
Capusa06
Isabella Stewart Gardner est une collectionneuse d'art, philanthrope et mécène américaine, née le 14 avril 1840 à New York (État de New York) et morte le 17 juillet 1924 à Boston (Massachusetts).
Sa collection est exposée au musée Isabella-Stewart-Gardner à Boston.
Biographie
Isabella Stewart, fille de David et Adelia (Smith) Stewart, naît à New York le 14 avril 1840. Son père est président de la Stewart Iron Company, une entreprise prospère qui marque la réussite du « rêve américain » pour cette famille d'origine écossaise et sa mère descend d'une famille anglaise installée à Boston en 1650.
La jeune fille, surnommée « Belle », commence ses études dans une école privée pour jeunes filles, de New York, réservée aux enfants de l'élite bourgeoise américaine. Cette formation met notamment l'accent sur l'apprentissage des règles strictes du savoir-vivre ainsi qu'un enseignement de la danse, du dessin et du français, toutes choses que doivent connaître les filles de bonne famille en Nouvelle-Angleterre. De 1856 à 1858, elle fréquente également une école privée parisienne où elle se lie d'amitié avec Julia Gardner. Dès cette époque, la jeune Isabella fait preuve d'une indépendance d'esprit l'amenant à avoir un comportement pas toujours en adéquation avec les règles enseignées.
Vie de famille
En 1860, Isabella a 20 ans, lorsqu'a lieu la cérémonie de ses fiançailles avec le frère aîné de son amie — le jeune John Lowell, surnommé « Jack », Gardner (21 ans) —, fils de John L. et Catharine E. (Peabody) Gardner de Boston. Le grand-père maternel de Jack Gardner, Joseph Peabody, était un important armateur de Salem qui fit fortune en important du poivre de Sumatra et l'un des hommes les plus riches des États-Unis au moment de sa mort en 1844. Ce projet de mariage, avec un riche héritier diplômé de Harvard, n'obtient l'accord de son père qu'à la condition qu'elle conserve une indépendance du fait d'une sécurité financière, ce qui n'était pas prévu par les lois. Pour cela, il obtient de son futur gendre qu'un fonds soit créé au nom de sa fille, bien que géré par son mari, et il achète pour Isabella un terrain pour qu'elle y édifie sa maison. Le mariage est célébré le 10 avril 1860 à New York.
Le couple s'installe à Boston, au 152 Beacon Street. La maison, construite suivant les directives d'Isabella, en pierre avec une tour, est considérée comme étrange par les habitants. La jeune femme appelée maintenant « Mrs. Jack » est solitaire car son origine new-yorkaise et ses goûts originaux la marginalisent au sein de la bonne société de Boston. La naissance d'un garçon en 1863 n'est qu'un moment de bonheur éphémère car il meurt d'une pneumonie en 1865 et une deuxième grossesse se termine par une fausse couche dont les conséquences vont affecter durablement la santé physique et psychologique de la jeune femme qui, « sans doute », ne peut plus avoir d'enfants. Pour soigner sa dépression, un médecin suggère qu'elle s'éloigne de Boston pour quitter cet environnement défavorable à son rétablissement.
Voyages et vie mondaine
De son vivant, elle est affublée de nombreux surnoms dans la presse de Boston, dont « Belle », « Donna Isabella », « Isabella of Boston » ou encore « Mrs. Jack ». Isabella attire l'attention des tabloïds de l'époque en raison de ses goûts et certaines excentricités. On rapporte par exemple, qu'elle-même et son mari ayant manqué leur train pour se rendre à un évènement mondain, elle persuade la compagnie ferroviaire de mettre un train à leur disposition. En 1912, elle se rend à un concert (qui était alors un événement très formel à Boston), ceignant son front d'un bandeau portant, en lettres rouges, l'inscription « Oh, you Red Sox » dont on rapporte qu'il cause alors « pratiquement la panique », et reste dans les mémoires bostoniennes comme l'une de ses excentricités les plus remarquées.
