Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar Misterprof-

Misterprof-

20 avril 2023 08:22

20 avril 1994 :
Décès de l'acteur Jean Carmet
Né à Tours le 25 avril 1920, il est le fils de Gabriel Carmet, bourrelier et petit viticulteur de Bourgueil (Indre-et-Loire), et d'Edmée Doublet, d'origine vendéenne.
Encore jeune, il interrompt ses études et se rend à Paris où il devient figurant au Théâtre du Châtelet, puis à l’Opéra.
Il est ensuite engagé comme régisseur stagiaire au Théâtre des Mathurins chez Marcel Herrand.
Il fait de la figuration dans différents films (notamment dans Les Enfants du paradis et dans Les Démons de l'aube).
Il rejoint ensuite la troupe des Branquignols de Robert Dhéry.
Il multiplie alors les rôles au cinéma.
Tranchant avec ses rôles comiques, il incarne en 1947 un curé austère, dans le film Monsieur Vincent.
Son rôle de Gaston Duvet dans le feuilleton radiophonique La Famille Duraton fait connaître sa voix dans les années 1950.
Sa renommée internationale s'installe en 1976 avec le film La Victoire en chantant.
Sa célébrité en France date du Grand blond avec une chaussure noire.
Sa carrière est riche, car il apparaît dans plus de deux cents films.
Il est nommé pour le César du meilleur acteur en 1986 pour Miss Mona et il remporte deux César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Misérables (1983) et pour Merci la vie (1992).
Il reçoit également un César d'honneur en 1994 des mains de Gérard Depardieu, son ami.

Lui qui est un vrai rabelaisien incarne souvent le « beauf franchouillard », inquiétant comme Dupont Lajoie ou cocasse dans Le beaujolais nouveau est arrivé.
Il tourne également pour la télévision des adaptations d'œuvres littéraires comme La Double Vie de Théophraste Longuet, Bouvard et Pécuchet ou Eugénie Grandet.
Dans la série Palace, il popularise les premières Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio.
Lorsqu'il tournait un film, il quittait sa famille pendant toute la durée du tournage pour aller vivre dans une chambre d'hôtel afin de ne pas être déconcentré et être totalement dans son rôle. Ferrovipathe (passionné du monde ferroviaire et des trains, qu'ils soient à taille réelle ou en miniature), il fut également un habitué des halls de gare, qui lui servirent de logement à ses débuts.
Ses amis racontent que lorsqu'il ne tournait pas, il venait parfois les voir jouer pour aller saluer le public à la fin de la pièce.
Les spectateurs se demandaient alors qui était ce personnage qu'ils ne se souvenaient pas d'avoir aperçu dans la pièce.
Il avait accepté le premier rôle de Le bonheur est dans le pré d'Étienne Chatiliez ; mais la mort l'ayant rattrapé, c'est son ami Michel Serrault qui prit sa place.
Jean Carmet meurt le 20 avril 1994 à Sèvres, d'une crise cardiaque, à l'âge de 73 ans.
Il est inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse.
À ses obsèques seront présentes de nombreuses personnalités : Jean-Pierre Coffe, Michel Serrault, Gérard Depardieu, Pierre Tchernia, Michel Galabru, Jean Lefebvre, Pierre Richard, Robert Hossein, Bertrand Blier, Jean-Claude Brialy, Miou-Miou, Roland Giraud, Francis Veber, Jean-Pierre Marielle, Yves Robert, Claude Chabrol, Pierre Mondy, Michel Bouquet, Yves Boisset, Georges Lautner, Victor Lanoux, Michel Piccoli, Jean Rochefort, Michel Blanc, ou encore Jacques Villeret.
Le 4 juin 1994, une rue Jean Carmet a été inaugurée lors de la fête des vins rosés, dans la commune de Tigné.
Cette rue longe le château de Tigné qui appartient à son ami Gérard Depardieu.
En 1999 sort le livre Je suis le badaud de moi-même aux éditions Plon.
En 2019, Tatiana Vialle publie Belle-fille, témoignage sur la relation entre sa mère, Sonia Laroze et Jean Carmet.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

20 avril 2023 08:06

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa, je découvre avec paisir cette artiste.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

20 avril 2023 08:00

Célimène Gaudieux est une chanteuse française née à Saint-Paul de La Réunion le 20 avril 1807 et morte dans cette même commune le 13 juillet 1864. Elle exerça ses talents tout en œuvrant en tant qu'aubergiste au lieu-dit La Saline. Elle sert encore de symbole et de muse à la poésie et à la culture populaire de l'île de La Réunion.

