
Capusa06
19 août 1839
La France fait don de la photo au monde !
Le 19 août 1839, François Arago, illustre savant et homme politique en vue, déclare devant les Académies des sciences et des beaux-arts que la France a acheté le daguerréotype, une invention de Louis Daguerre à l'origine de la photographie, afin d'« en doter libéralement le monde entier » !
Trois hommes au berceau de la photographie
Comme il est arrivé bien souvent au temps de leur grandeur, Français et Anglo-Saxons se sont disputé la paternité de cette invention considérable, la photographie.
Celle-ci est au croisement de plusieurs techniques : la « chambre noire », dont les propriétés ont été identifiées dès l'Antiquité, et la fixation des couleurs sur papier par voie chimique.
Les Anglais soulignent que les premiers résultats dans ce domaine sont obtenus vers 1800 par l'un des leurs, Thomas Wegwood, fils d'un potier réputé. Il a l'idée d'enregistrer une image produite par une « chambre noire » de son père sur une feuille de papier imprégnée de chlorure d'argent, une substance photo-sensible. Mais il meurt en 1805 avant d'avoir obtenu des résultats satisfaisants.
La solution vient avec Nicéphore Niépce, un Français né à Chalon-sur-Saône le 7 mars 1765 et passionné par la lithographie (impression sur pierre). Il reprend l'idée d'imprégner une plaque d'impression métallique avec du chlorure d'argent mais, pour fixer l'image durablement, ajoute une couche de vernis également photo-sensible à base de bitume de Judée (une sorte d'asphalte).
Dès 1822, il produit de premières « héliographies » qui ont la vertu de ne pas s'effacer au bout de quelques minutes mais c'est en 1826 ou 1827 qu'après avoir exposé une plaque d'étain poli pendant huit heures, il produit la première photo digne de ce nom : une vue (très floue) de la fenêtre de sa maison de Saint-Loup de Varennes .
Vu le temps d'exposition, le procédé n'est pas prêt pour la photographie instantanée mais Niépce n'en a cure : il s'intéresse avant tout à la lithographie.
Là-dessus, voilà que l'inventeur modeste de Chalon-sur-Saône entre en relation, par l'intermédiaire de son opticien, avec un fantasque décorateur de théâtre parisien, Jacques Daguerre.
De vingt-deux ans plus jeune, celui-ci utilise habilement les ressources de la chambre noire dans ses arrangements théâtraux. Il perçoit tout l'intérêt commercial du procédé de fixation des images de Niépce et le convainc de signer un contrat d'association en 1829. Voilà réunies les deux techniques à la base de la photographie !
La mort de Niépce, en 1833, ne met pas fin à l'aventure dont le rythme va même s'accélérer : Daguerre réussit avec des produits ad hoc à ramener les temps de pose à quelques minutes et conçoit en 1837 un appareil de prise de vues qu'il baptise avec modestie «daguerréotype».
Comme il manque d'argent mais pas d'entregent, il convainc l'astronome François Arago (53 ans) de soutenir son projet. Celui-ci s'empresse de jouer de son influence pour pousser l'État à se rendre acquéreur de l'invention puis à « en doter libéralement le monde entier », lors de la séance historique du 19 août 1839.
La France du « roi-bourgeois » Louis-Philippe Ier prend ainsi de vitesse l'Angleterre de Fox Talbot (1800-1877). Ce dernier, qui était en concurrence avec Niépce, mettra toutefois au point un procédé permettant de multiplier les épreuves positives à partir d'un négatif.
Le succès du daguerréotype est immédiat et phénoménal. Sans cesse amélioré, avec désormais un temps de pose de quelques secondes, il prend vite la place des portraits en miniature dans les salons des familles bourgeoises.
Misterprof-
FAE a écrit :
Bonjour à tous ! 😃
Naissance de Carole Bouquet il y a soixante six ans . . .
J'avais moi aussi évoqué Carole Bouquet, mais mon commentaire a disparu.
Tant pis, je passe à la date du 19 Août.
19 août 1940 :
Naissance du chanteur Johnny Nash.
John Lester Nash est un chanteur et guitariste américain.
Il est le premier non-Jamaïcain à enregistrer du reggae en Jamaïque et il contribua à faire découvrir au grand public le reggae et Bob Marley.
Johnny Nash commence à chanter dans un chœur d'église.
Dès treize ans, il est un invité régulier du show télévisé Matinee pour des reprises de standards rhythm and blues des années 1950.
À la suite de quoi cet adolescent apparaît dans des émissions de télévision et de radio d'Arthur Godfrey au milieu des années 1950.