Après la mort de son mari, en 1898, Isabella commence à travailler à la réalisation de son musée. Achevé en 1903, le musée est baptisé Fenway Court. Il est construit sur une ancienne zone marécageuse de Boston nommée Fenway. Réalisé dans le style Renaissance des palais vénitiens, il a été dessiné par Willard T. Sears (en), selon les directives d'Isabella afin d'y présenter dans les meilleures conditions les œuvres d'art collectionnées avec son mari au cours du temps. Le bâtiment entoure un jardin intérieur couvert d'une verrière. Les trois premiers niveaux sont destinés à accueillir les galeries. Le quatrième est destiné au logement d'Isabella Gardner, qui y vit jusqu'à sa mort en 1924, et qui accueille aujourd'hui l'administration du musée. Madame Gardner a insisté pour que les galeries soient conçues comme un palais et non pas comme un musée. Elle les utilise d'ailleurs comme telles, ne les ouvrant au public qu'une vingtaine de jours par an pendant les premières années qui suivent la construction.
Mort
Elle meurt à Fenway Court à l'âge de 84 ans et repose dans le caveau de la famille Gardner au Mount Auburn Cemetery à Cambridge. Elle fut l'amie de nombreux artistes et écrivains, dont John Singer Sargent, James McNeill Whistler, Anders Zorn, Henry James, Okakura Kakuzo et Frank Marion Crawford.
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14 avril 2015 :
Décès de Percy Sledge, chanteur de soul afro-américain né le 25 novembre 1940 à Leighton, dans l'Alabama.
Percy Sledge, dont le père meurt alors qu'il n'a que deux mois, grandit à Leighton en Alabama. Alors qu'il ambitionne de devenir un joueur de baseball, il quitte tôt l'école pour effectuer de petits emplois saisonniers dans les champs avant d'être engagé comme aide-soignant par le Colbert County Hospital, hôpital de Sheffield.
Sledge commence à chanter à l'église, puis, à partir de quinze ans, pratique la musique durant son temps libre avec différents groupes locaux.
En 1965, il est recruté par The Esquires, une formation de rhythm and blues interprétant des reprises.
Grâce à Quin Ivy, Percy Sledge enregistre When a Man Loves a Woman.
En 1966, le single atteint la 1re place du classement rhythm and blues et du Billboard Hot 100 et devient un morceau emblématique de la Southern soul.
À l'étranger, il se classe 4e du UK Singles Chart.
Cependant la chanson étant issue d'une improvisation en concert sur une suite d'accords jouée par ses accompagnateurs, Percy Sledge, en reconnaissance, leur cède les droits, ce qu'il a qualifié plus tard de « plus mauvaise décision de sa vie ».
Durant les années 1960, Sledge enregistre quatre albums pour le label Atlantic Records.
Il connaît de nouveau le succès avec des titres comme Warm and Tender Love et It Tears Me Up, qui se classent dans le Top 10 des charts R&B.
Il rejoint Capricorn Records, label pour lequel il enregistre I'll Be Your Everything en 1974.
La popularité de Percy Sledge décline à partir des années 1970.
Néanmoins, When a Man Loves a Woman est devenu un classique, utilisé au cinéma et dans des spots publicitaires.
Le titre est réédité et se classe 2d du UK Singles Chart en 1987.
Le chanteur est invité dans des shows télévisés, dont Saturday Night Live, et se produit régulièrement sur scène jusque dans les années 1990.
En 1989, la Rhythm and Blues Foundation lui décerne un prix pour l'ensemble de sa carrière.
N'ayant enregistré aucun album depuis 1974, il retourne en studio en 1994 pour sortir l'album Blue Night, auquel participent des musiciens comme Steve Cropper et Mick Taylor.
Le disque est nommé aux Grammy Awards et remporte un W. C. Handy Award.
Cette même année 1994, n'ayant pas déclaré tous ses revenus, il est condamné à une amende, à cinq ans de probation et à une peine de six mois en maison de transition.