Biographie

Son père est un Créole du nom de Louis Edmond Jeance né à Saint-Paul le 28 septembre 1789 et qui mourra à Saint-Pierre le 12 décembre 1854. Née vers 1790, sa mère prénommée Candide ou Marie-Candide est quant à elle une esclave que son père affranchit en 1811, dont il se sert ensuite comme domestique et qu'il finit par épouser le 26 avril 1830 en reconnaissant leurs deux filles Marie-Monique et Marie-Céliste. Marie-Monique Jans est celle que l'on surnomme aujourd'hui Célimène.

Elle se plaît à se vanter d'être la petite-fille d'Évariste de Parny, poète réunionnais qui aurait eu une liaison avec sa grand-mère maternelle, une esclave malgache. Elle épouse en tout cas un certain Pierre Gaudieux le 3 octobre 1839 à Saint-Paul. Celui-ci décèdera en 1852 laissant Célimène alors âgée de 45 ans avec cinq enfants à charge. Elle reçoit alors l'aide de Joseph Le Lièvre, un propriétaire sucrier fier « d'avoir pu être de quelque utilité à une descendante, même de la main gauche, du poète Parny ».

Même si elle n'a pas fréquenté l'école, Célimène est dotée d'une vive intelligence qu'elle nourrit en fréquentant de nombreux propriétaires sucriers. Elle manie bientôt le verbe avec élégance, que ce soit en prose ou en vers. Cette capacité lui vaut l'admiration des gens de passage qui descendent au relais de poste qu'elle tient avec son mari à La Saline, sur le chemin de ceinture qui reliait par les Hauts Saint-Paul à Saint-Leu, à une époque où le Cap La Houssaye était infranchissable. Lui y fait office de maréchal-ferrant au service des nombreuses voitures publiques à six places attelées à des chevaux ou à des mulets qui transportent bagages, marchandises et lettres. De son côté, elle distrait les voyageurs en leur jouant de la guitare et en interprétant des textes de son invention sur des airs populaires à la mode.

Postérité

Depuis, son art a notamment inspiré le poète Jean Albany. Et Célimène jouit encore aujourd'hui d'une postérité importante.

En 1996, David Hoarau et Patrick Sida, musiciens, créent le duo Célimène. On a baptisé en 2000 un nouveau piton volcanique formé sur les flancs du Piton de la Fournaise à son nom. En 2002, un collège saint-paulois prend officiellement son nom. Une école maternelle de la Ravine des Cabris (Saint-Pierre) porte son nom et propose un panneau explicatif sur la vie de Célimène.

Organisé par le Conseil départemental de La Réunion depuis 2005, le prix Célimène récompense des femmes artistes dans le domaine de la peinture, de la sculpture ou de la photographie.

Une guitare qui lui aurait appartenu a été déposée dans le fonds du musée Léon-Dierx en 1911. Elle fait partie depuis 1989 des collections du musée historique de Villèle qui l'a faite restaurer en 2001. Elle a été prêtée au musée Stella Matutina pour les besoins de l'exposition Tschiéga Ségas, Musiques et danses de l'océan Indien (21 septembre 2019 -1er mars 2021).

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

19 avril 2023 11:01
Capusa06 a écrit :
Bonjour et bonne journée 😊
Misterprof , nous sommes en avril 😄

Décidément, je vieillis ! 😄

Répondre·

Avatar FAE

FAE

19 avril 2023 08:39

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

19 avril 2023 08:26

Germaine Tillion (1907-2008)

Une ethnologue, des Aurès à Ravensbrück

Germaine Tillion, femme d'exception, est morte le 19 avril 2008, à près de 101 ans, au terme d'une existence féconde. Ethnologue, elle s'est signalée par une étude remarquable : Le harem et les cousins, indispensable à tout historien pour comprendre le monde méditerranéen et l'islam.
Germaine Tillion (30 mai 1907, Allègre, Haute Loire - 19 avril 2008, Saint-Mandé,Val-de-Marne)Germaine Tillion a découvert l'ethnologie auprès de Marcel Mauss. Sur une suggestion de ce dernier, elle part étudier de 1934 à 1940 l'ethnie berbère des Chaouis, dans les Aurès, en Algérie.