En 1957, il signe avec ABC-Paramount, et sort ses premiers enregistrements musicaux comme A Teenager Sings the Blues.
En 1958, il entre pour la première fois dans les hit-parades avec une interprétation du titre A Very Special Love de Doris Day.
Il enregistre également The Teen Commandments avec Paul Anka.
Lancé comme un rival de Johnny Mathis, il commence une carrière dans le cinéma en 1959 avec le film Take a Giant Step.
En 1960, il apparaît aux côtés de Dennis Hopper dans Key Witness.
En 1962 ou 1963, Johnny Nash rencontre Danny Sims, natif du Mississippi qui travaille comme homme à tout faire.
Ils se lient d'amitié, puis s'associent.
Avec Arthur Jenkins, ils créent un label musical, JAD Records.
Par la suite, Johnny Nash retourne en studio d'enregistrement pour mettre à profit sa voix de crooner, sans grand succès car la vague rock prédomine alors.
Johnny Nash trouve toutefois un certain succès en 1965 avec une ballade, Let's Move and Groove Together, qui entre dans les cinq premiers des classements rhythm and blues.
Plus important pour la suite de son parcours, ce titre est un succès en Jamaïque et il se rend sur place en 1967, avec Danny Sims, pour la promotion de cet enregistrement.
Il est possible également que le militantisme en faveur de Malcolm X, ait attiré l'attention du FBI sur Danny Sims, et ait contribué à l'installation en Jamaïque de Sims et son ami Nash.
En Jamaïque, Johnny Nash assiste à une fête rastafari et y entend chanter Bob Marley.
Il se montre élogieux sur ce jeune chanteur auprès de Danny Sims et, finalement, leur label JAD signe en exclusivité les productions et éditions de Rita et Bob Marley, ainsi que de Peter Tosh, dont il réalise en 1968-1972 une série d'enregistrements.
Johnny Nash enregistre aussi le rocksteady Hold Me Tight.
Ce titre entre dans les cinq premières places des classements pop de chaque côté de l'Atlantique.
Une version rocksteady du Cupid de Sam Cooke sort en 1970 sur le label JAD.
Lors des sessions d'enregistrement de Hold Me Tight et Cupid, Nash collabore avec Byron Lee and the Dragonaires, Jackie Jackson et d'autres musiciens de studio jamaïcains comme Lynn Taitt.
Il est un des premiers artistes américains à enregistrer à Kingston.
Il réalise également le morceau You Got Soul.
Le label JAD arrête son activité en 1971, mais ressuscitera en 1997 sous l'impulsion de Bruno Blum qui remixe certains titres de Bob Marley & the Wailers réalisés par Nash pour publier avec Roger Steffens l'intégrale 67-72 (dix albums) du groupe.
Johnny Nash emmène Bob Marley en Suède pour le tournage d'un film.
Bob Marley y écrit Stir It Up pour sa femme Rita.
Le titre remporte, en juin 1972, un grand succès en se hissant à la treizième place des classements anglais.
La même année, Johnny Nash part résider au Royaume-Uni et enregistre son plus grand succès I Can See Clearly Now.
Il entre dans les cinq meilleures ventes en Grande-Bretagne et reste au sommet des classements pop américains pendant quatre semaines.
À Londres, il produit également une série d'enregistrements de Marley en solo (dont Reggae on Broadway).
Johnny Nash se met progressivement en retrait de la scène, à l'exception de Rock Me Baby et Here Again (1986).
Il réapparaît ponctuellement comme chanteur de studio en 2006.
Il décède le 6 octobre 2020, à l'âge de 80 ans, dans sa maison de Houston.
Parmi les adaptations en français de titres de Johnny Nash figurent notamment :
Un Peu Comme Toi, adaptation de Hold Me Tight, interprété par Joe Dassin et trois titres adaptés par Claude François : Des pleurs sur l'oreiller (1975), adaptation de Tears on My Pillow ; Toi et le soleil (1977), adaptation de I Can See Clearly Now et Rubis, adaptation de Guava Jelly en 1977.
Cette dernière a été écrite et interprétée tout d'abord par Bob Marley mais Claude François l'adapta en s'inspirant de l'orchestration de la version chantée par Johnny Nash.
Capusa06
C'est sa fête : Hélène
Servante d'auberge, Hélène épouse Constantin Chlore, devenu plus tard empereur romain, et donne le jour au futur Constantin le Grand. Son prénom vient du mot hélê (éclat de soleil).