Une compilation de ses succès est éditée par Rhino en 1998.
Le neuvième et dernier album de Percy Sledge, Shining Through the Rain, sort en 2004.
Comme Blue Night, il est produit par Saul Davis et Barry Goldberg.
Sledge est élu au Rock and Roll Hall of Fame en 2005.
Percy Sledge s'est marié deux fois et révèle, dans une interview de 2008, qu'entre ces deux mariages, il a eu douze enfants.
Percy Sledge meurt le 14 avril 2015 dans sa maison de Bâton-Rouge en Louisiane.
Son agent Steve Green déclare qu'il se battait contre un cancer du foie depuis plus d'un an
FAE
"Brigitte Marie-Claude Trogneux est issue d'une famille de chocolatiers amiénois réputés pour leurs macarons depuis la création de l'entreprise Trogneux en 1872.
Elle est la fille de Jean Trogneux (1909-1994) et de son épouse Simone Pujol (1913-1998). Le couple a six enfants : Brigitte Trogneux est la benjamine de leurs six enfants.
Élevée dans un milieu catholique, elle suit sa scolarité au lycée privé Sacré-Cœur d'Amiens, dirigé par des religieuses.
À l'âge adulte, elle se définit comme étant « catholique, croyante non pratiquante ».
Elle est âgée de 8 ans lorsque sa sœur Maryvonne Trogneux meurt dans un accident de voiture avec son époux en 1961.
Son frère aîné, Jean-Claude Trogneux, dirigeant de la chocolaterie Trogneux, meurt en 2018, à 85 ans.
Une autre sœur de Brigitte, Monique Trogneux, est l'épouse de Jean-Claude Gueudet depuis 1963. Membre de la famille Gueudet, il est un des plus importants concessionnaires automobiles du pays. Le magazine Challenges le classe dans le top 500 des plus grandes fortunes de France.
Brigitte Macron est propriétaire d'une maison au Touquet, estimée à 1,4 millions d'euros.
Près de la maison, Brigitte Macron possède des locaux commerciaux qu'elle loue à une agence immobilière et une boutique. Elle a hérité ces biens de son père.
Premier mariage
Le 22 juin 1974, Brigitte Trogneux épouse André-Louis Auzière (1951-201915,16) au Touquet-Paris-Plage. Né à Éséka au Cameroun, André-Louis Auzière est banquier et est le fils du haut fonctionnaire Louis Auzière, administrateur du Cameroun français, et de Renée Costes. Le couple a trois enfants : Sébastien Auzière (1975), ingénieur statisticien, diplômé de l'École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information, Laurence Auzière (1977), cardiologue et Tiphaine Auzière (1984), avocate. Le couple se sépare lorsque Brigitte Macron rencontre Emmanuel Macron.
Selon la biographie Il venait d’avoir dix-sept ans de la journaliste Sylvie Bommel, relatant le fait qu'André-Louis Auzière refuse d'assister à l'enterrement de sa mère pour éviter de voir son ancienne épouse, la séparation est conflictuelle. Le divorce est officiellement prononcé le 26 janvier 2006. Elle décrit également un homme particulièrement discret. Après la médiatisation du couple de Brigitte et Emmanuel Macron, André-Louis Auzière est sollicité mais refuse toute interview. Il meurt le 24 décembre 2019 à l'âge de 69 ans.
Brigitte Macron est grand-mère de sept petits-enfants."
FAE
"Brigitte Macron, née Trogneux le 13 avril 1953 à Amiens, est l’épouse d'Emmanuel Macron, président de la République française depuis le 14 mai 2017. Professeure de lettres à la retraite, elle est présidente de la Fondation des Hôpitaux depuis 2019. Les médias la désignent parfois sous le titre officieux de « Première dame de France »."
Capusa06
Jacques Lacan, né le 13 avril 1901 à Paris 3e et mort le 9 septembre 1981 à Paris 6e, est un psychiatre et psychanalyste français.