De retour à Paris, pendant l'Occupation, elle participe activement au réseau de résistance du Musée de l'Homme. Elle est arrêtée sur dénonciation d'un agent double, l'abbé Robert Alesh, et déportée le 21 octobre 1943 à Ravensbrück, un camp destiné aux opposants politiques de la catégorie Nacht und Nebel (« Nuit et brouillard »), autrement dit destinés à disparaître d'une façon ou d'une autre ! La mère de Germaine Tillion, également déportée, n'y survivra pas et sera gazée.

Elle-même endure l'épreuve en considérant le camp avec le regard de l'ethnologue. Elle en tirera plus tard un témoignage remarquable : Ravensbrück (1988). Elle écrit aussi sur place, en secret, une opérette : Le Verfügbar aux Enfers.

À la Libération, elle participe à des enquêtes sur les crimes nazis puis reprend ses études ethnologiques dans les Aurès.

Quand éclate la guerre d'Algérie, elle s'engage de toutes ses forces en faveur de la paix et déplore la « clochardisation » de la population musulmane. Le gouverneur général Jacques Soustelle l'appelle en 1955 à ses côtés pour mettre sur pied des centres sociaux.

Germaine Tillion dénonce la torture pratiquée par les paras aussi bien que les attentats aveugles du FLN. Yacef Saadi, chef militaire du FLN à Alger, la rencontre en secret et lui promet de mettre fin aux attentats sous réserve que soient suspendues les exécutions capitales. La trêve dure quelques semaines jusqu'à ce que soient guillotinées cinq personnes à Alger...

L'éminente Simone de Beauvoir qualifie de « saloperie » la médiation de Germaine Tillion. Comme Sartre, elle s'est engagée sans réserve aux côtés du FLN et ne voit pas pourquoi ils devraient se priver de commettre des attentats.

Catholique et gaulliste, Germaine Tillion témoigne par ailleurs d'une amitié compréhensive pour ses relations communistes, à commencer par son maître Marcel Mauss. De tous ses ouvrages, celui qui lui vaudra la célébrité est un essai passionnant, parfaitement accessible à un public de non-spécialistes : Le harem et les cousins (Seuil, 1966). (...)

