier devient roi des Français.

Louise reçoit une éducation pieuse, rigoureuse et libérale dispensée selon les préceptes émanant de son père, hormis ceux inhérents à la religion, domaine qui relevait du champ de compétences de sa mère Marie-Amélie. Douée pour les arts, elle laisse quelques œuvres picturales de bonne facture, sans toutefois égaler le talent artistique de sa sœur Marie.

En 1832, elle épouse le roi des Belges Léopold Ier, un mariage politique, mais où la concorde règne entre les époux. Mère de trois enfants survivants : Léopold II, Philippe et Charlotte, sa santé s'altère prématurément. Sa volumineuse correspondance, notamment avec sa mère, la place au rang des épistolières et offre un témoignage de première main de la vie politique européenne de son temps.

Louise joue un rôle discret à la cour de Belgique, mais elle devient rapidement un efficace soutien pour le roi qui la consulte en raison de son entendement avisé des questions politiques et diplomatiques. Louise exerce, à plusieurs reprises, un rôle de facilitatrice dans divers mariages concernant sa fratrie. Au point de vue de ses idées, elle fait figure de progressiste en s'opposant à la peine de mort.

L'exil de son père après la révolution française de 1848 et sa mort deux ans plus tard en Grande-Bretagne, altèrent la santé déclinante de la reine qui meurt le 11 octobre 1850, à 38 ans, à Ostende. L'historiographie retient d'elle le surnom de « Reine bien-aimée ».

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FAE

2 avril 2023 14:03

"Le 2 avril 1840 naissait le célèbre écrivain Émile Zola, auteur des "Rougon Macquart".
(A suivre . . . )

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FAE

2 avril 2023 10:57

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci les amis !