Après des études de médecine, il s'oriente vers la psychiatrie et passe sa thèse de doctorat en 1932. Tout en commençant une psychanalyse qui dure six ans et demi avec Rudolph Loewenstein en se soldant par un échec et la mésentente qui s'ensuit, il intègre la Société psychanalytique de Paris (SPP) en 1934 et en est élu membre titulaire en 1938.
C'est après la Seconde Guerre mondiale que son enseignement de la psychanalyse prend de l'importance. Son évolution théorique — du retour à Freud à l'opposition à certains courants psychanalytiques tels que l’ego-psychology — accompagne une scission au sein de la Société psychanalytique de Paris en 1953, début des séminaires qu'il donne jusqu'en 1979 successivement à l'hôpital Sainte-Anne, à l'École normale supérieure puis à la Sorbonne.
Jacques Lacan a donné naissance à un courant psychanalytique, le lacanisme, qui s'est développé en de nombreuses associations de psychanalystes se réclamant de son enseignement. Figure contestée, Lacan aura marqué le paysage intellectuel français et international, tant par les disciples qu'il a suscités que par les rejets qu'il a provoqués.
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13 avril 1695 :
Décès du fabuliste Jean de La Fontaine, né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry.
La Fontaine est un poète français de grande renommée, principalement pour ses Fables et dans une moindre mesure pour ses contes. On lui doit également des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d'opéra qui confirment son ambition de moraliste.
Proche de Nicolas Fouquet, Jean de La Fontaine reste à l'écart de la cour royale, mais fréquente les salons comme celui de Madame de La Sablière et malgré des oppositions, il est reçu à l'Académie française en 1684.
Mêlé aux débats de l'époque, il se range dans le parti des Anciens dans la fameuse Querelle des Anciens et des Modernes.
C'est en effet en s'inspirant des fabulistes de l'Antiquité gréco-latine et en particulier d'Ésope, qu'il écrit les Fables qui font sa renommée.
Le premier recueil qui correspond aux livres I à VI des éditions actuelles est publié en 1668, le deuxième (livres VII à XI) en 1678, et le dernier (livre XII actuel) est daté de 1694.
Le brillant maniement des vers et la visée morale des textes, beaucoup plus complexes qu'il n'y paraît à la première lecture, ont déterminé le succès de cette œuvre à part et les Fables de La Fontaine sont toujours considérées comme un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature française.
Le fabuliste a éclipsé le conteur d'autant que le souci moralisant a mis dans l’ombre les contes licencieux publiés entre 1665 et 1674.
La Fontaine tombe gravement malade fin 1692, vraisemblablement de la tuberculose.
Il demande alors à voir un prêtre, et le curé de l'église Saint-Roch lui envoie le jeune abbé Pouget, qui vient d'obtenir son doctorat de théologie.
Celui-ci s'applique à lui faire abjurer sa vie épicurienne et ses écrits anticléricaux, et le soumet quotidiennement à des exercices religieux.
Il reçoit l'extrême-onction le 12 février 1693.
Sont présents des membres de l'Académie française, des amis, et des prêtres.
La Fontaine annonce renoncer à l'écriture et à la publication de ses contes et fables.
Il promet également de n'écrire que des ouvrages pieux.
Il traduira ainsi le Dies iræ, qu'il fera lire devant l'Académie le jour de l'introduction de Jean de La Bruyère.
Il meurt le 13 avril 1695 au 61 rue Platrière.
Il est inhumé le lendemain au cimetière des Saints-Innocents comme le stipule son acte de décès, reconstitué après l'incendie de l'Hôtel de Ville en 1871.
Son tombeau, ainsi que celui de Molière inhumé au cimetière Saint-Joseph, est transporté au musée des monuments français, lors de la démolition de la chapelle et du cimetière, au commencement de la Révolution française.
Les restes supposés de La Fontaine sont transférés en 1817 avec ceux de Molière au cimetière du Père-Lachaise.
La Fontaine avait composé lui-même son épitaphe, où il s'attribue un caractère désinvolte et paresseux.