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

19 avril 2023 08:20

Bonjour et bonne journée 😊
Misterprof , nous sommes en avril 😄

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

19 avril 2023 07:50

19 août 1924 :
Naissance du facteur Cheval.
Joseph Ferdinand Cheval est un facteur français célèbre pour avoir passé 33 ans de sa vie à édifier un monument qu'il nomme le « Palais idéal ».
Il naît dans une famille de petits cultivateurs, installée à Charmes-sur-l'Herbasse, un modeste village de la Drôme des collines, située au nord de Romans-sur-Isère.
Il est le fils de Jean-François Cheval et de sa deuxième épouse Rose-Françoise Sibert.
Sa mère meurt le 21 avril 1847.
Il a un frère, prénommé François Victor et marié avec Rosalie Perrier.
Le 20 mai 1858, il se marie avec Rosalie (ou Rose) Revol (1841-1873), lingère, avec qui il aura deux enfants, Victorin (1864-1865), et Cyrille (1866-1912).
Il sera le grand-père d'Eugénie et d'Alice (Marie-Louise) Cheval.
Après la mort de son épouse en 1873, il se remarie le 28 septembre 1878 avec Claire-Philomène Richaud (1838-1914), tailleuse et également veuve.
Elle apporte en dot l'équivalent de deux années de traitement de facteur et une petite propriété qui lui permet d'acquérir un lopin de terre à Hauterives.
De leur union naît son unique fille, Alice, née en 1879 et morte en 1894, à l’âge de 15 ans.
Du fait d'une scolarité courte (de 1842 à 1848) à l'école communale de Charmes, il maîtrise mal la langue française, qu'il écrit phonétiquement.
Après l'obtention de son certificat d'études primaires il devient, à l'âge de treize ans, apprenti boulanger.
Il est pris en tutelle, à l'âge de dix-huit ans, à la mort de son père, par son oncle maternel Joseph Burel, qui le fait rapidement émanciper (la majorité à cette époque étant fixée à 21 ans).
Il laisse à son frère la ferme familiale pour devenir en 1856 boulanger à Valence puis, en 1859, à Chasselay, une commune située au nord de Lyon.
La mort de son premier fils en 1865 le fait abandonner la boulangerie, activité qu'il a pratiquée durant presque une douzaine d'années et dont l'expérience du pétrissage aurait influencé son savoir-faire de sculpteur et de créateur.
Il s'engage comme ouvrier agricole, métier qu'il abandonne à la naissance de son second fils.
Acculé à la misère, il se présente au concours de facteur et entre officiellement dans l'administration des Postes le 12 juillet 1867.
Il est successivement facteur à Anneyron, puis à Peyrins, puis à Bourg-de-Péage.
À sa demande, en 1869, il est affecté à Hauterives, à une douzaine de kilomètres de son village natal, ayant en charge une longue tournée pédestre quotidienne.
Il y restera jusqu'à la retraite.
Ses longues tournées en solitaire de plus de trente kilomètres n'ont pas le même rythme que les tournées cyclistes ou motorisées d'un préposé rural du XXIe siècle.
Il occupe ses heures de randonnée à de longues rêveries au cours desquelles il imagine un « palais féerique », rêveries qui ne commenceront à être concrétisées qu'une dizaine d'années plus tard, après maints voyages avec sa brouette qu'il appelle sa « fidèle compagne de peine ».
En avril 1879, une pierre, qu'il dénommera sa « pierre d’achoppement », entraîne sa chute sur le chemin de sa tournée et le fait transposer son rêve dans la réalité.
En 1896, il prend sa retraite.
Pour son voisinage, le Facteur Cheval devient alors un être étrange, un « pauvre fou » qui durant sa tournée met des pierres en tas, revient le soir les chercher en s'aidant de sa brouette, pour en remplir son jardin.
Il commence la construction de son monument qu'il n'appelle pas encore Palais idéal en 1879.
En 1894, le décès de sa fille Alice l'affecte profondément.
Il avait commencé à collecter les pierres de son palais l'année de sa naissance, mais sa fille ne connaîtra jamais son achèvement.
Il habite ensuite une villa dénommée villa Alicius, en hommage à sa fille, qu'il fait construire à proximité du Palais idéal pour le valoriser.
Cheval achève la construction de son palais en 1912.
Après l'achèvement du Palais idéal, il manifeste son désir d'être plus tard enseveli dans l'enceinte même de son œuvre, ce que la réglementation française ne permet pas lorsque le corps n'est pas incinéré.
Ferdinand Cheval se résout à se faire inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau.
À partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu'au cimetière d'Hauterives et à les assembler, pour former le Tombeau du silence et du repos sans fin, achevé en 1922.
Il y est inhumé après sa mort, survenue le 19 août 1924, à l’âge de 88 ans.
Sa tombe monumentale, d'accès libre, est située à l'entrée du petit cimetière d'Hauterives, près du portail d'entrée.
Elle est classée au titre des monuments historiques par un arrêté du 23 mai 2011.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

18 avril 2023 17:26

Merci Mstrprf, quelle biographie !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

