
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Alain Souchon est un auteur-compositeur-interprète et acteur franco-suisse, né le 27 mai 1944 à Casablanca, au Maroc. Figure majeure de la chanson française depuis les années 1970, sa carrière est notamment marquée par sa collaboration avec Laurent Voulzy entamée en 1974."

lyvi
Le 26 mai 1944
« Nantes sous un déluge de bombes alliées : le raid qui a tué 1 500 civils
Quelques jours avant le Débarquement, 604 bombardiers de la Royal Air Force larguent plus de 2 000 tonnes de bombes sur la région nantaise. L’objectif : détruire les infrastructures ferroviaires et les ponts sur la Loire pour empêcher les renforts allemands de remonter vers la Normandie.
Le problème, c’est que les bombes ne font pas la différence entre un pont stratégique et un immeuble d’habitation. En une nuit, des quartiers entiers de Nantes sont rasés. On dénombre environ 1 500 morts parmi les civils. La gare, les docks, mais aussi des écoles et des hôpitaux sont touchés. C’est l’un des bombardements les plus meurtriers sur le sol français pendant la guerre.»
Misterprof-
26 mai 1940 :
L'armée britannique évacue Dunkerque.
Tout juste deux semaines après son offensive éclair sur la Belgique, Hitler donne à ses blindés l'ordre de suspendre leur foudroyante progression.
Les Britanniques mettent à profit ce providentiel sursis pour rembarquer à la hâte leur corps expéditionnaire bloqué dans la nasse de Dunkerque.
Évacués à la hâte du 26 mai au 4 juin 1940, 338 000 soldats alliés dont 193 000 Britanniques vont ainsi échapper à la captivité et pouvoir participer aux contre-offensives futures.
Après leur percée dans le massif des Ardennes, qui a pris de court les états-majors français et anglais, les Panzers du général von Kleist ont pu atteindre Sedan puis obliquer vers l'ouest, la vallée de la Somme et la Manche.
Tout cela en une semaine.
Leur objectif est de prendre à revers, par un « coup de faucille », les troupes alliées engagées en Belgique.
Les tankistes allemands progressent plus vite qu'ils l'ont jamais imaginé face à un ennemi tétanisé.
En tête du peloton, Heinz Guderian, commandant du 19e corps d'armée motorisé, se réjouit déjà d'une victoire totale.
Mais Hitler lui-même n'ose trop y croire.
Le 16 mai, le général Gerd von Runstedt donne l'ordre aux Panzers d'arrêter leur progression pour laisser à l'infanterie le temps de les rejoindre.
Dans les jours suivants, des contre-attaques alliées semblent justifier les craintes des officiers supérieurs allemands.
Finalement, ces contre-attaques échouent piteusement par manque d'ampleur et surtout par manque de soutien aérien et logistique personne, dans les hautes sphères alliées, n'ayant voulu croire à leur succès.
Il n'empêche que les officiers supérieurs allemands y voient une raison supplémentaire de prudence.
Pour justifier une pause, ils mettent aussi en avant les pertes importantes de matériels et les difficultés dans les régions marécageuses du littoral picard.
En conséquence, le 23 mai au soir, le général Hans Günther von Kluge ordonne à ses treize divisions blindées de faire halte sur le canal de l'Aa, au niveau de Gravelines, au sud de Dunkerque.
Hitler a entrevu l'éventualité d'une fuite de l'ennemi par la mer.
Mais le feldmaréchal Hermann Göring, qui commande la Luftwaffe, a tenu à le rassurer.
Ses bombardiers et ses chasseurs sauraient empêcher toute tentative d'évacuation par la mer.
L'ordre d'arrêt (Haltebefehl en allemand) est donc confirmé le lendemain midi par le Führer en personne.
Il va offrir aux troupes alliées en train de se replier de Belgique, un providentiel sursis qu'elles vont mettre à profit pour consolider leurs défenses autour de Dunkerque et s'échapper par la mer.
Pendant ce temps, du côté allié, c'est le tohu-bohu.
Winston Churchill, de passage à Paris, prend conscience de l'étendue du désastre et, pire encore, de l'effondrement moral des responsables français.
Son homologue français Paul Reynaud tente de résister mais est épuisé.