Chrétienne pieuse, Hélène, devenue impératrice, se rend à la fin de sa vie, en 327, en Palestine, sur les lieux où vécut le Christ, et se met en quête de témoignages de sa prédication. On peut la considérer comme le premier pèlerin en Terre Sainte. Après elle, les flux de pèlerins ne vont cesser de grossir jusqu'à l'irruption des Turcs après l'An Mil.
Selon une chronique de la fin du IVe siècle, très postérieure à sa mort et donc douteuse, Hélène aurait supervisé des fouilles à Jérusalem et permis la découverte de ce que l'on considère être la Vraie Croix .
À sa mort, à 80 ans, en 329, son fils Constantin l'aurait fait enterrer à Rome dans un mausolée dont il subsiste des vestiges. Mais selon la tradition catholique, ses reliques auraient été volées en 845 par le moine Teutgis et transférées à l'abbaye de Hautvillers, au-dessus d'Epernay, en Champagne, surtout connue aujourd'hui pour les exploits oenologiques de Dom Pérignon (l'inventeur des petites bulles du champagne).
Nouvelle pérégrination en 1820 : le moine Grossard transfère les reliques à Paris, en l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, rue Saint-Denis, au siège de la Confrérie des Chevaliers du Saint-Sépulcre, où l'on peut encore les vénérer.
Misterprof-
17 août 1960 :
Naissance de Stephan Eicher, auteur-compositeur-interprète suisse.
Il est le deuxième d'une famille de trois garçons, né d'un père d’origine yéniche et d'une mère suisse.
Son père, violoniste de jazz à ses heures, donne à Stephan et à ses deux frères le goût de la musique.
Stephan fait ses études à la F+F Schule für Kunst und Design de Zurich où il apprend les techniques de composition, puis joue dans un premier groupe electro-punk Noise Boys.
Il collabore ensuite avec son frère Martin et son groupe Grauzone pendant 2 ans.
Artiste suisse, Stephan Eicher a connu en France la plupart de ses succès avec des chansons chantées en français, mais il chante aussi en allemand, en italien, en anglais et en romanche emmentalois.
Les chansons et arrangements des reprises de ses premiers albums sont essentiellement à base d'instruments électroniques (ordinateurs, samplers, séquenceurs, synthés…), dans le genre new wave qui a émergé au début des années 1980.
Après le succès de Eisbär (avec le groupe Grauzone) en Allemagne, il se fait connaître en France avec l'album Les Chansons bleues (1983) où il cite la Ballade des pendus de François Villon, qui connaît un succès d'estime.
Cet album est suivi d'un premier tube Two People in a Room (album I Tell This Night 1985) et de Combien de temps (album Silence 1987) composé avec Corinne Dacla.
Le succès populaire et la reconnaissance « officielle » viennent vraiment de la rencontre entre Stephan Eicher et le romancier Philippe Djian lors de Rapido, l'émission d'Antoine de Caunes, de leur amitié complice et de leur collaboration fructueuse.
Djian écrira en effet les textes de toutes les chansons françaises d'Eicher à partir de l'album My Place en 1989 dont Déjeuner en paix, Pas d'ami comme toi, Des hauts des bas.
L'artiste rock étoffe son univers musical, il a désormais recours à des instruments de musique acoustique classiques (guitare, piano, etc.) parfois méconnus (tel le cymbalum, instrument à cordes frappées) sur l'album Engelberg ou même très anciens (le cromorne par exemple, instrument à vent à anche double et corps recourbé, la vielle à roue ou la cornemuse) sur l'album Carcassonne.
Il enregistre non plus en studio mais dans des hôtels qui l'accueillent plus chaleureusement.
On peut noter, sur ces albums (ainsi que sur l'album studio suivant 1000 vies), la richesse qu'apporte la section rythmique composée de Manu Katché et Pino Palladino.
Associant instruments traditionnels, sons et rythmes modernes, il affirme une singularité musicale incontestable, en hommage à Moondog, son maître respecté.
Après l'été 1994, où il donne 114 concerts et sort son premier album live accompagné d'une vidéo où on retrouve les séquences live attendues, mais aussi des moments volés dans le car, les hôtels, les bars aux concerts improvisés, les quais de gare, les après-concerts, un aperçu intimiste de l'ambiance exaltante, exubérante, glorieuse mais épuisante de cette tournée filmée par Thierry Rajic.
Le très symphonique album 1000 vies qui suit en 1996 déconcerte une part du public qui ne reconnaît plus dans la tournée Backstage Concerto le Stephan Eicher qu'il a connu, mais l'album Louanges les réconcilie en 1999.