18 avril 2023 08:40

18 avril 1964 :
Naissance de la chanteuse Zazie.
Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes est une auteure-compositrice-interprète et mannequin française.
Elle est la fille du baron Hervé de Truchis de Varennes (né en 1935), architecte urbaniste, et de Jacqueline Caussé, professeur de musique, pianiste émérite et choriste du chef d'orchestre suisse Michel Corboz.
Elle a un frère aîné, Philippe, dit Phil Baron, né en 1962, musicien, compositeur, écrivain et photographe.
L'écrivain et historien Albéric de Truchis de Varennes (1861-1944) était son arrière-grand-oncle.
Son père Hervé de Truchis de Varennes fait partie de la noblesse française : sa famille est installée entre Bresse et Bugey.
Surnommée « Zazie » en référence au roman de Raymond Queneau, Zazie dans le métro, elle affirme très tôt son penchant pour le domaine artistique.
À la maison, elle et sa famille écoutent les « 3 B » (Brassens, Brel et Barbara) et de la musique classique.
Zazie a pratiqué le violon pendant dix ans, un peu de piano et de guitare.
Sa prédilection pour l'écriture s'affirme petit à petit.
Elle grandit à Boulogne-Billancourt et étudie au lycée Molière,dans le16e arrondissement de Paris.
Après l'obtention d'un baccalauréat littéraire à 16 ans, elle entame trois ans d'études de kinésithérapeute puis de langues étrangères appliquées (anglais, espagnol et japonais), mais consacre son temps libre à son synthétiseur.
Elle se lance ensuite dans le mannequinat et, pendant une dizaine d'années, défile aussi bien pour des marques de maillots de bain et de prêt-à-porter que pour de grands noms de la haute-couture tels que Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou Kenzo.
Mais l'univers de la mode n'est qu'une ressource alimentaire, elle n'y fait pas une grande carrière et sa passion reste la musique.
Grâce à une amie mannequin et musicienne, Zazie a l'occasion de faire partie des chœurs sur un titre du chanteur Fabrice Guinar.
Elle apparaît pour la première fois à la télévision en 1986 avec Alain Lanty puis accompagne au saxophone Pierre Cosso.
Elle prête également sa voix pour des publicités à la radio et à la télévision et Les Nuls font appel à elle pour la chanson d'une fausse publicité.
Ce n'est qu'en 1990 que Zazie tente réellement de se lancer dans la chanson, encouragée par Étienne Roda-Gil.
Elle signe en 1991 chez Phonogram et publie en 1992 Je, Tu, Ils, son premier album, enregistré dans les studios de son idole Peter Gabriel.
Elle en écrit quasiment tous les textes et participe à la composition.
Elle devient vite une auteure prisée par des artistes comme Pascal Obispo ou Vincent-Marie Bouvot, connu pour son travail de composition pour Julie Pietri et Elsa Lunghini.
Le premier single, Sucré Salé, permet à Zazie de se faire remarquer et d'intégrer le Top 50.
Zazie est alors sacrée Révélation féminine aux Victoires de la musique.
Et même si ce premier album ne rencontre finalement qu'un succès d'estime, la carrière de la chanteuse est lancée.
Le deuxième album Zen sort en 1995.
Tous les textes sont signés Zazie et chacun des extraits connaîtra le succès.
Après une Victoire de la musique pour le clip de Larsen, elle fait salle comble à la Cigale, et sa tournée Zazie est en ville remporte un franc succès.
Désormais, sa notoriété lui permettra d'écrire et de composer pour d'autres artistes comme Julie Zenatti, Florent Pagny, Johnny Hallyday, Jane Birkin, Patricia Kaas, Isabelle Boulay, David Hallyday, Calogero, Axel Bauer et Christophe Willem.
La même année, elle enregistre un titre pour Sol en Si avec Alain Chamfort avant de rejoindre l'équipe en 1997 pour une série de concerts.
En 1996, paraît un duo avec Pascal Obispo, Les Meilleurs Ennemis, extrait de l'album de ce dernier, Superflu, dans lequel elle participe à l'écriture et aux chœurs.
Elle enregistre également Rose avec Dominique Dalcan (bande originale de Ma vie en rose, sorti en 1997), Chanson des baleines de parapluie (pour la nouvelle version d'Émilie Jolie), compose la musique du film Tout doit disparaître, et intègre Les Enfoirés.
Elle est alors consacrée aux Victoires de la Musique de 1998 en recevant la Victoire de l'artiste interprète féminine.
Elle présente ensuite l'album Made in Love, considéré comme celui de la maturité.
Elle ne collabore plus avec Pascal Obispo mais compose elle-même toutes les musiques et écrit toutes les paroles.
