
Capusa06
Jean Lannes
11 avril 1769 à Lectoure - 31 mai 1809 à Vienne
Le « Roland de la Grande Armée »
De par son destin tragique et sa carrière exceptionnelle, le maréchal Lannes, duc de Montebello, est une des figures militaires les plus passionnantes de la période révolutionnaire et napoléonienne.
Un destin militaire au firmament de la gloire
Fils d'un garçon d'écurie, Jean Lannes est né en 1769 dans un petit village du Gers. La Révolution va lui ouvrir la porte d'un destin militaire exceptionnel. En 1793, il répond à l'appel de la patrie en danger et s'engage avec enthousiasme dans un bataillon de volontaires du Gers. Grâce à son courage exceptionnel et à ses talents de chef militaire, son ascension est fulgurante : il est fait général de brigade dès 1796 puis général de division en 1799.
Durant ces années, il sert en Italie sous les ordres de Bonaparte où il participe activement aux succès du futur empereur. À Lodi, et à la bataille d'Arcole, il se jette sur les lignes ennemies pour encourager ses hommes à aller de l'avant. Blessé par deux balles, il refusera pour autant d'arrêter de se battre.
Bonaparte décide d'emmener en Égypte ce chef courageux qui a gagné dans les plaines italiennes le surnom de « Roland de l'armée d'Italie ». En 1799, Il est grièvement blessé lors du siège de Saint Jean d'Acre puis à la bataille d'Aboukir, où son courage est exceptionnel.
Au retour d'Égypte, il participe activement aux préparatifs du coup d'état du 18 brumaire. Quelques mois plus tard, la deuxième campagne d'Italie commence et le nouveau régime est menacé. Lannes va encore une fois s'illustrer lors des victoires de Montebello (ce qui lui vaut le titre de duc de Montebello quelques années plus tard sous l'Empire) et de Marengo.
Ces succès affermissent le pouvoir du nouveau Premier Consul. En récompense de ceux-ci, il est nommé commandant de la garde consulaire par Bonaparte, récompensant ainsi un de ses plus brillants officiers, mais également le soldat devenu ami.
De guerre lasse...
Le 19 mai 1804, après un court intermède comme ambassadeur au Portugal, il est désigné « Maréchal d'Empire » avec dix sept autres généraux. Lannes participe alors à tous les succès du nouvel Empire français. À Austerlitz, le maréchal s'illustre en commandant l'aile gauche durant la bataille. Pendant la campagne de Prusse en 1806, il bat le prince Louis de Prusse à Saalfeld et manœuvre brillamment le centre du dispositif lors de l'éclatante victoire de Iéna. En 1807, la guerre se poursuit contre les russes, et c'est à Friedland qu'il s'illustre lors d'une des plus grandes victoires de l'Empire.
Malgré ces succès, les combats incessants font naître, chez ce grand soldat, un véritable dégoût de la guerre qu'il ose exprimer ouvertement. Ce sentiment s'accentue en 1808 quand il est missionné en Espagne, par l'Empereur, pour combattre dans une des plus terribles et sanglantes guerre de l'Empire.
Toujours intrépide, il est vainqueur à la bataille de Tudela et mène le siège de Saragosse. Il écrit alors à sa femme : « Quel métier que celui que nous faisons ici ! Saragosse ne sera bientôt plus qu'un tas de ruines. » Puis plus tard à Napoléon : « Cette guerre me fait horreur.» L'année suivante, peu de temps avant sa mort, il écrit même : «Je crains la guerre, le premier bruit de guerre me fait frissonner (...). On étourdit les hommes pour mieux les mener à la mort. »
Embourbé dans les affaires d'Espagne, l'Empire est affaibli et l'Autriche décide de profiter de cette faiblesse pour prendre sa revanche.
La mort d'un géant
En 1809, s'ouvre alors une nouvelle campagne, la dernière de Lannes qui y laissera la vie lors de la bataille d'Essling (21 et 22 mai 1809) après s'être encore illustré lors du siège de Ratisbonne.