Cette paresse revendiquée peut être associée à la facilité de ses œuvres, qui n'est pourtant qu'apparente.
FAE
"Raymond Barre, né le 12 avril 1924 à Saint-Denis (La Réunion) et mort le 25 août 2007 à Paris, est un économiste, universitaire et homme d'État français.
Professeur d'université, il est vice-président de la Commission européenne, chargé de l'Économie et des Finances, de 1967 à 1973.
En janvier 1976, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, il est nommé ministre du Commerce extérieur du premier gouvernement Jacques Chirac, puis devient Premier ministre. Il met en œuvre une politique monétaire visant à réduire la pression de la monnaie sur les prix et une politique budgétaire stricte du fait de la hausse de la dette. Il démissionne après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981.
Candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 1988, pour laquelle il est un temps donné favori dans les sondages, il arrive finalement en troisième position avec 16,5 % des suffrages exprimés, derrière Jacques Chirac et François Mitterrand. Il est député du Rhône de 1978 à 2002 et maire de Lyon de 1995 à 2001.
Classé au centre droit et proche de l'UDF, Raymond Barre est l’une des rares personnalités politiques contemporaines à avoir occupé d'aussi hautes fonctions sans jamais avoir été membre d'un parti politique."
Capusa06
Antonio Cordiani, dit Antonio da Sangallo le Jeune, né le 12 avril 1484 à Florence et mort le 3 août 1546 à Terni, est un des principaux architectes italiens, actif pendant la Renaissance et le maniérisme.
Biographie
Antonio da Sangallo est dénommé « le Jeune » pour le différencier d’Antonio da Sangallo le Vieux, son oncle.
Son grand-père Francesco Giamberti travaillait le bois et ses oncles Giuliano da Sangallo et Antonio da Sangallo l'Ancien sont des architectes célèbres de l'époque. Ses cousins sont le sculpteur Francesco da Sangallo et le peintre Bastiano da Sangallo.
Sa formation se déroule à Florence dans l'atelier familial qui travaille principalement le bois. En 1503, très jeune, il se rend à Rome avec son oncle Giuliano pour se mettre au service du pape Jules II et, après une courte période d'apprentissage, il devient l'assistant de Bramante, architecte du chantier de la basilique Saint-Pierre. Pendant plusieurs années, il a également dû travailler comme charpentier (faber lignarius ) comme le montrent divers documents, et comme entrepreneur de petits travaux de construction, se faisant cependant une réputation de technicien et constructeur ingénieux. Son premier projet autonome est probablement celui du palais Baldassini pour le compte du juriste pontifical Melchiorre Baldassini (1515-1518)[2]. Le modèle du petit palais a ensuite été proposé à nouveau par Sangallo lui-même pour le palais Farnèse.
Il s'impose d'abord, avant tout comme un spécialiste des fortifications militaires, obtenant des commandes directement du pape.
Il vit et travaille à Rome pendant la majeure partie de sa vie, principalement au service des papes, tout en dirigeant des chantiers à Florence, à Orvieto et ailleurs. En effet, à la mort de Bramante, à partir de 1516, il est coadjuteur de Raphaël sur le chantier de construction de la basilique Saint-Pierre, succédant à son oncle Giuliano qui avait occupé le même poste et qui était revenu à Florence. En 1520, à la mort de Raphaël, il est nommé premier architecte du chantier, avec le coadjuteur Baldassarre Peruzzi : c'est le début de sa longue domination culturelle à Rome. Il est nommé par le pape Paul III architecte de toutes les fabriques papales en 1536. À la fin des années 1530, Bramante, Raphaël et Peruzzi étant morts, de nombreux artistes tels que Sebastiano Serlio, Jacopo Sansovino, Michele Sanmicheli, Jules Romain ayant également quittés la ville à la suite du sac de 1527, Sangallo se retrouve le protagoniste absolu de l'architecture romaine, monopolisant les commandes les plus prestigieuses, à la tête d'un atelier très bien organisé voire d'une « secte » comme Michel-Ange et ses contemporains définissent les artistes et artisans de son entourage.