Plus sombre, cet album, lancé par le single Tous des anges, fait l'objet d'une promotion originale : l'intégralité de l'album fut diffusée sur TF1 à 2 h du matin (à l'image, on peut voir le plan fixe d'un poste de radio). Le clip de Ça fait mal et ça fait rien, jugé trop violent, est censuré, et seul Tout le monde connaît un véritable succès.
Elle est remarquée au début de 1999 dans le film de Didier Le Pêcheur, J'aimerais pas crever un dimanche, aux côtés d'Élodie Bouchez et de Jean-Marc Barr.
Mais c'est sur scène avec Le Tour des Anges que Zazie rencontre le plus de succès, avec plus de 70 dates, ainsi qu'une mini-tournée en Asie (Birmanie, Cambodge, Viêt Nam et Singapour).
La tournée est immortalisée sur l'album et le DVD Made in Live.
Après une courte absence, elle réapparaît lors des concerts de ses amis auxquels elle participe.
Elle chante en duo avec Axel Bauer le titre À ma place.
En octobre 2001, paraît l'album La Zizanie, lancé par le single Rue de la Paix.
Ce titre, dans lequel elle compare la société à un jeu de Monopoly, rencontre également un grand succès, tout comme le suivant, Adam et Yves.
Pour ce quatrième album, Zazie change d'équipe : seul Pierre Jaconelli est toujours présent pour la réalisation.
Les ventes de cet album atteignent les 500 000 exemplaires.
Les places pour une série de concerts au Bataclan sont rapidement vendues, avant que les dates ne soient repoussées à l'année suivante car la chanteuse attend un enfant.
Après avoir décroché une nouvelle Victoire de la Musique, elle donne naissance en août à sa fille, Lola.
Au début de 2003, Zazie part en tournée dans toute la France.
Par la suite, Rodéo, son cinquième album, sort le 22 novembre 2004, accompagné du DVD Rodéo Indien où figurent dix clips tournés à Bombay.
Plus pop, les compositions sont signées Jean-Pierre Pilot, Philippe Paradis et Zazie.
L'album atteint rapidement les 400 000 ventes sans qu'aucun single extrait n'ait connu de véritable succès.
Elle part en tournée de juin à septembre 2005 en passant entre autres par Bercy et sort dans la foulée son troisième album live, Rodéo Tour.
Son sixième album, Totem, sort le 12 février 2007 et se classe directement no 1 des ventes avec plus de 50 000 exemplaires écoulés en une semaine, lancé par le single Des rails.
Le deuxième single, Je suis un homme, rencontre un grand succès et permet à l'album de s'écouler à plus de 350 000 exemplaires.
Elle entame une tournée le 1er juin 2007, avec notamment quatre dates au Zénith de Paris et deux au Forest National de Bruxelles.
Au début de 2008, le Totem Tour se poursuit dans des salles plus intimistes, dont une date exceptionnelle à Londres, au Shepherds Bush Empire, et deux soirs à la Cigale.
À la même époque, elle est l'artiste la plus nommée aux Victoires de la musique avec une nomination dans cinq catégories : artiste féminine, album de variétés, tournée, chanson et clip de l'année.
Toutefois, elle repart sans aucune récompense mais voit la chanson Double Je de Christophe Willem, dont elle a signé les paroles, rafler la Victoire de la Chanson de l'année.
Le 17 novembre 2008 sort sa première compilation.
Zest of regroupe une sélection de 36 titres retraçant les 16 ans de carrière de la chanteuse, dont deux inédits, FM Air et Un peu beaucoup, ainsi que quatre titres live captés pendant sa dernière tournée.
En 2009, elle participe à l'émission Rendez-vous en terre inconnue chez les Korowai en Papouasie occidentale.
En septembre 2010, Zazie revient avec une création musicale différente des précédentes.
Pour son septième album, elle se lance dans un vaste projet, 7 qui se compose de sept mini-albums de sept chansons chacun.
La sortie de cet opus se fait en plusieurs étapes : après un CD de 14 titres extraits du projet global, paraissent progressivement sur internet les sept mini-albums à raison d'un par semaine.
Un coffret contenant l'intégralité des 49 titres sort ensuite dans les bacs le 29 novembre.
S'ensuit une longue tournée à travers la France de 110 dates d'avril 2011 à février 2012.
Le huitième album de Zazie, Cyclo, paraît au printemps 2013.
L'album, réalisé par Olivier Coursier du groupe AaRON et mixé par Tony Hoffer, est soutenu par les titres Les contraires, Mobile homme, 20 ans et Temps plus vieux, disponibles sur le site officiel de la chanteuse.
Une tournée de 18 dates, Cyclo Tour, commence le 12 novembre à Dijon pour se terminer le 14 décembre à Genève.