Alors que la bataille d'Essling se termine victorieusement après des combats particulièrement difficiles, le maréchal arpente le champ de bataille en compagnie de son ami le général Rouzet.
Soudain, une balle atteint ce dernier qui s'écroule mortellement touché.
Bouleversé, Lannes s'écrie « Ah, cet affreux spectacle me poursuivra donc toujours ? », puis s'éloigne et s'assoit sur un petit monticule où il est alors lui-même touché aux jambes par un boulet autrichien.
La blessure est grave : il est amputé de la jambe gauche. Malgré cette intervention, il agonise pendant plusieurs jours avant de mourir le 31 mai 1809.
Peu de temps avant sa mort, Napoléon, ému, a recueilli les dernières paroles de cet ami frère d'armes. De Sainte-Hélène , il lui rendra un dernier hommage : « Lannes, le plus brave de tous les hommes... était assurément un des hommes au monde sur lesquels je pouvais le plus compter... L'esprit de Lannes avait grandi au niveau de son courage, il était devenu un géant
FAE
[...] "En 1943, après l'arrivée des Allemands en zone libre, sa famille fuit la ville de Sète pour Paris, où elle passe son baccalauréat.
En 1947, à l'âge de 19 ans, elle fugue pendant trois mois par volonté d'indépendance. Préparant longuement et méticuleusement son coup, elle affirme avoir fui en prenant le train jusqu'à Marseille, puis par bateau jusqu'en Corse, et avoir travaillé sur des bateaux de pêche.
Études et travail de photographe
Après cette fugue, elle monte à Paris et suit des études à l'École technique de photographie et de cinématographie de l'École Vaugirard ainsi que l'histoire de l'art à l'École du Louvre. Après l'obtention de son CAP de photographe en 1949, elle se met à son compte et devient photographe indépendante. En 1951, elle achète deux boutiques délabrées au 86 rue Daguerre dans le 14e arrondissement de Paris, que son père qualifie d'écurie. Elle s'y installe avec une amie, Valentine Schlegel, et construit et aménage un studio - laboratoire de photographie. Agnès Varda collabore entre autres avec les Galeries Lafayette, sur un stand aménagé, en photographiant jusqu'à 400 enfants par jour, et la Société nationale des chemins de fer français lui confie un travail de photographies promotionnelles, de gares et matériels roulant.
Jean Vilar – dont elle connaît l'épouse, Andrée, depuis son adolescence sétoise – lui offre un emploi de photographe au Festival d'Avignon en 1948, puis au Théâtre national populaire, qu'il dirige à partir de 1951. Elle y rencontre le comédien Antoine Bourseiller, avec qui elle entretiendra une relation éphémère. Le 28 mai 1958, Agnès Varda donne naissance à leur fille, Rosalie Varda, qui deviendra costumière de cinéma. Souhaitant élever son enfant seule, Agnès Varda profite d'un déplacement professionnel du géniteur de sa fille, pour faire enregistrer son enfant "né de père inconnu" dans les registres d'état civil de la Mairie du 14e. Agnès Varda éleva d'abord sa fille seule, puis avec Jacques Demy. Elle a pour voisins et modèles les artistes Calder, Brassaï, Hantaï, etc." [...]
FAE
"Née à Ixelles (Bruxelles) en 1928, Agnès Varda passe sa petite enfance en Belgique avec ses quatre frères et soeurs. La guerre en 1940 pousse la famille jusqu’au sud de la France. Adolescence à Sète puis à Paris – baccalauréat – cours à l’École du Louvre et le soir à l’École de Vaugirard en section photographie.
Depuis 1951, elle vit à Paris 14e, rue Daguerre.
Mariée avec le cinéaste Jacques Demy (disparu en 1990), elle a élevé avec lui Rosalie Varda-Demy, créatrice de costumes puis directrice artistique et Mathieu Demy, comédien et réalisateur.