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2 avril 2023 10:20

2 avril 1974 :
Décès du Président Georges Pompidou,haut fonctionnaire et homme d'État français.
Il est Premier ministre du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968 et président de la République du 20 juin 1969 à sa mort.
Né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal), Georges Jean-Raymond Pompidou est le fils de Léon Pompidou (1887-1969), instituteur puis professeur d'espagnol, conseiller municipal à Albi, décoré de la Légion d'honneur, et de Marie-Louise Chavagnac (1886-1945), institutrice.
Sa sœur cadette, Madeleine Pompidou (1920-2014), agrégée de lettres classiques, épouse en 1946 Henri Domerg (1922-2015), agrégé de grammaire et inspecteur général de l'Instruction publique.
Le futur président est ainsi fils d'enseignants et petit-fils, tant du côté paternel que du côté maternel, de familles paysannes cantaliennes très modestes, même si la famille de sa mère s'était établie dans le commerce.
Il est à ce titre un exemple typique de la promotion sociale par l'instruction publique sous la IIIe République : grand-père agriculteur, père professeur, fils haut fonctionnaire puis membre du personnel politique.
Ses parents, enseignants républicains, admirent Jean Jaurès.
Son père milite à la SFIO, ce qui conduit Georges Pompidou à faire de même dans sa jeunesse.
Il commence sa scolarité à Albi, où son père a été nommé.
Jeune homme dilettante mais élève brillant, il obtient le premier prix de version grecque au concours général en 1927.
Après avoir passé son baccalauréat au lycée Lapérouse d'Albi, il étudie en classes préparatoires littéraires au lycée Pierre-de-Fermat de Toulouse, puis à Paris au lycée Louis-le-Grand aux côtés de Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire.
Hostile à l'Action française, il milite à la LAURS (faisant parfois le coup de poing avec des militants de la droite nationaliste) et s'inscrit au début de 1930 à une société secrète d'inspiration trotskiste qu'il appelle dans ses lettres « Le Front unique ».
Il se passionne pour la littérature et la politique, en particulier pour la SFIO, où il admire Joseph Paul-Boncour.
Admis en 1931 à l'École normale supérieure, il est reçu premier à l’agrégation de lettres en 1934, puis diplômé de l'École libre des sciences politiques.
Il aurait alors hésité entre une carrière dans la haute fonction publique et dans les lettres.
Il effectue ensuite son service militaire au 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand en qualité d'officier de réserve.
Le 29 octobre 1935, il épouse Claude Cahour (1912-2007).
N'ayant pas d'enfant, le couple adopte un fils, Alain Pompidou (Paris, 5 avril 1942), qui devient médecin-universitaire (spécialisé dans les maladies du sang et notamment le VIH), lui-même père de trois fils : Thomas (1969), Romain (1972) et Yannick (1973).
À partir de 1935, il enseigne comme professeur de français, latin et grec en classe de troisième au lycée Saint-Charles de Marseille.
En 1938, il est nommé à Paris au lycée Henri-IV, où il est chargé de classes de lettres supérieures et de préparation à l'École coloniale.
Il est mobilisé en 1940, au 141e régiment d'infanterie alpine.
Parlant allemand, il est nommé officier de renseignement dans son régiment qui opère en Allemagne, en Alsace, en Bretagne et enfin lors des combats de la Somme.
Il est décoré de la Croix de guerre en même temps que son régiment à cette occasion.
Le jeune lieutenant est démobilisé après la bataille de France et revient alors donner ses cours d'hypokhâgne au lycée Henri-IV.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il travaille à l’édition critique de Britannicus et envisage d'écrire des scénarios.
À la Libération, il est professeur d'hypokhâgne au lycée Henri-IV.
Il obtient en septembre 1944, par le biais d'un ami gaulliste, René Brouillet (qu'il a connu à l'École normale supérieure), un poste de chargé de mission pour l'Éducation nationale au cabinet du général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française dont il devient progressivement un homme de confiance.
Après le départ du général de Gaulle en janvier 1946, il est directeur du commissariat au Tourisme (1946-1949) et devient maître des requêtes au Conseil d'État tout en restant un de ses conseillers proches, s'occupant notamment de la fondation Anne-de-Gaulle.
Il dirige son cabinet jusqu'en 1953, mais s'implique peu dans la construction du RPF de Jacques Soustelle.
Lors de la mise en sommeil par de Gaulle du RPF, il recrute Olivier Guichard pour le remplacer et entre, avec l'appui d'un ami, René Fillon, à la banque Rothschild en 1954 ; il occupe ce poste jusqu'en 1958.
Restant en bons termes avec le général, il ne semble plus faire de politique et mène une vie culturelle riche.
Lors du retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958, il sort de l'ombre en devenant son directeur de cabinet jusqu'à son installation à l'Élysée : de Gaulle l'invite à s'installer à ses côtés dans la voiture présidentielle lors de son investiture.
Ayant participé à la rédaction de la constitution il est nommé, en mars 1959, au Conseil constitutionnel où il siège jusqu'en 1962.
À la demande de De Gaulle, il entre en contact avec le FLN lors de discussions qui ont lieu à Neuchâtel et à Lucerne, en Suisse, préparant ainsi les accords d'Évian.
Le général de Gaulle compte sur sa connaissance du dossier saharien : en tant que directeur général de la banque Rothschild, il est administrateur de plusieurs sociétés implantées au Sahara, dont la Compagnie franco-africaine de recherches pétrolières française.
En réaction, des partisans de l'Algérie française font sauter une bombe devant le siège de la banque Rothschild, accusant Pompidou et la haute finance d'avoir sacrifié le Sahara français. L'objectif des dirigeants français est en réalité de conserver la mainmise sur le pétrole du Sahara et obtiennent à travers les accords d’Évian des privilèges considérables pour les compagnies françaises.
Après le référendum d'avril 1962 approuvant les accords d'Évian, il est nommé Premier ministre le 14 avril 1962.
C'est un quasi-inconnu que nomme le général de Gaulle pour succéder à Michel Debré.
Sa carrière faillit s'interrompre quand, à l'été 1962, il mit sa démission en jeu pour obtenir du général de Gaulle la grâce du général Jouhaud, l'un des putschistes d'Alger, qui aurait dû être fusillé après sa condamnation à mort.
Malgré quelques secousses (grèves des mineurs en 1963, dissolutions et référendum), Georges Pompidou exerce en pleine période des Trente Glorieuses, caractérisée par une forte croissance économique, et reste, aux yeux d'une partie des Français, le symbole du renouveau et de la modernisation de la France des années 1960.
Cinq gouvernements se succèdent entre 1962 et 1968, et Georges Pompidou détient le record de longévité en tant que Premier ministre.
Le quatrième gouvernement Pompidou est surtout marqué par les événements de Mai 68.
Rentré précipitamment d'un voyage officiel en Afghanistan du fait de l'aggravation de la situation le 11 mai, Georges Pompidou s'affirme comme un partisan de l'apaisement, de la négociation avec les syndicats et gère directement la crise en se substituant, avec le président, au ministre de l'Intérieur Christian Fouchet.
Il décide ainsi seul de la réouverture de la Sorbonne le 11 mai, prend toutes les décisions avec ses principaux collaborateurs (Jacques Chirac, Pierre Juillet, Édouard Balladur et Michel Jobert) durant l'absence du général de Gaulle, en voyage en Roumanie du 14 au 18, puis à la suite de sa « disparition » de 24 heures à Baden-Baden, du 29 au 30 mai.
Il prend l'intérim du ministère de l'Éducation nationale le 25 à la suite de la démission d'Alain Peyrefitte et ouvre le même jour des négociations avec les syndicats, avec l'aide de son secrétaire d'État à l'Emploi Jacques Chirac, pour aboutir aux accords de Grenelle le 27.
Après le retour à Paris de Charles de Gaulle le 30 mai, il lui présente sa démission, considérant le fait que le président ait pris contact avec le général Jacques Massu sans l'avertir,alors que le Premier ministre est « responsable de la Défense nationale » selon l'article 21 de la Constitution. Mais le chef de l'État refuse la démission.
La solution défendue depuis plusieurs jours par Pompidou pour sortir de la crise s'impose alors au général : la dissolution de l'Assemblée nationale et l'ajournement du référendum sur l'université que de Gaulle souhaitait organiser depuis le 24 mai.