Il renvoie le généralissime Gamelin mais c'est pour le remplacer par plus défaitiste que lui, le général Weygand.
Le Premier ministre britannique reste néanmoins soucieux de maintenir les liens avec son allié français.
Plus francophile que son entourage, il repousse dans un premier temps l'idée d'une évacuation.
Celle-ci est avancée dès le 19 mai, avec discrétion, par le commandant du corps expéditionnaire, le général John Vereker, vicomte Gort.
Mais elle est aussitôt rejetée par Churchill ainsi que par le chef d'état-major William Ironside.
Après une semaine de tergiversations, l'idée prend néanmoins corps.

lyvi
25 mai 2020
George Floyd, stationné dans sa voiture, est interpellé par la police de Minneapolis dans le Minnesota aux Etats-Unis.
Après avoir refusé de monter dans la voiture de police, il sera ensuite plaqué au sol par trois policiers.
Malgré l’insistance des témoins, les policiers ne relâcheront pas leur plaquage, et George Floyd décèdera moins d’une heure plus tard à l’hôpital.
Cette affaire de violence policière, qualifiée par la justice d’homicide, déclenchera de nombreuses protestations, manifestations et émeutes à travers le monde.
Le mouvement Black Lives Matter, déjà existant depuis 2013, prendra un nouvel essor.
25 mai 1864 : loi Ollivier ouvrant la voie au droit de grève
Au cœur des ateliers, des fabriques et des salaires disputés, la loi Ollivier desserre l’étau pénal qui étranglait les coalitions ouvrières. Entre peur patronale, prudence impériale et audace libérale, elle transforme la grève de faute criminelle en instrument de négociation sociale, prélude décisif aux syndicats modernes du travail organisé.
25 mai 1895
Oscar Wilde est condamné à deux ans de travaux forcés pour délit d’homosexualité.

ANCOLIE67
Marie-Rosalie Bonheur dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux et morte le 25 mai 1899 à Thomery, est une artiste peintre et sculptrice française, spécialisée dans la représentation animalière. Adulée, décorée, elle connut une renommée incomparable de son vivant ; ses œuvres furent célébrées aux États-Unis et en France. Tombées un temps dans l'oubli au XXe siècle, les œuvres de Rosa Bonheur connaissent un nouveau succès au XXIe siècle.
Après la mort de sa mère, Rosa Bonheur fréquente l'école élémentaire, puis est mise en apprentissage comme couturière, puis en pension. Son père l'accueille dans son atelier, où se révèlent ses aptitudes artistiques. Il est son seul et unique professeur[5],[11].
Il lui fait découvrir Félicité de La Mennais, qui prétendait que les animaux avaient une âme, ce dont elle reste convaincue toute sa vie, ainsi que les romans « champêtres » de George Sand. Les animaux deviennent alors sa spécialité[12], tant en peinture qu'en sculpture.
Portrait de Rosa bonheur vers 20 ans, peint par son frère François Auguste Bonheur vers 1848. Conservé au musé des Beaux-Arts de Blois.
Elle expose pour la première fois, à 19 ans, au Salon de 1841 avec deux peintures animalières[5]. Elle obtient une médaille de 3e classe au Salon de 1845, et une médaille de 1re classe (or) au Salon de 1848 pour Bœufs et Taureaux, Race du Cantal. Cette récompense lui permet, d'obtenir, à 26 ans, une commande de l'État pour réaliser un tableau agraire (payé 3 000 francs.
À la mort de son père en mars 1849[16], Rosa Bonheur le remplace à la direction de l'École impériale gratuite de dessin pour demoiselles (ou École gratuite de dessin pour jeunes filles). Elle y conserve ce poste jusqu'en 1860. « Suivez mes conseils et je ferai de vous des Léonard de Vinci en jupons », disait-elle souvent à ses élèves[17].
En 1850, elle fait un voyage dans les hauts pâturages des Pyrénées et en rapporte de nombreuses études dont elle se sert tout au long de sa carrière[18]. Elle séjourne aussi, à plusieurs reprises, en Auvergne, et dans le Cantal en 1846 et 1847 (et plus tardivement, en 1889[19]).