Hotel*S, un best-of, sort en 2001, sa version luxe est complétée d'un CD de chansons inédites, de versions oubliées ou inattendues.
En 2002, il compose en collaboration avec le violoncelliste Jean-Philippe Audin et le pianiste Achim Meier, la musique du film Monsieur N. d'Antoine de Caunes.
Il chante avec I Muvrini, Patricia Kaas, la chanteuse québécoise Claire Pelletier, compose pour Johnny Hallyday Ne reviens pas et trouve enfin le temps d'enregistrer en 2003 Taxi Europa, qui est décliné sous forme d'un CD normal, d'un CD live et de deux DVD, l'un retraçant la genèse de Taxi Europa, réalisé par Marc Dixon, le second reprenant principalement le concert donné à l'Ancienne Belgique à Bruxelles, dans le cadre du Tour Taxi Europa, où Stephan Eicher se met en scène sur grand écran.
En 2005, il réalise le second timbre d'une série pour la poste suisse imaginée par des personnalités résidant en Suisse.
Ce timbre, baptisé Merci, représente le Cervin stylisé sous la forme du continent africain à l'envers.
Après une tournée en 2005, projet solo où il joue en acoustique seul sur scène au milieu de ses machines et de son ordinateur, il présente en 2006 au Blueballs Festival de Lucerne et en Corse quelques titres du disque Eldorado.
Le 16 avril 2007, sous le label Barclay, sort Eldorado, douzième album studio.
Il est réalisé par Frédéric Lo. Le Club Tour 2007, la tournée accompagnant la sortie de ce disque, comprend des concerts en France, en Allemagne et en Suisse notamment et se termine en octobre 2008, à Paris.
En 2011, il participe à Tels Alain Bashung, l'album de reprises de chansons d'Alain Bashung, en interprétant Volutes.
Le 3 août 2012, il participe au Festival du Bout du Monde. Il écrit et met en musique la cinquième rêverie du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau sur l'album Rêveries.
En octobre sort son treizième album studio L'Envolée avec un premier single Le sourire.
En février 2013, il est présent à Montreux pour l'Hommage à Claude Nobs, fondateur du Festival de Jazz de cette ville, en interprétant notamment Pas d'ami comme toi.
En 2014, pour la fête votive du Cailar, il organise un groupe éphémère, Les Roulettes polymères, avec Sophie Calle.
En 2015, il part seul sur scène accompagné d'automates pour la tournée Stephan Eicher und die Automaten.
En avril 2017, il sort le film documentaire Yéniche Sounds.
Le 15 février 2019 sort l'album Hüh!, composé de reprises de ses propres titres avec l'ensemble Traktorkestar, après un an de tournée.
Après sept années de procédures judiciaires, un album original intitulé Homeless Songs sort en septembre 2019.
Une tournée s'ensuit jusqu'en mars 2020 puis est interrompu en raison de la pandémie de Covid-19.
Stephan Eicher fête ses 40 ans de carrière au Palais de la culture et des congrès de Lucerne en compagnie notamment de Sophie Hunger, Tinu Heiniger et de la fanfare balkano-suisse Traktorkestar.
Après le confinement, en mai 2021, le chanteur remonte sur scène avec ses trois musiciens pour une série de concerts intitulée Le radeau des inutiles.
À l'automne, le quartet repart sur les routes pour la tournée Le ventre de la baleine.
Les musiciens jouent sur un radeau composé de bouts de bois, d'un mât et de barriques.
En mars 2022, l'artiste décide de diffuser sa musique directement sur internet.
Il met en ligne un EP de 4 titres, Autour de ton cou composés au piano, accompagnés de cordes sur des textes de Philippe Djian.
Pour l'illustration de ce mini-album, il fait appel à son amie Sophie Calle.
En juin sort un deuxième EP Le plus léger au monde aux sonorités rock.
Puis en octobre sort l'album Ode composé de 12 titres dont ceux des deux EP.
Stephan Eicher s'entoure du coproducteur et musicien Reyn Ouwehand et de l'écrivain Martin Suter et des musiciens qui l'accompagnent sur scène.
En janvier 2023 est publié par Adamo un album d'adaptations en français de standards anglo-saxons, album réalisé par Stephan Eicher et Reyn, comme le mentionne le sticker de la pochette. Stephan Eicher et Reyn Ouwehand sont crédités à la réalisation et à l'arrangement de tous les titres, et Stephan également pour "guitares, claviers, sounddesign et chœurs".