Il est l'un des architectes préférés des papes Clément VII et de son successeur, le cardinal Alexandre Farnèse, Paul III, qui le charge dès 1512 des travaux du palais Farnèse auxquels la dernière main sera mise par Michel-Ange.
Son œuvre considérée comme la plus achevée est l'église Santa Maria di Loreto, en briques et travertin, près de la colonne Trajane. Il achève l'église San Giovanni Battista dei Fiorentini commencée par Jacopo Sansovino, près du pont Saint-Ange.
Il agrandit et réorganise les fortifications du Vatican (dites Mura Leonine du nom du pape Léon IV qui les fit construire) et modernise le Mur d'Aurélien. Près de la porte Cavalleggeri, un Bastione Sangallo est encore visible. Ce pape lui commande également deux grandes pièces du Palais apostolique : la chapelle Paolina (1537-1540) et la plus spectaculaire des salles de réception du palais : la salle royale (1538-1573).
Après le sac de Rome, Antonio travaille principalement en dehors de la ville, surtout comme architecte militaire, notamment pour les fortifications d'Ancône. Le pape Clément VII le charge de réaliser le puits de saint Patrice à Orvieto. Creusé dans le tuf, profond d'une soixantaine de mètres, ce puits est réalisé de 1527 à 1537. Il comporte deux rampes hélicoïdales superposées de 242 marches chacune. Durant ses séjours à Orvieto, Sangallo supervise également des réfections et améliorations dans la cathédrale Santa Maria Assunta in Cielo.
Sa position sociale lui permet de se construire un palais dans la via Giulia dans sa vieillesse, connu sous le nom de palais Sacchetti.
Il est mandaté par le pape Paul III, en 1545, pour creuser un autre canal, la Cava Paolina, au lac de Velino près de la cascata delle Marmore où il meurt pendant les travaux en 1546.
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12 avril 1961 :
Un homme dans l'espace !
Le 12 avril 1961, le cosmonaute soviétique Youri Gagarine (27 ans) accomplit le tour de la Terre en 108 minutes.
Il est le premier homme à naviguer dans l'espace.
Son module a été mis en orbite à 327 km d'altitude par une fusée Vostok 1, lancée de la base spatiale de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan.
Cette fusée géante a été conçue par un ingénieur de génie, Sergueï Korolev, rescapé du Goulag.
Il s'est inspiré des principes appliqués par les savants nazis, quinze ans plus tôt, aux premiers missiles balistiques, les V2.
Le module lui-même, construit en aluminium, est une sphère de 2,3 mètres de diamètre, avec un volume habitable de seulement 1,6 m3.
Youri Gagarine n'a rien à faire dans son habitacle que de laisser les techniciens de la base de Baïkonour guider son vaisseau.
Il n'en frôle pas moins la mort à plusieurs reprises.
Ainsi, son module ayant été dirigé par erreur vers une orbite trop longue, il a été retenu grâce au bon fonctionnement du rétrofreinage de secours.
Pour le retour sur terre, quelque part en Sibérie, Gagarine s'éjecte quelques minutes avant l'atterrissage et c'est en parachute, à 7 000 mètres d'altitude, qu'il termine son périple.
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11 avril 1944 :
Naissance de la chanteuse Nicoletta.
Nicole Grisoni est une chanteuse franco-suisse.
Fille naturelle d'une mère déficiente mentale (son père ne l'a jamais reconnue), elle est élevée par une grand-mère mélomane, à qui elle rend hommage dans sa reprise de Mamy Blue (1971), une chanson composée et écrite par Hubert Giraud en 1970.
Elle passe son enfance à Vongy, commune haut-savoyarde, aujourd'hui rattachée à Thonon-les-Bains, où elle a toujours ses habitudes.
Très jeune, elle est membre de la chorale paroissiale.
La proximité de Genève lui fait découvrir le blues venu des États-Unis ainsi que la musique d'Elvis Presley.