Photographe
Des débuts de Jean Vilar à la création du Festival d’Avignon en 1948, puis de la troupe TNP, Théâtre National Populaire, dont Gérard Philipe fut une figure emblématique. Elle réalise sa première exposition personnelle en 1954 dans la cour de sa maison, puis de nombreux reportages photographiques notamment en Chine, à Cuba, au Portgual et en Allemagne. Au gré de ses voyages ou de ses rencontres, elle réalise des portraits d’anonymes ou de personnalités de son temps.
Cinéaste
En 1954, 5 ans avant la nouvelle vague, alors sans aucune formation ni assistanat, Agnès crée la société Ciné-Tamaris (une coopérative) pour produire et réaliser son premier long métrage," [. . .]
Capusa06
30 mai 1631 : Sortie du premier numéro de La Gazette
Le 30 mai 1631 paraît le premier numéro de La Gazette. Cette feuille hebdomadaire tire son nom d'une monnaie (gazetta) qui équivalait à Venise au prix d'un journal. Son concepteur est un médecin et philanthrope originaire de Loudun, Théophraste Renaudot. Il a par ailleurs créé un « Bureau et Registre d'adresses » (une agence pour l'emploi avant la lettre !) et le premier mont-de-piété français (aujourd'hui appelé Crédit municipal)...
Misterprof-
30 mai 2020 :
Décès de la cantatrice Mady Mesplé,soprano française née le 7 mars 1931 à Toulouse.
Ses parents s’étaient rencontrés dans une chorale.
Sa mère, secrétaire d'une maison de confection, fait venir un professeur à domicile pour lui apprendre la musique.
À sept ans et demi, elle entre au conservatoire de Toulouse avec une dispense.
Ayant obtenu un premier prix de piano, elle s’engage dans une carrière de pianiste accompagnatrice d’artistes de variétés.
Elle est aussi pianiste dans un orchestre de dancing.
À 18 ans, elle retourne au conservatoire de Toulouse, dans la classe de chant de Mme Izar-Lasson, femme du ténor Louis Izar, directeur du théâtre du Capitole de Toulouse.
Elle étudie aussi le chant à Paris avec Janine Micheau.
Un premier prix de chant en poche, elle auditionne à Liège où elle débute en 1953, dans Lakmé de Léo Delibes.
C'est à Liège qu'elle chantera pour la première fois la plupart des rôles de son répertoire, notamment Rosine dans Le Barbier de Séville et Gilda dans Rigoletto, tout en se produisant au théâtre de la Monnaie de Bruxelles.
Elle chante aussi à Lyon Olympia dans Les Contes d'Hoffmann, puis au Festival d'Aix-en-Provence en 1956 dans Zémire et Azor de Grétry.
À partir de 1956, elle chante à l'Opéra de Paris.
Elle interprète sœur Constance de Dialogues des carmélites de Francis Poulenc en 1958 et 1960.
On la voit aussi dans Rigoletto et Les Indes galantes.
Elle remplace au pied levé Joan Sutherland dans Lucia di Lammermoor au festival international d'Édimbourg en 1962.
Elle chante à l’Opéra-Comique dans Lakmé (1960), Le Barbier de Séville, Les Contes d'Hoffmann, participe à la création de Princesse Pauline de Henri Tomasi, du Dernier Sauvage de Gian Carlo Menotti (1963), et reprend Les Noces de Jeannette de Victor Massé (décors de Raymond Peynet).
En même temps, elle entame une carrière internationale, débutant à Miami dans Lakmé.
Viennent ensuite Madrid, Lisbonne, Porto, Barcelone, Londres, Édimbourg, Amsterdam, Vienne, Munich, Montréal, Seattle, Chicago, Dallas, le Met de New York (en 1972), Buenos Aires, Rio de Janeiro, le Bolchoï de Moscou (1972), Novossibirsk, Odessa, Tallinn, Tokyo, Belgrade, Poznań, etc.