En attendant les élections législatives anticipées des 23 et 30 juin 1968, Pompidou remanie en profondeur son gouvernement.
Tous ses membres, sauf André Malraux, se présentent dans une circonscription aux législatives.
Le Premier ministre est sorti renforcé de la crise et des élections législatives qui sont marquées par un véritable raz-de-marée gaulliste, tandis que de nombreuses personnalités de l'opposition sont battues, dont Pierre Mendès France.
Pompidou entretient ensuite des relations de plus en plus tendues avec Charles de Gaulle et se montre réservé face à certains grands projets du chef de l'État tel que le référendum sur la participation.
Il présente une nouvelle fois sa démission, comme le veut la tradition, après le résultat des législatives le 1er juillet 1968 mais de Gaulle fait mine dans un premier temps de la refuser tout en confirmant cinq jours plus tard le départ de Pompidou.
Celui-ci est officiel le 10 juillet 1968.
Georges Pompidou est remplacé le même jour par Maurice Couve de Murville.
Étant resté à Matignon plus de six ans, Georges Pompidou est en 2022 le Premier ministre français resté le plus longtemps en fonction.
Conseiller municipal de Cajarc (Lot) depuis 1965, élu député du Cantal au premier tour le 23 juin 1968 avec 80 % des suffrages exprimés, Georges Pompidou siège alors pour la première fois réellement à l'Assemblée nationale où il prend la présidence d'honneur du groupe UDR, mais se tient à l'écart des travaux parlementaires, alors que les gaullistes de gauche ont pris l'ascendant au sein du gouvernement.
C'est aussi à cette époque post-68 qu'éclate l'affaire Marković, où l'on tente de compromettre sa femme en faisant circuler des rumeurs à son sujet.
Blessé à l'extrême, il reproche à l’Élysée de ne pas l'avoir averti, et surtout à René Capitant, alors Garde des Sceaux, d'avoir laissé cette rumeur déshonorante, basée sur les paroles d'un voyou, se propager.
C'est le point de rupture définitif entre le Général et Pompidou.
Après l'échec du référendum d'avril 1969, le général de Gaulle démissionne de ses fonctions et une élection présidentielle anticipée est organisée.
Georges Pompidou se déclare candidat le 30 avril 1969.
Il obtient aussitôt le ralliement de l'UDR.
Seule une partie des gaullistes de gauche, derrière René Capitant et Louis Vallon, ne le soutiennent pas.
Ce dernier sera ensuite exclu de l'UDR pour avoir publié, après l'élection, un virulent pamphlet contre Pompidou, L'Anti-de Gaulle.
Valéry Giscard d'Estaing, dirigeant de la Fédération nationale des républicains indépendants, cherche à susciter la candidature d'Antoine Pinay, qui se récuse, puis rencontre Alain Poher, avant de rallier Georges Pompidou le 30 avril.
Ayant ainsi reconstitué l'ancienne majorité, l’ancien Premier ministre du Général s'attache à réaliser une ouverture en direction des centristes : René Pleven, Joseph Fontanet et Jacques Duhamel répondent à son appel.
Alors que la gauche se présente divisée, au contraire du scrutin présidentiel de 1965, le rival le plus sérieux de Georges Pompidou devient le président du Sénat, Alain Poher, qui exerce l'intérim de la fonction présidentielle.
Le premier sondage du second tour donne d'ailleurs ce dernier vainqueur.
Pompidou, qui mène une campagne particulièrement active en province, parvient cependant rapidement à renverser la tendance et arrive en tête du premier tour, le 1er juin, avec 44,5 % des suffrages exprimés, devant Alain Poher (23,3 %) et le communiste Jacques Duclos (21,3 %) ; le socialiste Gaston Defferre n'obtient que 5 % des voix.
Le Parti communiste français appelant à l'abstention, le second tour n'est plus qu'une formalité pour le candidat gaulliste.
Le 15 juin 1969, Georges Pompidou est élu président de la République avec 58,21 % (11 millions de voix) face à Alain Poher (8 millions).
Georges Pompidou est investi président de la République le 20 juin 1969.
Le même jour, il nomme Jacques Chaban-Delmas comme Premier ministre, fonction que celui-ci occupe jusqu'au 5 juillet 1972 ; Pierre Messmer est ensuite chef du gouvernement jusqu’au 27 mai 1974.
Sa première initiative en politique extérieure est de convoquer un sommet des chefs d'État des six membres de la Communauté économique européenne pour rompre l'isolement diplomatique de la France et donner une nouvelle dynamique à la construction européenne : c'est la relance de La Haye.
Si la défense des intérêts nationaux de la France est prioritaire, il se montre sincèrement europhile.
Sur la scène internationale, Georges Pompidou continue la politique gaullienne d'indépendance tout en l'assouplissant, notamment à l'égard des États-Unis et de la Grande-Bretagne dont il accepte l'entrée dans la Communauté économique européenne (CEE).
Au niveau national, Georges Pompidou entend moderniser la France.
Il continue la modernisation économique et l'industrialisation (avec le lancement ou la concrétisation de grands projets français ou européens, tels le consortium Airbus ou le TGV), tout en devant faire face à des conflits sociaux et aux premiers contrecoups du choc pétrolier de 1973.
Il suscite les critiques d'hommes politiques conservateurs tels qu'Édouard Lebas, ancien préfet de la Manche et ancien député gaulliste.
Amoureux de l'automobile, il soutient son développement déjà largement entamé dans les années 1960.
Il s'attarde longuement au Salon de l'automobile et héroïse la victoire de Matra aux 24 Heures du Mans 1972.
Son nom est associé à la voie Georges-Pompidou sur la berge droite de la Seine inaugurée en 1967 et il fait accélérer la réalisation du boulevard périphérique qui est achevé en 1973.
C'est cependant à tort qu'on lui attribue généralement la paternité du plan autoroutier pour Paris qui a principalement été conçu par les services techniques, les architectes et urbanistes de la ville de Paris.
Toutefois, devant la progression des accidents de la route, il crée le Comité interministériel de la sécurité routière et le Ministère de l’Environnement, confié à Robert Poujade.
Il s'oppose aussi à l’abattage des arbres le long des routes.
Il favorise la modernisation de l'agriculture et de l'agro-industrie.
Dans le même temps, il lance les premiers labels et appellations d'origine.
Avant son élection à la présidence de la République, Georges Pompidou se plaint de fatigues et de maux de tête, puis de saignements de nez et d'états grippaux.
Des examens révèlent qu’il est atteint par la maladie de Waldenström (un cancer hématologique caractérisé par des lymphoplasmocytes proliférant au niveau de la moelle osseuse et synthétisant une immunoglobuline monoclonale).
À partir de début 1973, la maladie et ses traitements rendent son visage très gonflé et ralentissent sa démarche.
Son changement d’apparence surprend lors de ses entretiens avec des dirigeants étrangers, notamment en janvier 1973 avec Léonid Brejnev et en mai avec Richard Nixon.
Malgré les pressions, la presse française évoque la santé du président.
Il se consacre alors surtout à la politique étrangère, limite ses déplacements et délègue de plus en plus, notamment au secrétaire général de la présidence de la République, Édouard Balladur.
Alors que les rumeurs sur son état de santé se multiplient, la communication de l'Élysée se veut rassurante.
Georges Pompidou meurt finalement dans son appartement parisien du deuxième étage de l'hôtel d'Hesselin, le 2 avril 1974 à 21 h à l'âge de 62 ans.
Le film L'Homme de Kiev programmé sur la deuxième chaîne de l'ORTF, dans le cadre de l'émission Les Dossiers de l'écran présentée par Alain Jérôme, est interrompue par l'annonce du décès du président Pompidou, faite par Philippe Harrouard.
Après une cérémonie en l'église Saint-Louis-en-l'Île, il est inhumé le 4 avril 1974 à Orvilliers, dans la plus stricte intimité et un grand dépouillement, sans fleurs, ni couronnes, ni monument funéraire. Une simple dalle de pierre est mise en place, comme il l'a souhaité dans son testament rédigé en août 1972.
Le 6 avril 1974, ses obsèques sont célébrées à la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors d'une cérémonie présidée par l'archevêque de Paris, le cardinal François Marty, en présence d'une grande partie de la classe politique française et de plusieurs chefs d'État étrangers.
Une polémique se développe ensuite au sujet du secret tenu autour de sa maladie, mais François Mitterrand, qui s'était engagé durant sa campagne de 1981 à publier des bulletins de santé réguliers, dissimulera lui aussi, après son accession au pouvoir, la gravité de la maladie dont il souffrait.