Capusa06
17 août 1220
Fondation de la faculté de médecine de Montpellier
À Montpellier, la ville que le pape Urbain V dénommait comme « un riant jardin de science », la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde s'honore d'avoir dépassé l'âge canonique de 800 ans. Elle est née officiellement le 17 août 1220, quand le cardinal Conrad d'Urach, légat apostolique du pape Honorius III, concéda à l'« universitas medicorum » ses premiers statuts et rassembla en communauté les écoles médicales montpelliéraines créées de façon informelle dans les décennies antérieures.
Au croisement des civilisations orientales et occidentales, la faculté de médecine de Montpellier allait se développer grâce au partage des cultures médicales arabes, juives et chrétiennes, en bénéficiant aussi de ce que dans la ville, juifs et chrétiens traduisaient « à quatre mains », en hébreu puis en latin, les manuscrits de l'Antiquité...
Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »
Les débuts de l’enseignement de la médecine à Montpellier se confondent avec ceux de la ville de commerce, fondée en 985 au coeur du Languedoc, sur un important axe de communication entre Italie et Espagne, Paris et les ports de la mer Méditerranée.
Les marchands languedociens découvrent au cours de leurs voyages dans les échelles du Levant les secrets de la médecine orientale et s'initient à la phytothérapie et à la préparation de décoctions à base d'herbes médicinales. De retour au pays, beaucoup se reconvertissent dans la médecine libérale. Ils pratiquent leur art de quartier en quartier, de ville en ville, accompagnés d'élèves avides d'apprendre.
Bulle de Nicolas IV « Quia Sapientia » (26 octobre 1289)Dès 1181, le seigneur Guilhem VIII accorde le droit à tous d’exercer et d’enseigner la médecine. À tous ? Pas vraiment, car les juifs en sont exclus, bien qu’ils représentent un tiers des médecins importants dans la cité !
Mais face à un exercice de la médecine sans cadre ni règle, la nécessité de garantir et d’organiser le savoir devient impérieuse. En 1220, le statut d’Universitas medicorum est donc concédé par le légat apostolique Conrad d’Urach. Puis, le 26 octobre 1289, le pape Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », dans laquelle la Sagesse, au sens médiéval du terme, est exaltée : le savoir est ordonné à des fins spirituelles, au service du beau et du vrai.
Les étudiants montpelliérains apprennent le droit, la médecine, les lettres et la théologie, mais sans lieu défini : les cours ont lieu au domicile des régents, au coeur de l'Écusson, et les actes sont réalisés dans l’église Saint-Firmin, aujourd'hui disparue. L'enseignement consiste à lire, commenter et débattre - parfois assez librement - de textes médicaux grecs et arabes classiques. Les étudiants ont le libre choix de l'enseignant et passent l’examen au moment où ils se sentent suffisamment qualifiés.
Les débuts de l’école de médecine sont plus que prometteurs et les voyageurs de passage célèbrent, dans leur correspondance épistolaire, la qualité de l’enseignement aussi bien que le sérieux des médecins. La devise de la faculté en est l’expression : Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates (« Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »). Rien que ça !
Alors que l’université se place au coeur d’un système international de relations, l’année 1340 marque un tournant. Cette année-là, un prestigieux cours d’anatomie est créé avec l'autorisation et même l'obligation faite aux étudiants de pratiquer des dissections de cadavres, une pratique jusque-là réprouvée par l'Église.
Montpellier fait dès lors partie des universités associant théorie et pratique. Elle revendique son savoir hérité des Arabes et des juifs, bénéficie de la proximité de la cour pontificale installée à Avignon et de la présence de maîtres illustres (comme Arnaud de Villeneuve ou Guy de Chauliac) et d’étudiants internationaux. Sa faculté devient l’équivalent français de Bologne ou de Padoue.
En 1498, la faculté acquiert ses propres locaux et le Collège Royal de Médecine s’installe à l’emplacement actuel de la Panacée, rue de l’école de pharmacie, au coeur de l'ancien quartier étudiant de la ville.
En 1556, Montpellier est la première ville universitaire à se doter d’un amphithéâtre réservé à l’examen des cadavres et, en 1593, le fameux Jardin des Plantes est créé par la volonté du roi Henri IV, à l'initiative du botaniste Pierre Richer de Belleval. Doyen des jardins botaniques français, il a pour objectif de déployer les connaissances, d’exalter et de sauvegarder le vivant ; il est aussi destiné à l’enseignement des plantes médicinales aux futurs médecins et apothicaires.