Le Marché aux chevaux
Avec son tableau de très grande taille Le Marché aux chevaux (2,44 × 5 m), présenté au Salon de 1853[20], Rosa Bonheur acquiert une grande notoriété. À une époque où des polémiques opposent sans cesse romantiques et classiques, son tableau « a le rare et singulier privilège de ne soulever que des éloges dans tous les camps. […] C'est vraiment une peinture d'homme, nerveuse, solide, pleine de franchise[21] », dit le critique Henry de La Madelène dans L’Éclair, une revue hebdomadaire artistique de l'époque.
Entre 1856 et 1867, elle n'expose plus au Salon, toute sa production étant vendue d'avance[23]. « Nous avons toujours professé une sincère estime pour le talent de mademoiselle Rosa Bonheur », écrit Théophile Gautier cette année-là[24], « avec elle, il n'y a pas besoin de galanterie ; elle fait de l'art sérieusement, et on peut la traiter en homme. La peinture n'est pas pour elle une variété de broderie au petit point ».
À l'Exposition Universelle de 1867, Rosa Bonheur présente dix toiles et y obtient une médaille de 2e classe, un véritable camouflet pour elle. Elle décide alors de ne plus exposer au Salon de Paris.
En 1893, lors de l'Exposition universelle de Chicago, quatre tableaux de Rosa Bonheur sont exposés au palais des Beaux-Arts[25]. Il en va de même pour trois lithographies au Woman's Building[26]. Mais dans les deux cas, ce furent des prêts de collectionneurs privés (Gambart, Keppel). En effet, bien qu'il l'ait sélectionnée, le Comité français d'organisation fut obligé de renoncer à envoyer ses œuvres à Chicago, ne pouvant faire face aux frais d'assurance requis pour leur transport[
En 1860, Rosa Bonheur s'installe avec Nathalie Micas à By, coteau viticole près du village de Thomery en Seine-et-Marne, dans une vaste demeure au sein d'une propriété de quatre hectares où elle fait construire un très grand atelier[28] par Jules Saulnier et aménager des espaces pour ses animaux[29].
Un de ses proches écrit : « Elle avait une ménagerie complète dans sa maison : un lion et une lionne, un cerf, un mouton sauvage, une gazelle, des chevaux, etc. L'un de ses animaux de compagnie était un jeune lion qu'elle laissait courir et s'ébattait souvent. Mon esprit fut plus libre d'esprit quand cet animal léonin a rendu l'âme[30] . » Elle est sensible au devenir de la proche forêt de Fontainebleau, et signe la pétition de Claude-François Denecourt appelant l'Empereur Napoléon III à la sauvegarder.
En juin 1864, l'impératrice Eugénie lui rend une visite surprise, pour l'inviter à déjeuner, fin juin, au château de Fontainebleau avec Napoléon III. Cette visite a donné lieu à une gravure sur bois d'après un dessin d'Auguste Victor Deroy (1825-1906), conservée au musée du château de Fontainebleau[31]. L'impératrice revient à By l'année suivante, le 10 juin 1865, pour lui remettre, elle-même, les insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur[32],[33] — faisant ainsi de Rosa Bonheur la première artiste et la neuvième femme à recevoir cette distinction[34], en déclarant : « Enfin, vous voilà chevalier. Je suis tout heureuse d’être la marraine de la première femme artiste qui reçoive cette haute distinction. J’ai voulu que le dernier acte de ma régence fût consacré à montrer qu’à mes yeux le génie n’a pas de sexe »[ ]. Elle est aussi la première femme promue officier dans cet ordre, en avril 1894[ ] — soit, selon les termes également en usage dans la presse de l'époque[ ], la première officière de la Légion d'honneur[ .
À partir de 1880, Rosa Bonheur et Nathalie Micas passent régulièrement l'hiver à Nice, tout d'abord dans la demeure d'Ernest Gambart, la villa L'Africaine, puis à partir de 1895, dans celle qu'elles acquièrent, la villa Bornala. Rosa Bonheur y peint plusieurs toiles[39].
En 1888, alors que l'électricité en est encore à ses débuts en France, elle s'intéresse à la faisabilité d'installer un système de sonneries électriques au château de By.