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2 avril 2023 07:59

Virginia González Polo, née à Valladolid le 2 avril 1873 et morte le 15 août 1923 à Madrid, est une femme politique et féministe espagnole.

En 1894, elle s'installe, en Galice, où elle se lie avec les cercles anarchistes et adhère en 1893 à Société des cordonniers de La Corogne.

Elle rejoint ensuite à Bilbao où elle adhère à l'UGT en 1899. En 1904, elle fonde le Groupement féminin socialiste de Bilbao.

Elle s'exile un temps en Argentine pour motifs économiques, puis rentre en Espagne et emménage à León où elle participe à la grève générale de 1909, raison pour laquelle elle est arrêtée. Vivant un temps à Bayonne, en France, elle rejoint à Madrid en 1910. Devenant l'une des fondatrices du Groupement féminin socialiste de Madrid, elle entame une intense activité politique et syndicale en participant à de nombreux meetings dans toute l'Espagne.

De 1915 à 1918, elle est porte-parole du Comité national du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Secrétaire féminine de la Commission exécutive entre 1918 et 1919. En 1916, elle est désignée membre de la Commission exécutive de l'Union générale des travailleurs (UGT) et assure pendant un an la direction du syndicat, devenant la première femme dirigeante d'un syndicat en Espagne.

Le 23 septembre 1916, elle est condamnée à la prison pour injures contre l'Église catholique.

Socialiste partisane de la Troisième Internationale, elle quitte le PSOE et fait partie des fondatrices du Parti communiste ouvrier espagnol le 13 avril 1921.

Elle est choisie pour être déléguée du parti au Congrès de l'Internationale communiste de Moscou, mais tombe très gravement malade lors de son escale à Paris.

Sa dernière apparition publique est le meeting contre la guerre du Rif.

Elle décède à Madrid le 15 août 1923, à l'âge de 50 ans.

Postérité

Son fils, le journaliste César Rodríguez González, exilé au Mexique durant la dictature franquiste, a poursuivi son combat politique.
Virginia González Polo laisse le souvenir d'une grande militante des droits des ouvrières, revendiquant, durant toute sa vie, la place professionnelle, politique et sociale des femmes.
Elle est considérée aujourd'hui, notamment grâce aux travaux de l'écrivaine Aurora de Albornoz sous la transition démocratique, comme l'une des pionnières du syndicalisme féminin espagnol et des droits des femmes en Espagne.

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FAE

2 avril 2023 07:08

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
2 avril 2023 : Dimanche des Rameaux.
"Le dimanche des Rameaux est, dans le calendrier liturgique chrétien, le dimanche qui précède le dimanche de Pâques et qui marque l'entrée dans la Semaine sainte.
Il commémore deux événements : d'une part, l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, où il fut acclamé par une foule agitant des palmes et déposant des manteaux sur son passage, épisode relaté dans les quatre Évangiles canoniques ; d'autre part, la Passion du Christ, sa mort sur la croix et sa Mise au tombeau, d'où le nom actuel de « célébration des Rameaux et de la Passion ».
Depuis le concile Vatican II, son nom liturgique est le « dimanche des Rameaux » . Auparavant, ainsi que dans la forme tridentine du rite romain, il s’appelait « deuxième dimanche de la Passion ou dimanche des Rameaux ».
Il est aussi connu sous le nom de « dimanche des Palmes » dans le Sud de la France."

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1 avril 2023 08:54

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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1 avril 2023 08:49

Le parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima (広島平和記念公園, Hiroshima heiwa kinen kōen?) est un parc situé dans le centre-ville de Hiroshima, au Japon. Ouvert le 1er avril 1954, il fut créé par l'architecte Kenzō Tange afin de commémorer les victimes du bombardement atomique de Hiroshima. De nombreux bâtiments ont été construits en souvenir de l'attaque et dans l'espoir d'une paix durable.

Construction

L'aménagement du parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima coïncide avec la volonté de reconstruction de la ville de Hiroshima de la part du gouvernement japonais. L'idée de la construction d'un parc en mémoire des victimes de la bombe atomique apparut très tôt, entre septembre et novembre 1945. Le pont Aioi qui dessert le parc à son extrémité Nord, et dont le plan en « T » est reconnaissable depuis le ciel, était pour cette raison la cible désignée par le bombardier américain Enola Gay pour la larguée Little Boy. Portée par les vents, celle-ci explosa finalement à la verticale de l’hôpital Shima, à moins de trois cents mètres au sud-est du pont.

En février 1946, sous l'impulsion du futur maire de la ville, Shinzō Hamai (en), il fut décidé de créer le Conseil pour la Reconstruction de Hiroshima. Ce dernier, comptant 26 membres, devait permettre de débattre de l'avenir dans la ville. Ils furent assistés par le lieutenant John D. Montgomery, un officier américain désigné en tant que « Conseiller à la Reconstruction ». Un mois après la création du conseil, en mars 1946, un mémorial prenant la forme d'une tour fut construit sur l'emplacement du Jisen-ji, un temple de la Terre Pure détruit pendant le bombardement.

En juin 1946, le Conseil pour la Reconstruction de Hiroshima choisit de faire du quartier de Nakajima, situé au centre de la ville de Hiroshima, le « Mémorial du Désastre de la Guerre . Ce mémorial devait faire partie du parc de Nakajima, qui, faute de moyen et subissant des pressions s'opposant à sa construction, ne verra jamais le jour . En effet, le budget alloué à la reconstruction de la ville était de 56 millions de yens alors que les experts estimaient le coût de la reconstruction à 2,3 milliards de yens.

L'idée refera cependant surface lorsque le gouvernement japonais mettra en vigueur le 6 août 1949, après un référendum[Note 1 conformément à l'article 95 de la Constitution[5], une loi nommée « Loi sur la Construction de Hiroshima en tant que Ville-Mémorial de la Paix » (広島平和記念都市建設法, Hiroshima heiwa kinen toshi kensetsu hō?) plaçant la reconstruction de la ville à la fois sous la responsabilité du gouvernement national et municipal[6]. Grâce à cette loi, des terres appartenant à l'État ont pu être transférées à la municipalité, comme ce fut le cas pour le quartier de Nakajima, totalement rasé après la guerre[6].