C’est le temps des avancées et des éminents personnages : Rabelais, docteur en médecine de Montpellier en 1530 ; Guillaume Rondelet, médecin montpelliérain à l'origine d'une première classification des êtres vivants ; Michel de Nostredame (dit Nostradamus)… Notons encore le passage du philosophe anglais John Locke, qui suit des cours de médecine à Montpellier à la fin du XVIIe siècle.
Renouveau de la faculté
Viennent les heures sombres de la Révolution. Étudiants en médecine et personnel ne sont pas contre-révolutionnaires, loin de là ! En 1790, les premiers mènent même l’assaut contre la garnison militaire, la citadelle montpelliéraine étant considérée comme une Bastille à prendre.
Le 15 septembre 1793, par décret, la Convention met un terme à six siècles d’enseignement, dissout l’université et ferme les écoles. Mais un an plus tard, elle se ravise et décrète la fondation de trois écoles de santé, à Paris, Strasbourg… et Montpellier ! L’enseignement médical et chirurgical renaît de ses cendres mais se réinstalle dans le monastère Saint-Benoît, d'où ont été chassés les religieux, tout à côté de la monumentale cathédrale .
De nouveaux édifices sont aménagés afin d’accueillir des lieux d’études, comme le théâtre d’anatomie et le conservatoire d’anatomie. Il possède des collections étonnantes de pièces anatomiques, des moulages en cire et des exemples d’embryologie, de malformations ou de pathologies, des squelettes, des écorchés et des instruments de chirurgie exposés notamment dans une galerie de 60 m de long et de 15 m de hauteur, ouverte aujourd'hui aux visiteurs,. En 1804, Victor-Gabriel Prunelle dote aussi l’université d’une bibliothèque pour abriter ses prestigieuses collections.
En 1896, la faculté est adjointe à l’Université et en 1972, une antenne est créée à Nîmes, avec un enseignement identique. C’est là un cas unique en France : une convention lie les deux Centres hospitalier universitaire (CHU) distants d’une cinquantaine de kilomètres ! La faculté de médecine de Montpellier fait aujourd’hui figure de pôle d’excellence en matière de recherche médicale, avec un LabEx1 en génétique humaine, 14 unités mixtes de recherche (UMR) associant l’université et le CNRS et 6 équipes d’accueil.
Héritiers de plusieurs millénaires d’histoire de la médecine et de la chirurgie, pionnière en bien des domaines de la santé, les campus montpelliérains et nîmois contribuent à la médecine de demain.
FAE
"Jean Poiret naît à Paris au 22 rue de la Tombe-Issoire le 17 août 1926. Il est le fils unique de Georges Poiré, ouvrier-verrier, et d’Anne-Marie, aide-comptable. Il passe son enfance à Villejuif (Val-de-Marne, alors département de la Seine).
Jean Poiret a suivi les cours d’art dramatique de la rue Blanche à Paris. Il participe au feuilleton radiophonique de Pierre Dac et Francis Blanche Malheur aux barbus; diffusé du 15 octobre 1951 au 19 juin 1952, incarnant le personnage de « Fred transport ». Il rencontre Michel Serrault, avec qui il formera un duo inoubliable durant des années. "
Capusa06
16 août 1861
Victoire Daubié ouvre le baccalauréat aux femmes
Julie-Victoire Daubié (26 mars 1824, Bains-les-Bains, Vosges ; 26 août 1874 , Fontenoy-le-Château)
Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.
Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi qui impose l'ouverture d'une école primaire réservée aux filles dans chaque commune de plus de 500 habitants. C'est un premier pas vers la féminisation du baccalauréat.
Chères bachelières...
Si François Villon fait allusion à de « jeunes bachelettes » dans sa « Double ballade » (XVe siècle), le mot désignait alors simplement une jeune fille qui présentait tous les avantages pour devenir épouse. Laissons aussi l'ironique Voltaire qui se moque des femmes savantes en général et d'Ève en particulier, « la première bachelière, puisqu'elle tâta de l'arbre de la science avant son mari » (Histoire de Jenni, 1775) !
Le XIXe siècle n'est guère plus indulgent puisque pour Le Dictionnaire de la langue verte de Delveau (1883) une bachelière est « une femme du quartier latin qui est juste assez savante pour conduire un bachot [petit bac] en Seine et non pour passer en Sorbonne ». Mais cette définition nous rappelle quand même que l'idée de filles passant le baccalauréat faisait son chemin !