À l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1889, elle invite Buffalo Bill dans son domaine après qu'il l'eut invitée à venir assister à son West Wild Show. À cette occasion, son agent lui offre un costume de Sioux[4 ] (où apparaît le drapeau américain). Si Rosa Bonheur était contre le massacre des Indiens d'Amérique, une amitié naît entre eux et elle fait son portrait[41]. Rosa Bonheur s'était déjà enthousiasmée pour les Indiens d’Amérique découverts par ses lectures, notamment les œuvres de James Fenimore Cooper et du peintre George Catlin[ ].
Mort
Ayant contracté une congestion pulmonaire, à la suite d'une promenade en forêt, Rosa Bonheur meurt le 25 mai 1899 au château de By[ ], sans avoir achevé son dernier tableau La Foulaison du blé en Camargue, d'un format monumental de 3,05 × 6,10 m, qu'elle souhaitait (sous l'impulsion d'Anna Klumpke) montrer à l'Exposition universelle de 1900. Ce tableau inachevé est conservé au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux ].
delphinium29
Le jour où l’Afrique s’est unie sur le papier
Le 25 mai 1963, trente-deux chefs d’État africains se retrouvent à Addis-Abeba, en Éthiopie. L’enjeu est colossal : créer une organisation capable de parler d’une seule voix pour un continent qui sort à peine de la colonisation. Ce jour-là naît l’Organisation de l’unité africaine (OUA), L’empereur Haïlé Sélassié accueille les délégations dans le tout nouveau Africa Hall. Kwame Nkrumah, président du Ghana, rêve d’États-Unis d’Afrique avec un gouvernement fédéral. D’autres, comme le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, préfèrent une coopération souple. Le compromis penche vers la prudence, mais le symbole est immense : pour la première fois, des nations africaines indépendantes s’assoient ensemble sans qu’une puissance européenne tienne la plume.
Depuis 1963, le 25 mai est célébré comme la Journée de l’Afrique. L’OUA est devenue l’Union africaine en 2002, avec 55 États membres. Mais bien avant que l’Afrique ne trouve sa voix collective, un Argentin avait déjà tenté de libérer un autre continent.
La révolution argentine prend feu à Buenos Aires
Retour en 1810. Depuis des mois, les nouvelles d’Europe sont désastreuses pour les colonies espagnoles : Napoléon a renversé le roi Ferdinand VII et installé son frère Joseph sur le trône.
À Buenos Aires, les créoles voient une fenêtre s’ouvrir. Le 25 mai, après une semaine de tensions — la « Semaine de mai » —, le vice-roi Cisneros est contraint de démissionner.
Une junte provisoire prend le pouvoir. Ce n’est pas encore une déclaration d’indépendance formelle (elle viendra en 1816), mais c’est le point de bascule. Le 25 mai est aujourd’hui la fête nationale argentine, célébrée avec autant de ferveur que le 1er mai en France. Sans cette journée de 1810, les guerres d’indépendance sud-américaines auraient peut-être pris un tout autre chemin.
Et puisqu’on parle de pionniers, un autre événement du 25 mai a envoyé un signal clair : l’humanité pouvait viser les étoiles.
Kennedy promet la Lune — et personne ne le croit
Le 25 mai 1961, le président John F. Kennedy se lève devant le Congrès américain et prononce une phrase qui entre dans l’histoire : « Je crois que cette nation devrait s’engager à faire atterrir un homme sur la Lune et à le ramener sain et sauf sur Terre avant la fin de cette décennie. »
À ce moment précis, les États-Unis viennent à peine d’envoyer Alan Shepard dans l’espace — un vol suborbital de quinze minutes, loin du tour complet de la Terre réalisé par Youri Gagarine le 12 avril. La NASA ne sait même pas encore quelle méthode utiliser pour rejoindre la Lune. Beaucoup de scientifiques jugent le délai irréaliste.
Pourtant, huit ans et deux mois plus tard, Neil Armstrong pose le pied sur le sol lunaire. Le budget du programme Apollo atteindra 25,4 milliards de dollars de l’époque, soit environ 200 milliards actuels. Un pari fou lancé un 25 mai, tenu au centime près. Mais tous les exploits de cette date ne se sont pas joués dans l’espace.