En 2014, Zazie fait partie, aux côtés d'Orelsan, de Pascale Clark, Didier Varrod et de quatre autres professionnels du jury du radio-crochet de France Inter On a les moyens de vous faire chanter.
Le radio-crochet est à l'antenne jusqu'au 21 juin, jour de la finale en direct de l'Olympia.
La même année, elle travaille avec Hélène Ségara sur son album Tout commence aujourd'hui.
Zazie est également présente pour le show Alors on chante célébrant les 20 ans du Sidaction, diffusé le 28 novembre 2014, et Les Enfoirés en chœur, diffusé sur TF1 le 12 décembre 2014.
En 2015, lors de la quatrième saison, Zazie devient coach de l'émission The Voice, sur TF1, avec Jenifer, Mika et Florent Pagny.
Son finaliste Lilian Renaud remporte la saison.
Elle reste coach pour les saisons 5, 6 et 7 et la saison All Stars.
Lors de la saison 7, sa finaliste Maëlle remporte le concours.
Le 19 juin 2015, elle présente un nouveau single, Discold, premier extrait de l'album Encore heureux, qui paraît le 30 octobre.
Réalisé avec Philippe Paradis et Édith Fambuena, l'album est certifié disque d'or.
Zazie entame alors une nouvelle tournée de près de 80 dates qui débute au Théâtre de l'Onde à Vélizy le 20 février 2016, L'Heureux Tour, qui passe notamment par les Folies Bergère pour une série de douze concerts, s'achève le 15 décembre au Bataclan.
Parallèlement, Zazie dévoile le 4 novembre 2016 sa première compilation intégrale, présentée sous la forme d'un luxueux coffret et contenant l'ensemble de ses neuf albums studio ainsi que des titres inédits et rares.
En 2016, elle co-écrit les chansons de la comédie musicale Le Rouge et le Noir, produite par Albert Cohen.
En 2017, Zazie intègre le casting du jury présidé par Jacques Weber pour la neuvième édition du festival international du film policier, qui a lieu du 29 mars au 2 avril à Beaune.
Zazie participe à un album rendant hommage à Barbara.
Ce nouveau disque intitulé Elles & Barbara est produit par Édith Fambuena avec qui Zazie avait déjà travaillé sur son dernier album Encore heureux.
Elles & Barbara est disponible à partir du 9 juin 2017, jour où Barbara aurait fêté ses 87 ans.
Le conte musical Le Soldat Rose revient en 2017 pour un troisième volet, onze ans après Le Soldat Rose 1 qui avait été un immense succès.
Le Soldat Rose 3 est à nouveau écrit par Pierre-Dominique Burgaud, mais le casting est différent puisque c'est Alain Souchon et ses fils qui ont composé les douze chansons du conte.
Renan Luce incarnera le Soldat Rose, Zazie fait également partie du casting.
Une représentation est attendue le 22 novembre 2017 à l'Olympia et l'album incluant les douze nouvelles chansons sortira le 24 novembre.
Le 13 novembre 2017, le label indépendant Six et Sept, fondé et présidé par Pascal Nègre, annonce la signature de Zazie.
En 2018, Zazie écrit la chanson OK ou KO, interprétée par Emmy Liyana lors de l'émission Destination Eurovision.
En 2018, Zazie annonce qu'elle quitte The Voice afin de se consacrer à son nouvel album.
Elle est de retour pour la saison anniversaire en 2021 et retrouve son fauteuil pour la 12ème saison diffusée en 2023.
Le 24 mai 2018 marque le retour de Zazie qui présente le single Speed; Zazie signe une nouvelle fois le texte de sa chanson.
Pour la composition, l'artiste s'est entourée d'Édith Fambuena.
Speed est le premier extrait de son dixième album studio, Essenciel, sorti le 7 septembre 2018.
Le 5 octobre, le SNEP annonce que le disque est certifié disque d'or puis disque de platine.
À partir de mars 2019, Zazie entame sa nouvelle tournée baptisée l'Essenciel Tour.
Pendant la crise sanitaire, en soutien au personnel soignant, Zazie dévoile le titre Après la pluie. L'intégralité des droits sont reversés à la Croix-Rouge.
En 2022, l'artiste annonce la préparation d'un onzième disque studio précédé par la sortie du single Let It Shine dévoilé le 1er juillet.
Si elle signe comme à l'accoutumée le texte de la chanson, Zazie réitère sa collaboration avec Édith Fambuena pour la composition.
Avant la parution de l'album, l'artiste dévoile un EP surprise composé de quatre pistes.
Pour son retour, Zazie retrouve notamment le musicien et producteur Jean-Pierre Pilot avec qui elle avait déjà collaboré par le passé sur les albums La Zizanie, Rodéo et Totem.
Son onzième album intitulé Aile-P sort le 2 décembre 2022.
Enrichi de huit pistes, il inclut notamment les quatre pistes de l'EP dévoilé en septembre.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