Entre 1954 et 1960, elle est pensionnaire du Centre du Bon-Pasteur, institut d'éducation pour jeunes filles tenu par des religieuses à Annonay.
Elle en garde des souvenirs extrêmement douloureux et critiques.
Durant ses vacances scolaires, elle rejoint Vongy et chante régulièrement avec les enfants de chœur à l'église Notre-Dame d'Annonay.
Elle découvre alors le gospel et reviendra souvent travailler sa voix dans cette église.
Sa passion pour le chant lui vaut alors un début de notoriété dans sa région, non seulement comme choriste mais aussi, dès 1958, comme soliste.
Elle étudie ensuite au lycée des Platanes (futur LEP Montgolfier).
En juillet 1960, elle quitte Annonay pour occuper un emploi de lingère aux établissements Bon-Pasteur.
Elle passe également dans d'autres établissements de ce réseau religieux, à Lyon et au Puy-en-Velay, ainsi qu'à la clinique Saint-Joseph de Rosières.
Émancipée en fin d'adolescence, elle rejoindra Paris et les lumières du Quartier Latin
En 1961, elle travaille comme disc jockey dans les clubs en vogue de Saint-Germain-des-Prés.
Elle fait bientôt des « bœufs » au Bilboquet.
Repérée par Léo Missir, directeur artistique chez Barclay, elle enregistre son premier EP 45 tours en 1966.
Y figurent une reprise de L'Homme à la moto, le succès d'Édith Piaf, une chanson de Nino Ferrer Pour oublier qu'on s'est aimé, mais c'est surtout Encore un jour sans toi de Guy Marchand et Léo Missir qui la révèle au grand public.
En 1967, Nicoletta connaît deux grands succès qui vont consolider sa carrière naissante :
La Musique, adaptation d'Ann Grégory d'après Angelica de Cynthia Weil et Barry Mann, interprétée par ce dernier en 1966 et Il est mort le soleil, paroles de Pierre Delanoë et musique d'Hubert Giraud, qui devient sa référence et dont elle fait un standard grâce à son interprétation. La chanson est présélectionnée pour représenter la France au Concours Eurovision de la chanson 1967, mais n'est pas choisie par le jury, qui lui préfère Il doit faire beau là-bas interprété par Noëlle Cordier.
L'œuvre de Nicoletta sera adaptée et interprétée par Ray Charles sous le titre The Sun Died et notamment reprise par Tom Jones.
En 1970, elle enregistre Ma vie c'est un manège, qui reste encore aujourd'hui parmi ses principaux succès.
Elle poursuit en 1971 avec Mamy Blue, un titre gospel écrit et composé encore par Hubert Giraud, qui rencontrera un énorme succès et sera maintes fois repris, notamment par Demis Roussos, Dalida ou encore le Golden Gate Quartet.
Elle tourne la même année au cinéma, dans le film Un aller simple de José Giovanni.
En 1973, elle fonde son propre label, « Rapa Nui », afin de se produire mais aussi dans le but d'aider de jeunes chanteurs.
La même année, elle enregistre Fio Maravilha du brésilien Jorge Ben Jor, adapté en français par le parolier Boris Bergman.
Elle enregistre également Les Volets clos, chanson qui sera le générique du film de Jean-Claude Brialy Les Volets clos.
En 1974, elle est couronnée par l'Académie Charles-Cros pour son enregistrement de Enfants venez chanter l'espoir.
Elle interprète le générique de la version française du film Papillon de Franklin Schaffner.
La même année, elle enregistre Glory Alleluia dont le parolier et arrangeur est André Pascal, une chanson de Noël qui, à l'origine, est un chant patriotique américain écrit par Julia Ward Howe en novembre 1861 et publié pour la première fois en février 1862 pendant la Guerre de Sécession.
En 1975, elle est pour la première fois sur la scène de l'Olympia en tant que vedette.
Elle enregistre également À quoi sert de vivre libre ?