Elle s’illustre aussi bien dans les rôles du répertoire français (Lakmé, Philine, Olympia, Ophélie), qu’italien (Lucia, Gilda, Norina, Rosina, Amina) et allemand (la Reine de la Nuit de La Flûte enchantée, Zerbinetta d’Ariane à Naxos au festival d'Aix-en-Provence en 1966).
Mady Mesplé aborde la musique contemporaine avec la création du quatuor no 2 écrit pour elle par Betsy Jolas.
De même Charles Chaynes compose pour elle ses Quatre poèmes de Sappho.
Elle interprète aussi les œuvres de Patrice Mestral, Yves Prin et on lui doit la création en langue française en 1965 de l’Élégie pour jeunes amants (Elegie für junge Liebende) de Hans Werner Henze1.
Pierre Boulez lui demande à plusieurs reprises de chanter L'Échelle de Jacob de Schönberg et L'Enfant et les Sortilèges de Ravel, notamment à Londres.
Elle ouvre, par ailleurs, la série de récitals de mélodies à l'Opéra de Paris en 1971.
À l’Opéra de Paris, elle chante encore Olympia des Contes d'Hoffmann dans la mise en scène de Patrice Chéreau en 19751.
Dans les années 1980, Mady Mesplé commence une carrière pédagogique comme professeur à l'Académie de Nice.
À peu près à la même époque, elle abandonne la scène pour se consacrer aux récitals et aux concerts.
Ce qui la mène à New York, Pékin, Shanghai, Toronto, Rome, etc..
Elle a été professeur aux conservatoires nationaux de région de Lyon, Bordeaux et Saint-Maur-des-Fossés et a organisé de nombreuses master classes (notamment à l'abbaye de Sylvanès) et au CNIPAL.
Par ailleurs,elle a été durant plusieurs années professeur à l'École normale de musique de Paris.
Durant plusieurs années, elle dirige une master class à Navarrenx dans les Pyrénées-Atlantiques et est la Présidente d'honneur de l'Association des Pierres lyriques, dirigée par François Ithurbide, dont la vocation est de promouvoir l'art lyrique en Béarn.
Elle a également fait partie de nombreux jurys en France et à l'étranger (Washington, Toronto, Genève, Italie, etc.).
En 1986, elle enregistre une cassette-vidéo au CNRS audiovisuel : Chants et paroles, avec Paul Texel.
Parallèlement, ses nombreux passages à la télévision pour défendre le chant lyrique (notamment sous l'égide de Jacques Martin, Pascal Sevran, etc.) assurent sa popularité auprès du grand public. Elle est une des cantatrices françaises qui a le plus enregistré surtout chez EMI aussi bien l'opéra, l'opérette ou la mélodie que la musique sacrée ou la musique contemporaine.
Le 19 octobre 1987, elle chante à titre tout à fait exceptionnel lors de la soirée de gala qui a eu lieu à l'espace Cardin en l'honneur des quatre-vingts ans d'Alain Daniélou.
En 1996, on lui diagnostique la maladie de Parkinson.
En 2010, elle devient la marraine de l'Association France Parkinson et publie son témoignage dans un livre intitulé La Voix du corps : Vivre avec la maladie de Parkinson.
En 2016, sous l’invitation de Marc Aversenq, elle a été la marraine de la 6e édition du concours international de belcanto Vincenzo Bellini fondé par Marco Guidarini et qui s'est déroulé à l'opéra municipal de Marseille.
Mady Mesplé meurt le 30 mai 2020 à Toulouse, à l’âge de 89 ans.
Elle est inhumée au cimetière de Terre-Cabade à Toulouse.