Le projet, passant du nom de « parc Nakajima » à « parc du Mémorial de la Paix », reçut 145 propositions entre l'ouverture du concours d'aménagement, le 20 avril 1949, et le 6 août 1949[1]. Finalement, ce fut le projet de l'équipe menée par Kenzō Tange, alors professeur à l'université de Tokyo, qui fut retenu[1]. L'équipe était composée, en sus de Tange, de Takashi Asada, Sachio Otani et Tokukuni Kimura[6].


La rambarde du pont de la Paix représente un Soleil.
Il décida de couper le quartier de Nakajima en deux axes principaux. Le premier est un axe formé entre le dôme de Genbaku et le cénotaphe du parc de la Paix. Il est la bissectrice du triangle constitué par la séparation en deux de l'Ōta et l'autre axe majeur matérialisé par le « boulevard de la Paix » (平和大通り, heiwa ōdōri?). L'artiste Isamu Noguchi fut appelé par Tange pour concevoir les rambardes des deux ponts se situant aux extrémités de ce boulevard[7]. Arrivant sur le chantier pendant l'été 1951, il constata avec tristesse que ce projet allait déloger de nombreux rescapés, vivant dans des abris de fortune[7]. Il fit néanmoins construire les ponts entre 1951 et 1952, du nom de « pont de la Paix » (平和大橋, heiwa ōhashi?) et « pont de la Paix Ouest » (西平和大橋, nishi heiwa ōhashi?)[7], respectivement surnommés Tsukuru (To Build) et Yuku (To Depart). Ces surnoms constituent une métaphore de la naissance et de la mort. Les ponts furent vivement critiqués après leur inauguration en raison de leur avant-gardisme, mais aussi parce qu'ils constituaient, selon un groupe bouddhiste, un « point de vue chrétien du design »[8].

Monuments principaux
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Le parc du Mémorial de la Paix comprend de nombreux monuments, antérieurs ou postérieurs au bombardement de la ville le 6 août 1945.

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1 avril 2023 08:28

Origine du 1er avril :
Depuis près d'un demi-millénaire, le 1er avril donne lieu en France et dans quelques autres pays à d'aimables farces surtout pratiquées par les enfants et leurs parents.
Cette tradition remonte au roi Charles IX.
Avant son édit de Roussillon (9 août 1564), l'année calendaire commençait le 25 mars en France et, de ce jour jusqu'au 1er avril, les Français avaient coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l'année nouvelle.
En souvenir des temps anciens, les Français et les autres francophones n'en continuent pas moins à se faire des cadeaux « pour rire » à l'occasion du 1er avril.
Comme le 1er avril coïncide aussi avec la fermeture de la pêche, le mois d'avril étant la période du frai pour beaucoup de poissons de rivière, on qualifie ces amusements de « poissons d'avril » car ils sont aussi peu sérieux que de pêcher un poisson en avril !...