Le premier lycée pour filles a ouvert à Paris en 1870, à l'extrême fin du Second Empire. Situé près des Invalides, il porte aujourd'hui le nom du ministre qui a promu la cause féminine. C'est le lycée Victor Duruy (désormais ouvert aux garçons comme aux filles).
Il n'empêche que, même au début de la IIIe République, passer le baccalauréat passait encore pour une idée farfelue. Pour les jeunes filles de bonnes familles, les seules qui pouvaient aspirer à une éducation poussée, on ne prévoyait le plus souvent que quelques leçons particulières. À quoi bon un diplôme lorsque l'objectif était de faire un bon mariage ? C'est Jules Ferry lui-même qui nous donne la réponse : « À quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants […], j'aime mieux dire : à élever vos maris. » (De l'Égalité d'éducation,
C'est ainsi qu'en 1892, on en viendra à compter dix bachelières, fières héritières de Julie-Victoire Daubié, la toute première bachelière française. Mais les aspirantes restent rares, tant la société est encore réticente à éduquer ses filles...
Celles-ci ne l'entendent pas de cette oreille et accueillent avec enthousiasme le nouveau bac de 1902, plus accessible.
Une École normale catholique ouvre à leur intention en 1906, suivie d'un autre établissement dit libre (confessionnel) en 1908, permettant au nombre d'élues de passer à une centaine. En 1924, à la suite des bouleversements de la Grande guerre, le ministre de l'Instruction publique Léon Bérard a bien compris qu'il fallait répondre à la soif d'indépendance féminine en ouvrant les portes de l'enseignement secondaire. Elles ont désormais accès à des épreuves similaires à celles des garçons.
Les enseignantes deviennent par conséquent plus nombreuses, même si pour beaucoup cette vocation est synonyme de célibat... L'égalité est-elle pour autant aujourd'hui acquise ? Dans les faits, les filles continuent à se diriger vers des filières moins porteuses d'emploi (littéraires, tertiaires) et ne parviennent pas toujours à valoriser un diplôme pourtant chèrement conquis par leurs aînées.
Victoire !
Cela ne s'invente pas : la première bachelière française avait pour second prénom Victoire, comme un clin d'œil à son destin.
Née dans une famille de petite bourgeoisie vosgienne en 1824, Julie-Victoire Daubié s'intéresse très tôt aux études grâce à son frère, prêtre, qui lui enseigne latin et grec. Elle apprécie aussi les sciences puisqu'elle s'inscrit au Museum d'histoire naturelle de Paris pour mieux connaître mammifères et oiseaux.
À 20 ans, la voici déjà institutrice, mais cela ne lui suffit pas : il lui faut décrocher le baccalauréat. Elle fait donc une demande d'inscription à la Sorbonne, demande qui se heurte à plusieurs reprises à un refus. Qu'importe ! Elle tente sa chance à Lyon, et c'est ainsi que le 13 août 1861, on la retrouve installée avec ses camarades à plancher pour obtenir le diplôme ès Lettres.
Les six boules rouges qu'on lui accorde lui permettent d'entrer dans l'Histoire comme le « premier bachelier de sexe féminin qu'ait proclamé l'Université de France ». Cela ne se fait pas sans difficultés, puisque le ministre de l'Instruction publique refuse de signer son diplôme, de peur d'être ridiculisé ! Il faut l'intervention de l'impératrice Eugénie pour que sa réussite soit enfin officialisée.
Devenue journaliste économique, cette saint-simonienne qui est officiellement « entrepreneur de broderie » poursuit ses études et devient en 1872 la première licenciée ès Lettres. Seule sa mort en 1874, de tuberculose, l'empêche d'aller jusqu'au doctorat.
Misterprof-
16 août 1977 :
Décès du chanteur Elvis Presley.
Né le 8 janvier 1935 à Tupelo (Mississippi), Elvis Presley est un chanteur et acteur américain, surnommé « The King » en raison de son immense succès international .
Il commence sa carrière musicale en 1954 chez Sun Records, la maison de disques du producteur Sam Phillips.
Accompagné du guitariste Scotty Moore et du bassiste Bill Black, rejoints l'année suivante par le batteur D.J. Fontana, il contribue à populariser le genre naissant du rockabilly, un mélange énergique de musique country et de rhythm and blues.
En 1956, son imprésario, le « Colonel Parker », obtient que son contrat soit racheté par RCA Victor et il décroche son premier no 1 avec la chanson Heartbreak Hotel.
Il enchaîne dès lors les apparitions télévisées et les singles à succès.
Son talent de chanteur et sa gestuelle provocante font de lui le fer de lance du rock 'n' roll naissant mais aussi, dans une Amérique majoritairement chrétienne, conservatrice et racialement divisée, un sujet de controverses.