FAE
"La Journée internationale des Casques bleus, est une journée internationale qui a lieu tous les ans le 29 mai, est un évènement crée en décembre 2002 par l'assemblée générale des Nations unies. Cette Journée rend hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU. La date marque l'anniversaire de la création en 1948 de l'organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve chargé de faire respecter le cessez-le-feu lors de la Guerre israélo-arabe de 1948-1949. C'est l'occasion de rendre hommages aux casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations unies depuis 1948. Ils reçoivent la médaille Dag Hammarskjöld à titre posthume. La journée 2017 a pour thème investir dans la paix à travers le monde. "
Misterprof-
29 mai 1860 :
Naissance du musicien Isaac Albéniz.
Isaac Manuel Francisco Albéniz y Pascual est un pianiste et compositeur espagnol.
Il est l'arrière-grand-père de Cécilia Attias, ex-épouse de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, et l'arrière-grand-oncle de l'homme politique espagnol Alberto Ruiz-Gallardón.
Bien qu'aucun de ses parents ne soit musicien, le jeune Isaac commence très tôt à étudier le piano, si bien qu'à l'âge de quatre ans il donne son premier concert à Barcelone au Théâtre Romea, suscitant une vive admiration.
Des gens allèrent même jusqu'à vérifier derrière le rideau de la scène si un autre pianiste n'y était pas caché.
Lorsqu'il a sept ans, le jeune prodige est amené à Paris par sa mère pour être admis au Conservatoire.
Il prend également des cours avec Antoine-François Marmontel mais l'enfant, considéré comme inattentif, est rapidement renvoyé et il rentre en Espagne.
En 1868, le Conservatoire de Madrid le reçoit, mais le jeune Isaac préfère se produire en concert et se livrer à des improvisations devant le public espagnol.
Quatre ans plus tard, alors qu'il n'a que douze ans, le jeune Albéniz quitte son pays natal et parcourt la côte atlantique américaine, de Rio à New York, pendant deux années.
À son retour, il entreprend de courtes études au Conservatoire de Leipzig, puis au Conservatoire de Bruxelles où il est l'élève de François-Auguste Gevaert et où il se fait remarquer par sa mauvaise conduite.
Il y reste trois ans, jusqu'en 1879.
Grand voyageur, le jeune Albéniz fait, à Budapest cette fois, la rencontre de Franz Liszt en 1880.
À partir de 1883, il se fixe à Barcelone et y épouse une ancienne élève, Rosina Jordana.
À partir de cette année-là, le musicien fantasque se consacre pleinement à la composition et à l'éducation de ses quatre enfants.
D'abord installés à Londres, puis attirés par la vie musicale parisienne, les Albéniz se fixent dans la capitale française en 1893.
C'est l'occasion pour Isaac de fréquenter des musiciens comme Vincent d'Indy, un des fondateurs de la Schola Cantorum.
Albéniz eut pour un temps un poste de professeur dans la célèbre école, mais en 1900 il dut abandonner ce poste à cause de sa santé déficiente.
La même année, il fut très affecté par la mort de sa mère.
Entre 1897 et 1904, il vit au no 49 de la rue Erlanger puis, entre 1906 et 1909, au no 55 de la rue de Boulainvilliers, dans le 16e arrondissement de Paris.
Des plaques lui rendent hommage.
Isaac Albéniz meurt le 18 mai 1909 d'une maladie rénale, à Cambo-les-Bains.
Il a été décoré de l'ordre de la Légion d'honneur.
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La Journée internationale des Casques bleus,est une journée internationale qui a lieu tous les ans le 29 mai, est un évènement crée en décembre 2002 par l'assemblée générale des Nations unies. Cette Journée rend hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU. La date marque l'anniversaire de la création en 1948 de l'organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve chargé de faire respecter le cessez le feu lors de la Guerre israélo-arabe de 1948-1949. C'est l'occasion de rendre hommages aux casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations unies depuis 1948. Ils reçoivent la médaille Dag Hammarskjöld à titre posthume. La journée 2017 a pour thème investir dans la paix à travers le monde .
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29 mai 1937 : La France livre le Sandjak d'Alexandrette à la Turquie .