1er avril 1929 :
Naissance de Marcel Amont, chanteur et acteur français.
Marcel Miramon naît à Bordeaux de Modeste Miramon et Romélie Lamazou, paysans autodidactes natifs d’Etsaut dans la vallée d'Aspe, installés dans la capitale girondine et reconvertis, lui en employé des chemins de fer, elle en infirmière.
Il hésite, après le baccalauréat, entre le professorat d'éducation physique et le conservatoire d'art dramatique.
La comédie, puis finalement la chanson, l'emporteront sur le sport.
À la fin de 1950, ayant fait le tour des activités artistiques bordelaises, il part pour Paris, où il se fait peu à peu un nom dans la plupart des cabarets des deux rives.
En 1953, il fait la tournée de Jean Nohain en première partie de Philippe Clay.
Il frôle la mort après le spectacle de Bordeaux et doit passer un an en sanatorium.
C'est en 1956 qu'il rencontre véritablement le succès.
Son premier disque, Escamillo, est un tube.
Il passe à l'Olympia en première partie d'Édith Piaf : d'abord engagé comme « supplément au programme », il est sacré « révélation de l'année » et termine cinq semaines plus tard en deuxième position sur l'affiche.
Porté par ce succès, il enregistre son premier disque en public et obtient le prix de l'académie Charles-Cros en même temps que Serge Gainsbourg et Juliette Gréco.
Il débute également au cinéma aux côtés de Brigitte Bardot dans La mariée est trop belle.
On le voit souvent dans la célèbre émission télévisée 36 chandelles.
Marcel Amont partage sa vie de 1956 à 1959 avec Tamara Vladimirovna Deiness, avec qui il a deux enfants, Katia et Alexis.
Il poursuit ensuite les succès avec Julie, en 1957, mais surtout deux grands tubes : en 1958, Tout doux tout doucement (Frank Gérald, Pierre Delanoë / Troxel, Christopher, Ellis), adaptation française du succès américain des Fleetwoods Come Softly To Me, et, en 1959, l'une de ses chansons les plus emblématiques, Bleu, blanc, blond (Jean Dréjac / Hal Greene, Dicks Wols), adaptation française du succès américain de Johnny Tillotson True, True Happiness.
Dans les années 1960 et 1970, il participe à de très nombreuses émissions de variétés, notamment celles de Maritie et Gilbert Carpentier.
Il entame les années 1960 avec d'autres tubes, à l'image des Bleuets d'azur en 1960, et surtout du tube Dans le cœur de ma blonde, l'année suivante.
En 1962, il donne son premier récital à Bobino pendant trois mois et demi, à guichets fermés ; outre ses propres textes, il interprète plusieurs chansons signées Claude Nougaro (Le Balayeur du roy, Porte-plume, Le Tango des jumeaux, Le Jazz et la Java).
La même année, Charles Aznavour lui signe Le Mexicain, qui rencontre un immense succès, étant classé plusieurs semaines no 1 des ventes.
Ce tube est considéré comme le plus grand de sa carrière.
Il lui écrit ensuite Moi le clown, qui rencontre également un certain succès.
En 1965, il est de retour à l'Olympia pour cinq semaines.
Innovation très remarquée dans sa mise en scène, il fait évoluer des danseuses autour de lui .
Cette même année, il signe Maria et le pot au lait, chanson fantaisiste qui sera classée dans les charts.
Le 1er octobre 1967, il anime la première émission en couleur de l'histoire de la télévision française, Amont Tour.
À l'Olympia 1970, toujours en compagnie de ses danseuses et choristes, il s'entoure de cascadeurs et utilise des écrans géants pour certaines mises en scène.
Le succès est tel que le spectacle dure cent jours.
Il incarne alors le jeune chanteur dynamique, souriant et léger, au répertoire à la fois scénique et populaire.
Il prépare une comédie musicale et, pour cette raison, décline les offres d'un producteur américain et de la BBC.
En 1971, il enregistre L'amour ça fait passer le temps, qui est vendu à plus de 500 000 exemplaires. Suivent, avec un succès plus modéré, Monsieur et Benjamin le bienheureux, écrit par Éric Charden.
En 1974, il est l'animateur de l'émission dominicale Toutankhamont.
En 1975, il crée sa comédie musicale Pourquoi tu chanterais pas aux théâtre des Bouffes-Parisiens, mais celle-ci ne rencontre pas le succès.
Alors qu'il se trouve dans le creux de la vague, son ami Georges Brassens lui donne la chanson Le Chapeau de Mireille, qui devient un classique.
En 1977, il épouse Marlène Laborde, devenue son agent, avec qui il reste marié jusqu'à sa mort ; ils ont une fille et un garçon, Romélie et Mathias.
En 1980, il fait partie des candidats de la présélection française pour le Concours Eurovision de la chanson avec la chanson Camarade vigneron.
Le 23 mars, lors de la finale de la présélection sur TF1, présentée par Évelyne Dhéliat, il se classe 4e sur six candidats à la suite des votes des téléspectateurs.
Dans les années suivantes, malgré des chansons écrites par Julien Clerc, Alain Souchon ou Maxime Le Forestier, il se fait plus rare, mais se produit en tournée dans le monde entier, notamment au Japon, en Russie, à San Francisco ou à Rome.
En 1989, il revient à l'Olympia et sort un livre et un album en béarnais.
Dans les années 1990, la nostalgie aidant, il réapparaît en France, notamment grâce au duo humoristique Les Vamps, qui parlent beaucoup de lui et de son tube Bleu, blanc, blond.
Il continue à se produire sur scène durant la décennie, mais on le voit encore plus souvent à partir des années 2000.
En 2006, il revient avec un nouvel album, Décalage horaire, signant des duos avec Agnès Jaoui, Gérard Darmon, Didier Lockwood, Biréli Lagrène.
En 2007, il retrouve l'Olympia, 50 ans après son premier passage, et participe l'année suivante à l'enregistrement d'Enfantillages, album pour enfants d'Aldebert, qu'il rejoint à l'Olympia.
Entre 2008 et 2010, pendant deux ans, il est l'une des têtes d'affiche de la tournée Âge tendre, la tournée des idoles pour les saisons 3 et 4, notamment en compagnie d'une autre étoile du music-hall, son amie Annie Cordy.
En octobre 2009, il fête ses 80 ans par une série de récitals à La Grande Comédie à Paris.
En 2010, il participe à l'album pour enfants Les Larmes de crocodile, d'Emma Daumas, écrivant plusieurs textes et chantant un duo avec elle, sur des musiques de son fils, Mathias Miramon.
En 2012, après la publication d'un livre de souvenirs intitulé Sur le boulevard du temps qui passe, il publie Il a neigé, un livre illustré des photos issues principalement de ses albums personnels.
Il effectue sa rentrée parisienne à l'Alhambra le 25 novembre pour fêter ses 60 ans de carrière.
Il propose un spectacle vivant, entre le stand-up et le tour de chant.
En 2013, sa chanson Il a le maillot jaune figure dans la bande originale du film La Grande Boucle réalisé par Laurent Tuel.
La même année, il participe au clip Parce que la nuit, une chanson du collectif Les Marguerites contre Alzheimer, destinée à aider la lutte contre la maladie.
En janvier 2014, Marianne Mélodie/Universal Music sort le double CD Anthologie (succès de 1959 à 1975).
En mars de la même année paraît son 7e livre, Lettre à des amis, qui rassemble des lettres fictives envoyées aux personnes qu'il aime et qu'il a connues pour la plupart.
Parmi les destinataires : Charles Aznavour, Maurice Chevalier, Yves Montand, Alain Souchon, François Morel, Antoine de Caunes, entre autres.
De novembre 2016 à février 2017, il participe au 10e anniversaire de Âge tendre, la tournée des idoles, puis à la croisière de la même tournée, en novembre 2017.
À la fin de 2017 sort son 8e livre, À l'ombre de La Fontaine, préfacé par François Morel et André Bercoff.
En 2018, il lance un nouveau spectacle, Marcel raconte et chante Amont, qui mélange stand-up et tour de chant, dans lequel il se confie sur sa vie (mise en scène Éric Théobald, pianiste Léandro Aconcha).
Il s'installe à l'Alhambra de Paris, tous les dimanches d'octobre 2018 à avril 2019 .
Le 12 octobre 2018, il sort un nouvel album, Par-dessus l'épaule, où il reprend ses succès avec certains de leurs auteurs, dont Charles Aznavour, qui signe là son dernier enregistrement, mais également Alain Souchon, Maxime Le Forestier, Aldebert, Francis Cabrel, François Morel, Igit, et son propre fils, Mathias Miramon.
Le 2 avril 2019, il fête ses 90 ans lors d'un concert exceptionnel à l'Alhambra en compagnie d'une vingtaine d'invités, dont Maxime Le Forestier, Serge Lama, Laurent Baffie, Gérard Lenorman, Nicoletta, Bernard Montiel, Gérard Darmon, Michel Jonasz, Igit, Christophe, Ivan Levaï, François Morel, Alex Vizorek, Raphaël Mezrahi, Michèle Torr, Georges Chelon et André Bercoff.
Le 15 mai 2019 paraît son 9e livre, Les Coulisses de ma vie, écrit à quatre mains avec son fils, Mathias Miramon.
En octobre, est diffusé sur Planète+ le documentaire Pourquoi nous détestent-ils, nous les vieux ?.
Au début des années 2020, il est considéré, avec Line Renaud et Hugues Aufray, comme un des derniers grands représentants du music-hall en France.
Le 20 février 2020, il est président du jury du 10e prix Georges-Moustaki.
En octobre 2020, il écrit un texte pour saluer Gilles Dreu, « Dédicace à mon ami » sur l'album Le Comptoir des amis.
En janvier 2021 paraît son 10e livre, Mirlitontaines et chansons oubliées, illustré de dessins de l'auteur, et, en octobre, il publie pour la première fois un roman, Adieu la belle Marguerite.
Marcel Amont meurt à Saint-Cloud, le 8 mars 2023 des suites de problèmes cardiaques.
Ses obsèques se tiennent dans l'intimité le 20 mars 2023, puis il est incinéré.