18 avril 2023 08:38

Merci Capusa !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

18 avril 2023 07:47

L'Humanité est un quotidien français fondé en 1904 par Jean Jaurès.

Sa ligne éditoriale est liée dès ses débuts à la gauche. Premièrement proche du socialisme, en tant qu'organe de la Section française de l'Internationale ouvrière, parti de son fondateur, le journal devient communiste à l'issue du congrès de Tours en 1920. Il est alors l'organe officiel du Parti communiste français jusqu'en 1994. Aujourd'hui, il en reste très proche bien que la rédaction ouvre ses pages à d'autres composantes de la gauche.

Le journal est édité par la Société nouvelle du journal l'Humanité, présidée par Jean-Louis Frostin et Patrick Le Hyaric, ce dernier étant aussi le directeur de la publication. Comme de nombreux titres de la presse écrite française, le journal bénéficie de subventions de l'État.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

18 avril 2023 06:02

Bonjour à tous ! 😃
"Henri II de Navarre, ou Henri d'Albret, Henri Ier d'Albret, Henri Ier de Foix, né le 18 avril 1503 à Sangüesa (Navarre) et mort le 25 mai 1555 à Hagetmau, est roi de Navarre, vicomte de Béarn et comte de Foix de 1517 à 1555, seigneur d'Albret de 1522 à 1555. Il occupe aussi les fonctions de gouverneur de Guyenne et d'amiral de Guyenne à partir de 1528.
Marié avec Marguerite de Valois-Angoulême en 1527, il est le beau-frère de François Ier, le père de Jeanne d'Albret et le grand-père d'Henri IV (Henri III de Navarre)."

Répondre·

Avatar FAE

FAE

17 avril 2023 11:06

Merci les amis ! 😃

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

17 avril 2023 09:00

Benjamin Franklin
17 janvier 1706 à Boston (Massachusets) - 17 avril 1790 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis)

De tous les Pères fondateurs des États-Unis d'Amérique, Benjamin Franklin est le plus original et le plus attachant. Imprimeur, philanthrope, inventeur, agitateur politique, diplomate… nul n'incarne mieux que lui l'idéal humain des États-Unis, fondé sur le travail, la réussite sociale, la vertu civique et la passion des affaires publiques. C'est aussi un homme d'esprit qui nous a légué d'immortelles formules («Le temps, c’est de l’argent»,…).

Né dans une famille pauvre, il s’enrichit par son travail, fonde l'Université de Pennsylvanie, invente le paratonnerre etc. Député de la Pennsylvanie, il participe à la rédaction de la Déclaration d'indépendance (1776) avant de plaider avec succès la cause américaine auprès du roi de France Louis XVI puis de négocier le traité de paix de Versailles (1783).

Répondre·