Dans la crainte (illusoire) que les Turcs nouent une alliance avec l'Allemagne hitlérienne, les Français conviennent avec les Turcs, le 29 mai 1937, de créer un État libre du Sandjak d'Alexandrette qu'ils administreront en commun. C'est une étape préliminaire à l'annexion par la Turquie de cette enclave en terre syrienne et arabe, qui deviendra effective le 23 juin 1939, à la suite d'un référendum et après que la majeure partie des Arabes aient cédé la place à des colons turcs. Le Sandjak est depuis lors une pomme de discorde entre la Turquie et la Syrie...
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28 mai 1928 :
Naissance de Jean-Paul Rouland, homme de radio, de télévision, écrivain, auteur dramatique et peintre français.
Fils d’un maître teinturier artisan, il a trois frères : Bernard, connu sous le nom de Roland-Bernard, réalisateur de télé (Nans le berger), André Rouland, technicien et Jacques Rouland.
Jean-Paul Rouland grandit dans sa famille normande à Saint-Sauveur-le-Vicomte.
Sa mère décédée en 1936, son père monte à Paris.
À la guerre, Jean-Paul et Jacques entrent dans une annexe des Orphelins apprentis d’Auteuil au Vésinet.
Là, ses dons comiques le font remarquer du père d’un « Orpheul » (Orphelinat) qui le fait rentrer au « Centre du Spectacle » où se trouvent entre autres Jean Poiret et Charles Aznavour en 1942.
Après des années galères et nombre de petits boulots, il crée Les Aventures de Bidibi et Banban avec Guy Bedos et Roger Dumas.
Entré dans l’équipe de Jacques Antoine avec Pierre Bellemare, il débute à Radio Luxembourg comme auteur avec les « 36 clés », puis « 100 francs par seconde », « la fée Roja ».
En 1955 il participe à « Vous êtes formidable » sur Europe1, puis « Les tyrans sont parmi vous » et « Hiwa l’éléphant miracle » avec le cirque Jean Richard.
En 1958, avec Pierre Bellemare, il crée « Técipress » où il fera entrer son petit frère Jacques quelques années plus tard.
Là, les succès vont se succéder, tant à la radio qu’à la télévision pendant 30 ans : La Tête et les Jambes, Le Bon Numéro, La Caméra invisible, Pas une seconde à perdre, Cavalier seul, Rien que la vérité, Entrer sans frapper, Pièces à conviction, J’ai un secret, Au nom de l'amour.
Avec son fidèle CO (Claude Olivier), il écrit des feuilletons pour la télévision (Les 7 de l'escalier 15, Nanou, La Pendule) et des pièces de théâtres : Le Pavé dans l’écran, La Chienlit et Reviens dormir à l’Élysée (8 ans à l’affiche au théâtre de la Comédie-Caumartin).
Il aborde le roman policier avec Le Frelon (1976), La Fouine (1977) et Poulet à l’italienne (1980), dont l’héroïne est la commissaire Lise Tanquerelle (1re femme commissaire).
Le Frelon fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1977 sous le titre Tendre Poulet, un film réalisé par Philippe de Broca, dont les dialogues sont signés Michel Audiard, et qui met en vedette Annie Girardot et Philippe Noiret.
Les mêmes interprètes reprennent leur personnage dans On a volé la cuisse de Jupiter (1980).
En 1989, Jean-Paul Rouland prend sa retraite, devient maire-adjoint à la Culture du Chesnay et ce, pendant douze ans.
Il célèbre alors 407 mariages.
Il crée la peinture « Zygophile », autrement dit : des toiles destinées à faire sourire, pour mettre de bonne humeur, puis écrit son autobiographie en deux volumes : Tu seras un clown mon fils (2005), La Vocation du bonheur (2008).
Puisant toujours dans ses souvenirs des innombrables questions posées dans les multiples jeux qu’il a réalisés, il publie Petites histoires de l'Histoire de France (2012) et Petits mystères de l'Histoire de France (2012).