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FAE

31 mars 2023 18:29

Bonsoir et bonne fin de semaine à tous ! 😃
(09:53) Merci de nous permettre de découvrir ce personnage.

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FAE

31 mars 2023 09:29

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !
Enfant je lisais Jane Eyre sous les couvertures avec une lampe de poche . . . Quel chef-d'oeuvre !

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31 mars 2023 08:15

31 mars 1855 :
Décès de Charlotte Brontë, romancière et poétesse anglaise, sœur aînée d'Emily Brontë et d'Anne Brontë.
Née le 21 avril 1816 à Thornton (comté d'Adams) elle est la troisième fille du révérend Patrick Brontë, au sein d'une famille de condition modeste qui compte six enfants.
En 1824, pour assurer leur éducation, les quatre filles aînées sont envoyées à l'école de Cowan Bridge, établissement recevant les enfants des membres du clergé peu fortuné, qui avait été recommandé à M. Brontë.
Dans cette école, pourtant de bonne réputation, les conditions de vie sont difficiles, sans chauffage, avec une maigre nourriture préparée sans aucune hygiène, et presque immangeable. L'année suivante, Maria et Elizabeth tombent gravement malades et en sont retirées, mais décèdent peu après à quelques semaines d'intervalle, le 6 mai et le 15 juin 1825.
Charlotte et Emily, enlevées elles aussi à ce lieu malsain, retournent à Haworth.
La perte de leurs deux sœurs sera pour les quatre enfants un traumatisme qui transparaît notamment dans l'œuvre de Charlotte, par exemple dans Jane Eyre où Cowan Bridge devient Lowood, la figure pathétique de Maria est représentée sous les traits de la jeune Helen Burns, la cruauté d'une maîtresse, Miss Andrews, sous ceux de Miss Scatcherd et la tyrannie du directeur, le Révérend Carus Wilson, sous ceux de l'odieux et suffisant M. Brocklehurst.
Charlotte se retrouve alors l'aînée des quatre enfants survivants.
Les autres sont Branwell, Emily et Anne.
Désormais, les enfants seront élevés par leur tante maternelle Elizabeth Branwell, figure un peu mystérieuse qui n'aura pas une grande influence sur Charlotte et Emily.
Mais surtout, une véritable symbiose littéraire et familiale va se créer entre les enfants.
En 1827, stimulés par la lecture du Blackwood's Magazine que reçoit leur père, Charlotte et Branwell entament avec Emily et Anne une collaboration littéraire intense autour d'un pays imaginaire, la confédération de Glass Town, créant une quantité fabuleuse de récits, de pièces de théâtre, de journaux, de poèmes écrits en caractères minuscules.
Ils peuplent ce monde d'une foule de personnages, tels que le comte de Northangerland (le cruel et perfide Alexander Rogue), ou le grand peintre Sir Edward de Lisle.
C'est l'occasion pour les quatre enfants d'échanges d'idées et de connaissances intenses, et d'une stimulante rivalité intellectuelle.
Puis Charlotte est envoyée une nouvelle fois en pension, en 1831, mais cette fois dans un établissement de qualité, chez Miss Wooler, où elle nouera deux amitiés durables, avec Ellen Nussey et Mary Taylor.
En 1833, elle écrit une nouvelle, The Green Dwarf, sous le nom de Wellesley.
Vers 1833, ses histoires sont passées de récits surnaturels à des histoires plus réalistes.
Entre 1835 à 1838, elle retourne à Roe Head en tant qu'institutrice où elle était hantée par le besoin d'écrire et malheureuse.
Brontë exprime son chagrin dans la poésie, en écrivant une série de poèmes mélancoliques sur sa misérable vie d'enseignante.
En décembre 1836, elle écrit une lettre au poète Robert Southey qui lui déconseille l'écriture étant donné qu'elle est une femme.
À partir de 1839, elle devient gouvernante dans le Yorkshire, une carrière qu'elle a poursuivie jusqu'en 1841.
Avec en tête l'idée de créer son propre pensionnat de jeunes filles, elle décide de partir à l'étranger pour parfaire ses connaissances linguistiques.
En 1842, elle se rend à Bruxelles, en compagnie de sa sœur Emily, au Pensionnat Héger dans le quartier Royal, dirigé par Mme Héger.
Elle commence à subir l'ascendant du mari de celle-ci, Constantin Héger, érudit et pédagogue remarquable, qui n'a que sept ans de plus qu'elle.
La mort de leur tante contraint les deux sœurs à rentrer à Haworth, où Emily décide de se fixer définitivement.
Charlotte retourne chez les Héger, qui lui ont proposé un poste d'enseignante d'anglais dans leur établissement.
De plus en plus obsédée par M. Héger, elle connaît une crise psychologique grave, et décide de retourner au Royaume-Uni.
De Haworth, elle écrira des lettres passionnées à son « maître », qui, après un ou deux échanges, décide de cesser la correspondance.
Il faudra à Charlotte de longs mois pour s'en remettre.
Un jourde 1845, Charlotte découvre par hasard des textes d'Emily.
Éblouie par leur qualité, elle propose à ses sœurs de publier un volume collectif qui paraîtra sous le titre Poems by Currer, Ellis and Acton Bell (1846).
Les trois sœurs se mettent alors à des romans.
Ceux d'Anne et Emily, Agnes Grey et Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), sont acceptés par un éditeur, mais non le récit de Charlotte, The Professor.
En revanche, son deuxième roman, Jane Eyre, publié en 1847 sous le pseudonyme de Currer Bell, fait sensation.
Héritier de la tradition du roman gothique, ce récit à la première personne scandalise certains par l'affirmation de soi et la détermination de l'héroïne (on est en pleine époque victorienne) mais son style somptueux, à la fois passionné et parfaitement maîtrisé, en fera un immense best-seller.
Elle entame alors un troisième roman, Shirley.
Entre-temps, son frère Branwell est devenu alcoolique et opiomane, addictions qu'une déception amoureuse ne fait qu'aggraver, et meurt de tuberculose en septembre 1848.
Emily décède quelques semaines plus tard, en décembre de la même année, après avoir pris froid et refusé de se soigner.
Moins rétive aux soins, Anne ne tardera pourtant pas à mourir de la même maladie en mai 1849.
Commence alors une période de calvaire pour Charlotte.
Elle termine tant bien que mal Shirley tout en luttant contre une dépression atroce.
Ses horizons s'élargissent néanmoins à présent qu'elle n'est plus tenue de respecter l'anonymat qu'elle avait juré à Emily.
Soutenue par son éditeur George Smith, elle fait la connaissance du Tout-Londres littéraire et noue de solides amitiés avec ses pairs, notamment sa future biographe Elizabeth Gaskell.
Shirley a souffert des conditions dans lesquelles il a été écrit.
Les deux héroïnes se transforment en portraits idéalisés des sœurs de Charlotte, et le récit ne cesse de vaciller entre le réalisme social et un romantisme aussi échevelé mais beaucoup moins convaincant que celui de Jane Eyre.
Charlotte retrouve une veine plus conforme à son talent avec Villette, publié en 1853, fondé sur ses expériences bruxelloises et considéré par certains comme son chef-d'œuvre.
C'est vers cette époque que le vicaire de son père, Arthur Bell Nicholls, se déclare et la demande en mariage.
M. Brontë s'y oppose violemment.
Nicholls persiste et obtient gain de cause, au bout de longs mois d'épreuves, de vexations et d'exil.
Charlotte et lui se marient en 1854 et connaissent un grand bonheur conjugal.
De cette époque, il reste des brouillons qui témoignent que Charlotte cherchait un autre sujet de roman.
Le 31 mars 1855, soit trois semaines avant son 39e anniversaire, Charlotte tombe malade et meurt à l'âge de 38 ans.
Après être tombée enceinte des suites de son mariage, des complications surviennent.
La santé de Charlotte Brontë décline, elle est atteinte de sensations de nausée et d'évanouissement lié, d'après certaines hypothèses, à de la déshydratation et malnutrition.