À la fin de l'année 1956, Elvis Presley fait ses débuts au cinéma avec Le Cavalier du crépuscule (Love Me Tender).
Il commence son service militaire en 1958.
Durant cette période, sa vie est affectée par le décès de sa mère.
Il reprend sa carrière en 1960 mais se consacre davantage au cinéma qu'à la musique dans les années qui suivent.
Il épouse Priscilla en 1967, et reçoit son premier Grammy Award pour le 33 tours de gospels How Great Thou Art.
Sa fille Lisa Marie naît l'année suivante, le 1er février.
Alors qu'il est absent de la scène depuis sept ans, une émission de télévision produite par Steve Binder en 1968 relance la carrière musicale d'Elvis Presley.
Il remonte alors sur scène et ce retour marque le début d'une série de tournées lucratives et de nombreux concerts à Las Vegas.
En 1973, il donne le premier concert diffusé en mondovision par satellite, Aloha from Hawaii. Fragilisé par des années de consommation excessive de médicaments, il meurt dans son manoir de Graceland en 1977, à l'âge de 42 ans.
Elvis Presley est l'artiste solo le plus vendu dans l'histoire de la musique enregistrée, avec des estimations allant de 600 millions à un milliard de ventes3,4,5. Comptant parmi les musiciens les plus célèbres et les plus influents du XXe siècle, il s'est illustré dans de nombreux genres (country, blues, pop, rock, gospel…) et reste l'un des plus gros vendeurs de disques de tous les temps.
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15 août 1925 :
Naissance du musicien Oscar Peterson, pianiste et compositeur de jazz canadien.
Né à Montréal, il grandit dans le quartier de la Petite-Bourgogne, regroupant la plus forte concentration de Noirs.
Le jeune Oscar se retrouve bercé par la culture du jazz, née au début du XXe siècle.
Il commence à apprendre la trompette avec son père, à l'âge de cinq ans.
Mais vers l’âge de sept ans, il se consacre au piano après avoir passé presque un an à l'hôpital, victime de la tuberculose.
Un de ses frères succombe à ce fléau.
Sa sœur Daisy apprend à Oscar le piano classique, ce dernier travaille dès le début plusieurs heures par jour, d'où son incroyable virtuosité.
À neuf ans, sa technique impressionne les musiciens professionnels.
Il travaille six heures par jour, toute sa vie.
Vers la fin de sa vie il diminuera la quantité de travail à une ou deux heures par jour.
En 1939, à l'âge de quatorze ans, Oscar Peterson gagne un prix national et quitte l'école pour devenir musicien professionnel.
Il se joint au Johnny Holmes Orchestra en 1942, en tant que soliste, jusqu'en 1947.
Pendant plusieurs années, il joue régulièrement dans plusieurs cabarets montréalais .
Il est aussi très présent à la radio montréalaise dans les années 1940.
En 1949, il participe à un projet de Norman McLaren (Begone Dull Care2) en créant la bande sonore qui accompagne ce projet d'animation expérimentale.
Il gagne rapidement une réputation de pianiste techniquement brillant et de pianiste de jazz mélodieusement inventif.
Il apparaît pour la première fois au Carnegie Hall le 17 septembre 1949, repéré par Norman Granz.
En Janvier 1976, Oscar joue avec Keith Emerson lors d'un spectacle télé intitulé Oscar Peterson's TV Show,
Ils y ont joué la pièce Honky Tonk Train Blues avec un extrait de Barrelhouse Shakedown, où ils étaient accompagnés, entre autres, par Carl Palmer à la batterie.
De 1991 à 1994 il est chancelier à l’université York de Toronto.
En 1993, Oscar Peterson est victime d’une grave attaque qui affaiblit son bras et sa main gauche et qui le rend inactif pendant deux ans.
Il se produit pourtant en été 1994 à Jazz in Marciac en France.
Il surmonte cette infirmité et poursuit ses tournées, continuant à enregistrer et à composer.
Il se produit à nouveau à Marciac en 2003, provoquant une intense émotion chez les 5 000 personnes présentes sous le grand chapiteau, en avouant qu'il ne pouvait presque plus jouer de sa main gauche (exceptionnelle durant toute sa carrière), puis pleurant lui-même et faisant pleurer toute la salle en exécutant un morceau de toute beauté dédié à sa femme.
Il meurt chez lui, dans la banlieue de Toronto, le 23 décembre 2007, des suites d'insuffisance rénale.