Philippe Petit, un fil et les Tours jumelles
Techniquement, l’exploit de Philippe Petit date du 7 août 1974. Mais c’est un 25 mai — en 1971 — que tout commence. Ce jour-là, dans la salle d’attente d’un dentiste parisien, le jeune funambule de 21 ans tombe sur un article de magazine montrant les plans des futures Tours jumelles du World Trade Center, encore en construction à New York.
Petit arrache la page, la glisse dans sa poche et décide sur-le-champ qu’il marchera entre ces deux tours. Trois ans de préparation clandestine, six passages illégaux dans les chantiers, un câble de 200 kilos hissé en pleine nuit entre les toits à 417 mètres de hauteur. Le résultat : 45 minutes de traversée sous les yeux de Manhattan, un spectacle que personne n’avait imaginé.
Sans cette page de magazine découverte un 25 mai, l’un des exploits les plus poétiques du XXe siècle n’aurait peut-être jamais eu lieu. Et cette date a aussi vu naître des personnalités qui ont marqué leur époque.
Nés un 25 mai : un acteur culte, une voix légendaire et un génie en avance sur son temps
Le 25 mai 1939, Ian McKellen voit le jour à Burnley, en Angleterre. Avant d’incarner Gandalf dans Le Seigneur des anneaux et Magnéto dans X-Men, il est d’abord un monstre sacré du théâtre shakespearien. Fait méconnu : McKellen a fait son coming out publiquement en 1988, à 49 ans, lors d’une émission radio de la BBC, devenant l’un des premiers acteurs majeurs à le faire.
En 1954, c’est une tout autre légende qui naît à Tuskegee, en Alabama. Darius Rucker, futur leader du groupe Hootie & the Blowfish, vendra plus de 25 millions d’albums dans le monde. Mais c’est sa carrière solo en musique country — genre historiquement dominé par des artistes blancs — qui lui vaudra un Grammy Award et une place à part dans l’histoire musicale américaine.
Remontons encore plus loin : le 25 mai 1803 naît à Waltham Abbey, en Angleterre, Ralph Waldo Emerson. Philosophe, essayiste, poète, il deviendra le père du transcendantalisme américain. Son essai Self-Reliance (1841) est encore aujourd’hui l’un des textes les plus lus dans les universités du monde entier. Emerson a influencé aussi bien Nietzsche que Walt Whitman, qui lui dédia la première édition de Feuilles d’herbe.
L’anecdote que personne ne connaît
Le 25 mai 2001, Erik Weihenmayer atteint le sommet de l’Everest. Jusque-là, rien d’exceptionnel : des centaines d’alpinistes l’ont fait avant lui. Sauf qu’Erik est aveugle. Totalement aveugle depuis l’âge de 13 ans, à cause d’une maladie dégénérative de la rétine appelée rétinoschisis.
Pour grimper, il utilise un système de clochettes fixées au sac de l’alpiniste devant lui, combiné à ses bâtons pour « lire » le terrain sous ses pieds. L’ascension dure deux mois. Au sommet, à 8 849 mètres, il ne voit rien du panorama le plus spectaculaire de la planète. Mais il le sent, dit-il, dans chaque rafale de vent.
Weihenmayer est devenu le premier et, à ce jour, le seul alpiniste aveugle à avoir gravi l’Everest. Il complètera ensuite les « Sept Sommets » — le point culminant de chaque continent — toujours sans voir un seul paysage. Le genre d’histoire qui donne envie de ne plus jamais se plaindre d’un escalier.
Du capitaine Jenkins brandissant son oreille devant le Parlement à un aveugle au sommet du monde, le 25 mai prouve une chose : les journées les plus ordinaires du calendrier cachent parfois les histoires les plus extraordinaires. Si tu as raté l’éphéméride du 24 mai, elle vaut aussi le détour.
delphinium29
C'est arrivé un 25 mai
Le 25 mai 1738, le capitaine Robert Jenkins se présente devant la Chambre des communes à Londres. Dans sa main, un bocal contenant ce qu’il affirme être sa propre oreille, tranchée sept ans plus tôt par un officier espagnol dans les Caraïbes. Le récit est si spectaculaire que le Parlement entre en ébullition. Peu importe que personne ne puisse vérifier l’authenticité du morceau de chair : l’Angleterre veut en découdre avec l’Espagne.