En 1978, Nicoletta se marie avec Patrick Chappuis, un bijoutier suisse.
De cette union naît Alexandre, en 1979.
Le couple divorce en 1987.
En 1979, elle se produit sur la scène de Bobino.
Artistiquement exigeante, elle mène une campagne contre le play-back.
C'est ainsi qu'elle privilégie la scène à la télévision.
En 1983, Nicoletta rencontre un nouveau succès avec Idées noires en duo avec Bernard Lavilliers.
En 1987, elle joue le rôle de Jenny dans l'opéra Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (Kurt Weill et Bertolt Brecht).
À la fin de la même année, elle interprète également Esméralda dans la comédie musicale Quasimodo composée par William Sheller.
À partir de cette époque, elle multiplie les galas.
Elle continue à enregistrer des disques plus intimistes, avec de nombreuses collaborations (William Sheller, Richard Cocciante, Pierre Delanoë, etc.).
En 1992, elle perd sa grand-mère et se tourne vers la religion.
Elle réunit alors une chorale gospel antillaise avec qui elle donne des concerts.
De cette tournée, naît son premier album live, comprenant notamment un titre de Jacques Brel, Quand on n'a que l'amour.
Dès lors, elle se produit dans des concerts engagés, notamment en faveur du tiers-monde.
En 1998, elle signe les textes de deux titres publiés sur l'album Connivences, là encore en collaboration avec William Sheller.
En octobre de la même année, elle fête ses trente ans de carrière sur la scène du Casino de Paris.
En mars 2001, elle est l'une des nombreuses interprètes du titre Que serai-je demain ? en tant que membre du collectif féminin Les Voix de l'espoir créé par Princess Erika.
A la fin de l'année, les candidats de la première saison de Star Academy reprennent comme hymne sa chanson La Musique.
En 2006, elle sort un nouvel album, Le Rendez-vous, chez Universal Classics, album à prédominance jazz, avec des reprises de standards tels que Summertime, Georgia on My Mind, Bei mir bist du schon, mais aussi des titres écrits par Bernard Lavilliers (Samba Cancao), Patrick Eudeline (Comme si de rien et Les Hauts murs) et Manu Chao.
Elle conserve l'affection du public, notamment grâce à sa voix blues puissante, tout à fait unique dans le paysage musical français.
En octobre 2009, elle fête ses quarante ans de carrière à l'Alhambra.
Elle est nommée Officier de l'ordre des Arts et des Lettres en 2010.
En 2011, elle s'associe au chanteur de rap JoeyStarr du groupe Suprême NTM, pour reprendre son célèbre Mamy Blue sur l'album du rappeur intitulé Egomaniac.
Le 23 mai 2011, elle épouse à Vongy son producteur, Jean-Christophe Molinier avec qui elle vit depuis 1990.
En septembre 2012, elle donne un concert avec quatre cents choristes à Saint-Gervais, à proximité de Bordeaux.
En mars 2013, sort son 15e album, intitulé Ici et ailleurs, regroupant onze titres inédits dont deux duos avec Florent Pagny et JoeyStarr, avec le titre Petite Sœur comme premier extrait.
Elle participe également à l'émission de divertissement Un air de star sur M6.
Elle continue en parallèle les galas et concerts, souvent accompagnée d'une chorale gospel.
En décembre 2017, elle tourne pour France 2 dans le téléfilm Les Ombres du passé, aux côtés de Frédéric Diefenthal et Samuel Le Bihan, pour une diffusion le 7 novembre 2018.
De janvier à avril 2018, elle participe pour la première fois à la tournée Âge Tendre pour trente dates aux côtés de nombreux artistes.
En novembre 2017, elle participe à la croisière Âge Tendre.
Elle y interprète quatre de ses plus grands tubes, La Musique, Fio Maravilha, Il est mort le soleil et Mamy Blue.
En 2022, elle fait partie du jury de l’émission Eurovision France, c'est vous qui décidez !, visant à sélectionner le représentant de la France au Concours Eurovision.