En 2013, il raconte pour la chaîne de télévision Histoire (à 20 h 30) une série de Brèves d’Histoire.
Le succès aidant, plusieurs saisons de Brèves d'Histoire suivront.
Le 28 mai 2018, Jean-Paul Rouland célèbre ses 90 ans en se produisant sur la Grande Scène du Chesnay.
Durant ce spectacle intitulé Jean-Paul Rouland 9.0, il revisite avec humour, dérision et émotion les grands événements de sa vie.
Jean-Paul Rouland est membre de l'Académie Alphonse-Allais.
Il a trois enfants.
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Le massacre de Melouza est un crime de masse perpétré le 28 mai 1957, pendant la guerre d'Algérie. Il est commis par le Front de libération nationale (FLN) contre les 374 habitants du village de Melouza (Mechta-Kasbah), au nord-ouest de la ville de M'Sila, sous prétexte qu'ils soutenaient le mouvement indépendantiste Mouvement national algérien (MNA), rival du FLN. Par le biais de tracts de propagande, le FLN a accusé l'Armée française d'avoir perpétré le massacre à sa place.
Contexte et situation
Melouza est un bourg situé sur les hauts plateaux au nord de la ville de M'Sila, à la charnière du Constantinois et de la Kabylie. C'est alors un marché important, fréquenté par de nombreux montagnards. C'est aussi un des lieux du trafic d'armes situés sur la « route des Panthères », voie de passage menant de Tunisie en Kabylie.
Le FLN est bien implanté dans la région sauf parmi les Beni-Illemane, populations arabes situées à six kilomètres de Melouza, ne supportant pas la domination du FLN et qui font allégeance au MNA, autre mouvement indépendantiste rival du FLN.
C'est en 1956 que le douar de Melouza passe au FLN. Cette adhésion en bloc avait été provoquée par une opération de représailles menée par l'armée française. À la suite de la mort d'un capitaine de la 7e DMR, abattu au cours d'une embuscade, un lieutenant-colonel de la même division avait appliqué une méthode qu'il perfectionnera plus tard à l'Arba. Il fit fusiller quelques suspects arrêtés à la suite de cette affaire, puis disposa leurs cadavres sur le toit d'un véhicule auquel il fit parcourir les routes et pistes praticables de la région. Cette méthode, qui substituait la terreur française à la terreur FLN, n'eut d'autre résultat que de faire passer en bloc la population de Melouza du côté du FLN, dès que les forces françaises eurent quitté les lieux.
Début 1957, la situation du maquis MNA mené par le « général » Mohammed Bellounis, partisan de Messali Hadj, battu à plusieurs reprises par des groupes du FLN, est délicate. Il ne commande plus que quelques unités sous-équipées et des dissidents d'autres troupes messalistes. Convaincu de sa faiblesse et voulant conserver une autonomie qu'il sait ne pas pouvoir garder en se ralliant au FLN, il décide de négocier avec les troupes françaises. Il entreprend notamment des pourparlers avec le capitaine Combette, patron du sous-quartier des Ouled-Ali, négociations qui devaient amener ses troupes à combattre aux côtés de l'armée française. Son ralliement apporte à la population des Beni-Illemane l'assurance du soutien français. Le FLN ne subit dès lors que des échecs dans cette région où il avait réussi à implanter une assemblée et des refuges.
Successivement, un officier de l'Armée de libération nationale (ALN), le bras armé du FLN, et plusieurs sous-officiers furent dénoncés aux forces de l'ordre. Trois agents de liaison furent abattus. Un sergent de l'ALN et son secrétaire furent massacrés à coups de hachette. Le responsable FLN de Melouza, Si Abdelkader (Abdelkader Barriki), à la tête de deux sections, décida d'une action de représailles contre les Beni-Illemane. Mais une unité bellouniste d'une vingtaine de personnes, la population mâle, « aidée des femmes et des enfants », riposta si violemment que Si Abdelkader dut se replier .