L’affaire débouche sur un conflit officiellement baptisé la « guerre de l’oreille de Jenkins », qui éclate en 1739. C’est l’un des rares cas dans l’histoire où un organe humain sert de casus belli. Le conflit durera neuf ans et se fondra dans la guerre de Succession d’Autriche, entraînant des dizaines de milliers de morts. Détail savoureux : des historiens pensent que Jenkins avait en réalité perdu son oreille lors d’une rixe de taverne, pas sous une lame espagnole.
Misterprof-
25 mai 1720 :
Le retour de la peste à Marseille.
Le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin, venu de Syrie et portant le bacille de la peste.
A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal.
Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.
Les médecins du port prennent l'affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire.
Mais les hommes, une fois à terre, n'entendent plus s'occuper de leur linge sale.
Ils en font des ballots qu'ils confient à des lavandières.
Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d'agonie sans que quiconque prenne garde au «charbon» apparu sur ses lèvres.
C'est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d'un adolescent donnent enfin l'alerte : il s'agit d'un cas de peste.
L'épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville.
L'évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades.
Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues.
Tâche indispensable et ô combien dangereuse !
Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.
En deux mois, Marseille va perdre la moitié de ses 100 000 habitants et la peste va tuer dans l'ensemble de la région pas moins de 220 000 personnes.
FAE
"Pierre Bachelet naît le 25 mai 1944 dans le 12e arrondissement de Paris. Il est l'enfant de Maurice Bachelet et Alberte. Sa famille, originaire du Pas-de-Calais, a tenu une blanchisserie[2] et a été contrainte de partir vivre à Paris. Il passe une partie de son enfance à Calais, d'où est originaire son père. Il est resté très attaché à Calais, où il a apprécié se ressourcer. Il évoque le Nord dans plusieurs de ses chansons, comme notamment dans Les Corons ainsi que ses souvenirs de la ville de Calais dans Découvrir l'Amérique. Il évoque également sa mère dans le titre Embrasse-la.
Au cours de sa jeunesse, le jeune Pierre apprend le piano mais sa passion pour Elvis Presley le conduit à choisir la guitare électrique durant son adolescence. Dans le même esprit, il monte un groupe avec quelques copains, qu'il nomme « les Volts »"
Il décède le 15 février 2005 (âge 60 ans) à Suresnes
FAE
Bonjour à tous !😃
"Pierre Bachelet : une voix qui fait encore vibrer le cœur du Nord
Parmi tout ce qui fait la richesse du Nord-Pas-de-Calais, Pierre Bachelet occupe une place à part. Ce chanteur au timbre chaleureux a su mettre en musique toute l’âme de la région, et vingt ans après sa disparition, il reste profondément ancré dans les cœurs.
Né à Paris mais élevé à Calais, il avait un attachement viscéral pour cette terre de corons et de marins. Si sa carrière musicale a mis du temps à décoller, il a d’abord fait ses armes au cinéma. Vous avez peut-être déjà fredonné ses premières bandes originales, sans savoir qu’il en était l’auteur : Emmanuelle, Les Bronzés, Coup de tête… avant d’embrasser définitivement la chanson.
Mais c’est Les Corons qui restera son hymne. Un chant d’amour pour les mines, le labeur, les familles du Nord. « Les mômes voulaient descendre à la mine comme leurs pères. Ce n’était pas juste un métier, c’était une vie. » Une fierté immense, malgré la rudesse du travail et la menace de la silicose.
Pierre Bachelet chantait l’enfance, les paysages balayés par le vent, et surtout la chaleur humaine qui fait la force du Nord. « Il est plus facile d’être du Sud », disait-il, mais son soleil à lui brillait ici, entre les mines et ces fenêtres identiques qui renfermaient tant d’histoires. « Moi, je le dis, j’ai eu une enfance tout à fait merveilleuse, avec des gens fantastiques qui ont le cœur chaud. Les Corons, c’est une chanson d’amour pour cette enfance et pour ces gens. »"