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Capusa06

31 mars 2023 07:53

Ferdinand Allard (ou Fernand Allard), né le 31 mars 1878 à Châtelineau (Belgique) et décédé le 26 mars 1947 à Louvain (Belgique), est un prêtre jésuite belge, missionnaire au Congo belge. Il est connu pour son action dans la mission du Kwango et pour les fonctions de gouvernement qu'il occupa au sein de cet Ordre au Congo belge.

Jeunesse et formation

Fernand Allard naît le 31 mars 1878 à Châtelineau de l'union de Clémentine Thomas, fille de grands propriétaires terrien du village d'Acosse (près de Huy), avec François Allard, entrepreneur dans la métallurgie. Aîné d'une famille de huit enfants, Fernand songe très jeune à entrer dans la vie religieuse. Ayant fait ses humanités au collège jésuite de Charleroi, il suit des cours de philosophie et de théologie au séminaire du diocèse de Tournai dans le but de devenir prêtre séculier.

Cependant, sans doute poussé par le désir missionnaire, il change d'avis et demande à être admis dans la Compagnie de Jésus. C'est ainsi qu'il entre en 1901 au noviciat d'Arlon. Sa formation se poursuit avec une année de juvénat (1903-1904) à Tronchiennes et un an de philosophie à Louvain.

Missionnaire au Congo belge

C'est le 28 septembre 1905, alors qu'il n'est pas encore prêtre, que Fernand Allard quitte Anvers pour la colonie belge, et plus particulièrement pour œuvrer dans la mission du Kwango, alors ravagée par la maladie du sommeil. Six autres jésuites l'accompagnent.

Le 18 novembre 1906, Allard est le premier belge à être ordonné prêtre au Congo. De cette année-là jusqu'à la Première Guerre mondiale, il fait partie de 'mission volante' créant en plusieurs postes des fermes-chapelles. Lorsque la guerre éclate, Allard est nommé aumônier d'un bataillon colonial.

En 1915, ses supérieurs l'envoient néanmoins fonder la mission de Kibau, ainsi que le poste de Gingungi deux ans plus tard. Son expérience fait qu'il est nommé supérieur à Leverville et en 1921 à Kikwit où il construit de nombreux bâtiments en dur. Il quitte ce poste en 1925 pour descendre vers le sud afin d'y fonder de nouvelles écoles. Le père Allard devient vice-supérieur des régions du Kwango-Kwilu en 1930.

Quatre ans plus tard, il est nommé supérieur régulier de la mission de Kwango, poste à hautes responsabilités dans lequel il s'investit de manière considérable durant 17 ans. Homme intelligent et chef lucide, de caractère cordial, Fernand Allard réussit à maintenir actifs les postes missionnaires de la région durant la période difficile de la Deuxième Guerre mondiale, alors que les ressouces financières venaient souvent à manquer.

Retour en Belgique

Fatigué de tant de travail, il rentre dans son pays natal, en Belgique, en 1947 en souffrant de l'estomac pour lequel il se fait opérer. Son cœur ne supporte pas l'opération et s'arrête de battre le 26 mars 1947 à Louvain. Fort pris par ses responsabilités de gouvernement et administration, il laissa peu d'écrits.

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FAE

30 mars 2023 20:01

Paul Verlaine est né en France le 30 mars 1844 •
+ 1896

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